Depuis sa mort il y a 50 ans, des timbres rendent hommage au « Che »

Il y a tout juste un demi-siècle, le « Che » menait son dernier combat en Bolivie.

Avec la mort au bout du chemin le 9 octobre 1967.

Depuis longtemps, des timbres lui rendent hommage…

Ernesto Guevara de la Serna a été tué il y a cinquante ans par des militaires boliviens renseignés et appuyés par la CIA. C’était à la Higuera (le « figuier »), un village du sud-est de la Bolivie.

Le « Che » y poursuivait une fois encore son rêve de soulèvement populaire, de révolution internationale.

Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre et
Ernesto Guevara (photo A. Korda).

Jugé trop critique, trop impétueux, trop exigeant par ses propres amis, il s’était retrouvé isolé pour ce qui fût son dernier combat.

On l’avait lâché, lui et ses quelques fidèles…

Déjà latente, la légende ne pouvait alors que se développer. Le guérillero à la gueule d’ange est très vite devenu une icône indétronable, adulée sur tous les continents.

Des milliers d’articles, des centaines d’ouvrages, des films documentaires ou de fiction ont durant ce demi-siècle raconté, disséqué la vie du fils de famille argentin mué en « comandante » de la révolution cubaine.

Des timbres aussi lui ont été consacrés. Mais pas tant que cela. Si Cuba en a émis de nombreux, seuls quelques pays ont rendu hommage au héros. Souvent en s’approchant de l’image mythique et romantique popularisée par le célèbre cliché d’Alberto Korda.

Le Turkménistan a lui choisi de mettre en avant une autre facette de Guevara.

Sur le timbre émis en 1997 à l’occasion des trente ans de sa mort, il apparaît devant un échiquier.

Une manière de rappeler que l’activiste révolutionnaire était un fervent joueur d’échecs (jeu que son père lui avait appris dès l’âge de trois ans).

Guère de timbres non plus associant le héros au rugby, sport que malgré son asthme, Guevara a pratiqué à un bon niveau et avec passion.

Furibondo de la Serna…

Au point que son engagement lui avait valu le surnom de Fuser, contraction de Furibondo de la Serna…

D’autres Postes auraient aussi pu montrer le « Che » au musée du Louvre contemplant La nef des fous, le tableau de Jérôme Bosch.

Lorsqu’il était de passage à Paris, Guevara ne manquait en effet pas de passer quelques instants devant cette œuvre en particulier.

La nef des fous, que le « Che » ne manquait pas d’aller voir au Louvre lorsqu’il était à Paris.

Pas par hasard : un de ses ancêtres résidant alors en Flandre, Felipe de Guevara, avait défendu l’artiste, qualifié à l’époque de peintre du diable.

La Poste de la Confédération Helvétique aurait aussi pu émettre une vignette évoquant l’interview donnée à la télévision suisse romande en avril 1964. Le « Che » s’y exprime dans un Français remarquable (une langue que lui avait apprise sa mère).

Il faut donc se « contenter » des images maintes fois reprises, des postures sans surprises du héros, de ses attitudes christiques…

Et chercher ailleurs de quoi en savoir plus sur l’homme au treillis olive, au béret étoilé et à l’éternel cigare…

Rodolphe Pays

La Bolivie a rendu hommage à Guevara avec une série de timbres « pop art ».

4.1.1

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Timbrés de rock

Le rock et les timbres ne sont pas incompatibles.

Alors que l’on marque l’anniversaire de la disparition de Janis Joplin, florilège partiel des émissions consacrées à une musique écoutée aux quatre coins de la planète…

La philatélie ne connaît pas de frontières.

Et c’est tant mieux : les tabous et les interdits des uns – ou encore les « lourdeurs » officielles – n’étant pas forcément partagés par les autres, elle aborde ainsi tous les sujets, traite de tous les thèmes.

Ou presque.

L’univers du rock et la philatélie par exemple ne font pas toujours bon ménage.

Janis Joplin, disparue le 4 octobre 1970.

Pas partout cependant.

Certains se chargent de rappeler l’importance d’une musique partagée toutes générations désormais confondues aux quatre coins de la planète depuis un demi-siècle.

C’est vrai qu’il s’agit souvent de rendre hommage à des personnalités disparues du rock.

A la date anniversaire du décès de Janis Joplin (c’était le 4 octobre 1970), on se souvient ainsi des timbres consacrés à la chanteuse américaine émis encore récemment à la fois par la Poste des Etats-Unis et celle de la République Centrafricaine.

Les rockers morts à 27 ans – la nombreuse liste est tristement célèbre, et on oublie souvent Alan Wilson, Ron McKernan, Amy Winehouse… – font il est vrai l’objet d’attentions particulières.

Jimmy Hendrix, Jim Morrison (timbrifié par la Poste de Sao Tomé-et-Principe), d’autres encore…

Mais de bien vivants, de toujours verts sont également honorés.

Comme les inoxydables Stones. Par les postes d’Autriche et du Bénin…

It’s only rock’n’roll, sans doute. Mais ça vaut bien quelques émissions…

Voir plus, vue l’affinité.

Rodolphe Pays

 

L’Union Marcophile prend ses marques les 14 et 15 octobre à Issoire

L’union Marcophile organise mi-octobre son rendez-vous annuel.

Un événement auquel le Musée de La Poste apporte son concours en prêtant des pièces philatéliques issues de ses collections.

Avec l’apparition du timbre au milieu du XIXe siècle, la philatélie est devenue une composante à part entière de l’histoire postale. Et aussi par nature un témoin, un passeur de l’histoire tout court.

Petite sœur de la philatélie, en tout cas née dans son sillage (son objet est en effet bien antérieur), la marcophilie apparaît elle aussi en indicateur des sagas postale et plus largement française.

Georges Chapier, fondateur en 1927 de la future Union Marcophile.

Depuis près d’un siècle, l’Union Marcophile, une association fondée par Georges Chapier, un jeune philatéliste savoyard, identifie, étudie, explique l’intérêt, la signification, l’évolution de ces « marques postales » présentes sur les enveloppes de courrier.

Qu’elles soient « imprimées », comme les oblitérations, les timbres à date, les cachets touristiques, les indications de taxe… Ou manuscrites, apposées par les postiers, comme les heures de passage, les annotations d’absence, d’adresse erronée…

Vignette LISA – dessinée par Marie-Noëlle Goffin – consacrée à l’art roman (thématique déclinée tout au long de Marcophilex 2017).

Chaque année, l’association réunit ses « troupes » et ses sympathisants – mais toutes les personnes intéressées sont les bienvenues – à l’occasion d’un rassemblement (auquel participe des délégations étrangères) baptisé Marcophilex.

Une fin de semaine traditionnelle à la fois sérieuse (assemblée générale oblige), culturelle (expositions de philatélie et d’histoire postale), historique (ateliers d’études et d’échanges) et conviviale (cocktails, repas, visites touristiques).

Le Musée de La Poste a prêté plusieurs pièces philatéliques liées au timbre « Eglise Saint Austremoine-Issoire » émis en 1973.

C’est mi-octobre à Issoire (Puy-de-Dôme) que l’édition 2017 de Marcophilex se déroule. Une rencontre organisée par l’Union Marcophile mais aussi par le club philatélique de la ville et la section auvergnate de l’association Philapostel.

Le Musée de La Poste, qui abrite administrativement dans ses locaux l’Union Marcophile, soutient également la manifestation. Il prête pour l’occasion des documents inédits concernant l’émission du timbre sur Issoire émis en 1973. Et la Société des Amis du Musée de La Poste sera elle aussi présente.

Marcophilex est ouvert à tous. Rendez-vous à Issoire les 14 et 15 octobre prochains.

Rodolphe Pays

Marcophilex, samedi 14 et dimanche 15 octobre, la Halle aux grains, Issoire (Puy-de-Dôme).

En savoir plus sur Marcophilex :

. http://www.unionmarcophile.fr

. https://www.facebook.com/unionmarcophile.marcophilex

. https://twitter.com/UnionMarcophile

Pour en savoir plus sur l’Union Marcophile et le déroulement de Marcophilex, lire dans Atout Timbres l’interview de Laurent Albaret, le président de l’association :

Timbre à date commémoratif des 90 ans de l’Union Marcophile (création et réalisation Monika Nowacka – Musée de La Poste).

L’entrée en piste d’un carnet de timbres sur les arts du cirque

Au commencement étaient les écuyers. Sont venus ensuite les jongleurs, dresseurs, clowns, trapézistes…

Un carnet de timbres rend hommage à tous ces artistes du cirque.

Ils sont les lointains descendants des jeux antiques romains. Ceux aussi plus près de nous des prestations itinérantes des troubadours et bateleurs du Moyen-Âge.

Ouverts à tous les publics à l’instar de ses prédécesseurs, divertissements éminemment populaires, les arts du cirque prolongent ainsi des traditions séculaires.

La Poste leur rend hommage avec l’émission d’un carnet de 12 timbres mettant en scène quelques-uns des numéros les plus caractéristiques présentés sur toutes les pistes du monde.

Aux couleurs traditionnelles du cirque – bleu, jaune et rouge -, apparaissent sur chacun des timbres dompteur, équilibristes, jongleur, magicien, trapéziste, clown…

Et écuyer, le précurseur des arts du cirque moderne. Et pour cause : l’un des plus illustres promoteurs de ce cirque émergent à la fin du XVIIIe siècle est Philip Astley, citoyen britannique passionné depuis l’enfance d’équitation.

Une vocation qui s’affirmera en particulier lorsque le jeune homme rejoint un régiment de cavalerie de sa gracieuse majesté pour combattre en Amérique.

De retour en Angleterre, Astley décide alors de créer une école de… cavalerie. Et de présenter des spectacles équestres bientôt accompagnés d’exhibitions d’acrobatie. C’est là qu’est aménagée la première piste circulaire destinée à accueillir les démonstrations des chevaux.

Avec son diamètre de 13 mètres – toujours en vigueur aujourd’hui dans les configurations traditionnelles -, qui correspond à deux longueurs de chambrière, le fouet qu’utilise les dresseurs positionnés au centre de la piste pour aiguiller les chevaux.

Dès 1774, Astley introduira en France le concept.

Plus tard, d’autres animaux plus « exotiques » – lions, tigres, éléphants… -, à la faveur des colonisations, entreront à leur tour sur la piste. On est alors au milieu du XIXe siècle, le cirque contemporain était né. Et apprécié pour longtemps.

« On achève bien les anges », spectacle équestre de Bartabas. (photo Jeff Pachoud)

Dans les années 1970, concurrencé, peu renouvelé, il s’essoufflera.

Pour redémarrer plus vivant que jamais sous des formes innovantes et audacieuses (Bartabas, Romanès… ).

Joyeux, coloré, éclectique, le carnet de La Poste accompagne cette renaissance…

Rodolphe Pays

Disponible à la boutique du Musée de La Poste

Les arts du cirque, carnet de 12 timbres, création Séverin Millet, impression héliogravure, prix du carnet : 8,76 €.

Le carnet est disponible à compter du lundi 2 octobre à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h). Tél. : 01 53 71 98 49.

Olivier Masmonteil accroche ses papillons au restaurant Ledoyen

Deux toiles d’Olivier Masmonteil sont désormais apposées au plafond de l’escalier central du restaurant Ledoyen.

Quand cuisine et peinture se rencontrent…

Des tableaux d’Olivier Masmonteil (peintre exposé par le Musée de La Poste en 2014) viennent d’être accrochés au sein du restaurant Ledoyen, un des lieux phares de la gastronomie parisienne.

Il est des proximités, des parallèles auxquelles on ne songe pas spontanément. Par exemple, distants en apparence, l’art culinaire et l’art pictural auraient-ils ainsi des accointances, des choses en commun ?

Pour Olivier Masmonteil, les deux disciplines ne sont pas étrangères l’une à l’autre, pas si éloignées.

Olivier Masmonteil. (photo Pierre Douaire)

« Dans les ateliers de la Renaissance, des spécialistes des visages, des fleurs, des meubles, des draperies contribuaient aux œuvres conçues par les grands maîtres, la méthode n’a d’ailleurs pas disparu aujourd’hui, rappelle le peintre, de la même manière, dans les cuisines des restaurants de haute gastronomie, depuis des lustres les chefs s’entourent d’experts en sauce, en pâtisserie, de sommeliers, d’écaillers… »

Les tableaux ont été dévoilés jeudi 21 septembre par Yannick Alléno et Olivier Masmonteil, en présence de Jeanne d’Hauteserre, maire du 8ème arrondissement de Paris (à droite sur la photo).

Amateur et collectionneur d’art, Yannick Alléno, le chef triplement étoilé du Pavillon Ledoyen, restaurant « historique » du bas des Champs-Elysées, partage ce sentiment.

Aussi, quand il s’est agi de marquer les 225 ans de l’existence de l’établissement, c’est presque naturellement qu’il a pensé faire appel à un plasticien. Et spécialement à Olivier Masmonteil, dont il connaissait et appréciait le travail.

« On m’a demandé de créer des œuvres destinées à recouvrir les plafonds de l’escalier central du bâtiment, raconte l’artiste, j’avais carte blanche pour ce projet que j’ai finalisé sur place durant le mois d’août. »

Paysagiste, affectionnant de travailler sur de grandes surfaces (il a aussi eu sa période « petits formats »), le peintre a choisi de créer des voûtes de nuages sur lesquelles il a disposé des nuées de papillons.

« Ce thème permettait une grande liberté dans le traitement et le jeu des couleurs, et à travers lui, c’est l’idée de l’éphémère que j’ai voulu mettre en avant, explique-t-il, l’éphémère de la beauté – son renouvellement également -, celui des papillons, des œuvres d’art, et aussi dans ce lieu celui de la gastronomie. »

En 2014, dans le cadre de l’exposition « La tête dans les nuages », proposée par le Musée de La Poste, Olivier Masmonteil avait présenté une série de petits formats paysagers intitulée « Quelle que soit la minute du jour ».

Concevoir une œuvre apposée à l’horizontal au-dessus des convives-visiteurs s’est révélé un exercice singulier.

Le peintre a dû adapter son travail aux différents angles de vue possibles pour regarder les tableaux : du rez-de-chaussée, de l’escalier, de la coursive à l’étage…

« J’ai aussi tenu compte de la lumière particulière du lieu, avec ses zones sombres, ses éclairages artificiels domestiques, ses quelques passages de lumières du jour, précise-t-il, il a fallu positionner les tableaux à plusieurs reprises et procéder à des réajustements de couleurs, de contrastes. »

Dévoilés officiellement hier en présence de l’artiste, les tableaux sont désormais exposés aux clients du restaurant parisien. En approche apéritive ou/et en congé digestif.

Rodolphe Pays

Depuis 1792

L’actuel restaurant Ledoyen a d’abord été une modeste auberge ouverte en 1779 par un nommé Desmazure.

Située à proximité de la place Louis XV – place de la Concorde aujourd’hui -, l’établissement a ensuite été loué à Antoine-Nicolas Doyen (dit aussi Ledoyen) qui l’aménage et l’ouvre en 1792.

Le restaurant reçoit alors fréquemment les membres de la Convention (qui siégeaient tout près, au Jeu de paume du jardin des Tuileries).

Il n’a depuis jamais cessé d’être un lieu prisé. Doté de trois étoiles au Guide Michelin, il est depuis 2014 dirigé par Yannick Alléno, un des chefs les plus réputés de la cuisine Française.

 

Les 10 étapes de la réalisation d’un timbre (volet 2)

Timbre « Journée du timbre 1966 », dessiné et gravé par Pierre Béquet.

Une cinquantaine de timbres en moyenne voit le jour chaque année.

Après le choix officiel des émissions, viennent les étapes de réalisation – au nombre de dix – qui se succèdent jusqu’à ce que le timbre soit collé sur une enveloppe ou glissé dans un album…

Suite – et fin – de la revue de détail de chacune d’elles, illustrée sans retenue par le dessinateur Antoine Chereau.

 

Étape 6 : Les aspects administratifs et juridiques

Afin d’accompagner les artistes appelés a réaliser un timbre, les services de Phil@ poste réunissent des documents qui leur permettent de s’imprégner du thème abordé (les créateurs ont aussi toute latitude pour s’informer du sujet auprès de bibliothèques, sur internet… ).

Autre mission, menée par le service juridique de Phil@poste, établir les contrats avec les artistes, obtenir les accords des ayants droit…

 

L’imprimerie de Phil@poste est installée depuis 1970 à Boulazac, en Dordogne.

Étape 7 : L’impression

L’ensemble des émissions philatéliques françaises est traité à l’imprimerie du groupe La Poste, un site de Phil@poste situé à Boulazac, près de Périgueux (Dordogne).

Une unité de production performante et très complète pouvant prendre en charge tous les types d’impression : taille-douce, offset, héliogravure, mixte et numérique.

L’imprimerie réalise également des documents officiels pour l’État français et diverses entreprises. Elle conçoit aussi des timbres et des produits sécurisés pour plus d’une vingtaine de pays.

 

Étape 8 : Les opérations « Premier jour »

Les manifestations « Premier jour » ou de vente anticipée marquent la date officielle de lancement d’un timbre. Elles sont organisées à Paris et dans des villes de province en lien avec son thème.

Les associations philatéliques à l’origine de la demande d’une émission ou qui l’ont soutenue sont associées à ces opérations.

En ces occasions, les artistes qui ont gravé et/ou dessiné les timbres se prêtent régulièrement à des séances de dédicaces.

 

Étape 9 : La diffusion

La diffusion générale de chaque timbre émis intervient au lendemain des opérations « Premier jour ».

Elle se déroule dans les bureaux de poste, à la boutique Le Carré d’Encre, à celle du Musée de La Poste, sur le www.laposte.fr/ boutique.

Et également par correspondance, auprès du service client de Phil@poste.

 

 Étape 10 : La conservation

Après l’émission d’un timbre, les pièces « artistiques » liées à sa réalisation (poinçons de gravure, dessins, essais de couleur, bons à tirer… ) sont versées par Phil@ poste au Musée de La Poste.

Classées, inventoriées et numérisées, elles sont conservées par le musée pour le compte de l’État et peuvent être présentées dans les collections lors d’expositions temporaires.

Rodolphe Pays

 

Phil@poste, en France et au-delà

Direction opérationnelle à compétence nationale du groupe La Poste rattachée à la branche Services-Courrier-Colis, Phil@poste est en charge de la mise en œuvre des programmes philatéliques et de la réalisation et la promotion des émissions de timbres français.

Phil@poste mène aussi une politique active de développement à l’international. En renforçant notamment son offre de création et de fabrication de timbres auprès des postes étrangères et de produits sécurisés pour diverses entreprises.

Et en développant la vente de timbres français hors des frontières, via un réseau d’agents et sur le site dédié aux philatélistes du monde entier, wopa-stamps.com.

 

Une programmation fixée par arrêté ministériel

L’État a confié à La Poste un droit exclusif d’émission des timbres-poste (ainsi que de toutes les valeurs fiduciaires postales) dans le cadre de l’article 16 de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990.

C’est le ministre de tutelle de La Poste qui fixe par arrêté la programmation philatélique.

 

Les 5 premières étapes de la réalisation d’un timbre (volet 1), c’est ici : https://ladresseip.wordpress.com/2017/09/19/les-10-etapes-de-la-realisation-dun-timbre-volet-1/

Les 10 étapes de la réalisation d’un timbre (volet 1)

Timbre « Journée du timbre 1966 », dessiné et gravé par Pierre Béquet.

Une cinquantaine de timbres en moyenne voit le jour chaque année.

Après le choix officiel des émissions, viennent les étapes de réalisation – au nombre de dix – qui se succèdent jusqu’à ce que le timbre soit collé sur une enveloppe ou glissé dans un album…

Revue de détail de chacune d’elles, illustrée sans retenue par le dessinateur Antoine Chereau.

 

Etape 1 : Les demandes

Les demandes d’émission de timbre sont chaque année nombreuses (près de 1 000 recensées en 2016). Elles émanent de sources très diverses : associations, élus, représentants officiels d’institutions, de syndicats d’initiative, artistes, familles d’artiste, particuliers…

Les thèmes proposés sont aussi variés : célébrer un personnage, commémorer un événement, marquer un anniversaire, valoriser un savoir-faire, une région, une culture…

Ces demandes sont par principe adressées au ministre de tutelle de La Poste (ministre de l’Économie et des Finances), elles sont ensuite transmises au PDG de La Poste.

C’est Phil@poste, direction à compétence nationale rattachée à la branche Services-Courrier-Colis de l’entreprise publique, qui a en charge l’organisation de la sélection des timbres ainsi que leur conception, fabrication et diffusion.

 

Etape 2 : Recevables ou non ?

Toutes les demandes d’émission de timbre ne sont pas examinées par la commission des programmes philatéliques, dont la mission est de proposer deux fois par an la liste des timbres du programme philatélique français.

Pour être prises en compte, les propositions doivent respecter plusieurs critères : universalité du thème ou du personnage évoqué, lien avec la France, pas de personnalité vivante (il existe quelques exceptions liées à l’histoire – Napoléon III, Philippe Pétain – ou à des choix du public – Jean-Claude Killy, Carl Lewis, Simone Signoret… ), pas de dimension commerciale…

 

Etape 3 : Le choix officiel

C’est la commission des programmes philatéliques qui propose – deux ans à l’avance – les futures émissions parmi les demandes retenues. Elle est composée d’une vingtaine de membres : postiers, collectionneurs, négociants en timbres, responsables d’instances et d’associations philatéliques, personnalités du ministère de la Culture, de la société civile…

Chaque année à deux reprises, en juin et décembre, un arrêté ministériel de l’autorité de tutelle de La Poste (le ministère de l’Économie et des Finances) entérine les propositions de la commission. En moyenne, une cinquantaine de timbres est émise tous les ans.

 

Etape 4 : Illustration, technique d’impression…

Maquette du timbre : création originale, dessin, tableau, détail de tableau, mise en page… ? Technique d’impression : taille-douce, héliogravure, offset, numérique ou mixte… ?

En fonction du thème, les équipes de Phil@ poste décident des types d’illustration et d’impression. Pour reproduire un portrait ou un château « Renaissance », la finesse de la gravure en taille-douce sera souvent privilégiée. Et pour obtenir un rendu de couleurs plus vif, l’option de l’héliogravure sera retenue…

Via son service de veille technologique, Phil@poste peut aussi choisir l’innovation. Comme récemment avec les timbres lenticulaires, en « braille », avec hologramme, odeur de gazon, goût de chocolat…

 

Etape 5 : Quel artiste ?

Pour les timbres en taille-douce, Phil@poste travaille avec une douzaine de graveurs (deux font partie des effectifs de l’imprimerie du groupe La Poste, les autres sont des artistes indépendants).

Le choix s’établit en fonction de l’expérience de chacun, des qualités qu’ils ont démontrées pour réaliser des portraits, des paysages, des bâtiments architecturaux… et des plannings de réalisation.

Lorsqu’un artiste est sollicité (parfois suite à un concours) pour concevoir un dessin ou une mise en page, il propose plusieurs épreuves. Le choix final revient à Phil@poste, qui peut occasionnellement demander des modifications (par exemple l’ajout d’un élément apportant une précision historique).

Autre cas de figure, les œuvres d’art existantes reproduites sur les timbres. Les auteurs – en particulier ceux qui bénéficient de la plus grande notoriété – comme les ayants droit peuvent donner leur avis sur le traitement de l’œuvre retenue, et notamment son impression.

(A suivre).

 Rodolphe Pays

Chereau : jamais méchant, toujours sarcastique

Dessinateur de presse pour de nombreuses publications, Antoine Chereau a aussi mis son talent au service de La Poste. Il y a longtemps assuré des prestations en direct lors de très sérieuses réunions.

Et également produit des dessins pour le site intranet de l’entreprise (dont une sélection avait été exposée en 2013 au Musée de La Poste).

Quels que soient les thèmes abordés – les relations de travail, affectives, les questions de santé, d’éthique, les nouvelles technologies… -, le dessinateur fait mouche à tous les coups.

Jamais méchant, toujours sarcastique. Rien ne lui échappe, ni les travers, ni les dérives de l’air du temps.

La lecture des albums qu’il a publiés déclenche ainsi une hilarité quasi thérapeutique. Celui sur la santé était à mourir de rire. Celui sur le travail incite à remettre cent fois l’ouvrage sur le métier. Celui sur l’égalité ne manquait pas de liberté. Et le petit dernier, sur l’amour, est une partie de plaisirs…

Les quelques dessins que Chereau a réalisés pour ce sujet forment peut-être les prémices d’un futur ouvrage consacré aux timbres et à ses serviteurs…

En savoir plus : http://www.facebook.com/antoinechereau.dessinateurdepresse/

 


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