Archive pour décembre 2018

Le Musée de La Poste peut compter sur ses amis

Société des amis, associations proches, partenaires… : le Musée de La Poste est entouré de soutiens fidèles.

Les musées vivent leur vie. Avec leurs collections, qu’ils conservent, enrichissent, présentent… Avec leurs visiteurs, qu’ils accueillent, s’efforcent de fidéliser, de renouveler…

Et bien sûr avec leurs équipes, formées, spécialisées, impliquées, le plus souvent passionnées…

Sur le stand de la Société des amis du Musée de La Poste (SAMP) lors du salon philatélique d’automne, Dominique Bidault, le trésorier de l’association, et François Thénard, le nouveau président.

Mais ils ne la vivent pas isolément, en autarcie, en marge, ils existent aussi avec des partenaires, des soutiens, en général bénévoles.

Au premier rang desquels on trouve naturellement la traditionnelle « société des amis ».

Ouvert en 1946, le Musée de La Poste n’a pas tardé à bénéficier de l’appui de la sienne. C’est à peine un an plus tard en effet qu’est née la SAMP, la société des amis du Musée de La Poste.

Depuis, Musée et SAMP cheminent ensemble. Une route commune confirmée depuis peu avec l’arrivée au printemps dernier d’une équipe renouvelée à la tête de l’association.

« La relation qu’entretient un musée avec sa société des amis n’est pas anodine, elle doit reposer sur une confiance partagée. » Mauricette Feuillas, directrice du Musée de La Poste.

« La relation qu’entretient un musée avec sa société des amis n’est pas anodine, elle doit avant tout reposer sur une confiance partagée, considère Mauricette Feuillas, la directrice du Musée de La Poste, si chacun doit être dans son rôle, les échanges avec l’association, la transparence des actions menées par les uns et les autres, les projets doivent favoriser l’objectif commun, la valorisation et l’accroissement des collections ainsi que le développement de la notoriété du musée. »

Des propos auxquels adhère sans réserve François Thénard, le nouveau « patron » de la SAMP. Ce philatéliste de toujours, membre de l’association depuis une trentaine d’années, n’aurait d’ailleurs pas pris ces responsabilités sans l’assurance d’une cohabitation harmonieuse.

« Nous en avons la conviction, ce que le musée attend de nous correspond à notre propre ligne directrice, indique-t-il, tout en restant indépendant, on va ainsi avancer ensemble, nous donnerons notre point de vue, nous ferons des propositions et nous prendrons des initiatives. »

Des mots qui se traduisent déjà en actes. La SAMP continue ainsi d’être la plus présente – et visible – possible lors des manifestations philatéliques ou postales (Philex, salons philatéliques d’automne et de printemps, événements en région… ).

« Relais », la revue trimestrielle de la SAMP, est un des supports de communication qui contribue à la notoriété de l’association.

« Il arrive encore parfois que, de passage sur notre stand lors de ce type de manifestations, des gens nous demandent qui nous sommes, déplore François Thénard, c’est pourquoi nous allons travailler afin de mieux nous faire connaître et donc de mieux faire connaître le musée. »

La nouvelle organisation et l’ajustement des moyens mis en place par l’association – création d’une commission des relations extérieures, étude de nouveaux modes de financement, évolution du site internet, édition de supports de communication… -, devraient lui permettre de gagner en notoriété.

« L’équipe autour de moi est très motivée, poursuit le président de la SAMP, avec elle nous allons œuvrer pour atteindre au mieux les objectifs que nous nous sommes fixés. »

Et ils ne manquent pas : politique active d’achats d’objets d’histoire postale via la commission d’acquisition récemment créée, rapprochement avec des partenaires tels que la Fédération française des associations philatéliques (FFAP) ou l’Union marcophile, réflexion lancée pour envisager une démarche de mécénat…

Un timbre à l’effigie d’Eugène Vaillé, le fondateur du Musée de La Poste, a été émis en 2016 pour marquer les 70 ans du musée.

« Si la relation avec la SAMP est par nature prioritaire et privilégiée, nous n’oublions pas non plus les autres associations ou organismes avec lesquels nous sommes en contact depuis des années, conclut Mauricette Feuillas, avec eux nous menons aussi régulièrement des opérations ou nous leur apportons notre soutien. »

Autant de liens noués notamment avec la Fédération nationale des associations des postes et télécommunications pour la recherche historique (FNARH), les musées postaux associatifs (comme ceux des Ambulants de Toulouse ou d’Oignies), l’Adphile, la Fédération française des associations philatéliques (FFAP), l’Acadélie de philatélie ou encore l’association L’Art du Timbre Gravé

Avec ses collections, bientôt à nouveau ses visiteurs à l’issue des travaux en cours, ses équipes et ses partenaires, le Musée de La Poste continue de vivre sa vie.

Rodolphe Pays

En savoir plus :

 

Très belle année 2019 – qui verra la réouverture – à tous les amis et futurs amis du Musée de La Poste…

Et rendez-vous ici début janvier pour d’autres infos autour du musée, de l’Histoire, de la culture… 

 

Expo : des cabanes pour les enfants à la Cité des sciences

Des cabanes que les enfants peuvent voir, investir, partager, construire…

C’est à la Cité des sciences à partir de ce week-end.

Une belle idée de cadeau…

En bois, en tissu, en carton, en feuillage… Sophistiquées ou juste ébauchées… Déjà ingénieuses ou simples amoncellements de quelques coussins… Edifiées à l’intérieur d’un appartement ou dans un jardin… Parfois même posées sur les hautes branches d’un arbre…

Des timbres racontent les cabanes des enfants, petits ou grands, comme les « tchanquées » du bassin d’Arcachon.

Les cabanes abritent les rêves des enfants. En les construisant, ils se créent leur propre univers, ils s’y réfugient, s’y isolent.

Ils s’y affranchissent aussi, mènent un moment leur vie, seuls, en compagnie…

Les cabanes font également rêver les grands. Avec les « samsufi » de bord de mer, les maisons et ateliers de jardin ou encore les abris de pêcheurs ils prolongent l’enfance… Eux-aussi font de ces lieux leur lieu, leur asile, leur espace de liberté…

Des chalets en bois tapissés de miroirs, de coussins, un dôme de bonbonnes d’eau, comme une yourte de plastique…

Des timbres racontent les cabanes des enfants, petits ou grands. Les « tchanquées » du bassin d’Arcachon, celles des feuillardiers… Et d’autres encore…

Une exposition inaugurée cette fin de semaine à la Cité des sciences à Paris fait mieux que les raconter. Elle les réinventent, les diversifient.

Et surtout elle les met à la complète disposition des enfants. Une vingtaine d’édifices en tout, fruit du travail remarquable mené en commun par des artisans et des artistes.

Des chalets en bois tapissés de miroirs, de coussins, un dôme de bonbonnes d’eau, comme une yourte de plastique, une grotte en papier froissé, recouvrant un milieu qui suggère le fantastique …

La cabane des livres…

Une maison des livres, aux murs dont les briques sont des ouvrages des bibliothèques Verte, Rose, Rouge et Or Dauphine, une autre réversible, qui joue sur les codes du dedans et du dehors, des « cabines » de plages, crinolines de tissu…

Autant d’espaces où les enfants peuvent pénétrer, découvrir, jouer, lire, dessiner, se poursuivre, associer des images à plaquer aux cloisons…

A l’aide de bâtons, de toiles, d’élastiques, de panneaux, de filets de pêche, les enfants peuvent s’exercer à l’art délicat et jubilatoire de la construction de cabanes.

« Tout a été conçu pour que nos jeunes visiteurs – de 2 à 10 ans – puissent investir ces multiples propositions de cabanes et s’y immergent pleinement, explique Alisson Boiffard, l’une des commissaires de l’exposition, et nous avons voulu qu’au-delà de la visite active, ils puissent aussi y aller de leur créativité. »

Au centre de l’exposition, le « Défi » offre ainsi un formidable terrain de jeux : à l’aide de bâtons, de toiles, d’élastiques, de panneaux, de filets de pêche, les enfants peuvent s’exercer à l’art délicat et jubilatoire de la construction de cabanes.

Sur le côté de l’exposition une salle propose la visite de trois habitats nomades : une (vraie) yourte Mongole, un tipi amérindien et une tente touareg.

Sur le côté de l’exposition une salle propose une visite plus « reposante ». Trois habitats nomades y sont dressés : une (vraie) yourte Mongole, un tipi amérindien et une tente touareg.

« Cette espace est l’occasion pour nos jeunes visiteurs et leurs accompagnants d’aller à la rencontre des cultures itinérantes, poursuit Alisson Boiffard, à travers les modes spécifiques de construction, les mobiliers, les objets symboliques on peut ainsi appréhender d’autres mondes, d’autres vies. »

Une visite à la Cité des sciences… : un des beaux cadeaux à faire aux enfants – petits et mêmes grands – à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Rodolphe Pays

Cabanes, exposition du 22 décembre 2018 au 5 janvier 2020, Cité des sciences et de l’industrie, 30 avenue Corentin-Cariou, 75019 PARIS (ouvert tous les jours – sauf le lundi – de 10 h à 18 h, et jusqu’à 19 h le dimanche). Tél. : 01 40 05 80 00.

En savoir plus : http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/expos-temporaires/prochainement/cabanes/

Travaux : le cœur du nouveau Musée de La Poste est en place

Le « totem », cœur du nouveau Musée de La Poste, ouverture sur tous les espaces d’exposition, est en place.

Les travaux de transformation du Musée de La Poste abordent la dernière ligne droite.

Le point sur l’avancée du chantier.

The transformation work of the La Poste Museum is entering the final straight.

Update on the progress of the site.

Le « totem », le cœur du nouveau Musée de La Poste, un puits de lumière, une ouverture sur tous les espaces d’exposition…

On l’attendait, et désormais ça y est, il est en place, comme déjà prêt à accueillir les visiteurs, à les aiguiller.

Et ce n’était pas rien que de l’installer au beau milieu de l’édifice… Une belle performance technique à saluer.

La structure métallique, à la fois élégante et imposante, est ainsi positionnée. Et les escaliers intérieurs qui s’y adossent sont posés, comme le sont aussi les rambardes et les vitres de protection.

Autre avancée significative des travaux de transformation du musée, celle qui concerne l’espace d’exposition temporaire. Les cloisonnements sont aujourd’hui terminés (ceux des ateliers destinés aux animations également), apparaissent ainsi tous les volumes qui serviront d’écrin aux futurs accrochages.

Et du côté des trois plateaux muséaux, on anticipe déjà la future arrivée des lots muséographiques en pratiquant les dépoussiérages nécessaires à la pose des revêtements de sol en résine.

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

Les installations techniques en phase de finition

Toutes les installations de câbles, de gaines, de canalisation et de climatisation du bâtiment sont posées.

Les équipes en charge de ces travaux s’affairent désormais à la centralisation de tous ces dispositifs et aux finitions destinées aux alimentations des plateaux de collection, de l’espace d’exposition et des locaux du personnel.

 

Calendrier

Avril 2015 : lancement du chantier

Eté /automne 2015 : curage

2016/ 1er semestre 2017 : démolition intérieure et reconstruction

2ème semestre 2017 : reconstruction et clos/couvert du bâtiment achevés.

1er semestre 2018 : Intervention des corps d‘état architecturaux.

Fin 2018 : finition de la zone « Totem » (puits de lumière)

Début 2019 : début de l’aménagement des espaces muséographiques et de l’installation des dispositifs audiovisuels, graphiques…

 

 

 

« Plus un Chat ? », un ouvrage vénitien signé Nicolas Vial et Didier Decoin

Plus un Chat ?… C’est le titre de l’ouvrage que Nicolas Vial et Didier Decoin viennent ensemble de signer.

Le peintre de la marine et le président des écrivains de marine y racontent Venise, ses canaux, ses chats, ses mystères…

C’est à une merveilleuse balade à laquelle nous convient Nicolas Vial et Didier Decoin. Une escapade inoubliable, onirique.

A Venise, au fil de ses ruelles, le long de ses canaux, à bord d’un mythique Riva et d’autres esquifs plus étranges, près d’îles avoisinantes, au cimetière de San Michele…

Au royaume des chats, porte-bonheurs et gardiens de la Sérénissime.

Ces Soriani venus à la fin du XIIIème siècle de Syrie et de Palestine pour se mêler aux félidés autochtones et fonder une communauté de régisseurs, de veilleurs, de témoins aussi.

Une balade à l’abri de toutes les foules, locales, laborieuses ou en villégiature…

Peintre, illustrateur, Nicolas Vial a aussi réalisé une dizaine de timbres et a exposé ses dessins de presse en 2012 au Musée de La Poste.

Nicolas Vial peint et dessine Venise depuis de très nombreuses années. A l’aquarelle, la gouache, l’encre de chine…

Il en connaît tous les contours, les secrets, s’est nourri de toutes les couleurs de la ville, des reflets de la lagune. Et de toutes les postures, vives, alanguies, sauvages, intriguées, curieuses de ses chats…

Ce sont des dizaines de ses œuvres, dont beaucoup réalisées sur place, qui forment la trame illustrée de l’ouvrage qu’il a réalisé en collaboration avec Didier Decoin.

Didier Decoin ne s’est pas contenté de légender les œuvres de Nicolas Vial. Il a voulu raconter Venise à sa manière. (photo Benaroch/SIPA)

L’écrivain ne s’est pas contenté de légender, de broder autour de ces dessins, de ces tableaux. Lui-aussi connaît et aime Venise. Il a voulu la raconter à sa manière.

Inspiré de la riche matière fournie par Nicolas Vial, il a bâti une histoire où les chats semblent former la seule population de la cité des Doges.

Des chats – Toffolo, Marco, Giorgio, Arcangelo… – se déplaçant à dos de crocodiles, qu’ils prennent pour des fonds de gondoles retournées. Des chats dont les rêves mettent en fuite les démons qui la nuit habitent les hommes. Des chats qui se vengent – pacifiquement au final – de rats les ayant humiliés.

Des chats qui voient « des choses étranges et magnifiques, dont les humains n’ont même pas idée, tels des ballets dansés par des ombellifères géantes sur la partition du Sacre du printemps d’Igor Stravinski, le Vénitien éternel qui dort à jamais au cimetière San Michele ».

Plus un Chat ? est ce que l’on appelle un beau livre, dans tous les sens du terme. Autant de raisons de s’y plonger ou d’y faire plonger…

Rodolphe Pays

Plus un Chat ?, de Nicolas Vial et Didier Decoin, aux éditions du Chêne, 112 pages, 35 euros.

Nicolas Vial expose jusqu’à la fin mars les peintures et dessins originaux tirés du livre Plus un Chat ? aux Jardins de Saint-Dominique, Chateauform’City, 49-51, rue Saint-Dominique, Paris 7ème.

Les visites ne sont possibles que sur rendez-vous : informations, réservations par courriel (lesrendezvousdelart@gmail.com) ou par téléphone (au 06-20-55-21-45).

 

 

 

En attendant peut-être le timbre, les deux nouveaux albums d’Antoine Chereau

A travers ses dessins, Antoine Chereau réfléchit au monde, aux gens, aux problématiques d’aujourd’hui.

Antoine Chereau rit de tout, mais pas avec n’importe quoi. Il le prouve deux nouvelles fois à travers les albums qu’il vient d’éditer.

L’un qui demande comment et si on peut être heureux et l’autre qui évoque le « bonheur » d’être auteur…

C’est devenu au fil des années une sorte de mission, celle de favoriser toutes les approches culturelles. Par segment, par bribe. La philatélie agit telle une poursuite dont le faisceau serait un temps braqué sur un détail de l’infini espace des connaissances.

Si elle évoque volontiers l’histoire, le patrimoine, l’art ou encore la mode, elle aborde aussi régulièrement les questions que l’on dit de société, les problèmes d’actualité, les thèmes sensibles : les Droits de l’Homme, les associations caritatives, l’armistice, la solidarité, la protection de la nature…

Avec humour parfois. Mais pas si souvent. Pas assez souvent. Et c’est peut-être dommage, tant un regard amusé, facétieux, ironique peut attirer l’attention, l’intérêt, provoquer l’envie d’en savoir plus. Et aussi, simplement faire du bien.

Mêler réflexion et rire ou sourire, un cocktail utile, savoureux, rafraîchissant même s’il peut à l’occasion – et alors… – être détonnant. Il est un artiste – dessinateur de presse, illustrateur, auteur… – qui se frotte avec bonheur à l’exercice depuis un long moment déjà.

Un artiste d’ailleurs pas inconnu des services… postaux (il a par ses dessins longtemps œuvré à détendre les publications et les grandes réunions de La Poste).

Des lustres qu’Antoine Chereau réfléchit au monde, aux gens, aux problématiques contemporaines. Il a la férocité aimable, la malice pas innocente.

Mais jamais la brutalité gratuite : dans sa vie comme dans son œuvre l’homme pratique une empathie naturelle, la bienveillance (à ne pas confondre avec la complaisance dont il n’est rigoureusement pas adepte), et depuis bien avant qu’elle soit devenue à la mode.

Les albums de dessins qu’il a publiés ces dernières années en attestent. Consacrés à des thèmes tels que la santé, l’égalité, le travail, l’amour…

Au vu de ce travail associant toujours la pertinence du journaliste, la liberté de l’éditorialiste et la verve du caricaturiste, on aurait bien pu lui confier la réalisation d’un timbre (avis aux professionnels… ). Pour s’en convaincre une nouvelle fois, il suffit de se plonger dans ses deux plus récents opus.

Dans celui qui traite du bonheur, de sa quête, de ses ersatz, de ses substituts opportunément intitulé Alors, heureux ? Au travail, à la maison, en vacances, chez le psy (les planches autour du divan sont inoubliables de vista et de drôlerie), avec des copains… , Chereau interroge, nous interroge, s’interroge lui-aussi sur cette légitime envie de tenter d’aller bien.

« Bien sûr, moi comme tout le monde on aspire à être au moins un peu heureux, mais le discours sur ce sujet est forcément ambigu, à double tranchant, explique-t-il, on est tous pareils, on fait ce que l’on peut, c’est pas si simple, on peut quand même en rire, il faut quand même en rire. »

Et on en rit beaucoup. Pas toujours de la même manière. Parfois, la réflexion saute d’abord aux yeux, le fond du propos nous percute, et le rire vient ensuite, comme une évidence, une déferlante. Et d’autres fois, c’est l’inverse, le rire est immédiat, déclenché, et l’idée, l’intention s’ouvre alors à nous.

L’autre ouvrage qu‘Antoine Chereau soumet en ce moment à notre soif de comprendre et de rire, tourne lui-aussi autour de l’idée du bonheur. Mais cette fois, celui d’être auteur.

Là, Chereau puise son inspiration dans sa propre expérience. Et dans l’observation de celles de ses confrères. Et, pour notre plus grand plaisir, il ne s’épargne ni ne nous épargne rien.

Ni des auteurs en herbe, à la recherche de leur parfois hypothétique talent, ni des ateliers d’écriture, écoles à ne pas forcément prendre à la lettre, ni des éditeurs roués et cyniques ou encore des lecteurs improbables.

Les dessins consacrés aux séances de dédicaces dans les librairies de France et de Navarre sont particulièrement croustillants. Tout comme ceux sur les aléatoires droits d’auteur…

L’un et l’autre de ces deux albums sont à consommer (et à offrir) sans modération. En attendant de retrouver un jour l’une de ces pépites sur une petite vignette dentelée collée en haut à droite d’un de vos courriers…

Rodolphe Pays

 

Dans toutes les bonnes librairies, à la FNAC… :

  • Alors, heureux ?, dessins et textes d’Antoine Chereau, chez Pixel Fever Editions, 87 saynètes, 23 €.
  • Le Bonheur d’être auteur !, dessins et textes d’Antoine Chereau, chez Pixel Fever Editions, 62 dessins, 12 €.

Déjà parus :

 

 

 

 

 

 

 

 

(Merci à Isabelle Chereau pour son concours et les infos.)

Musée de La Poste : le nouveau « LeMag » entretient l’amitié

Beaucoup d’amitié dans les colonnes de la nouvelle édition de LeMag, la revue trimestrielle du Musée de La Poste.

Et aussi le point sur une réouverture du musée qui se profile.

A lot of friendship in the columns of the new edition of LeMag, the quarterly magazine of the La Poste Museum.

And also the point on a reopening of the museum that is looming.

Le nouveau numéro de LeMag, la revue grand public du Musée de La Poste, fait une large place à l’amitié et aux échanges.

L’édition datée décembre/janvier de la publication consacre en effet plusieurs sujets aux liens que le musée entretient avec différentes associations ainsi qu’aux relations qu’il noue avec des établissements culturels, scolaires, de santé ou encore postaux.

C’est d’abord la société des amis du musée – dont la direction vient d’être renouvelée – qui fait l’objet d’un article dans lequel les objectifs de l’association sont détaillés.

Y sont également rappelées les passerelles tendues entre le musée et de nombreuses autres associations historiques et philatéliques et des organismes culturels.

LeMag revient aussi sur les contacts initiés par le Musée de La Poste avec des musées ou services patrimoniaux d’entreprise (fondation, fédération philatélique, société historique, musées associatifs, bibliothèque… ).

La politique hors les murs menée par le musée est elle aussi largement relayée. A travers les prêts de photos, de pièces de collections et philatéliques effectués auprès du bien nommé l’AMI, l’Atelier-Musée-de l’Imprimerie de Malesherbes, et du « célèbre » centre financier de la Source, près d’Orléans.

D’amitié, de solidarité aussi, il en est également question lorsque LeMag évoque une « première » : la tenue du récital La Poste à travers chants dans une salle d’hémodialyse de l’hôpital Necker, à Paris. Un moment de joie et d’émotion inoubliable.

Le supplément « travaux » de LeMag fait le point sur la rénovation du Musée de La Poste. La réouverture est en ligne de mire…

Amitié toujours, avec le papier qui rapporte le succès confirmé du dispositif Enfants conférenciers, lancé par l’Académie de Paris et auquel le musée a adhéré il y a deux ans. Amitié ainsi entre les élèves visiteurs d’un musée qui jouent ensuite les guides pour des camarades d’autres établissements de France et de l’étranger.

Amitié et humanité également portées par les propos de Wenc, street artiste qui a réalisé la fresque actuellement visible sur la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste, et par ceux de Yseult Y Digan, street artiste elle-aussi, créatrice du nouveau timbre Marianne.

Moins dans le registre amical, mais tout aussi important, le supplément « travaux » de LeMag fait le point sur l’avancée du chantier de rénovation du musée. La réouverture est en ligne de mire…

Nul doute que les amis du musée seront au rendez-vous.

Rodolphe Pays

LeMag est envoyé par courrier à plusieurs dizaines de milliers d’abonnés. Il est également diffusé sur des sites culturels et postaux.

Et il est aussi disponible à la boutique du musée, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h – tél. : 01 53 71 98 49).

On peut consulter ou télécharger LeMag sur le site du musée : http://www.ladressemuseedelaposte.fr/Le-Mag

Le Musée de La Poste prête des œuvres à l’AMI

Installé dans une ancienne usine de papier, l’Atelier-Musée-de l’Imprimerie de Malesherbes a ouvert ses portes en octobre.

C’est le plus grand musée d’Europe dans son domaine : l’Atelier-Musée-de l’Imprimerie (AMI) vient d’ouvrir ses portes à Malesherbes, dans le Loiret.

Via des prêts et un dépôt, le Musée de La Poste est associé à cette remarquable réalisation.

C’est une belle histoire. Une histoire de passion, de passionnés. Et le Musée de La Poste y participe.

Tout commence à la fin des années 1990, lorsque le couple d’imprimeurs Chantal et Jean-Paul Maury rachète la collection de machines d’imprimerie qu’avait réunie Serge Pozzoli, un passionné lui-aussi, également imprimeur, pilote de voitures de course, historien de l’automobile…

Avec ses propres machines, celles qu’il a achetées, celles qu’on lui a données, Jean-Paul Maury a créé le plus grand musée européen consacré à l’imprimerie.

Pas moins de 110 machines, dont les plus anciennes datent de plus de deux siècles. Toutes entreposées dans le Loiret où le groupe Maury est installé, et remises en état pour certaines d’entre elles.

Compléter encore cette collection, la rendre visible aussi : l’idée d’un musée fait son chemin dans la tête de Jean-Paul Maury.

L’AMI expose 150 machines et propose lors de la visite des ateliers de calligraphie, de fabrication de papier, de typographie…

Il se rend alors acquéreur d’un bâtiment industriel à Malesherbes, entre Orléans et Pithiviers. Une ancienne fabrique de papier (passion quand tu nous tiens). Il achète d’autres machines. On lui en donne aussi.

C’est le début des années 2010, le futur musée prend forme. S’ébauche, se construit. On l’appellera Atelier-Musée-de l’Imprimerie (AMI).

Le Musée de La Poste présente au sein de l’AMI l’intégralité des étapes de création et d’impression du timbre « Jeux Olympiques de Los Angeles de 1984 » dessiné et gravé par Jacques Gauthier.

Ouvert depuis fin septembre, il présente sur 5000 m2 plus de 150 machines. Et parmi elles de vraies raretés, comme la « Marinoni » montrée à Paris lors de l’exposition universelle de 1889.

« Tout le parcours muséographique raconte l’imprimerie de Gutenberg à la révolution numérique, explique Zahra Benkass, conservatrice de l’AMI, il est aussi parsemé d’ateliers pour les visiteurs, qui peuvent ainsi fabriquer du papier, s’initier à la calligraphie, à la typographie… »

Et voir les objets prêtés ou mis en dépôt par le Musée de La Poste. Plus qu’une participation, une vraie présence.

Maquettes, épreuves, BAT, poinçons, molettes… , c’est toute la chaîne de fabrication du timbre que le Musée de La Poste, appuyé par l’association « L’Art du Timbre Gravé », expose à Malesherbes.

« Le musée nous a permis d’exposer l’intégralité des étapes de création et d’impression du timbre Jeux Olympiques de Los Angeles de 1984 dessiné et gravé par Jacques Gauthier, poursuit Zahra Benkass, maquettes, épreuves, BAT, poinçons, molettes… , toute la chaîne de fabrication est là. »

Une contribution du Musée de La Poste appuyée par l’association Art du Timbre Gravé (ATG), qui s’est beaucoup investie dans le projet. Entre passionnés…

Rodolphe Pays

En savoir plus : http://a-mi.fr/


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