Steve Shehan et son Sunshine Quintet en concert hier soir dans le cadre de l’expo « Rancillac/Rétrospective »

Le Sunshine Quintet, hier soir à l’espace Niemeyer : Jean-Daniel Glorosio (batterie/percussions), Eric Longsworth (violoncelle électrique), Juanjo Mosalini (bandonéon), Steve Shehan (percussions), Steeve Brudey (chant) et Eric Belhomme (claviers).

L’exposition Rancillac/Rétrospective est accompagnée d’événements. Hier soir un concert de Steve Shehan et son Sunshine Quintet.

Ces presque deux heures passées ensemble, les 200 spectateurs réunis hier à l’espace Niemeyer ne les oublieront pas.

Il faut dire que la soirée, organisée dans le cadre de l’exposition que le Musée de La Poste consacre sur place au peintre Bernard Rancillac – présent dans la salle -, avait de quoi réjouir les amateurs de musique, tous styles confondus.

Steve Shehan

Rien que du beau – et surtout très bon – monde sur scène : Steve Shehan et son Sunshine Quintet, formé d’instrumentistes tous virtuoses.

Steve Shehan est un percussionniste de renommée internationale. Il a joué avec des musiciens aussi réputés que Bob Dylan, Paul McCartney, Peter Gabriel ou encore John McLaughlin. A composé une vingtaine d’albums, des bandes originales de films…

Le hang, un instrument percussif et mélodique né en Suisse au début des années 2000 dont Steve Shehan est devenu l’un des tout meilleurs spécialistes.

Depuis quelques années, c’est un des maîtres du hang, instrument né en Suisse en 2000 composé de deux coupelles métalliques embouties. Avec ses exceptionnels musiciens, il a offert à l’assistance un moment de grâce.

Une musique envoûtante, psalmodiée, tonique, entre world music et jazz, où s’invitent des vagues orientales, africaines, cubaines…

Voyageur du monde permanent, Steve Shehan se produit aussi régulièrement à Paris et un peu partout France.

D’autres belles heures en perspective…

Rodolphe Pays

« Rancillac / Rétrospective », jusqu’au 7 juin, une exposition du Musée de La Poste proposée à l’espace Niemeyer, 2 place du Colonel Fabien, Paris 19e.

Ouvert du lundi au vendredi de 11 h à 18 h 30 et les samedi et dimanche de 13 h à 18 h (fermé les jours fériés). Entrée libre.

Une rencontre/signature avec Bernard Rancillac se tiendra à l’espace Niemeyer le 23 mai à 19 h en présence de Bernard Vasseur, philosophe, directeur de la Maison Triolet/Aragon, Josette Rasle, la commissaire d’exposition et Renaud Faroux, historien de l’art.

Réservation au 01 42 79 24 24 ou via l’adresse reservation.dnmp@laposte.fr

 

Le film  » Mais qui es-tu Marianne ?  » diffusé dimanche soir sur France 5

« Mais qui es-tu Marianne ? », le film de la réalisatrice Dominique Eloudy-Lenys, sera diffusé sur France 5 dimanche 23 avril à 0 h 45.

Le documentaire de Dominique Eloudy-Lenys sur l’histoire de la « Marianne de la République » sera diffusé sur France 5 dimanche prochain.

Le Musée de La Poste a contribué à la réalisation du film en fournissant à l’auteure de nombreux visuels.

L’historienne des révolutions Mathilde Larrère, le street artiste Liox, l’ancien président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré, l’historienne des arts Nathalie Kaufmann, le réalisateur et illustrateur (notamment de timbres) Olivier Ciappa, le maître graveur Joaquim Jimenez…

Le maître graveur Joachim Jimenez évoque dans le film son attachement à « Marianne ».

Avec bien d’autres personnalités encore, tous ces passionnés ont récemment prêté leur concours à un projet citoyen et pédagogique.

La réalisatrice Dominique Eloudy-Lenys les a en effet convié à participer au film consacré à la « Marianne de la République » qu’elle a tourné notamment pour France Télévisions.

Intitulé « Qui es-tu Marianne ? », le documentaire raconte, témoignages et documents à l’appui (le Musée de La Poste a fourni un certain nombre de visuels), les deux siècles d’existence et d’évolution de cette figure devenue symbole de la République.

Pour Jean-Louis Debré, « Il faut répondre avec ce symbole de la liberté qu’est la Marianne.

Le film s’ouvre sur des images de la mobilisation des quatre millions de personnes qui se sont rassemblées à Paris et partout en province à la suite de l’attentat contre Charlie Hebdo.

Elsa Wolinski, fille du dessinateur tué avec dix autres personnes lors de l’attaque de la rédaction du journal satirique par deux islamistes, rappelle que « Marianne, c’est la société, c’est notre vie… ».

Un événement qui a opéré comme une sorte de déclic pour la réalisatrice, le point de départ d’une enquête afin de savoir qui est vraiment cette femme couverte – mais pas toujours – d’un bonnet phrygien.

Le timbre « Marianne » d’Olivier Ciappa.

On y apprend que « Marianne » est née de la Révolution. Ainsi nommée par la contraction de deux prénoms de femme très courant à l’époque, Marie et Anne (paradoxalement ceux des mère et grand-mère du Christ…). On la verra sur des monnaies, représentée sur des tableaux…

Mais elle ne symbolisera la République que quelques dizaines d’années plus tard, sous la troisième du nom. Elle sera honorée, mais aussi caricaturée. Et au fil du temps présente dans les mairies, sur des timbres…

Dominique Eloudy-Lenys n’a pas fait qu’interviewer des personnalités, des intellectuels, elle est aussi allée à la rencontre de maires de petite communes, d’élèves de collèges, de passants…

La « Marianne » est partout, dans les mairies…

Cette profusion de témoignages appuyée par des analyses historiques fait du film un document précieux. A diffuser à tous et partout. En particulier dans les écoles (pourquoi pas dans une version un peu plus courte pour être plus accessible).

C’est à voir sur France 5 dimanche prochain.

Rodolphe Pays  

Dominique Eloudy-Lenys

« Mais qui es-tu Marianne ? », un documentaire de 52 minutes écrit et réalisé par Dominique Eloudy-Lenys et produit par ADLTV, avec la participation de France Télévisions.

Déjà programmé dimanche 16 avril à 9 h 25 sur France 5, « Qui es-tu Marianne ? » sera rediffusé dimanche 23 avril à 0 h 45, toujours sur France 5.

Le lien pour voir le documentaire : http://m.france5.fr/emissions/la-galerie-france5/videos/replay_-_qui_es-tu_marianne__16-04-2017_1538967?onglet=tous&page=1

A voir aussi, l’épisode de la série du Musée de La Poste « Histoires de timbres » consacré aux timbres « Marianne » : http://www.ladressemuseedelaposte.fr/La-liberte-guidant-le-peuple

« Rancillac-Rétrospective » : expo, éditions, animations…

Accueillie à l’espace Niemeyer, à Paris, la rétrospective que consacre le Musée de La Poste au peintre Bernard Rancillac attire tous les publics.

Admirateurs de l’artiste, amateurs d’art, visiteurs attirés aussi par le lieu, jeunes, moins jeunes, scolaires s’y côtoient chaque jour.

Et autour de l’exposition, des éditions, des timbres, des animations…

Catalogue, collector, cartes postales…

Un catalogue réalisé sous la responsabilité de Josette Rasle, la commissaire de l’exposition, un collector de 10 timbres illustrés d’œuvres de l’artiste, des cartes postales dont les visuels reprennent ces mêmes œuvres, des ouvrages de et sur l’artiste… : à l’occasion de la rétrospective consacrée au peintre Bernard Rancillac, plusieurs éditions et produits dérivés sont proposés aux visiteurs.

Ils sont disponibles sur le lieu de l’exposition et à la boutique du Musée de La Poste.

Le catalogue de l’exposition (158 pages, 25 €), le collector (10 timbres, 10 €), les cartes postales (par lot de 5, 5 €) et les livres sur Bernard Rancillac sont en vente à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15e, et à l’espace Niemeyer, 2 place du Colonel Fabien, Paris 19e.

Animations…

– Des visites guidées de l’exposition Rancillac-Rétrospective sont régulièrement organisées. D’une durée d’environ 1 h 30, elles sont gratuites et ouvertes à tous les publics (sur réservation et en fonction des places disponibles).

Prochaines dates : à 15 h, le samedi 22 avril, les samedi 6 et dimanche 21 mai, le samedi 3 juin.

– Une rencontre-signature avec Bernard Rancillac, en présence de Josette Rasle, commissaire de l’exposition, Bernard Vasseur, philosophe, directeur de la Maison Triolet/Aragon et Renaud faroux, historien de l’art et journaliste se tiendra à l’espace Niemeyer (entrée libre sur réservation). Mardi 23 mai, à 19 h.

Réservation au 01 42 79 24 24 ou via l’adresse reservation.dnmp@laposte.fr

 Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

«  Rancillac – Rétrospective »

jusqu’au 7 juin, une exposition du Musée de La Poste proposée à l’espace Niemeyer, 2 place du Colonel Fabien, Paris 19e.

Ouvert du lundi au vendredi de 11 h à 18 h 30 et les samedi et dimanche de 13 h à 18 h (fermé les jours fériés). Entrée libre.

 

 

 

Après celle des confiseurs, la trêve des chocolatiers : retour du blog du Musée de La Poste à partir du 18 avril. Joyeuses Pâques…

« La Poste pendant la Première Guerre mondiale », un ouvrage de l’historien Laurent Albaret

Durant la Grande Guerre, l’administration des Postes d’alors a joué un rôle prépondérant dans l’acheminement de la correspondance entre les familles et les soldats.

L’historien Laurent Albaret raconte dans un ouvrage la mobilisation de la Poste et des postiers pour assurer une mission essentielle au maintien du moral des troupes.

La Poste est une petite France. Présente partout, auprès de tous, au service de tous. Depuis des siècles. Aujourd’hui encore, elle demeure familière. Mais c’est un peu comme un monument devant lequel on passe chaque jour, on sait qu’il est là, on n’y prête plus guère attention.

Un des chapitres du livre de Laurent Albaret évoque les organisations postales mises en place dès l’automne 1914 par Alphonse Marty, un des dirigeants de la Poste de l’époque.

On ne mesure plus vraiment son intérêt, son importance. Dommage. On ne dira jamais assez le rôle que les postiers jouent depuis si longtemps.

Les commémorations liées au centenaire de la Première Guerre mondiale sont une occasion de s’en souvenir.

Parmi les nombreux ouvrages actuellement édités sur le sujet, il en est un qui rappelle combien la Poste et les postiers ont été dévoués et si utiles pendant toute la durée du conflit.

L’ouvrage est illustré de documents inédits et d’une riche iconographie.

Ecrit et documenté – à l’aide de nombreux inédits et de près de 200 illustrations – par l’historien spécialiste de La Poste et de l’Aéropostale Laurent Albaret, « La Poste pendant la Première Guerre mondiale » raconte la chronologie de la mobilisation des postiers pour assurer sa mission d’acheminement des lettres et des colis.

Une tâche qui se révèlera immédiatement immense : dès le début de la guerre, c’est par millions (et au final par milliards) que se comptent les échanges de courrier entre les soldats et leurs familles. Des chiffres astronomiques qui ne font que traduire l’importance des liens épistolaires entre les familles, les amis, les proches…

Le livre évoque avec quelle efficacité un des dirigeants de la Poste de l’époque, Alphonse Marty, met en place une organisation nouvelle, innovante qui permet d’absorber ces masses de lettres et de paquets.

Les hommes et les femmes de « l’ombre » ne sont pas oubliés. Facteurs, vaguemestres, épouses qui reprennent le bureau de poste laissé vacant par le mari postier mobilisé sur le front…

Laurent Albaret aborde aussi la proximité de la Poste avec la nation. A travers les timbres-poste émis alors au profit de la Croix-Rouge, la question des veuves et orphelins de guerre, l’orphelinat des PTT de Cachan…

Et aussi la Poste à la sortie de la guerre, avec notamment la propagande postale autour de « la victoire et de la renaissance »…

Un bel exercice de mémoire et une juste reconnaissance de la « petite France » que représentent la Poste et les postiers.

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

« La Poste pendant la Première Guerre mondiale », de Laurent Albaret, préfaces de Philippe Wahl, Président-directeur général du groupe La Poste, et de Mauricette Feuillas, directrice du Musée de La Poste (Editions Yvert&Tellier, 19,90 €).

 

 

 

« Les timbrés de l’art » : un projet citoyen de la commune d’Aulnay-sous-Bois auquel le Musée de La Poste s’est associé

Dans le cadre de son partenariat avec les centres sociaux d’Aulnay-sous-Bois, le Musée de La Poste a formé des relais pour animer des ateliers de mail art.

Le Musée de La Poste s’est associé depuis janvier à un projet culturel – « Les timbrés de l’art » – initié par des associations de la commune d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.

Objectif poursuivi : impliquer tous les publics dans une démarche collective autour de visites de musées, d’ateliers, d’écriture…

Le Musée de La Poste investit depuis plusieurs années le champ social.

En s’engageant notamment dans des actions menées avec l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) et à travers des partenariats noués avec des communes d’Ile-de-France (Aubervilliers, Grigny… ) et des hôpitaux parisiens.

Ateliers d’écriture, de mail art, conférences et animations à l’appui.

Toujours dans ce cadre, le musée s’est associé depuis janvier au projet culturel « Les timbrés de l’art » initié par l’Association des centres sociaux de la ville d’Aulnay-sous-Bois (ACSA), en Seine-Saint-Denis.

Une initiative destinée à favoriser – avec le timbre comme fil conducteur – la découverte d’établissements culturels parisiens. Et à s’ouvrir à différentes cultures par le biais de l’art.

Camille Roux, médiatrice culturelle du Musée de La Poste, a animé une conférence « Aux timbres citoyens !  » pour un public en apprentissage du Français.

Depuis le début de l’année, quatre animations ont ainsi été proposées par le musée : une formation au mail art (auprès de relais locaux), la conférence Aux timbres citoyens (les valeurs de la République à travers les timbres), le spectacle-concert La Poste à travers chants (donné dans un café de la commune) et l’atelier Promenons-nous dans Paris (les monuments historiques illustrés de façon ludique par les timbres).

La restitution du projet est prévue prochainement.

Le Musée de La Poste est pour sa part prêt à prolonger le partenariat établi avec l’ACSA.

En particulier dans la perspective de la réouverture du musée, à l’automne 2018.

Rodolphe Pays

Référente « champ social » du Musée de La Poste : Noémie Boudet (noemie.boudet@laposte.fr)

En savoir plus sur l’Association des centres sociaux de la ville d’Aulnay-sous-Bois : http://asso-acsa.blogspot.fr/.

 

 

Musée de La Poste : le rôle de la commission scientifique d’acquisition

Composée de responsables du musée, de membres de droit (conservateurs du patrimoine… ) et de personnalités qualifiées la commission d’acquisition du Musée de La Poste se réunit au moins une fois par an.

Enrichir ses collections… C’est une préoccupation partagée par la plupart des musées.

Une démarche d’élargissement du patrimoine que le Musée de La Poste entreprend avec l’aval d’une commission d’acquisition.

De même que ses confrères, le Musée de La Poste intègre régulièrement à ses collections des pièces nouvelles. Des acquisitions, opérées de différentes manières (voir information ci-dessous), qui se formalisent selon des règles précises.

 » En tant que musée de France, notre action dans le domaine des acquisitions est déterminée par la convention qui nous lie à l’Etat.  » Agnès Mirambet-Paris, conservatrice des collections du Musée de La Poste.

« En tant que musée de France (1), notre action dans ce domaine est déterminée par la convention qui nous lie à l’Etat, indique Agnès Mirambet-Paris, la conservatrice des collections du musée, et dans ce cadre, c’est une commission spécifique qui valide tous les projets d’acquisitions. »

Composée de responsables du musée, de membres de droit (conservateurs du patrimoine, dont un représente le service des musées de France) et de personnalités qualifiées (président de la société des amis du musée, historien, philatéliste… ), cette commission se réunit au moins une fois par an.

« Avant de les réunir, nous faisons parvenir aux membres des fiches documentées détaillant l’ensemble des objets que nous envisageons d’acquérir, poursuit Agnès Mirambet-Paris, ce qui permet de préparer les échanges, les débats et le vote en commission sur l’opportunité ou non de l’acquisition. »

C’est par un vote que les membres de la commission valident les projets d’acquisition.

Si le musée regarde avec attention tout ce qui est susceptible de rejoindre ses collections, il cible aussi ses recherches.

« Nous cherchons à élargir notre patrimoine, à combler les manques, les lacunes, conclut Agnès Mirambet-Paris, par exemple en matière d’objets ou de documents contemporains, en peintures ou encore en pièces antérieures au XVIIIe siècle. »

Rodolphe Pays

(1) L’appellation « musée de France » est accordée aux musées français acceptant que la gestion de leurs collections soient soumises au contrôle scientifique et technique de l’Etat et que leurs missions scientifiques soient assurées par des professionnels qualifiés. Ces musées s’engagent également à rendre accessibles leurs collections au public le plus large.

 

Les différentes formes d’acquisition

Acquisition… C’est le terme communément employé pour qualifier tout ce qui vient enrichir les collections d’un musée. Derrière ce mot « générique », des modes de transmission et des dispositifs d’appropriation très différents :

. Le don. Il émane d’un particulier, auquel le musée fait simplement signer une convention de don (sans passer devant un notaire).

. La donation. Elle concerne généralement des pièces de valeur et peut être le fait d’un particulier ou d’un institution. Elle est officialisée par un acte notarié.

. Le legs. Il est acté par testament au bénéfice d’un musée ou d’une collectivité locale, par exemples, et ne prend effet qu’au décès du donateur.

. La dation. Un dispositif qui concerne les collections prestigieuses et permet aux héritiers d’un artiste ou d’un collectionneur de régler une partie des frais de succession en donnant un part des biens hérités à une collection publique (les demandes sont étudiées par une commission d’agrément).

. Le versement. Mécanisme interne à La Poste (proche du fonctionnement des services d’archives) : il s’agit de pièces que des services de l’entreprise font parvenir au musée (au gré de déménagements, travaux… ). Un bordereau de versement permet d’enregistrer l’opération.

. L’achat (« acquisition à titre onéreux »). Pièces acquises par le musée dans des salles de ventes, auprès de propriétaires, d’institutions…

. La commande. Le sujet de l’œuvre – un tableau par exemple – est défini après un échange entre le commanditaire et l’artiste.

 

 

 

Gauthier Toulemonde, le patron de Timbropresse, pilote sa rédaction du fin fond du désert d’Oman

Editeur de publications philatéliques, et à ce titre partenaire à l’occasion du Musée de La Poste, Gauthier Toulemonde ne fait pas que voyager à travers les timbres.

Il est depuis quelques semaines au cœur du désert d’Oman. Seul. Mais pas pour autant coupé du monde.

Ce n’est pas désobligeant de le dire, il ressemble à son patronyme. Toulemonde… Rien d’excentrique apparemment chez lui. Simplement une élégance discrète, pas vraiment affectée, un rien « vieille France ».

Sa conversation apparaît – sur la forme toujours, sur le fond le plus souvent – tout aussi mesurée, policée. Gauthier Toulemonde n’a que faire de l’emphase. Ses mots sont précis, choisis, sans forfanterie, alignés sur le même ton. Pas d’écart, de brusquerie, d’emportement… Pas de bavardage non plus.

Mais on constate sans tarder que l’homme « posé » bouillonne d’intelligence, de discernement. Derrière le sourire à peine esquissé, de la compréhension amusée aussi. Une caractéristique qui est déjà une indication, comme un peu de voile soulevé…

Gauthier Toulemonde s’est installé pour vivre et travailler quelques semaines dans le désert d’Oman.

Tranquille, oui. Mais ce n’est pas l’homme qui l’est, c’est l’aventurier. Pas un faiseur, un « héros » de circonstance. Authentique. Et depuis longtemps.

On ne le rencontrera pas ces temps-ci dans l’est parisien, où se trouvent les locaux de Timbropresse, entreprise qu’il dirige depuis plus de 15 ans.

D’ailleurs qui le rencontrerait ? Il séjourne – le mot est particulièrement impropre – depuis près d’un mois quelque part dans le désert du sultanat d’Oman. Seul, son chien comme unique compagnon.

Un des objectifs de Gauthier Toulemonde est de montrer que grâce aux nouvelles technologies il est possible de travailler autrement.

Que diable va-t-il faire dans cette galère ? Pas moins de 50 ° degrés dans la journée, des tempêtes de sable qui vous dévorent, des bestioles peu amènes qui rêvent d’en faire autant…

Le récidiviste – en 2013, il avait passé près d’un mois et demi sur une île déserte et plutôt inhospitalière d’Indonésie – veut se trouver, se retrouver, prendre le temps de réfléchir, d’envisager les choses sous des angles nouveaux… Et paradoxalement favoriser ou renouveler le contact avec les autres. Avec ses collaborateurs, ses proches. En déléguant, en faisant confiance, en échangeant différemment…

C’est à distance que le patron de  » Timbres magazine  » prépare le nouveau numéro de sa revue.

Parce qu’un des objectifs de Gauthier Toulemonde, à travers ces expériences de vie recluse et éloignée, c’est de continuer à travailler à distance. Et en totale autarcie. Pour cela, il n’est pas parti les mains vides. Alimentés par l’énergie solaire : capteur d’internet, téléphone satellite, caméras…

Autant de technologies contemporaines qui lui permettent de rester en contact avec son équipe et de préparer les nouvelles publications de son groupe d’édition spécialisé dans le domaine de la philatélie.

« L’idée du télétravail, du réaménagement des territoires, du repeuplement des régions, de favoriser toutes les insertions, c’est aussi ce qui m’intéresse dans cette démarche, explique-t-il, et pas seulement le fait de vivre une expérience personnelle, de stimuler ma réflexion. »

Gauthier Toulemonde a aussi participé à l’aventure Planet Solar.

Les expériences, les aventures, Gauthier Toulemonde les multiplie depuis des années. Il a rejoint Jean-Louis Etienne sur l’atoll de Clipperton, en plein Pacifique.

Il a fait des reportages au pôle nord géographique. Participé à une étape du périple Planet Solar (tour du monde sur un catamaran propulsé grâce à l’énergie solaire). A remonté le Maroni, en Guyane. Est allé un grand nombre de fois au Kenya, son « deuxième » pays… Liste non exhaustive comme on dit…

Pas étonnant que les hors-séries de Timbres magazine, la publication phare de son groupe de presse, soient aussi passionnants : depuis le temps que Gauthier Toulemonde parcourt le monde, essaie de le comprendre, il possède bien ces sujets.

Dans quelques semaines, il sera de retour. Il revêtira à nouveau son habit d’homme tranquille. Pour combien de temps ?

Rodolphe Pays

Pour en savoir plus : http://www.webrobinson.fr/

 


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