Archive pour novembre 2013

Philatélie : Marjane Satrapi à bloc pour la Croix-Rouge

marjane1Le premier timbre français à surtaxe a été émis en 1914 au bénéfice de la Croix-Rouge. Près de cent ans après, La Poste vient d’éditer un bloc-feuillet qui rappelle l’événement. Une création de Marjane Satrapi.

Marjane Satrapi ne se disperse pas, elle possède simplement beaucoup de talents. Peintre, dessinatrice, cinéaste, écrivaine, conceptrice de campagnes de pub, de pochettes de disque… Et désormais créatrice de timbres. C’est elle en effet qui a conçu le bloc-feuillet « Croix-Rouge » disponible dans les bureaux de poste depuis quelques jours. Cette émission précède le centième anniversaire de la commercialisation en France du premier timbre à surtaxe. Un événement philatélique et social qui a eu lieu en août 1914… au bénéfice de la Croix-Rouge.

L’artiste franco-iranienne a traité quatre des cinq timbres du bloc à la manière d’une bande dessinée. En racontant une histoire symbolisant la vocation de la Croix-Rouge : la solidarité pour lutter contre la précarité, la pauvreté et la détresse. De timbre en timbre, dessin après dessin, apparaissent ainsi de nouveaux personnages, des silhouettes de couleurs différentes. Chacune de ces images accompagnée de messages courts qui s’associent et convergent eux-aussi vers la « signature » dont le bloc reprend le nom :  « Ensemble plus forts ». Un titre que n’aurait pas renié Henry Dunant, homme d’affaires humaniste franco-suisse, à l’origine – il y a tout juste 150 ans – de la création de la Croix-Rouge. (RP)

Bloc-feuillet « Croix-Rouge – Ensemble plus forts » de 5 timbres, création Marjane Satrapi, mise en page Aurélie Baras, impression héliogravure, tirage 400 000 exemplaires, en vente 4,90 € (dont 2 € sont reversés à la Croix-Rouge) à l’espace Timbres du Musée de La Poste, ouvert tous les jours de 10 h à 18 h sauf les dimanches et jours fériés, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. :  01 42 79 23 27.

marjane2Marjane Satrapi est née en 1969 à Téhéran. Issue d’une famille de l’aristocratie libérale, elle rejoint à 14 ans le lycée français de Vienne, puis de retour en Iran obtient une maîtrise de communication visuelle. Elle vient en France en 1994 pour y suivre des études à l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Et publie entre 2000 et 2003 les 4 tomes de sa bande dessinée Persepolis (dont elle réalisera en 2007 avec Vincent Paronnaud l’adaptation en long métrage d’animation, lequel recevra le Prix du Jury à Cannes puis deux Césars). En 2010, Marjane Satrapi a adapté son album Poulet aux prunes dans un film qui a été sélectionné en 2011 à la Mostra de Venise. Elle a aussi dessiné la pochette du disque d’Iggy Pop, Préliminaires.

 

Le premier musée Diderot vient d’être inauguré à Langres

did2Langres : son tout nouveau musée consacré à Denis Diderot, son Secrétaire d’Etat aux postes, son ballon monté… Balade en Haute-Marne.

Son plateau rappelle quelques souvenirs de cours de géographie, la source de la Seine d’abord, et pour les collégiens les plus studieux, celles aussi de la Marne et de l’Aube. Les bons élèves gastronomes n’ignorent rien non plus de la qualité de son fromage. Et sa rivalité climatique avec la doubienne Mouthe fait toujours débat : laquelle des deux a droit au titre de ville la plus froide de France ? Mais malgré cette notoriété éparse, Langres demeure discrète, comme un peu à l’écart. D’ailleurs cette sous-préfecture du département de la Haute-Marne, bien qu’intégrée à la région Champagne-Ardenne, est située aux confins de celles de Lorraine, Franche-Comté et Bourgogne. Loin des yeux…

did4Langres la sage, juchée à 500 mètres d’altitude sur un éperon calcaire, cernée de magnifiques remparts, n’est en rien anodine. En premier lieu, parce que Denis Diderot y a vu le jour il y a trois siècles, le 5 octobre 1713. Et la ville fête toute cette année l’événement. Point d’orgue des festivités liées à cet anniversaire, l’inauguration il y a quelques semaines de la Maison des Lumières Denis Diderot, un remarquable musée consacré au philosophe (le seul en France qui lui soit dédié), au XVIIIème siècle et aux Lumières. Installées sur trois niveaux dans un hôtel du 16ème siècle – doté de tous les dispositifs environnementaux -, ses huit salles retracent la vie du philosophe et de ses précurseurs et détaillent le mouvement et l’influence des Lumières en France, en Europe et ailleurs dans le monde.

L’encyclopédie, l’œuvre majeure de Diderot, occupe à elle seule deux de ces salles. Dans la première, les 35 volumes de l’édition originale – 20 millions de mots, 72 000 articles – sont présentés. « Il ne s’agissait pas seulement de montrer les couvertures et les tranches de ces ouvrages historiques, explique Olivier Caumont, le conservateur du musée, l’idée, c’est aussi que les visiteurs puissent apprécier leur contenu, c’est pourquoi nous en exposons en permanence qui sont ouverts. » Aux murs, des frises précisent les grandes dates de la réalisation de l’encyclopédie, une somme de travail colossale qui s’est étalée sur plus de trente années, de 1745 à 1776.  L’autre salle consacrée à l’encyclopédie évoque tous ceux qui y ont contribué. Voltaire, pour ce qui concerne l’esprit, Rousseau pour la musique, l’économie politique, D’Alembert, pour les mathématiques…

did3Les relations de Diderot avec sa ville de naissance et de jeunesse, son arrivée à Paris, son lien avec les arts (ses écrits, « drames bourgeois », essais sur la peinture, les couleurs… ), le monde au temps des Lumières sont aussi évoqués au fil d’un parcours très riche en documents, œuvres, lettres, objets et documents (plus de 250 au total). « Avec ce musée, notre ambition est bien sûr de présenter Diderot, ses contemporains, le mouvement des Lumières auquel le philosophe a grandement participé, indique Didier Loiseau, le maire de Langres, et l’objectif est aussi d’amener le visiteur à construire sa propre perception du XVIIIème siècle. »

Langres, c’est donc Diderot. Et c’est aussi Léon Mougeot. Natif de Montigny-le-Roi, un village tout proche, Léon Mougeot a en effet été maire de Langres de 1888 à 1898. Mais aussi Secrétaire d’Etat aux postes et télégraphes de 1898 à 1902. Sous son autorité, la Poste va connaître plusieurs évolutions importantes. C’est lui notamment qui fait rénover le réseau des boîtes aux lettres, en introduisant un modèle « vert-bronze » en fonte signalant l’avancement des tournées quotidiennes (boîtes communément désignées depuis sous l’appellation « Mougeottes »). Une petite révolution. C’est aussi lui qui encouragera – par des indemnités – l’achat et l’entretien de vélos  pour les facteurs. Une autre petite révolution… qui dure toujours.

Mais les liens de Langres avec la Poste ne s’arrêtent pas là. C’est à Montigny-le-Roi, la patrie de Mougeot, qu’atterrira l’un des 67 ballons postaux expédiés de Paris vers la province lors du siège de la capitale par les Prussiens l’hiver 1870/1871. C’était le 23 novembre. A bord, un aérostier, Ferdinand Gilles, 460 kg de courrier… et 6 pigeons voyageurs. Pour autant, pas un de ces courriers parvenus par les airs ne pouvait cependant alors être affranchi d’un timbre à l’effigie de Diderot. Et pour cause, la première vignette dédiée au philosophe ne sera émise qu’en 1958. D’autres suivront, en France comme à l’étranger. L’une d’elles est illustrée d’un portrait de Diderot peint par Louis-Michel Van Loo. Une œuvre exposée à la Maison des Lumières Denis Diderot. (RP)

L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Plus d’infos sur le musée Diderot de Langres : http://www.langres.fr/la-maison-des-lumieres-denis-diderot-174

Ménégol expose et dédicace ses dessins cette fin de semaine au Musée de La Poste

menegol2Le dessinateur Ménégol publie régulièrement le Dessin de la semaine sur le site lefigaro.fr. Il sera vendredi et samedi au Musée de La Poste pour dédicacer un ouvrage reprenant près d’une centaine de ces dessins d’actualité. Et il exposera également quelques dizaines de ses oeuvres.

Voilà déjà trois ans que Ménégol croque l’actualité pour lefigaro.fr. A raison de 1 à 3 dessins par semaine. Sur tous les thèmes : la politique française et internationale, le sport (avec une petite faiblesse pour le foot), l’éducation, les faits divers, internet… Des sujets qu’il aborde avec un regard aiguisé, toujours beaucoup de pertinence et une malice permanente. Et en toute liberté.

« Je navigue sur le site, je choisis un sujet qui m’intéresse particulièrement ou à propos duquel me vient une idée, explique le dessinateur, et j’envoie une esquisse à la rédaction, qui donne quasiment toujours son feu vert pour que je réalise au propre le dessin. » Plusieurs de ses travaux publiés sur lefigaro.fr ont aussi été sélectionnés par les invités de l’émission On n’est pas couché de Laurent Ruquier (diffusée en deuxième partie de soirée le samedi sur France 2). Une quinzaine de ses dessins est ainsi passée à l’antenne ces derniers mois.

A chaque rentrée, Ménégol édite un ouvrage qui reprend une partie des dessins qu’ils a créés pour lefigaro.fr au cours de l’année écoulée. La troisième « saison » – près d’une centaine de dessins – vient ainsi de paraître (préfacée par Natacha Polony). Et c’est au Musée de La Poste que le dessinateur a décidé de dédicacer son ouvrage vendredi et samedi qui viennent. Au-delà de cette séance de signatures, l’artiste a aussi voulu exposer un certain nombre d’agrandissements de dessins extraits du livre. Comment bien commencer la fin de semaine qui approche ? En partageant au Musée de La Poste l’humour sarcastique et jamais méchant de Ménégol… (RP)

« Les moments chauds de l’année », d’Olivier Ménégol, dédicaces du livre et exposition de dessins de l’artiste, vendredi 8 et samedi 9 novembre, de 10 h à 20 h, Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Pour mieux connaître le travail de Ménégol : http://www.ledessindelasemaine.fr/


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