Beaux timbres : 300 bureaux philatéliques seront aménagés cette année

Le "corner" Timbres du bureau philatélique pilote de Paris-Bienvenüe.

Le « corner » Timbres du bureau philatélique pilote de Paris-Bienvenüe.

Quinze sites pilotes sont d’ores et déjà opérationnels : les bureaux philatéliques se mettent en place.

Près de 300 seront ouverts d’ici la fin de l’année.

Les beaux timbres… On les trouvait auparavant dans les bureaux de poste disposant d’un Point Philatélie. Et on le peut toujours. La Poste a en effet décidé de relancer cette offre chère aux collectionneurs ainsi qu’aux utilisateurs soucieux de l’image relayée par l’affranchissement de leurs envois. C’est à cette fin qu’elle met aujourd’hui en place un nouveau dispositif pour se procurer les précieuses petites vignettes dentelées : les bureaux philatéliques.

image-contenu2Dans ces établissements – 15 sites pilotes sont déjà opérationnels -, des espaces sont ainsi réservés à la promotion et la vente des beaux timbres. Répartis partout en France, pas moins de 300 bureaux seront d’ici la fin de l’année équipés de ces « corners » dédiés. Aucun d’eux n’a été choisi au hasard, leur proximité avec les associations philatéliques et les initiateurs de manifestations locales liées aux timbres a été privilégiée.

TADT Bureau phila11Pour mieux les identifier, un logo  bureau philatélique est apposé sur la porte d’entrée des établissements concernés. Affichage, vitrine contenant toutes les émissions du programme philatélique et Timbre à date spécifiques complètent la communication autour de l’offre.

Si sa conception et son déploiement reviennent à Phil@poste, le projet a aussi reçu le soutien et des contributions de la part du milieu philatéliste. Notamment de la FFAP, la Fédération Française des Associations Philatéliques.

Les beaux timbres… On les trouve toujours dans les bureaux de poste.

Rodolphe Pays

 

Les bureaux philatéliques pilotes 

Strasbourg Marseillaise, La Garenne-Colombes République, Bordeaux Mériadec, Toulouse Capitole, Quimper , Paris Bienvenüe, Saintes, Avranches, Rouen Jeanne d’Arc, Arles Les Lices, Les Pavillons-sous-Bois, Remiremont, Marcq-en-Barœul, Nantes Bretagne et Aix-en-Provence La Rotonde.

 

Les lettres d’Emile Zola à son épouse Alexandrine couronnées par le Prix Sévigné

Le Prix Sévigné 2015 revient à "Emile Zola, Lettres à Alexandrine, 1876-1907" (publié aux éditions Gallimard).

Le Prix Sévigné 2015 revient à Emile Zola, Lettres à Alexandrine, 1876-1901 (publié aux éditions Gallimard).

Le Prix Sévigné, auquel la Fondation d’entreprise La Poste apporte son soutien, revient cette année à un ouvrage réunissant la correspondance envoyée par Emile Zola à son épouse Alexandrine.

La cérémonie de remise du prix s’est déroulée le 3 février à la Bibliothèque nationale de France.

C’était également un anniversaire. Vingt ans en effet qu’Anne de Lacretelle a créé le Prix Sévigné. Vingt ans que ce prix, lancé à l’occasion du tricentenaire de la disparition de la Marquise de Sévigné, récompense la publication d’une correspondance inédite ou d’une réédition enrichie.

Et 10 ans aussi que la Fondation d’entreprise La Poste, qui encourage notamment l’écriture épistolaire, soutient l’événement.

Brigitte Emile-Zola

Brigitte Emile-Zola

Alain Pagès

Alain Pagès

Après celui reprenant les échanges épistolaires entre Franz Liszt et Richard Wagner en 2014, c’est l’ouvrage Emile Zola, Lettres à Alexandrine 1876-1901 (publié chez Gallimard), présenté et annoté par Brigitte Emile-Zola, arrière petite-fille de l’écrivain, et Alain Pagès, professeur à l’université de la Sorbonne nouvelle et éminent spécialiste d’Emile Zola, qui remporte la palme 2015.

Commande BNF _01A édition particulière, cérémonie et lieu particuliers : le prix a été remis mercredi 3 février au belvédère de la Bibliothèque nationale de France François Mitterrand. En présence de très nombreuses personnalités, dont Bruno Racine, Président de la BnF, Philippe Bajou, Directeur général adjoint du Groupe La Poste, Ménéhould de Bazelaire, Directrice du patrimoine culturel Hermès International (entreprise qui aux côtés de la Fondation la Poste soutient également le Prix Sévigné)…

A l’issue de la cérémonie, Jean-Marc Châtelain, Directeur de la réserve des livres rares de la BnF, a guidé les invités à travers l’exposition Trois siècles d’édition de lettres à la Bibliothèque nationale de France, des débuts de l’imprimerie à Madame de Sévigné. Une conclusion idéale à la remise du Prix Sévigné…

Rodolphe Pays

 

Visuel_Prix_Se_vigne_20_ansUn prix soutenu par la Fondation d’entreprise La Poste et la maison Hermès

Le Prix Sévigné est destiné à récompenser un chercheur ou un ensemble de chercheurs ayant participé à la publication d’une correspondance inédite ou d’une réédition augmentée d’inédits (correspondance de langue française ou traduite en français d’une langue étrangère).

Décerné chaque année en février, le prix est doté de 1 500 euros par la Fondation d’entreprise La Poste (et accompagné par La maison Hermès, qui remet au lauréat un cahier prestige avec une couverture en cuir).

Le Prix Sévigné est également relayé par le Festival de la Correspondance de Grignan (soutenu par la Fondation La Poste). Le lauréat participe ainsi à un cycle de conférences et certaines correspondances font l’objet de spectacles.

 

En savoir plus sur la Fondation d’entreprise La Poste : http://www.fondationlaposte.org/

 

 

La Maison des métallos : une histoire industrielle, politique, syndicale, culturelle

maison-metallosLa Maison des métallos, un lieu culturel parisien chargé d’histoire industrielle, syndicale, politique, culturelle…

Les équipes du Musée de La Poste s’y sont arrêtées pour une journée « Qualité ». L’occasion d’en savoir plus sur le lieu qui les accueillait.

deutschepost-flat-transpCe pourrait être le logo d’un opérateur postal européen. Il est en effet en beaucoup de points semblable à ceux qui accompagnent traditionnellement les documents administratifs et de communication de postes telles que belgian-post-intl-LOGOcelles d’Allemagne, de Belgique ou encore du Danemark.

Des visuels qui représentent les fameux 99137818cors de postillon, symboles des postes aux lettres et aux chevaux qui ont acheminé le courrier depuis la fin du Moyen-Âge jusqu’au milieu du XIXe siècle…

logo-couesnonMais ce logo, c’est celui de PGM Couesnon, une fabrique d’instruments de musique, notamment des cuivres. Aujourd’hui localisée dans l’Aisne (c’est aussi dans ce département qu‘elle a été fondée), l’entreprise a, près d’un siècle durant, réalisé une grande partie de sa production au cœur de Paris.

fondateurs-pgm-couesnonCréée en 1827 par Auguste Guichard, la société s’est en effet installée en 1881 au 94 rue d’Angoulême (rebaptisée Jean-Pierre Timbaud en décembre 1944), dans le 11ème arrondissement de la capitale. C’est l’année suivante qu’elle prendra le nom de Couesnon, patronyme d’un de ses dirigeants d’alors. L’entreprise est prospère – elle a même été un temps la plus importante société mondiale de fabrication d’instruments de musique -, particulièrement grâce au marché florissant que représentent les musiciens de jazz américains.

IMG_4454Jusqu’au krach boursier de 1929. L’activité de Couesnon se réduit alors au point que l’entreprise doit céder certains de ses actifs immobiliers. Dont le bâtiment de la rue d’Angoulême, vendu en 1936 à l’Union Fraternelle de la Métallurgie de la Confédération Générale du Travail (UFM-CGT), dont les effectifs – et en conséquence les moyens -, à la faveur de la mobilisation liée au Front populaire, étaient passés de 10 000 à 250 000 adhérents. La « Maison des métallos » était née.

Elle deviendra un haut lieu du syndicalisme, le siège d’actions politiques, comme l’organisation de l’aide à l’Espagne républicaine, l’entrée dans la Résistance, la lute contre les conflits en Algérie, au Vietnam… On y dispensera aussi des cours d’accouchement sans douleurs…

IMG_4456Mais à l’instar de Couesnon quelques dizaines d’années plus tôt, l’UFM-CGT connaît dans les années 1990 des difficultés financières. Et en 1997, il faut se résoudre à vendre. En raison de la mobilisation des habitants du quartier, on évite alors les solutions rasantes puis bétonnantes des promoteurs, et c’est la mairie de Paris qui au final se rend acquéreur du lieu.

Après des travaux de restructuration réalisés sous la houlette de l’architecte Vincent Broussy, la Maison des métallos revit alors sous forme d’établissement public culturel.

La Maison des métallos propose jusqu'au 28 février une exposition sur le clown "Chocolat".

La Maison des métallos propose jusqu’au 28 février une exposition sur le clown « Chocolat ».

Une salle de spectacle est créée, des expos régulièrement proposées, des espaces de réunions sont mis à disposition (les équipes du Musée de La Poste viennent d’y tenir une Journée « Qualité »), des studios audio et vidéo aussi, un café est ouvert…

Le tout dans une démarche de progrès social et d’ouverture culturelle fidèle aux idéaux des syndicalistes ayant auparavant occupé l’endroit…

Sans-titreEt Couesnon ? Ginette Planson, une ouvrière de la société, a racheté en 1979 une partie des machines d’une unité de production située dans l’Aisne. Et avec des proches, vingt ans plus tard, l’entreprise, alors en liquidation judiciaire.

Aujourd’hui Couesnon vend toujours des instruments de la famille des cuivres : trompette, clairon, trompe de chasse, corne d’appel… Mais pas encore de cor de postillon.

Rodolphe Pays

 

En savoir plus :

http://www.maisondesmetallos.org/prehome

http://www.pgm-couesnon.fr/

 

 

 

La triple vie de Christine, postière, animatrice et randonneuse

Quand sa mère lui disait parfois "Rentre à La Poste, Christine répondait invariablement "Jamais"...

Quand sa mère lui disait parfois « Rentre à La Poste », Christine répondait invariablement « Jamais »…

L’histoire de La Poste, c’est aussi et peut-être surtout celle des postiers. Une histoire qui dure toujours. Riche en activités, en événements, en implications. En don de soi également. Portrait chronologique d’une postière contemporaine.

Christine Husson est postière de longue date. C’est une fille des Yvelines. Une vraie. Définitivement. Et plus précisément, de Meulan. Elle y a fait toute sa scolarité : écoles maternelle, primaire, secondaire…

Petite entorse à cette fidélité géographique viscérale, mais vraiment petite, elle a préparé son bac au lycée Saint-Exupéry – déjà un clin d’œil à La Poste – de Mantes-la-Jolie. C’était en 1976. Et c’était le bac B (on dit ES aujourd’hui).

Son goût pour l’animation de centres de vacances, elle l’a d’abord aiguisé dans les colos qu’elle a fréquentées dès la sortie de l’enfance. Ce ne sera pas indifférent par la suite dans le déroulement de sa carrière. Elle passe aussi du temps à la MJC, puis, un peu poussée par des copains, se soumet – « par curiosité, dit-elle » – aux épreuves du BAFA (brevet d’aptitude à la fonction d’animateur).

Pour valider son "BAFA", Christine a effectué son premier stage à la mairie du VIIème arrondissement, de Paris.

Pour valider son « BAFA », Christine a effectué son premier stage à la mairie du VIIème arrondissement de Paris.

Et comme il fallait valider celui-ci, elle fait alors un stage « opérationnel » à la mairie du VIIème arrondissement de Paris. « On avait des enfants de 3 à 13 ans, dont on avait compris que les parents voulaient un peu se débarrasser durant les vacances de Noël, se souvient-elle, tout n’était pas parfait, mais c’était le début d’une longue aventure, et c’était déjà formateur. »

Après le bac, pas d’études supérieures, « il fallait travailler »… Christine additionne les petits boulots. Passe des concours : Impôts, Banque de France, Poste… « En attendant les résultats, j’ai bossé notamment pour la sécurité sociale des agriculteurs, au bout de 15 jours, je suis partie, c’était vraiment trop galère. »

Christine ne se décourage pas. Elle envoie un courrier à La Poste de Meulan, un autre à la direction de La Poste de Versailles…

"Les femmes de La Poste", une exposition itinérante du Musée de la Poste qui raconte trois siècles de présence des femmes au sein de l'univers postal.

« Les femmes de La Poste », une exposition itinérante du Musée de La Poste qui raconte trois siècles de présence des femmes au sein de l’univers postal.

Il faut dire que La Poste ne lui est pas inconnue. Son grand-père maternel était receveur distributeur… dans les Yvelines. Gazé pendant la Première Guerre mondiale, il décèdera très vite. Son épouse reprendra alors son activité – une disposition sociale prise par l’Administration de l’époque pour ne pas laisser les veuves de guerre dans les difficultés.

La mère de Christine, elle-aussi postière – au central téléphonique de… Meulan -, lui disait parfois « Rentre à La Poste », et Christine répondait invariablement « Jamais ».

Jamais ? « Un jour, Jean-Paul, le facteur, sonne à la porte de la maison, raconte Christine, et me dit que l’on m’attend le lendemain à 7 h à La Poste de Meulan ». C’est ainsi que le 15 juin 1977, Christine signe un contrat d’été en tant que guichetière auxiliaire. Après les grands-parents et la maman, la petite fille…

A l’issue de cette première expérience, toujours pour La Poste, elle obtiendra à trois reprises des contrats de trois mois en tant que vacataire.

Les femmes de La Poste 8C’est durant cette période, qu’elle passe – avec succès – le concours de contrôleur à La Poste. Et le 17 juillet 1978, elle intègre le centre de chèques Paris-Bourseul. « J‘y suis restée un an, précise Christine, et après j’ai été nommée pour deux ans au centre de chèques de Paris-Vaugirard, aujourd’hui devenu – pour quelques mois encore – siège de La Poste ».

Christine aurait préféré intégrer EDF, parce qu’elle pensait à l’époque qu’il était possible d’y associer travail et implication dans des centres de vacances. Mais on lui dit, et elle le constate, que cette alternance professionnelle est également envisageable à La Poste. Elle prend alors des contacts. Et obtient d’être engagée pour les vacances de Noël en tant qu’animatrice saisonnière dans un centre de vacances « PTT ». C’était à Aspres-sur-Buech, dans les Hautes-Alpes. Une première qui était loin d’être une dernière. …

C’est justement à ce moment-là que la Banque de France se manifeste. Pour l’embaucher. Tout de suite et en étant libre de tout engagement par ailleurs. Christine connaît le statut favorable des employés de la Banque de France, mais l’attirance pour l’activité des centres de vacances est la plus forte, elle choisit de rester à La Poste.

Meulan en Yvelines, le "fief" de Christine (sur la carte postale, les hôtels de ville et des postes).

Meulan en Yvelines, le « fief » de Christine (sur la carte postale, les hôtels de ville et des postes).

Comme un aimant, au propre ou au figuré, Meulan l’attire. Elle dépose des « vœux » (demandes de mutation) pour y exercer son activité de postière. Et ça marche. Le 2 novembre 1981, elle doit prendre son service au bureau de poste de la ville.

Mais ça ne tombe pas très bien : parallèlement, elle a programmé un voyage de quelques semaines en Bolivie et au Pérou. Parce que non seulement Christine souhaite s’investir dans le « social », et en particulier dans les centres de vacances, mais elle goûte déjà les expéditions et randonnées personnelles à l’étranger.

Christine Husson2Et depuis pas mal de temps déjà. Ainsi, son premier séjour hors des frontières, c’était en Irlande. Elle n’a alors que 17 ans. L’occasion pour la première fois de sa vie de prendre l’avion. « Il faisait un bruit infernal avec ses hélices », se rappelle-t-elle. C’était un camp d’ado, avec logement sous la tente et activités équestres. « Inoubliable ».

Et Meulan alors, à l’automne 81 ? La Poste accepte finalement de reporter sa mutation de quelques semaines. Elle intègre le bureau en tant que guichetière polyvalente – guichet, service arrière, caisse… Elle y restera de novembre 1981 à octobre 2002.

Plus de vingt ans au cours desquels elles alternera activités postales et investissement dans les centres de vacances de ce qui était encore l’Administration des PTT. En gros 5 mois à la ville et 7 mois aux champs (ou à la montagne, ou au bord de la mer).

846_001Au départ Christine est animatrice, encadre des stages de planches à voile, de voile, de ski… Pour tous les âges. « Les organismes pour lesquels je travaillais dans ce domaine – l’ASSOVAC, l’association de gestion des centres de vacances des PTT, puis l’AVEA, l’association de gestion des vacances des enfants du personnel de La Poste – m’ont formée afin que je sois en mesure d’accompagner et d’épauler au mieux les jeunes. »

L'ASSOVAC, l'association de gestion des centres de vacances des PTT, puis l'AVEA, l'association de gestion des vacances des enfants du personnel de La Poste, deux structures auxquelles Christine Husson a consacré une partie de sa carrière au sein de La Poste.

L’ASSOVAC, l’association de gestion des centres de vacances des PTT, puis l’AVEA, l’association de gestion des vacances des enfants du personnel de La Poste, deux structures auxquelles Christine Husson a consacré une partie de sa carrière au sein de La Poste.

Au plan administratif, en revanche, c’est un peu plus compliqué : il faut gérer les absences de Christine, la remplacer. « Mes collègues animateurs qui travaillaient dans les centres de tri par exemple, ils étaient nombreux dans leur job, leur remplacement posait moins de problème, explique-t-elle, pour moi, en bureau de poste, c’était plus difficile, mais j’ai toujours eu la chance d’avoir des responsables hiérarchiques et des collègues compréhensifs. »

Une bienveillance qui ne réglait pas tout : côté évolution professionnelle, pour Christine ça n’avançait en effet pas beaucoup…

Ca se passait mieux au sein des centres de vacances, où l’on confie assez vite à Christine des responsabilités de sous-directrice puis d’économe.

Des souvenirs de ces années-là, Christine en conserve de très nombreux. Elle a ainsi en tête un séjour dans le Tarn, au centre d’équitation de Roussayrolles. « C’étaient des gamins de 16/17 ans, venant de partout. On était hébergé par un jeune agriculteur d’origine belge. Dans des bâtiments en pierres qu’il avait lui-même retapés. C’était splendide. On était loin de tout. Il y avait une quarantaine de chevaux. Des fêtes dans les villages alentour tous les soirs. »

Elle se souvient aussi de la Toussuire, en Savoie, où elle allait en toutes saisons. « On avait 30 jeunes l’été, un peu mois l’hiver, des 13/14 ans. On faisait des randos en montagne, on dormait sous la tente, dans des refuges. C’était formidable. »

Et la vallée d’Abondance aussi, un peu plus au nord, en Haute-Savoie. « Avec des mômes de partout, Paris, Strasbourg, Dijon… Un endroit merveilleux. »

Sa passion pour les centres de vacances, elle la résume ainsi : « L’intérêt des colos, c’est de sortir de son milieu… et aussi de se dire au retour, on est bien chez soi. Et puis, sans elles, jamais je n’aurais pu pratiquer autant de disciplines sportives comme je l’ai fait pendant toutes ces années. »

Longtemps animatrice, puis sous-directrice et également économe de centres de vacances de La Poste, Christine devient en 2002 permanente de l'AVEA, où elle s'occupera de l'accompagnement et du soutien des directeurs de centres (sur la photo, le centre de vacance d'Urrugne, dans les Pyrénées Atlantiques).

Longtemps animatrice, puis sous-directrice et également économe de centres de vacances de La Poste, Christine devient en 2002 permanente de l’AVEA, où elle s’occupera de l’accompagnement et du soutien des directeurs de centres (sur la photo, le centre de vacances d’Urrugne, dans les Pyrénées Atlantiques).

A partir de 2002, elle est recrutée comme permanente à l’AVEA, au service pédagogique. Fini les déplacements sur le terrain, elle s’occupe désormais de l’accompagnement et du soutien des directeurs de centres de vacances. Elle prend même la direction du service après le départ de la personne qui jusque là occupait le poste. Elle restera à l’AVEA jusqu’en 2008.

Christine passe ensuite un concours de cadre, spécialité « RH Com ». C’est comme cela qu’elle rejoint au siège de La Poste la direction des services partagés (DSP), où elle œuvrera comme gestionnaire RH jusqu’en 2011. « Patrick Pietravalle, à l’époque DRH de cette direction, a cru en moi, il m’a en quelque sorte confié un rôle de facilitatrice, explique Christine, ainsi j’aidais les cadres stratégiques et dirigeants dans leurs missions. »

En 2011, Chistine rejoint le Musée de La Poste en qualité de de responsable des publics.

En 2011, Christine rejoint le Musée de La Poste en qualité de responsable des publics.

En janvier 2011, réorganisation des services, la DSP disparaît. « J’avais vu qu’un job de responsable de la gestion commerciale du public était proposé au musée de La Poste, poursuit Christine, je pensais que ce n’était pas trop pour moi, mais des collègues m’ont convaincue que ce poste pouvait parfaitement me convenir. »

C’est ainsi que, fin mars, elle intègre le musée. « Je n’en savais pas grand-chose, ce que je connaissais surtout, c’était le contact avec le public, se souvient-elle, et j’ai compris que c’était plus facile avec les visiteurs qu’avec les clients… »

Et des clients, faciles ou non, elle en a connu lors de son long séjour au bureau de poste de Meulan. Et des « célèbres ». « Jean-Bedel Bokassa, je l’ai vu deux fois au bureau, il avait un château à proximité, un jour il est venu pour envoyer un télégramme, raconte Christine, mais il n’avait pas assez de monnaie pour payer, une dame lui a proposé de lui donner le complément manquant, il a alors répondu, non je n’accepte pas que vous me donniez cette somme, je vous rembourserai… »

« L’empereur » de Centrafrique ne pénétrait jamais dans le bureau sans que son chauffeur se soit assuré de la présence d’un guichetier ou d’une guichetière disponible pour recevoir sans perte de temps son altesse…

Christine n’a aucun regret concernant sa carrière. « J’ai un CV atypique, dit-elle, j’ai multiplié les expériences. » C’est le moins qu’on puisse dire. Elle a par exemple navigué sur le bateau La Poste lors de la première Whitbread. « C’était dans le cadre d’entraînements pour préparer la course, indique-t-elle, mais ce n’est pas allé plus loin, Daniel Mallé, le skipper, ne voulait pas de femme dans l’équipage pour la course elle-même. » Elle s’est aussi occupée du parcours de la flamme olympique – dont La Poste était l’organisateur officiel – à l’occasion des Jeux Olympiques d’Albertville de 1992.

Dans le privé, ce n’est pas une surprise, Christine fait beaucoup de choses. Elle est membre d’un club de marche, elle s’occupe d’un grand jardin hérité de ses parents, de la jeune fille de sa nièce… Et prépare régulièrement des voyages. « Pour randonner, et de préférence dans des zones plutôt accidentées ou au moins vallonnées », précise-t-elle.

La Russie orientale, une des destinations favorites de Christine.

La Russie orientale, une des destinations favorites de Christine.

C’est près d’une soixantaine de pays qu’elle a ainsi déjà visités. Ses préférés ? La Russie de l’extrême est, avec ses volcans, où l’on y fait du ski et où l’on se baigne ensuite dans des eaux à 37 degrés.

C’est le Burkina Faso aussi, pour les gens, le plus souvent très pauvres, mais d’une gentillesse extrême, avec qui on discute toute la journée, partout… Christine aime aussi la Nouvelle-Zélande, pour sa beauté, la diversité de ses paysages. « Une terre vivante », dit-elle.

« J’aime découvrir les lieux à travers la randonnée », conclut-elle. Elle pense déjà à l’Altaï, entre Mongolie, Russie et Kazakhstan… Mais elle revient toujours chez elle. Dans les Yvelines.

Rodolphe Pays

(photos de Christine Husson : Thierry Debonnaire)

 

 

 

Musée de La Poste : un pigeon au menu de la restauration des collections

FL 175 PAR 11 Pigeon du siège de Paris 1870Les restaurations des objets qui seront présentés à la réouverture du Musée de La Poste vont bon train.

Parmi les dernières en date, celle d’un pigeon achemineur de dépêches lors du siège de Paris de 1870.

Restauratrice de matières organiques, Yveline Huguet enseigne aussi l'entretien du patrimoine à des élèves d'un lycée professionnel parisien se destinant à des métiers d'art.

Restauratrice de matières organiques, Yveline Huguet enseigne aussi l’entretien du patrimoine à des élèves d’un lycée professionnel parisien se destinant à des métiers d’art.

Quand on lui a présenté l’animal pour la première fois, Yveline Huguet l’a de prime abord trouvé « plutôt bien ». Mais à y regarder de plus près, elle a vite constaté qu’il était en fin de compte « pas mal cassé ».

Rien de surprenant au fond, à bientôt 150 ans, la bête – un pigeon voyageur actif au service de la Poste durant le siège de Paris de 1870 – totalise désormais un nombre respectable d’heures de vol. Et a forcément laissé quelques plumes dans les différentes bagarres – aériennes comme sédentaires – auxquelles il a été mêlé.

Indications figurant sous le socle de présentation du pigeon

Indications figurant sous le socle de présentation du pigeon.

Même si les équipes  de conservation successives du Musée de La Poste, depuis plus d’un demi-siècle qu’il figure dans les collections, se sont efforcées de maintenir le volatile dans le meilleur état possible, une cure de rajeunissement s’imposait.

Et compte tenu de la tâche délicate à accomplir, il importait de faire appel aux services d’un professionnel expérimenté. La restauration du pigeon, qui à deux reprises en novembre 1870 est vraisemblablement parvenu à rentrer dans Paris les ailes chargées de « pigeongrammes » – des microfilms reproduisant des milliers de correspondances -, a ainsi été confiée à Yveline Huguet.

POur Yveline Huguer,

POur Yveline Huguer,

Etape préalable pour cette spécialiste du traitement des matières organiques : établir un diagnostic.

« En raison de l’âge de l’animal, des périodes de stockage et d’exposition, des manipulations, il s’est avéré dès les premières constatations que plusieurs soins et réparations étaient à envisager, raconte la restauratrice, le plumage avait souffert, une partie du cou était déchiré et les pattes ainsi que les doigts comportaient d’importantes lésions. »

Le constat posé, il a ensuite fallu déterminer le niveau d’intervention. Retrouver l’authenticité originelle, reconstituer totalement ou partiellement les parties abîmées tout en sauvegardant l’aspect actuel, simplement préserver l’existant… ?

« Lorsqu’il s’agit de travailler sur un spécimen historique comme celui-ci, avec une forte valeur patrimoniale, être trop interventionniste comporte des risques, celui de dénaturer, d’enlever une part de la personnalité de l’animal, de sa charge émotionnelle, explique Yveline, c’est pourquoi, avec la conservation du musée, nous avons opté pour une restauration réparatrice et un embellissement qui régénère sans masquer toutes les marques du temps. »

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Yveline Huguet s’est attachée à préserver les différents cachets apposés sur l’animal : ici, celui de son propriétaire, Edouard Cassiers.

Yveline a ainsi d’abord nettoyé le pigeon. En préférant des opérations « à sec » plutôt que des traitements à base de solvants, qui auraient risqué d’endommager les plumes.

Et elle s’est naturellement attachée à préserver les différents cachets postaux apposés sur l’animal à l’occasion des deux acheminements dont il avait eu la charge : celui de son propriétaire, Edouard Cassiers, colombophile qui a fourni à l’époque de nombreux pigeons, timbre à date du 23 novembre 1870, numéro de série des dépêches transportées…

« J’ai remplacé certaines plumes qui avaient disparu par d’autres prélevées ailleurs sur le corps du pigeon, j’ai aussi colmaté les déchirures, explique Yveline, il a également fallu refixer un doigt qui s’était détaché. » Restait à traiter les couleurs. Celles des pattes, du bec, du tour des yeux. « Pour ce type de besoins, on privilégie plutôt l’aquarelle, indique la restauratrice, et sur le choix des teintes, on se réfère aux modèles que l’on peut trouver notamment sur internet. »

Pour toutes ces opérations, Yveline utilise une multitude d’outils : nébuliseurs, petites éponges pour agripper les poussières, pinceaux de toutes sortes, peignes, brosses… Pas moins de trois journées de travail auront ainsi été nécessaires pour redonner au héros du siège de Paris un peu de sa splendeur. A l’issue desquelles Yveline a un remis un rapport au musée précisant chacune des étapes de son intervention. Un document que le pigeon n’a cette fois pas pris sous ses ailes…

Rodolphe Pays

(Photos Thierry Debonnaire)

Le goût de la découverte

Yveline Huguet a rerstauré pour le LO>Uvre-Lens une momie de crocodile.

Yveline Huguet, à gauche, a restauré pour le Louvre-Lens une momie de crocodile.

Restauratrice de matières organiques, Yveline Huguet redonne de la vie et des couleurs à des animaux aussi différents que les oiseaux, les mammifères, les crustacés, les coquillages, les insectes…

Elle met son savoir-faire au service de musées comme celui du quai Branly ou du Louvre-Lens ou encore de galeries ou de zoos. Sans pratiquer elle-même cette discipline, elle travaille aussi pour des passionnés de taxidermie. Et elle forme par ailleurs des jeunes d’un lycée professionnel parisien aux techniques de l’entretien du patrimoine.

Yveline HuguetSi elle œuvre aujourd’hui dans un environnement qui tient tout à la fois du laboratoire médical et de l’atelier d’artiste, Yveline Huguet n’a pas toujours mené des activités professionnelles sédentaires.

Elle a ainsi d’abord exercé le métier d’infirmière, notamment en Afrique et en Asie. Elle s’est aussi occupée de rapatriement sanitaire. Son goût de la découverte, elle l’a également satisfait en étudiant des langues orientales, puis l’archéologie. Et c’est en 2005 qu’elle a obtenu ses diplômes de restauratrice et démarré une nouvelle aventure.

Transformation du Musée de La Poste : place à la reconstruction

Le numéro 4 de "34 Bd de Vaugirard", le supplément "travaux" de la revue L'Adresse-LeMag, fait le point sur le chantier de tranformation du musée.

Le numéro 4 de « 34 Bd de Vaugirard », le supplément « travaux » de la revue L’Adresse-LeMag, fait le point sur le chantier de tranformation du musée.

Les travaux de transformation du Musée de La Poste se poursuivent : après les opérations de démolition intérieure, la reconstruction est en marche. Le supplément « travaux » de L’Adresse-LeMag fait le point sur l’avancée du chantier.  

Le Musée de La Poste est en travaux… Et ces travaux avancent. Pas encore au point d’être terminés – c’est un chantier considérable -, mais l’année 2016 marquera une étape importante dans la transformation du musée. Lancées en 2015, les premières opérations réalisées, dites de « curage », ont d’abord consisté au retrait des éléments non constructifs (cloisons, parois, revêtements… ) du bâtiment.

SUP4P MAG26 BIS_Page_2SUP4P MAG26 BIS_Page_3En clair, derrière ces termes d’architecte, ce sont les travaux de démolition intérieure qui ont ainsi été opérés ces derniers mois. Ces interventions sont désormais achevées. Et l’année 2016 verra le début de la reconstruction. Les différentes entreprises qui interviendront lors de cette deuxième phase du chantier viennent d’être choisies (les marchés sont actuellement en cours de signature).

SUP4P MAG26 BIS_Page_4Très vite, les installations de chantier (clôture, bungalows, grue… ) nécessaires à son démarrage vont être mises en place. Et les travaux de reconstruction s’enclencher (ils se prolongeront en 2017). Les délais déjà évoqués sont par ailleurs confirmés : la livraison du bâtiment reste programmée pour décembre 2017.

Toutes les informations concernant l’actualité et l’avancée du chantier figurent dans le supplément « travaux » intégré à L’Adresse-LeMag, la publication grand public du musée.

Rodolphe Pays

LeMag 26_Page_1SUP4P MAG26 BIS_Page_1Diffusés par abonnement, « L’Adresse-LeMag » et son supplément « travaux » sont également disponibles à la boutique du Musée de La Poste (21 avenue du Maine, Paris 15ème).

La revue est aussi téléchargeable sur le site internet du musée : http://www.ladressemuseedelaposte.fr/ (rubrique « Focus »).

 

Des street artistes dans la rue : une lapalissade

La transformation du Musée de La Poste est aussi l’occasion d’initiatives originales. Parmi elles, la mise à disposition à des street artistes de la palissade entourant le chantier. A tour de rôle, les artistes sollicités réaliseront pour les passants du boulevard de Vaugirard une fresque s’étendant sur plusieurs dizaines de mètres carrés. Titre de l’exposition : « Ralentir street art ». Rendez-vous à partir de la fin mars…

La plasticienne Nicole Bayle fait don au Musée de La Poste de plus de 700 œuvres de mail art

Parmi les oeuvres de mail art que Nicole Bayle a données au musée figurent de nombreuses créations du graveur dessinateur et éditeur Marc Pessin.

Parmi les oeuvres de mail art que Nicole Bayle a données au musée, figurent de nombreuses créations du graveur, dessinateur et éditeur Marc Pessin.

Les collections du Musée de La Poste viennent de s’enrichir de plus de 700 œuvres de mail art. Toutes ces pièces originales proviennent des archives accumulées pendant des années par l’artiste Nicole Bayle.

Plasticienne, créatrice de tricots géants… , Nicole Bayle est une artiste aux talents multiples. Ses Timbrés de conserve – peintures réalisées à partir d’un timbre collé sur un couvercle de boîte de conserve – ont été exposés en 2011 au Musée de La Poste (le musée s’en est depuis porté acquéreur).

Et ses tableaux comme ses réalisations hors normes de laine sont régulièrement présentées un peu partout en France.

Nicole Bayle fait aussi partie d’un réseau de mail artistes qui communiquent entre eux de longue date. Ce sont plus de 700 de ces lettres originales envoyées par quatre de ses correspondants – dont le graveur, dessinateur et éditeur Marc Pessin – dont elle vient de faire don au musée. « Il s’agit pour le musée d’une acquisition exceptionnelle, se réjouit Chantal Reynaud, chargée de conservation, par son volume, mais aussi et surtout par sa qualité créative et esthétique. »

Autant d’œuvres remarquables qui entrent ainsi dans les collections et pourraient à terme être exposées au public.

Rodolphe Pays

 

Artiste et enseignante

Nicole Bayle devant ses "Timbrés de conserve", exposés en 2011 au Musée de La Poste.

Nicole Bayle devant ses « Timbrés de conserve », exposés en 2011 au Musée de La Poste.

Parisienne d’origine – du XVIIIème arrondissement -, Nicole Bayle vit et travaille à Dieppe, en Normandie, depuis de nombreuses années.

Formée aux arts appliqués, aux arts décos – elle a aussi étudié l’histoire de l’art -, elle a longtemps mené de front son activité de professeur d’arts plastiques et sa carrière d’artiste.

Aujourd’hui retraitée de l’enseignement, elle se consacre exclusivement à ses travaux de plasticienne.    

 


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