Les « enveloppes » de Christian Debout parlent d’amour, rendent hommage, éloignent l’oubli…

Christian Debout et « L’enveloppe blanche » (photo Tiphaine).

Christian Debout crée depuis longtemps des tableaux et des sculptures reproduisant des versos d’enveloppes.

Il a exposé certaines de ces œuvres au Musée de La Poste il y a quelques années.

Et deux d’entre elles figureront au sein des collections à la réouverture du musée.

Les sources de l’intérêt jamais démenti de Christian Debout pour les enveloppes remontent à loin.

Enfant, il avait vu son père collectionner les timbres, conserver des lettres… L’attirance vers ces feuilles de papier savamment pliées, porteuses et gardiennes de messages mystérieux, sans doute inconsciemment pointait déjà.

C’est au cours d’un séjour aux Cyclades que Christian Debout, alors étudiant aux Beaux-arts, observe la proximité géométrique des « idoles » cycladiques et des enveloppes traditionnelles.

Mais c’est un peu plus tard, lors d’un séjour sur les îles Cyclades que tout s’est déclenché.

Le jeune étudiant aux Beaux-arts y découvre alors les « idoles » de la civilisation cycladique. Les visages stylisés de ces statues datant de 5000 ans, leurs bras croisés à l’identique le fascinent…

Ces lignes simples, géométriques, symétriques qui se rejoignent l’interpellent : l’analogie avec le verso des enveloppes traditionnelles lui saute aux yeux.

A la forme, s’ajoute aussi le fond. S’agrège en effet à cette révélation esthétique le fait que sa femme, argentine, vit à ce moment-là de l’autre côté de l’Atlantique.

« Pas de portable, d’internet, de moyens immédiats de communication à l’époque, le seul lien c’était le courrier, rappelle Christian Debout, les lettres que nous échangions, parfois longues à parvenir, étaient précieuses, vitales, et l’arrivée d’une enveloppe tant attendue un enchantement. »

« L’enveloppe rouge », une huile sur toile de la première période des « enveloppes » (1979-1981) de l’artiste.

C’est la fin des années 1970, démarre alors chez le jeune artiste une période créative largement consacrée à ces pourvoyeuses de nouvelles. Il peint ainsi une série de toiles – des petits puis des grands formats – reproduisant des versos d’enveloppes.

Pour la plupart des monochromes aux couleurs vives (« Pour que les teintes continuent de flamber, j’utilisais notamment des pigments broyés à l’huile »).

Le sculpteur César, dont il est alors l’assistant, apprécie ce travail et l’encourage. « Il m’a même dit un jour qu’il regrettait un peu de ne pas avoir eu l’idée de concevoir ces enveloppes », sourit Christian.

Ces œuvres sont exposées, reçoivent un bel accueil.

A gauche, les coupes gagnées par le père de Christian Debout dans des compétitions d’athlétisme se sont transformées en enveloppe (« Une manière de rendre hommage »).

Et Christian Debout passe à autre chose, poursuit son parcours artistique. Travaille aussi pour le théâtre, le cinéma. Mais les enveloppes ne disparaissent pas pour autant de sa tête.

Vers les années 2000, il s’y remet. En peint de nouvelles. Et décide aussi d’en faire à partir d’objets de toutes sortes. Mais tout en respectant son postulat de départ : figurer le verso (« Le seul côté intéressant, original, l’ouverture et la fermeture… »).

Métal, bois, rideaux, végétaux… , tout concourt à cette nouvelle frénésie d’enveloppes. Les coupes gagnées par son père dans des compétitions d’athlétisme (« Je n’aime pas les trophées, mais c’était une manière de lui rendre hommage »), les boutons de sa mère couturière (« Je ne voulais pas les jeter, ils ont un autre usage, mais c’est aussi une pensée pour elle), des fers à béton, une pelle du jardin…

Tiphaine, artiste peintre (auteure d’une série de tableaux sur les rois de France) et son mari Christian Debout.

Christian Debout continue aujourd’hui encore d’en créer, les expose, les vend…

Et deux de ses œuvres figureront dans les salles des collections à la réouverture – désormais très prochaine – du Musée de La Poste.

Rodolphe Pays

En savoir plus sur Christian Debout : http://www.editiontiphaine.net/spip/article.php?id_article=448

 

Publicités

Un timbre rend hommage à Louise de Vilmorin

Ecrivain, femme passionnée, Louise de Vilmorin s’est éteinte il y aura un demi-siècle cette année.

La Poste lui rend hommage en émettant un timbre à son effigie.

Descendante d’une longue lignée de botanistes et grainetiers installée au sud de Paris, Louise de Vilmorin (1902-1969) a démontré sa vie entière qu’elle était elle-aussi attachée aux racines.

Pas tant celles des carottes, du cerfeuil ou encore du céleri dont sa famille faisait le commerce mais davantage du lieu historique où celui-ci s’exerçait, Verrières-le-Buisson.

Toute sa vie, Louise de Vilmorin est restée fidèle au domaine familial de Verrières-le-Buisson.

Née dans ce village où les Vilmorin vivaient et travaillaient depuis plus de deux siècles, Louise a grandi dans le château familial entourée de sa sœur et de ses quatre frères.

Mais peu de ses parents, domiciliés à Paris et qui ne rejoignaient la demeure familiale que lorsque leurs occupations mondaines leur en laissaient le loisir.

Le tout-Paris artistique, intellectuel et politique se pressait aux soirées données par Louise de Vilmorin.

Si la jeune fille en a souffert, cette absence ne l’a pas dissuadée de très vite mener à son tour une existence constellée de rencontres et de soirées élégantes, de dîners soignés. Pourtant, elle se défendait d’être elle-aussi une mondaine.

Oui, elle organisait à Verrières des réceptions où se pressaient artistes, intellectuels et politiciens en vue. Orson Welles, Léo Ferré, Jean Cocteau, Georges Pompidou, Françoise Sagan, Jean Anouilh… Mais pour elle cette réputation apparaissait comme un malentendu.

Séductrice née – fiancée à vingt et un ans à Saint-Exupéry, mariée à un richissime américain deux ans après, établie à Las Vegas, elle divorcera et épousera plus tard un prince hongrois -, Louise de Vilmorin se voulait avant tout écrivain. (photo Henri Cartier-Bresson).

Séductrice née sans l’ombre doute – fiancée à vingt et un ans à Saint-Exupéry, mariée à un richissime américain deux ans après, établie à Las Vegas, elle divorcera et épousera plus tard un prince hongrois -, elle se voulait avant tout écrivain. Et elle l’était.

Encouragée par André Malraux (son ultime compagnon), elle publie à trente-deux ans son premier roman, Sainte-Unefois.

« L’écho du rire est un sanglot »…

D’autre ouvrages à succès suivront : Un lit à colonnes (1941), Madame de… (un livre adapté au cinéma par Max Ophüls), La lettre dans un taxi (1958)…

Louise de Vilmorin a aussi publié plusieurs recueils de poésie, écrit des scénarios et des dialogues pour des longs métrages (Les amants, de Louis Malle… ), correspondu longuement avec Jean Cocteau…

Que masquait son apparente légèreté ? La réponse tient peut-être dans ses quelques mots : « L’écho du rire est un sanglot. ». Louise de Vilmorin n’a jamais perdu ses racines. Elle est enterrée à Verrières-le-Buisson. Chez elle.

Rodolphe Pays

Le timbre Louise de Vilmorin 1902-1969 sera émis le 11 février. Photo Jacques Sassier, 1967/Gallimard, mise en page Valérie Besser. impression héliogravure.

Le timbre sera disponible à compter du 11 février à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h). Tél. : 01 53 71 98 49.

Dans le Pas-de-Calais, le musée des ambulants postaux d’Oignies fait peau neuve

Aux côtés des musées du chemin de fer et de la mine, le centre Denis Papin d’Oignies (62) accueille le musée des ambulants postaux.

Des cheminots, mineurs et postiers ambulants à la retraite font vivre près de Lens des musées consacrés à leur ancien métier.

Une visite originale et passionnante…

Si pas mal d’entre eux ont cessé leurs activités professionnelles pour faire valoir leurs droits à une retraite plutôt bien méritée, ils ne chôment pas pour autant Loin s’en faut. Pour le plaisir, le leur et celui de leurs visiteurs, ils continuent de travailler.

Le musée du chemin de fer présente notamment des maquettes et des circuits exceptionnels.

Avec exactement les mêmes détermination et application que lorsqu’ils exerçaient leur profession.

Une manière pour les uns et les autres de vivre – bien que différemment – la passion de leur métier qu’ils ont toujours chevillée au corps.

Les ex-cheminots persistent à faire siffler la vapeur. Quant aux anciens mineurs, ils « rejouent » eux l’extraction du charbon.

Les anciens mineurs racontent l’extraction du charbon.

Et les postiers ambulants pensionnés refont les lignes qui rayonnaient la nuit vers toutes les agglomérations de l‘hexagone.

Trois métiers, trois musées réunis sur un site mis à disposition par la municipalité d’Oignies, à une quinzaine de kilomètres à l’est de Lens.

Avant la restauration…

D’un côté des ateliers où l’on met au point des trains de toutes échelles, où l’on présente des maquettes et des circuits exceptionnels ; d’un autre, des galeries et des salles qui racontent les journées des « gueules noires » ; et au milieu, les wagons postaux où l’on triait le courrier destiné à être distribué le lendemain partout en France.

Et après…

« Faire visiter, enrichir les collections, améliorer les présentations, c’est ce que nous faisons au fil de l’eau, explique Elie Ramon, le président de l’Association pour la conservation d’ambulants postaux ferroviaires (ACAPF), mais le très gros entretien est également  important, et c’est ce à quoi nous nous sommes attachés l’an dernier en rénovant plusieurs de nos wagons. »

Avec le soutien de la Fédération nationale des associations de personnel de La Poste et d’Orange pour la recherche historique (FNARH) et la Direction nationale des activités sociales de La Poste (DNAS), une entreprise spécialisée a ainsi restauré extérieurement – étanchéité et peinture – une « allège », un wagon utilisé exclusivement pour le transport du courrier.

« Pour la saison 2019, nos visiteurs pourront apprécier au mieux nos véhicules et les collections qu’ils abritent. » Elie Ramon.

« Parallèlement, nous avons aussi nous-mêmes réhabilité deux autres wagons, poursuit Elie Ramon, c’est ainsi que pour la saison 2019, nos visiteurs pourront apprécier au mieux nos véhicules et les collections qu’ils abritent. »

Ouverts toute l’année sur réservation pour les groupes, les trois musées rouvriront leur porte aux particuliers dès le mois d’avril.

Un plaisir à partager avec ces cheminots, mineurs et postiers passionnés.

Rodolphe Pays

Centre Denis Papin, rue Emile Zola, Oignies (Pas-de-Calais).

Réservations de groupes : contacter le 03 21 74 80 62 aux heures d’ouverture de la Mairie d’Oignies.

Visites individuelles : le site est accessible de 14 h à 18 h le deuxième dimanche du mois d’avril à octobre.

En savoir plus : http://www.tourisme-lenslievin.fr/centre-vivant-de-la-mine-du-chemin-de-fer-et-des-ambulants-postaux/oignies/tabid/9068/offreid/2a4062a7-f40b-475a-99b8-7946c301e7d1/detail.aspx

 

 

 

Des timbres rendent hommage à Louise Michel, disparue le 9 janvier 1905

L’anarchiste et féministe Louise Michel s’en est allée le 9 janvier 1905. Après une vie combative, militante, totalement vouée aux gens du peuple, de tous les peuples.

Illustré des timbres qui lui ont été consacrés, portrait/parcours de l’autre incorruptible.

Des écoles portent le nom de Louise Michel, des lieux culturels, des rues aussi… Une station de métro également, aux portes de Paris, à Levallois-Perret, la commune où elle est enterrée.

Des écoles portent son nom, des lieux culturels, des rues aussi… Mais pas tant que ça…

Elle a quand même sa station de métro, aux portes de Paris, à Levallois-Perret, la commune où elle est enterrée. Et une ou deux statues…

Quelques repères, des rappels qui contribuent un peu à entretenir sa mémoire.

La Poste a consacré en 1986 un timbre à Louise Michel (dessiné par Huguette Sainson et gravé par Cécile Guillame).

Mais cette relative notoriété reste abstraite : ils ne sont pas si nombreux ceux qui pourraient dire vraiment qui était Louise Michel, quels ont été ses combats, de quelle foi cette femme était habitée, l’aventure tumultueuse qu’a été sa vie…

La vierge rouge, comme on l’a souvent et plutôt à tort appelée, est morte – le 9 janvier 1905 – comme elle a toujours vécu, en luttant, en militant, en persuadant : elle s’est éteinte à Marseille au soir d’un énième meeting. Elle avait 74 ans.

Sa vie entière, elle l’a passée sur des estrades, celles des écoles où elle a enseigné ou qu’elle a ouvertes, celles des réunions politiques, celles que constituaient à leur manière aussi les barricades de la Commune…

Elle l’a passée à dire des mots, à défendre des idées – sociales, politiques, féministes… – qu’elle écrivait aussi dans ses poèmes, dans des textes, dans ses lettres échangées avec des proches ou des personnalités telles que Victor Hugo ou Clémenceau (dont l’amitié et l’affection pour elle n’ont jamais fait défaut).

Timbre de Nouvelle-Calédonie émis en 1991 en hommage à Louise Michel (dessiné et gravé par André Lavergne). Elle y avait été déportée de 1873 à 1880 au motif de sa participation à la Commune.

Tout avait commencé en Haute-Marne, au château de Vroncourt, où sa mère travaillait en tant que domestique. La petite Louise Michel y voit le jour le 29 mai 1830. De père inconnu.

Ou presque. Républicains, nourris de la culture du siècle des Lumières, les châtelains – dont il semble que le fils ait été le géniteur de l’enfant – assurent à Louise une éducation libérale et de bonnes études.

En âge de travailler Louise devient institutrice et ouvre une école « libre » (ne voulant pas prêter serment à l’empereur, elle n’est pas autorisée à accéder à l’enseignement public).

Elle rejoint ensuite Paris, où elle se lie aux milieux opposants, aux socialistes révolutionnaires. Elle côtoie Jules Vallès, Eugène Varlin… Elle prendra une part active la Commune de Paris.

Jugée pour sa participation à l’insurrection, elle est déportée en 1873 en Nouvelle-Calédonie. C’est là-bas qu’elle ralliera l’anarchisme.

Elle apprend alors la langue canaque, prend la défense des tribus qui s’élèvent contre le colonialisme, donne des cours…

Décédée à Marseille le 9 janvier, Louise Michel sera enterrée au cimetière de Levallois-Perret le 22 janvier 1905.

Amnistiée en juillet 1880, elle revient à Paris et reprend son action militante, écrit, donne des conférences en France, en Europe…

Puis elle sera à nouveau condamnée – à 6 ans de prison – en 1883 pour « incitation au pillage ».

Libérée en en 1886, elle est deux ans plus tard victime d’un attentat (jusqu’à la fin de ses jours, elle conservera dans la tête une balle qui n’a pu être extraite). Et choisira de ne pas porter plainte contre son agresseur.

Elle s’exile à Londres, y crée une école libertaire. Elle fera ensuite de nombreux allers et retours entre l’Angleterre et la France.

Et continuera jusqu’au bout à œuvrer au service du peuple, des femmes, du droit, de la justice… Jusqu’à son dernier meeting, à Marseille, le 9 janvier 1905.

Il ne serait pas scandaleux que plus d’écoles, de rues, de lieux et de statues portent son nom. Et que l’on sache pourquoi…

Rodolphe Pays

 

Le Musée de La Poste peut compter sur ses amis

Société des amis, associations proches, partenaires… : le Musée de La Poste est entouré de soutiens fidèles.

Les musées vivent leur vie. Avec leurs collections, qu’ils conservent, enrichissent, présentent… Avec leurs visiteurs, qu’ils accueillent, s’efforcent de fidéliser, de renouveler…

Et bien sûr avec leurs équipes, formées, spécialisées, impliquées, le plus souvent passionnées…

Sur le stand de la Société des amis du Musée de La Poste (SAMP) lors du salon philatélique d’automne, Dominique Bidault, le trésorier de l’association, et François Thénard, le nouveau président.

Mais ils ne la vivent pas isolément, en autarcie, en marge, ils existent aussi avec des partenaires, des soutiens, en général bénévoles.

Au premier rang desquels on trouve naturellement la traditionnelle « société des amis ».

Ouvert en 1946, le Musée de La Poste n’a pas tardé à bénéficier de l’appui de la sienne. C’est à peine un an plus tard en effet qu’est née la SAMP, la société des amis du Musée de La Poste.

Depuis, Musée et SAMP cheminent ensemble. Une route commune confirmée depuis peu avec l’arrivée au printemps dernier d’une équipe renouvelée à la tête de l’association.

« La relation qu’entretient un musée avec sa société des amis n’est pas anodine, elle doit reposer sur une confiance partagée. » Mauricette Feuillas, directrice du Musée de La Poste.

« La relation qu’entretient un musée avec sa société des amis n’est pas anodine, elle doit avant tout reposer sur une confiance partagée, considère Mauricette Feuillas, la directrice du Musée de La Poste, si chacun doit être dans son rôle, les échanges avec l’association, la transparence des actions menées par les uns et les autres, les projets doivent favoriser l’objectif commun, la valorisation et l’accroissement des collections ainsi que le développement de la notoriété du musée. »

Des propos auxquels adhère sans réserve François Thénard, le nouveau « patron » de la SAMP. Ce philatéliste de toujours, membre de l’association depuis une trentaine d’années, n’aurait d’ailleurs pas pris ces responsabilités sans l’assurance d’une cohabitation harmonieuse.

« Nous en avons la conviction, ce que le musée attend de nous correspond à notre propre ligne directrice, indique-t-il, tout en restant indépendant, on va ainsi avancer ensemble, nous donnerons notre point de vue, nous ferons des propositions et nous prendrons des initiatives. »

Des mots qui se traduisent déjà en actes. La SAMP continue ainsi d’être la plus présente – et visible – possible lors des manifestations philatéliques ou postales (Philex, salons philatéliques d’automne et de printemps, événements en région… ).

« Relais », la revue trimestrielle de la SAMP, est un des supports de communication qui contribue à la notoriété de l’association.

« Il arrive encore parfois que, de passage sur notre stand lors de ce type de manifestations, des gens nous demandent qui nous sommes, déplore François Thénard, c’est pourquoi nous allons travailler afin de mieux nous faire connaître et donc de mieux faire connaître le musée. »

La nouvelle organisation et l’ajustement des moyens mis en place par l’association – création d’une commission des relations extérieures, étude de nouveaux modes de financement, évolution du site internet, édition de supports de communication… -, devraient lui permettre de gagner en notoriété.

« L’équipe autour de moi est très motivée, poursuit le président de la SAMP, avec elle nous allons œuvrer pour atteindre au mieux les objectifs que nous nous sommes fixés. »

Et ils ne manquent pas : politique active d’achats d’objets d’histoire postale via la commission d’acquisition récemment créée, rapprochement avec des partenaires tels que la Fédération française des associations philatéliques (FFAP) ou l’Union marcophile, réflexion lancée pour envisager une démarche de mécénat…

Un timbre à l’effigie d’Eugène Vaillé, le fondateur du Musée de La Poste, a été émis en 2016 pour marquer les 70 ans du musée.

« Si la relation avec la SAMP est par nature prioritaire et privilégiée, nous n’oublions pas non plus les autres associations ou organismes avec lesquels nous sommes en contact depuis des années, conclut Mauricette Feuillas, avec eux nous menons aussi régulièrement des opérations ou nous leur apportons notre soutien. »

Autant de liens noués notamment avec la Fédération nationale des associations des postes et télécommunications pour la recherche historique (FNARH), les musées postaux associatifs (comme ceux des Ambulants de Toulouse ou d’Oignies), l’Adphile, la Fédération française des associations philatéliques (FFAP), l’Acadélie de philatélie ou encore l’association L’Art du Timbre Gravé

Avec ses collections, bientôt à nouveau ses visiteurs à l’issue des travaux en cours, ses équipes et ses partenaires, le Musée de La Poste continue de vivre sa vie.

Rodolphe Pays

En savoir plus :

 

Très belle année 2019 – qui verra la réouverture – à tous les amis et futurs amis du Musée de La Poste…

Et rendez-vous ici début janvier pour d’autres infos autour du musée, de l’Histoire, de la culture… 

 

Expo : des cabanes pour les enfants à la Cité des sciences

Des cabanes que les enfants peuvent voir, investir, partager, construire…

C’est à la Cité des sciences à partir de ce week-end.

Une belle idée de cadeau…

En bois, en tissu, en carton, en feuillage… Sophistiquées ou juste ébauchées… Déjà ingénieuses ou simples amoncellements de quelques coussins… Edifiées à l’intérieur d’un appartement ou dans un jardin… Parfois même posées sur les hautes branches d’un arbre…

Des timbres racontent les cabanes des enfants, petits ou grands, comme les « tchanquées » du bassin d’Arcachon.

Les cabanes abritent les rêves des enfants. En les construisant, ils se créent leur propre univers, ils s’y réfugient, s’y isolent.

Ils s’y affranchissent aussi, mènent un moment leur vie, seuls, en compagnie…

Les cabanes font également rêver les grands. Avec les « samsufi » de bord de mer, les maisons et ateliers de jardin ou encore les abris de pêcheurs ils prolongent l’enfance… Eux-aussi font de ces lieux leur lieu, leur asile, leur espace de liberté…

Des chalets en bois tapissés de miroirs, de coussins, un dôme de bonbonnes d’eau, comme une yourte de plastique…

Des timbres racontent les cabanes des enfants, petits ou grands. Les « tchanquées » du bassin d’Arcachon, celles des feuillardiers… Et d’autres encore…

Une exposition inaugurée cette fin de semaine à la Cité des sciences à Paris fait mieux que les raconter. Elle les réinventent, les diversifient.

Et surtout elle les met à la complète disposition des enfants. Une vingtaine d’édifices en tout, fruit du travail remarquable mené en commun par des artisans et des artistes.

Des chalets en bois tapissés de miroirs, de coussins, un dôme de bonbonnes d’eau, comme une yourte de plastique, une grotte en papier froissé, recouvrant un milieu qui suggère le fantastique …

La cabane des livres…

Une maison des livres, aux murs dont les briques sont des ouvrages des bibliothèques Verte, Rose, Rouge et Or Dauphine, une autre réversible, qui joue sur les codes du dedans et du dehors, des « cabines » de plages, crinolines de tissu…

Autant d’espaces où les enfants peuvent pénétrer, découvrir, jouer, lire, dessiner, se poursuivre, associer des images à plaquer aux cloisons…

A l’aide de bâtons, de toiles, d’élastiques, de panneaux, de filets de pêche, les enfants peuvent s’exercer à l’art délicat et jubilatoire de la construction de cabanes.

« Tout a été conçu pour que nos jeunes visiteurs – de 2 à 10 ans – puissent investir ces multiples propositions de cabanes et s’y immergent pleinement, explique Alisson Boiffard, l’une des commissaires de l’exposition, et nous avons voulu qu’au-delà de la visite active, ils puissent aussi y aller de leur créativité. »

Au centre de l’exposition, le « Défi » offre ainsi un formidable terrain de jeux : à l’aide de bâtons, de toiles, d’élastiques, de panneaux, de filets de pêche, les enfants peuvent s’exercer à l’art délicat et jubilatoire de la construction de cabanes.

Sur le côté de l’exposition une salle propose la visite de trois habitats nomades : une (vraie) yourte Mongole, un tipi amérindien et une tente touareg.

Sur le côté de l’exposition une salle propose une visite plus « reposante ». Trois habitats nomades y sont dressés : une (vraie) yourte Mongole, un tipi amérindien et une tente touareg.

« Cette espace est l’occasion pour nos jeunes visiteurs et leurs accompagnants d’aller à la rencontre des cultures itinérantes, poursuit Alisson Boiffard, à travers les modes spécifiques de construction, les mobiliers, les objets symboliques on peut ainsi appréhender d’autres mondes, d’autres vies. »

Une visite à la Cité des sciences… : un des beaux cadeaux à faire aux enfants – petits et mêmes grands – à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Rodolphe Pays

Cabanes, exposition du 22 décembre 2018 au 5 janvier 2020, Cité des sciences et de l’industrie, 30 avenue Corentin-Cariou, 75019 PARIS (ouvert tous les jours – sauf le lundi – de 10 h à 18 h, et jusqu’à 19 h le dimanche). Tél. : 01 40 05 80 00.

En savoir plus : http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/expos-temporaires/prochainement/cabanes/

Travaux : le cœur du nouveau Musée de La Poste est en place

Le « totem », cœur du nouveau Musée de La Poste, ouverture sur tous les espaces d’exposition, est en place.

Les travaux de transformation du Musée de La Poste abordent la dernière ligne droite.

Le point sur l’avancée du chantier.

The transformation work of the La Poste Museum is entering the final straight.

Update on the progress of the site.

Le « totem », le cœur du nouveau Musée de La Poste, un puits de lumière, une ouverture sur tous les espaces d’exposition…

On l’attendait, et désormais ça y est, il est en place, comme déjà prêt à accueillir les visiteurs, à les aiguiller.

Et ce n’était pas rien que de l’installer au beau milieu de l’édifice… Une belle performance technique à saluer.

La structure métallique, à la fois élégante et imposante, est ainsi positionnée. Et les escaliers intérieurs qui s’y adossent sont posés, comme le sont aussi les rambardes et les vitres de protection.

Autre avancée significative des travaux de transformation du musée, celle qui concerne l’espace d’exposition temporaire. Les cloisonnements sont aujourd’hui terminés (ceux des ateliers destinés aux animations également), apparaissent ainsi tous les volumes qui serviront d’écrin aux futurs accrochages.

Et du côté des trois plateaux muséaux, on anticipe déjà la future arrivée des lots muséographiques en pratiquant les dépoussiérages nécessaires à la pose des revêtements de sol en résine.

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

Les installations techniques en phase de finition

Toutes les installations de câbles, de gaines, de canalisation et de climatisation du bâtiment sont posées.

Les équipes en charge de ces travaux s’affairent désormais à la centralisation de tous ces dispositifs et aux finitions destinées aux alimentations des plateaux de collection, de l’espace d’exposition et des locaux du personnel.

 

Calendrier

Avril 2015 : lancement du chantier

Eté /automne 2015 : curage

2016/ 1er semestre 2017 : démolition intérieure et reconstruction

2ème semestre 2017 : reconstruction et clos/couvert du bâtiment achevés.

1er semestre 2018 : Intervention des corps d‘état architecturaux.

Fin 2018 : finition de la zone « Totem » (puits de lumière)

Début 2019 : début de l’aménagement des espaces muséographiques et de l’installation des dispositifs audiovisuels, graphiques…

 

 

 


Entrer votre courriel pour vous inscrire à ce blog et recevoir gratuitement les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 162 autres abonnés

Nos/vos photos sur Flickr

Notre compte Twitter

Les archives

Des chiffres

  • 309 500 visites
Publicités