Société des Amis du Musée de La Poste : un nouveau bureau et un nouveau « Relais »

La Société des Amis du Musée de La Poste a été créée en 1947.

Elle accompagne depuis le musée dans plusieurs domaines : achats d’œuvres, information, recherche historique, participation à des événements…

L’association est désormais pilotée par une nouvelle équipe. Et s’apprête à sortir la prochaine édition de sa revue Relais.

La Société des Amis du Musée de La Poste (SAMP) vient de renouveler son équipe de direction.

François Thénard, le nouveau président de la SAMP.

C’est désormais François Thénard qui assure la présidence de l’association (interview à venir sur le blog dans quelques semaines), secondé par deux vice-présidents, Pascal Roman, historien récemment retraité du Musée de La Poste, et Raymond-Marin Lemesle.

Raymond Sené, précédent président de la SAMP, demeure membre du bureau et continue d’assurer la rédaction en chef de Relais, la revue de l’association.

Au sommaire de la prochaine édition de la publication (à paraître début juillet) : le calcul du port des « articles d’argent » au XVIIIème siècle, les accords passés entre maîtres de poste pour limiter leurs frais, le prolongement de routes de poste vers l’Espagne à la fin du XVIIIème siècle…

Rodolphe Pays

Pour prendre contact avec l’association : SAMP, 34 bd de Vaugirard, 75731 PARIS CEDEX 15.

Tout le sommaire de Relais, la revue trimestrielle de la Société des Amis du Musée de La Poste sur http://samp.unblog.fr.

 

 

 

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Le Musée de La Poste s’arrête pour l’été dans le Tarn

Elle a déjà fait plusieurs fois le tour de France.

L’exposition itinérante La Poste… Une histoire extraordinaire prend ses quartiers d’été à Lagrave, dans le Tarn.

La Poste… Une histoire extraordinaire poursuit son tour de France. L’exposition itinérante du Musée de La Poste fait cette fois – longue – étape à Lagrave, dans le département du Tarn.

Vitrines abritant des fac-similés d’objets des collections (bottes de postillons, pince à purifier le courrier, boule de Moulins… ), panneaux richement illustrés et bande dessinée racontant les moments forts du transport des messages, diffusion d’épisodes de la série de films courts Histoires de timbres… : les visiteurs ont de quoi se plonger dans plusieurs siècles d’aventure postale et philatélique.

Y compris les plus jeunes, avec le livret-jeu qui leur permet de découvrir l’exposition de manière ludique.

L’Archéocrypte Sainte-Sigolène, qui abrite l’exposition itinérante du musée, propose pour sa part une exposition permanente remarquable.

Une riche collection d’objets qui rappelle 150 000 ans de présence humaine (sarcophages, bijoux, pièces de jeux, outils… ). Des pièces uniques qui proviennent de fouilles archéologiques réalisées sur le site tout proche de Troclar.

La Poste comme l’occupation humaine il y a des dizaines de milliers d’années, deux expositions à ne pas manquer lors d’un séjour dans la région…

Rodolphe Pays

La Poste… Une histoire extraordinaire, jusqu’au 31 octobre à l’Archéocrypte, rue de Contet, 81150 Lagrave.

Ouvert du mardi au dimanche, de 14 h à 18 h (tél. : 05 63 81 44 45).

 

 

 

Pascal Rabier, président de l’Art du Timbre Gravé : « L’association s’efforce de jouer partout son rôle d’aiguillon »

Historique, orientation, nouveau site internet, actualités…

Pascal Rabier, le président de l’Art du Timbre Gravé fait l’état des lieux et évoque quelques-uns des projets et récentes actions de l’association.

A l’initiative de plusieurs artistes, Art du Timbre Gravé a été créée en 2005. Deux ans après en avoir été élu président, quel regard portez-vous sur l’association ?

Pour Pascal Rabier, le président de l’ATG, « si l’association n’avait pas été créée, la gravure philatélique serait aujourd’hui beaucoup plus marginale, voire même aurait peut-être disparu ». (Illustration Sophie Beaujard)

Ce qui a motivé à l’époque ses initiateurs, c’est l’inquiétude que les artistes ressentaient quant à l’avenir de la taille-douce dans le domaine de la philatélie. C’était une période difficile, beaucoup de technologies émergentes menaçaient alors de concurrencer la gravure traditionnelle.

C’est dans ce contexte que plusieurs graveurs – Pierre Albuisson, Yves Beaujard, Eve Luquet, André Lavergne, Jacky Larrivière ou encore Claude Jumelet – se sont mobilisés pour qu’elle continue d’exister dans le processus de fabrication des timbres. Art du Timbre Gravé est née dans ces circonstances.

Aujourd’hui, à Phil@poste comme dans d’autres institutions philatéliques, on reconnaît que les philatélistes aiment la taille-douce. Et beaucoup de timbres sont réalisés avec cette technique. Les pays comme la France qui émettent régulièrement des timbres en taille-douce ne sont désormais pas si nombreux, on compte parmi eux en particulier la République Tchèque ou la Suède.

Si l’association n’avait pas été créée, la gravure philatélique serait aujourd’hui beaucoup plus marginale, voire même aurait peut-être disparu.

Art du Timbre Gravé a joué un rôle d’aiguillon. Et souhaite poursuivre son action dans ce sens.

Art du Timbre Gravé, c’est une chapelle pour initiés ou c’est une association qui cherche faire partager le goût du dessin et de la gravure au plus grand nombre ?

L’association n’est pas un syndicat de graveurs. Son orientation, c’est d’avoir dans ses rangs – près de 700 adhérents aujourd’hui – des illustrateurs, des collectionneurs, des personnes issues des institutions philatéliques, des opérateurs postaux, des associations philatéliques…

C’est une association à vocation transversale, un lieu d’échanges. Elle n’est pas consacrée uniquement à la défense et à la promotion de la gravure, elle accompagne aussi l’art du dessin dans la création philatélique.

Et elle n’est pas réservée aux seuls professionnels ou spécialistes, elle vise à associer tous les gens qui s’intéressent à ces domaines. C’est dans cette optique que je place mon action à la présidence de l’association.

C’est pour accompagner cette orientation que l’association a lancé en début d’année son nouveau site internet?

L’objectif de ce nouveau site, c’est d’assurer bien sûr la promotion de l’Art du Timbre Gravé, d’évoquer l’actualité de l’association, mais également de donner des informations sur les univers du dessin et de la gravure.

C’est aussi un lieu où l’on peut désormais découvrir les artistes créateurs de timbres, grâce notamment à une mosaïque qui leur est consacrée.

La rédaction en chef de Del. & Sculp., la revue artistique semestrielle de l’ATG, est assurée par Monika Nowacka, une collaboratrice du Musée de La Poste.

Ce trombinoscope réunit ainsi les portraits en noir et blanc d’une cinquantaine d’entre eux adhérents de l’association. A chacune de ces photos sont associés une sélection d’œuvres philatéliques et artistiques qu’ils ont réalisées ainsi que des liens sur leur travail, leur agenda…

Le site est naturellement ouvert à tous les internautes, mais il dispose également d’un espace dédié aux adhérents de l’association. Accessible via un identifiant et un mot de passe, cet espace permet par exemple de s’inscrire pour participer à une visite de l’imprimerie des timbres-poste ou à divers événements.

Au-delà du site internet, il faut rappeler aussi l’existence de Del. & Sculp., la revue artistique semestrielle de l’association. Une publication qui met en valeur les autres créations des artistes, qui permet de découvrir des facettes différentes de leur talent.

L’association sera-t-elle présente début juin à Paris-Philex ?

Nous serons d’autant plus présents au salon Paris-Philex que nous y tiendrons le 8 juin notre assemblée générale. Une réunion à l’issue de laquelle la graveure Marie-Noëlle Goffin et l’illustrateur et peintre Christian Broutin présenteront leur travail de création philatélique à l’assistance.

Nous animerons par ailleurs un stand pendant toute la durée du salon. Ce sera pour nous l’occasion d’exposer pour la première fois un kakémono qui détaille l’association et sa démarche.

Un tout nouveau kakémono pour présenter l’association.

Ce panneau sera aussi désormais un support utile pour la communication des 18 correspondants territoriaux de l’association – 16 en métropole et 2 en outre-mer – que nous avons mis en place l’an dernier. Avec comme objectif de promouvoir l’association, de tisser des liens, d’organiser des expos…

Comme on peut le constater, Art du Timbre Gravé s’efforce de jouer partout son rôle d’aiguillon…

Propos recueillis par Rodolphe Pays

En savoir plus : https://www.artdutimbregrave.com/

L’Art du Timbre Gravé et le Musée de La Poste : une vraie proximité

Le Musée de La Poste et l’Art du Timbre Gravé (ATG) entretiennent depuis la création de l’association en 2005 d’étroites relations. C’est au musée que réside notamment le siège administratif de l’association.

Et c’est aussi Monika Nowacka, en charge des collections philatéliques du musée, qui assure la rédaction en chef de la revue de l’ATG Del. & Sculp (avec Mauricette Feuillas, la directrice, plusieurs autres collaborateurs du musée sont également adhérents de l’association).

Un lien qui s’est encore renforcé il y a deux ans avec la désignation à la présidence de l’ATG de Pascal Rabier, l’ancien conservateur du musée.

 

Isy Ochoa, créatrice des timbres « Offrez ces fleurs » : « J’ai travaillé avec mon style, exubérant, de façon spontanée, et je suis réellement contente du résultat »

Pour ce carnet Offrez ces fleurs, la peintre et illustratrice Isy Ochoa a réalisé dix œuvres acrylique dont deux sont rehaussées de gouache.

Dites-le avec des fleurs… C’est ce que La Poste propose de faire avec l’émission d’un carnet de timbres parés de bouquets multicolores.

Une délicate attention qui est aussi une bonne action : pour chaque carnet vendu, deux euros sont reversés à la Croix-Rouge.

Les dix timbres du carnet sont illustrés d’œuvres réalisées par la peintre et illustratrice Isy Ochoa.

Rencontre avec une artiste passionnée de fleurs, de couleurs, de timbres, de cartes postales… et de chats.

Précédentes collaborations avec La Poste…

Avant de réaliser les timbres du carnet Offrez ces fleurs, j’avais déjà été sollicitée à plusieurs reprises par La Poste.

Notamment en 2010, pour deux carnets de 12 timbres intitulés Saveurs de France, qui revisitaient des spécialités et des produits de terroirs de toutes les régions.

Isy Ochoa avait déjà réalisé en 2013 un carnet de timbres avec surtaxe au profit de la Croix-Rouge.

En 2013, on m’avait aussi demandé de créer les timbres d’un carnet sur le thème de la Loire.

L’idée, à travers ces images, c’était de descendre le fleuve, de sa source à son embouchure, d’en montrer, d’en faire découvrir quelques-uns de ses sites.

Et j’ai également dessiné des personnages historiques pour une vignette LISA éditée à l’occasion de la Fête du timbre de 2012.

Le projet de carnet Offrez ces fleurs

Les gens de La Poste connaissent mon travail, le fait que je peins des natures mortes de fleurs depuis trente ans, que c’est un de mes sujets favoris, c’est pourquoi ils ont pensé à moi pour ce carnet.

Isy Ochoa, une artiste passionnée de fleurs, de couleurs, de timbres, de cartes postales… et de chats. (photo Isabelle Granger/La Nouvelle République).

Ils m’ont contactée à l’automne dernier… et il n’a pas fallu traîner, la « copie » devait être rendue dans les trois mois.

Le cahier des charges, c’était de créer des fleurs que l’on offre en bouquet, des fleurs plutôt courantes, classiques. J’ai proposé une liste de fleurs, parmi lesquelles dix ont été retenues.

La relative urgence et le format

Au départ, j’avais pensé à un format à la française, c’est-à-dire vertical, mais il s’avère que les gens collent plus volontiers sur les enveloppes des timbres horizontaux, alors c’est le format dit à l’italienne qui a été choisi.

Le cartouche « Croix-Rouge » qui accompagne chacun des timbres sur sa droite, en rendant l’image un peu plus carrée, a permis un compromis satisfaisant, a facilité les choses.

Les asters et marguerites, pour lesquelles Isy Ochoa a une tendresse particulière.

Phil@poste voulait un travail enlevé, coloré, pas forcément hyper léché, alors j’ai travaillé avec mon style bien sûr, plutôt exubérant, de façon très spontanée. L’urgence a permis ça, et je suis réellement contente du résultat.

L’association timbre/cartouche Croix-Rouge

La mise en page des timbres conçue par Corinne Salvi, leur habillage, avec le cartouche Croix-Rouge notamment, s’accorde très bien avec les fleurs.

L’association des couleurs de mes bouquets avec celles des cartouches et de la typographie me paraît très pertinente. Je crois que ça fonctionne bien.

Intérêt pour la philatélie, la correspondance

Je suis philatéliste depuis des lustres. J’aime aussi beaucoup les cartes postales, j’adore en envoyer, en recevoir. Je suis également une adepte du postcrossing, une pratique qui consiste à expédier des cartes postales à des personnes que l’on ne connaît pas et à en recevoir également d’inconnus.

Je fais aussi pas mal de TimbraMoi, ça me plaît beaucoup, même si je pense que la technique de ce service reste perfectible côté interface, mais aussi et surtout au niveau de la qualité d’impression.

Fleurs préférées

J’en ai plein mon jardin, je les aime toutes. Parmi les fleurs que j’ai peintes pour le carnet, j’ai peut-être une tendresse particulière pour les asters et les marguerites.

Pour les zinnias aussi, qui sont des fleurs chatoyantes. Les zinnias, c’est la petite exception du carnet, car à ma connaissance les fleuristes n’en vendent pas.

Mais je les aime vraiment toutes…

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Carnet Offrez ces fleurs à votre destinataire et donnez deux euros à la Croix-Rouge française, création Isy Ochoa, mise en page Corinne Salvi.

En vente depuis le 7 mai à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème, ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h (Tél. : 01 53 71 98 49).

Séance de signatures

Les 26 mai prochain, de 10 h à 12 h, à l’occasion d’une exposition organisée par l’association philatélique Vendômoise, Isy Ochoa signera son carnet de timbres Offrez ces fleurs.

Phila-Flore, les 26 et 27 mai, salle du Minotaure, Vendôme (Loir-et-Cher).

En savoir plus : http://isyochoa.eklablog.com/

 

Christian Quesada, grand vainqueur du jeu télévisé « Les 12 coups de midi » doit une part de son succès aux timbres

Gagnant inégalé de jeux télévisés, Christian Quesada a connu l’ivresse des succès mais aussi de terribles naufrages. Il raconte ce parcours chaotique et finalement heureux dans une biographie parue récemment aux éditions des Arènes.

Après avoir remporté les trois plus grands tournois du jeu télévisé Des chiffres et des lettres, Christian Quesada est devenu début 2017 le recordman de participations – et des gains – à l’émission de TF1 Les 12 coups de midi.

Des succès qu’il doit à sa phénoménale mémoire. Et aussi pour une part à sa passion des timbres.

Il raconte son parcours, longtemps chaotique, dans une biographie parue récemment.

Interview d’une personnalité attachante et hors du commun.

Début 2017, l’animateur de TF1 Jean-Luc Reichmann remet un chèque de 809 392 € à Christian Quesada, gains obtenus après 193 participations au jeu Les 12 coups de midi.

A la fin de votre livre, vous dites que vos gains au jeu Les 12 coups de midi vont permettre de vous reconstruire.

Vous aviez déjà eu des « hauts » précédemment, suivis parfois même de très « bas », qu’en est-il de cette reconstruction ?

L’argent que j’ai gagné me préserve, me met à l’abri aujourd’hui. Mais pour autant, ça ne garantit pas la reconstruction. Si j’avais connu ce succès plus jeune, probable que j’aurais replongé.

L’âge venant, je me suis responsabilisé, je ne vis plus au jour le jour, je regarde le moyen terme, l’avenir. La paternité joue aussi un rôle déterminant désormais dans ma vision des choses. Je veux m’occuper de mes enfants, profiter d’eux, m’investir pour mes proches, les autres…

Christian Quesada est désormais en contact avec des élus de sa région pour préparer un projet visant à venir en aide aux jeunes en échec scolaire.

Cette reconstruction passe-t-elle aussi par les projets d’aide aux jeunes en échec scolaire également évoqués dans le livre ?

Bien sûr. Cela me tient à cœur. J’avais déjà mené diverses expériences dans ce sens, et c’est toujours d’actualité. Je suis en contact notamment avec des élus de ma région, en Rhône-Alpes, et petit à petit un projet se dessine, qu’il faut maintenant concrétiser.

Je pense que d’ici 18 à 24 mois, on aura déjà bien avancé. L’idée, c’est de mettre en avant l’attrait du savoir à travers le jeu. Je suis convaincu qu’avec des méthodes d’apprentissage ludique, on y arrive, on aide les jeunes à s’intéresser, à apprendre, à comprendre. Je l’ai constaté dans les différents emplois que j’ai occupés à plusieurs reprises dans des ludothèques.

Christian Quesada : « C’est vrai que je suis un compétiteur, mais j’aime aussi transmettre, partager, passer. »

La compétition, le jeu, la gagne, l’adrénaline, c’étaient quand même un peu votre ADN. Les projets dont vous parlez peuvent-ils s’y substituer ?

Je l’adapte, cette adrénaline. C’est vrai que je suis un compétiteur, que d’une certaine manière je me sublime dans les joutes, mais j’aime aussi transmettre, partager, passer. C’est d’ailleurs ce que je m’étais souvent employé à faire entre les périodes de participation à des jeux télévisés. C’est aussi une belle motivation.

En vous immergeant dans des dictionnaires, atlas, vignettes Panini, revues, wikipédia… , vous avez emmagasiné des monceaux de connaissances. Est-ce que vous êtes un collectionneur de savoirs ou quelqu’un qui se cultive ?

Le jeune prodige fête une victoire dans un jeu télévisé avec René, son père collectionneur de timbres, et Isabelle, sa mère, qui l’a toujours encouragé et incité à participer aux émissions qu’elle-même regardait sur le petit écran.

Un peu les deux. C’est vrai qu’au départ je m’abreuvais de connaissances, j’accumulais. J’utilisais mes dispositions pour mémoriser afin de réunir, de pouvoir restituer le plus de choses possibles.

C’était aussi une manière de me singulariser, de briller.

Mais avec le recul, je suis devenu un vrai fan de culture, j’avais le goût de savoir, j’y ai ajouté celui de comprendre, de creuser.

Pour la compétition, c’est utile de pouvoir dire que Steinbeck a écrit Les raisins de la colère, mais pour soi, c’est plus intéressant de connaître le contenu du livre, sa dimension sociale, l’histoire de la grande dépression, les bouleversements du monde agricole à cette époque…

Et la philatélie ? Vous avez dit à plusieurs reprises qu’elle avait aussi joué un rôle important dans votre vie…

Les timbres, c’est une passion que j’ai eue très tôt, tout môme. Classiquement, je les collectionnais comme beaucoup d’enfants, en décollant les timbres des lettres que nous recevions à la maison. Je me suis rendu compte très vite qu’avec eux, on apprenait là-encore beaucoup de choses. Notamment, en géographie, un domaine que j’ai toujours adoré.

« En regardant les timbres de la Magyar Posta ou ceux de Suomi, j’ai eu des informations sur la Hongrie et la Finlande. Avec les timbres, je voyageais, j’apprenais. »

En regardant les timbres de la Magyar Posta ou ceux de Suomi, j’ai eu des informations sur la Hongrie et la Finlande par exemple. Avec les timbres, je voyageais, j’apprenais.

Et puis mon père avait une belle collection, on recevait tous les mois des pochettes de timbres, on était abonnés à des revues…

J’allais aussi au Carré Marigny, chez des grands collectionneurs de timbres. J’ai un peu décroché aujourd’hui, peut-être ça reviendra. En tout cas, autant pour les jeux télévisés que pour ma culture personnelle, la philatélie m’a été précieuse.

Vous collectionniez tous les timbres ?

Oui, j’étais intéressé par tous les timbres que je pouvais trouver. Mais j’avais quand même des préférences. J’avais par exemple une belle collection autour du football, grâce à elle, j’ai pu répondre à des questions pointues lors des jeux auxquels j’ai participé.

Et puis, je ne saurais trop dire pourquoi, j’ai aussi eu une période « Napoléon III », j’avais tous les timbres à son effigie, ceux avec des erreurs aussi, les « fautés ». Je n’ai plus beaucoup d’albums aujourd’hui, lors de mauvaises passes, j’ai été contraint de les revendre.

Mais j’ai toujours celui que j’avais acheté avec mes parents et mes frères lors d’un voyage en Bulgarie. J’ai une tendresse pour cet objet, pour ce qu’il représente.

Vous pensez qu’un jour, vous reviendrez aux jeux télévisés, à la compétition ?

Ca me reprendra sans doute, sûrement. Mais je ne crois pas comme participant, comme candidat. J’ai tourné la page de ce côté-là, mais revenir dans ce genre d’émissions comme consultant, animateur, peut-être, pourquoi pas. On n’en est pas là, mes projets pour l’instant sont ailleurs. Et ils ne manquent pas…

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Le Maître de Midi, de Christian Quesada (avec Nicolas Torrent), aux éditions Les Arènes, 18 €.

Plus d’infos : http://www.arenes.fr

Une plaque à la mémoire de la postière et résistante Simone Michel-Lévy vient d’être dévoilée à Paris

La plaque en hommage à Simone Michel-Lévy a été dévoilée vendredi 13 avril (de g. à dr., Catherine Vieu-Charier, adjointe à la mairie de Paris chargée de la Mémoire et du monde combattant, Jean Michel-Lévy, cousin de Simone Michel-Lévy et Christian Baptiste, général de division, Délégué national de l’Ordre de la Libération). Photo M. Morel

Une plaque a été a été dévoilée vendredi 13 avril à Paris en mémoire de la postière résistante Simone Michel-Lévy.

La cérémonie s’est déroulée boulevard du Montparnasse, sur le lieu même de son arrestation, en 1943.

Une place de Paris porte son nom. Une plaque à sa mémoire est apposée dans un établissement des Télécommunications d’Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine, une autre en Bretagne, à l’entrée d’un centre de vacances lié à La Poste et à France-Télécom…

(Photo Martine Morel)

Autant de signes pour rappeler qui était Simone Michel-Lévy, fonctionnaire des PTT et résistante à l’engagement total. Jusqu’à y laisser sa vie.

Une plaque dévoilée vendredi 13 avril – date anniversaire de son exécution – au 1 boulevard du Montparnasse à Paris prolonge ce devoir de mémoire. Elle sera accrochée sur le lieu même de son arrestation, le 5 novembre 1943.

Simone Michel-Lévy a été arrêtée le 5 novembre 1943.

Si son nom ne connaît pas forcément  la même notoriété que celui de certaines autres figures de la résistance, Simone Michel-Lévy a toujours été reconnue par ses pairs.

Et non des moindres : elle est en effet l’une des six femmes nommées Compagnons de la Libération par le général de Gaulle.

Et pour cause. Originaire du Jura, Simone Michel-Lévy intègre l’administration des PTT à Paris en 1924. Devenue rédactrice à la direction des recherches et du contrôle technique, elle rejoint en 1941 le réseau Résistance-PTT.

La Poste a émis un timbre à l’effigie de Simone Michel-Lévy en 1958 (gravure Albert Decaris).

Sa mission consiste alors à soustraire du matériel téléphonique pour éviter qu’il ne tombe dans les mains de l’occupant et tester du matériel pour les besoins de la résistance.

Elle coordonne ensuite – y compris sur place –  les opérations de Résistance-PTT dans toute la Normandie. Ce qui l’amène à des déplacements fréquents et risqués. Simone Michel-Lévy n’en a cure : avec une énergie et une volonté perpétuelles, elle mène sa double vie de résistante… et d’employée des PTT.

Son chef de service Gaston Letellier, qui ferme les yeux sur ses absences et ses retards, témoignera de cette détermination : « Après des nuits de veille, de voyages épuisants, au retour de missions périlleuses de parachutage, on revoit Simone à sa table de travail, les traits tirés, mais souriante. Rien ne pouvait entamer son ardeur et la véritable flamme qui l’animait. »

Simone Michel-Lévy est morte le 13 avril 1945 au camp de Flossenbürg, en Bavière. Elle avait 39 ans…

Elle mène aussi d’autres actions. Dès la mise en place du STO (Service du Travail Obligatoire), elle établit ainsi des cartes professionnelles des PTT à de jeunes réfractaires afin de leur éviter d’être envoyés en Allemagne.

Dénoncée par un résistant qui a parlé sous la torture, Simone Michel-Lévy sera interpellée à Paris le 5 novembre 1943 dans une brasserie du boulevard du Montparnasse. C’est sur le lieu de son arrestation que la plaque à sa mémoire vient d’être dévoilée.

Simone Michel-Lévy sera torturée et déportée au camp de Ravensbrück puis dans une usine d’armement. Soupçonnée de sabotage, elle sera condamnée à mort et pendue le 13 avril 1945.

Elle avait trente-neuf ans…

Rodolphe Pays

Voir aussi : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-compagnons/665/simone-michel-levy

Avant de visiter Tallinn, un bloc de timbres pour mieux connaître la capitale estonienne

Avec un nouveau bloc de la série « Capitales Européennes », La Poste invite à une balade à Tallinn, en Estonie.

Ils ont assez largement été les oubliés du nord de l’Europe durant presque toute la deuxième moitié du XXème siècle.

Noyés qu’ils étaient au sein de l’empire soviétique. Depuis la chute du Mur de Berlin, on les a redécouverts, et même souvent simplement découverts.

Les pays baltes – du nord au sud, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie – attirent aujourd’hui de plus en plus de visiteurs. De nombreux touristes y affluent ainsi chaque fin de semaine. En particulier dans leurs capitales, Tallinn, Riga et Vilnius.

Avec un bloc de timbres consacré à quelques-uns des monuments emblématiques de son centre historique, La Poste rend hommage ce mois d’avril à l’une d’elles.

Emis dans le cadre d’une série initiée en 2002 – qui a déjà honoré des capitales européennes telles que Rome, Bruxelles, Prague, Lisbonne, Paris ou encore Vienne… – ce bloc est en effet dédié à Tallinn, la première cité d’Estonie (jumelée depuis 2013 avec Carcassonne, ville elle-aussi entourée de remparts).

Longtemps Tallinn s’est appelée Reval, à l’allemande, ou Revel, à la russe, au gré des présences envahissantes (parmi lesquelles on compte aussi les Teutons, les Suédois… ). Son nom actuel – d’origine danoise – ne lui a été attribué qu’en 1918.

C’est aussi après la Première Guerre mondiale que l’Estonie a connu sa première et brève période d’indépendance (l’intégration à l’URSS y a mis fin dès 1940). Avant de retrouver sa souveraineté en 1991.

Entourées de murailles formidablement conservées – le cœur ancien de la ville, patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997, a été épargné par les bombardements de la fin de la Seconde Guerre mondiale -, Tallinn est surmontée du château de Toompea.

Elle possède aussi des joyaux comme la cathédrale Alexandre-Nevski, la Porte de Viru… Autant de bâtisses et d’édifices reproduits sur le bloc qui sera émis dans quelques jours.

Un bloc à se procurer… avant une visite sur place.

Rodolphe Pays

Bloc Capitales Européennes – Tallinn, création Broll & Prascidad’après photos (Château de Toompea) © Tondini /RHPL/Andia. (Cathédrale Alexandre-Nevski © Image source/hemis.fr). (Porte de Viru © Alamy/hemis.fr). Fond de bloc © Alamy/hemis.fr). (Place de l’Hôtel de ville © Wojtek BUSS/Onlyword.net)

Disponible à partir du 23 avril à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème, ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h (Tél. : 01 53 71 98 49).


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