Archive pour février 2013

Poésie musicale ce soir au musée de La Poste : Anne Calas aux mots et Alain Lafuente aux baguettes

laf4Poésie et percussions sont ce soir au menu de la lecture musicale proposée au musée de La Poste dans le cadre de l’exposition La logique de l’escargot. Anne Calas aux mots et Alain Lafuente aux baguettes.

Anne Calas a d’abord écrit un livre, La logique de l’escargot. Une sorte de carnet de correspondances… de voyage. Avec des lieux visités – quarante, Paris, province, Europe -, qui sont autant de regards sur soi, des lettres et des objets échangés. Trouvés, conçus, fabriqués sur toutes les places. Et ce livre s’est transformé en une exposition que le musée de La Poste propose depuis quelques jours. Ecrivaine, Anne Calas est aussi comédienne et chanteuse. Accompagnée par le percussionniste Alain Lafuente, elle propose ce soir une lecture musicale d’extraits de son livre. Une manière de refaire ou de commencer le voyage. Un moment de grâce. Et une cinquantaine de spectateurs heureux.

Alain Lafuente travaille avec Anne Calas depuis des années. Pour le théâtre notamment («Le petit traité des épluchures» de Philippe Dereux, «les Robes de mémoire» d’Eva Thomas… ).Fasciné par les timbres des percussions, il a rassemblé au cours des années des dizaines et des dizaines d’instruments originaires de toute la planète. Gongs, cloches, tambours, « pianos à doigts » africains… Des instruments, Alain Lafuente en fabrique aussi. Des cloches tubulaires en laiton par exemple. De quoi accompagner idéalement les mots et la voix d’Anne Calas. (RP)

« La logique de l’escargot », jusqu’au 18 mai, salles 15-1 et 15-2, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

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Une soirée pour approcher l’enseignement de l’histoire de l’art

Regards invit r v copieUne présentation de l’ouvrage Regards, pour approcher l’enseignement de l’histoire de l’art sera proposée au musée de La Poste dans quelques semaines. Elle est en particulier destinée aux enseignants des lycées et collèges.

L’ouvrage Regards, pour approcher l’enseignement de l’histoire de l’art réunit de nombreux exemples d’enseignement transversal au collège. Le livre a notamment pour objectif de concilier les exigences de l’enseignement disciplinaire et les thématiques du programme d’histoire des arts. 
Des professeurs d’arts plastiques, d’éducation musicale, d’histoire et de lettres croisent ainsi leurs points de vue et expériences autour de 12 « objets d’études » pour illustrer les 6 thématiques du programme d’histoire des arts au collège : arts-créations-culture,
arts-espace-temps,
arts-état-pouvoir,
arts-mythes-religions, arts-techniques-expressions, arts-ruptures-continuités.

Explorant un vaste champ artistique et dans le souci de rester en résonance avec les programmes disciplinaires, les auteurs interrogent aussi bien les oeuvres les plus connues que celles dont la notoriété est plus confidentielle. 
Ce choix, non exhaustif, a pour ambition d’inviter les professeurs à une lecture plurielle des oeuvres d’art dont ils sont familiers comme à s’aventurer sur des terrains moins connus. Il s’agit d’offrir des outils pour mieux comprendre les convergences artistiques aux XXe-XXIe siècles, ainsi que les enjeux de la création artistique de cette époque. 
L’ouvrage intéressera également tout lecteur curieux qui souhaite réfléchir aux correspondances entre les arts. Pour en savoir plus et échanger avec les auteurs, rendez-vous aux professeurs des lycées et collèges (en particulier ceux des classes de 3ème) dans quelques semaines au musée de La Poste. (RP) 

Présentation du livre « Regards, pour approcher l’enseignement de l’histoire de l’art » (éditions Van de Velde) par le collectif d’auteurs, mercredi 3 avril, de 17 h à 19 h, musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Entrée libre sur réservation : info@van-de-velde.fr.

Au-delà du Street art : Vhils trouve matière à en retirer

A 26 ans, Vhils se révèle déjà être un grand street artiste. Les œuvres qu’il expose en ce moment au musée de La Poste dans le cadre de l’exposition Au-delà du Street art donnentvhils13 un aperçu de ses remarquables talents. 

C’était l’été dernier, dans une cour située derrière le musée de La Poste. Sous un soleil radieux, Vhils martèle avec précision un ciseau à bois. Il apporte les dernières retouches au portrait en haut-relief qu’il sculpte pour l’exposition Au-delà du Street art dont les portes doivent s’ouvrir en novembre. Une œuvre conçue et élaborée en plusieurs étapes. Vhils a en effet d’abord demandé aux équipes du musée de bâtir un mur de briques rouge recouvert d’enduit gris et de plâtre. Fidèle à une de ses techniques favorites, c’est dans la « fouille » de ces trois matières que Vhils veut faire apparaître le visage qu’il a décidé de réaliser. En quelques heures, l’œuvre est achevée. « L’archéologue » Vhils aura une fois de plus réussi son pari : retirer de la matière pour atteindre – et montrer – des profondeurs. Un exercice qu’il pratique aussi sur des plaques de métal qu’il ronge à l’acide nitrique, en grattant des portes de bois ou des affiches superposées. L’exposition Au-delà du Street art présente plusieurs de ces réalisations. Mais attention, l’accrochage s’achève dans quelques semaines… (RP)

Exposition « Au-delà du Street art », jusqu’au 30 mars, galerie du Messager, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24 .

Expo : « La logique de l’escargot » trace sa route au musée de La Poste

C’est d’abord un livre et c’est désormais aussi une exposition : La logique de l’escargot ouvre ses portes aujourd’hui au musée de La Poste.

annec11C’est une exposition conçue autour d’un carnet de voyage original. Entre 2008 et 2011, l’écrivaine, comédienne et chanteuse Anne Calas effectue une série de séjours-immersions dans Paris et plusieurs villes de province et étrangères. Quarante au total. Elle s’imprègne de ces endroits, y recueille des visions, des images, des sons… Et à chaque étape envoie un courrier à l’un des vingt correspondants – amis ou relations – qui ont accepté le principe d’un échange épistolaire (chacun d’eux s’est engagé à répondre à une missive émise de Paris et d’une autre ville). « J’ai d’abord sillonné les arrondissements de la capitale par ordre croissant, du premier au vingtième, puis alternativement dix villes de France et autant d’Europe, un trajet un peu en coquille d’escargot, raconte Anne Calas, et à chaque fois j’envoyais ma lettre accompagnée d’objets symboliques du lieu où je me trouvais. »

De ce périple et cette correspondance – où l’intime côtoie le souvenir, l’anecdote… – est né un livre, La logique de l’escargot (publié en 2011 aux éditions Jannink). Et l’exposition éponyme présentée à partir d’aujourd’hui par le musée de La Poste dans deux salles qui prolongent ses collections. L’une est consacrée aux séjours parisiens. De part et d’autre d’une fresque de photos prises sur le vif (visages, néons, tags… ), on y retrouve notamment certaines des lettres manuscrites expédiées ou reçues, les outils de l’auteure – feutres, ciseaux, fil, dé à coudre… Et la seconde évoque les moments passés en province et à l’étranger. D’autres photos, d’autres lettres… Et toutes sortes d’objets pour accompagner celles-ci créés ou trouvés sur place par Anne Calas : coiffe d’Ouessant, « bouteille à la mer » d’Amsterdam, missel de Lourdes, vinyle des Beatles à Liverpool… Une logique à suivre jusqu’en mai. RP

« La logique de l’escargot », du 25 février au 18 mai, salles 15-1 et 15-2, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Anne Calas proposejeudi prochain, à partir de 19 h, une lecture musicale de sa correspondance itinérante (accompagnée du percussionniste Alain Lafuente).

 

De nouvelles acquisitions pour le musée !

marina A 1Les collections de l’Adresse Musée de La Poste, unique conservatoire français d’objets des domaines philatélique et d’histoire postale, s’enrichissent en ce début d’année de deux nouvelles créations d’art postal signées de l’artiste d’origine italienne Marina Argentini.

Passionnée de peinture et de sculpture, Marina Argentini travaille avec des artisans locaux à la reproduction de dessins sur des imitations de poteries étrusques. Elle avait auparavant participé à la création de l’atelier “l’Etrusco Lludens”, dirigé par le peintre chilien Sebastien Matta. Et elle a présenté sa première exposition à Paris en 1986, au salon d’automne du Grand Palais.

Depuis 2004, elle expose au Marché de la Création, à Paris-Bastille, et depuis 2007, au marché de la création à Edgar Quinet. A partir de 2008, le collage est devenu sa technique de prédilection. Elle conçoit ainsi désormais des oeuvres à partir d’éléments de « récupération » selon différentes thématiques (collages « socio-politiques « , « spéciaux », « fleurs musicales »). Et crée notamment de nombreuses représentations d’animaux, qu’elle juge plus authentiques que les humains. Le musée a ainsi récemment acquis deux œuvres de l’artiste, composées essentiellement de timbres-poste d’usage courant « Iris » (1938) et « Coq » (1962).

Iris, messagère des dieux, qui reliait le ciel et la terre, est représentée de profil, bandeau sur les yeux, pourvue de grandes ailes et flambeau à la main. Le « Coq » de Marina Argentini est une représentation fidèle de la figurine postale réalisée par Albert Decaris. Ses plumes sont faites de fragments de timbres « Coq » oblitérés.

Iris, peinture acrylique sur toile et collage de timbres-poste neufs Iris, 2012, signée MA et de son pseudonyme Scafi. © Photo L’Adresse Musée de La Poste, Paris / Tous droits réservés

 

La première exposition d’une nouvelle galerie parisienne consacrée à des photos du « Mali d’hier »

mali2Des images du Mali défilent depuis des mois sur les écrans. Des images d’une période troublée : dramatiques, brutales, d’espoir aussi…

Le Mali a connu d’autres heures, plus sereines, plus apaisées. Une belle exposition de photos en témoigne en ce moment à Paris. Des timbres et des dessins au musée de La Poste également.

Proposée dans un espace culturel tout récemment ouvert au cœur du XIVe arrondissement de Paris, une exposition intitulée « Mali d’hier » réunit les travaux de trois photographes chevronnés. D’abord ceux de Malick Sidibé, surnommé « l’œil de Bamako », considéré comme le meilleur photographe contemporain du pays (prix de la Fondation Hasselblad en 2003, Lion d’Or à la biennale de Venise en 2007… ), l’héritier de Seydou Keita, le « pape » de la photo malienne. Des clichés aussi de Philippe Salaün, tireur noir et blanc de renom (pour Doisneau, Boubat… ) et voyageur-photographe infatigable. Et ceux de Pierre Josse (photo), éternel curieux et rédacteur en chef globe-trotter des guides du Routard. Beaucoup de portraits, d’enfants, de jeunes femmes, de vieillards… Quelques paysages, des bâtisses… Le Mali d’il y a 10, 20 ou 30 ans. Le Mali de demain ?

Pierre Josse est un fidèle du musée de La Poste. D’abord un visiteur régulier, intéressé par la plupart des expositions proposées ces dernières années. Il a également présenté ses réalisations de mail art dans un récent accrochage consacré aux carnets de voyage, dans lequel figuraient aussi des dessins du Mali. D’autres images de ce pays de 15 millions d’habitants apparaissent au musée. Notamment au sein du panorama philatélique, en particulier avec le timbre émis en 2010 pour le cinquantième anniversaire des indépendances africaines. (RP)

Exposition « Mali d’hier », à l’Espace Norbert Mattera (avec le soutien de l’association Aux Arts’Mitoyens), 48 rue Didot, Paris 14ème.

L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

 

Expo Au-delà du Street art : les ouvrages que les visiteurs emportent chez eux

top51Emporter avec soi un peu d’Au-delà du Street art, c’est ce que ne manque pas de faire les visiteurs de l’exposition. « Top five » de leur sélection…

Les visiteurs d’Au-delà du Street art, toutes générations confondues, quittent l’exposition les yeux remplis d’images. Parfois déjà connues, souvent découvertes. Pas mal d’entre eux reviennent aussi refaire le plein de ces images. Et presque tous veulent emmener avec eux un peu des œuvres de ces artistes à part entière. La boutique du musée leur offre une sélection d’ouvrages et d’objets propres à les satisfaire. Et c’est d ’abord le catalogue de l’exposition qui remporte le plus de suffrages.

« Nous approchons les 3000 catalogues vendus, ce qui représente un record, indique Bruno Pattou, le responsable commercial du musée, en plus du contenu, photos et textes, les gens apprécient aussi sa couverture, plutôt élégante. » Parmi le « top 5 »  des ouvrages appréciés des visiteurs, on retrouve par ailleurs des livres d’artistes présents dans l’exposition ou associés à celle-ci : A la vie à l’amor de Miss.Tic, Guerre et spray de Banksy, Opus délits de C215, Risque de rêves de Jef Aérosol et Le lieu et la formule d’Ernest Pignon-Ernest. Et parmi les produits dits dérivés, les plus courus restent les mug, magnet, sticket et collector aux couleurs de l’expo. (BP/RP)

« Au-delà du Street art », jusqu’au 30 mars, galerie du Messager, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

 


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