Archive pour novembre 2013

Un timbre dessiné et gravé par André Lavergne pour les 50 ans de l’Ordre national du Mérite

merite1L’Ordre national du Mérite a été institué il y cinquante ans. La Poste émet pour l’occasion un timbre qui rend en particulier hommage au grade de Chevalier.

Malgré sa notoriété et son prestige, l’Ordre national du Mérite n’arrive qu’en quatrième position dans l’ordre protocolaire de port des principales décorations françaises. Derrière l’Ordre de la Légion d’honneur, celui de la Libération et la Médaille militaire. Institué le 3 décembre 1963 par le général de Gaulle, l’Ordre national du Mérite récompense les mérites « distingués », militaires (d’active et de réserve) ou civils, rendus à la nation française.

Un nouvel Ordre qui vient alors remplacer une quinzaine d’ordres ministériels et coloniaux (dont celui du Mérite postal). Et dont la création revalorise l’Ordre national de la Légion d’honneur, créé par Napoléon Bonaparte en 1802 pour récompenser les mérites cette fois « éminents ». L’Ordre national du Mérite comprend trois grades (Chevalier, Officier et Commandeur) et deux dignités (Grand officier et Grand-Croix).

Le décret de création de l’Ordre national du Mérite présente la particularité notable de porter la signature de trois présidents de la République française. Il est en effet signé du président Charles de Gaulle, de Georges Pompidou, alors Premier ministre et de Valéry Giscard d’Estaing, ministre des Finances de l’époque.

merite2La conception de l’insigne fut confiée à Max Leognany, un graveur de l’Administration des Monnaies et Médailles. Celui-ci est constitué d’une étoile à six branches doubles émaillée bleu. Et est surmonté d’une bélière (anneau de suspension) formée de feuilles de chênes entrecroisées.

Pour le cinquantième anniversaire de l’institution de l’Ordre national du Mérite, La Poste vient d’émettre un timbre, dessiné et gravé par André Lavergne, dont le visuel reprend la médaille du grade de Chevalier. (RP)

Timbre « Ordre national du Mérite », dessin et gravure André Lavergne, imprimé en taille-douce à 48 timbres par feuille, tirage 1,2 million d’exemplaires, valeur faciale 0,63 €, disponible à l’espace Timbres du Musée de La Poste, ouvert tous les jours de 10 h à 18 h sauf les dimanches et jours fériés, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. :  01 42 79 23 27.

 

 

Philatélie : Marjane Satrapi à bloc pour la Croix-Rouge

marjane1Le premier timbre français à surtaxe a été émis en 1914 au bénéfice de la Croix-Rouge. Près de cent ans après, La Poste vient d’éditer un bloc-feuillet qui rappelle l’événement. Une création de Marjane Satrapi.

Marjane Satrapi ne se disperse pas, elle possède simplement beaucoup de talents. Peintre, dessinatrice, cinéaste, écrivaine, conceptrice de campagnes de pub, de pochettes de disque… Et désormais créatrice de timbres. C’est elle en effet qui a conçu le bloc-feuillet « Croix-Rouge » disponible dans les bureaux de poste depuis quelques jours. Cette émission précède le centième anniversaire de la commercialisation en France du premier timbre à surtaxe. Un événement philatélique et social qui a eu lieu en août 1914… au bénéfice de la Croix-Rouge.

L’artiste franco-iranienne a traité quatre des cinq timbres du bloc à la manière d’une bande dessinée. En racontant une histoire symbolisant la vocation de la Croix-Rouge : la solidarité pour lutter contre la précarité, la pauvreté et la détresse. De timbre en timbre, dessin après dessin, apparaissent ainsi de nouveaux personnages, des silhouettes de couleurs différentes. Chacune de ces images accompagnée de messages courts qui s’associent et convergent eux-aussi vers la « signature » dont le bloc reprend le nom :  « Ensemble plus forts ». Un titre que n’aurait pas renié Henry Dunant, homme d’affaires humaniste franco-suisse, à l’origine – il y a tout juste 150 ans – de la création de la Croix-Rouge. (RP)

Bloc-feuillet « Croix-Rouge – Ensemble plus forts » de 5 timbres, création Marjane Satrapi, mise en page Aurélie Baras, impression héliogravure, tirage 400 000 exemplaires, en vente 4,90 € (dont 2 € sont reversés à la Croix-Rouge) à l’espace Timbres du Musée de La Poste, ouvert tous les jours de 10 h à 18 h sauf les dimanches et jours fériés, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. :  01 42 79 23 27.

marjane2Marjane Satrapi est née en 1969 à Téhéran. Issue d’une famille de l’aristocratie libérale, elle rejoint à 14 ans le lycée français de Vienne, puis de retour en Iran obtient une maîtrise de communication visuelle. Elle vient en France en 1994 pour y suivre des études à l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Et publie entre 2000 et 2003 les 4 tomes de sa bande dessinée Persepolis (dont elle réalisera en 2007 avec Vincent Paronnaud l’adaptation en long métrage d’animation, lequel recevra le Prix du Jury à Cannes puis deux Césars). En 2010, Marjane Satrapi a adapté son album Poulet aux prunes dans un film qui a été sélectionné en 2011 à la Mostra de Venise. Elle a aussi dessiné la pochette du disque d’Iggy Pop, Préliminaires.

 

Les fêtes de fin d’année se préparent aussi à la boutique du Musée de La Poste

noel2013-1Le compte à rebours est lancé, Noël c’est désormais dans moins d’un mois. Cadeaux, cartes de voeux, décorations, la boutique du Musée de La Poste est déjà en fête. Et il reste même encore quelques calendriers de l’Avent.

A Paris, les Champs-Elysées sont illuminés depuis la semaine dernière, à Lyon, à Marseille et partout en France, les guirlandes électriques sont aussi installées, les sapins dressés. Quant aux grands magasins, voilà déjà plusieurs jours qu’ils ont fini d’aménager leurs traditionnelles vitrines (peut-être cette fois plus ludiques et moins marchandes que d’habitude). Et celles de la boutique du Musée de La Poste regorgent également d’une multitude de cadeaux, d’articles de décorations, de cartes de vœux…

« Commenoel2013-2 chaque année, il y en a pour tous les goûts, indique Bruno Pattou, le responsable commercial du musée, et nous nous efforçons de proposer au public de jolis objets originaux et de qualité. » Comme les gros Père Noël en laine qui semblent tout droit arrivés de Finlande ou encore les plantureuses boules bleues, rouges et dorées à accrocher au sapin (la boutique propose aussi une large gamme de petits anges, de cœurs, de clochettes pour décorer le sapin) ou aux lustres.

Des sapins, il y en a également, des discrets, de plus grands, aux tons chauds, en bois, en lamelles… Et puis des crèches en bois sculpté, des petites églises, des autocollants – étoiles, rennes, flocons… – à coller sur les vitres. Sans oublier quelques calendriers de l’Avent encore disponibles (et à moitié prix… ). Les fêtes de fin d’année, ça se prépare aussi au Musée de La Poste. (RP)

La boutique du Musée de La Poste, ouverte tous les jours de 10 h à 18 h sauf les dimanches et jours fériés, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. :  01 42 79 23 27.

 

Projection mardi du documentaire de Laurent Véray « La Cicatrice, une famille dans la grande guerre »

La famille Résal : les enfants, de g. à dr. Mériel, Salem, Younès, Chérifa, Paul et Louis; au premier plan, les parents, Julie et Eugène.

La famille Résal : les enfants, de g. à dr., Mériem, Salem, Younès, Chérifa, Paul et Louis; au premier plan, les parents, Julie et Eugène.

Les soirées cinématographiques se suivent et se ressemblent au Musée de La Poste. Après la projection la semaine dernière du long métrage « Le discours d’un roi », une nouvelle séance est programmée demain mardi : un film documentaire de Laurent Véray intitulé « La Cicatrice, une famille dans la grande guerre ».

S’il ne s’agit pas cette fois d’une fiction mettant en scène des personnages publics, c’est cependant un documentaire intimement lié à l’histoire qui est proposé aux visiteurs du Musée de La Poste ce mardi. Ce document exceptionnel de 52 minutes de Laurent Véray, professeur d’études cinématographiques à la Sorbonne et membre de l’Institut de recherches sur le cinéma et l’audiovisuel, traite en effet de la « Grande guerre » à travers la correspondance d’une famille française.

Fondé sur les innombrables courriers et photos échangés durant toute la durée du conflit entre les huit membres de la famille Résal – les parents, et leurs six enfants mobilisés à divers titres -, le film permet aussi de documenter la « grande histoire ». Au-delà des épreuves subies par cette famille anticonformiste (ingénieur affecté en Tunisie, le père, tombé sous le charme de la culture du pays, a par exemple souhaité avec son épouse donner des prénoms arabes à ses quatre premiers enfants) et lettrée, la richesse de la matière mise au jour permet aussi de mieux appréhender la vie de la France à cette époque. Laurent Véray a ainsi choisi de montrer l’événement historique dans ses rapports entre l’intime (notamment la mort au front de Younès, l’un des quatre garçons) et le collectif.

La famille Résal a échangé des milliers de lettres et de photos. Une pratique épistolaire qui était aussi largement partagée. Chaque jour en effet, les poilus envoyaient en moyenne à leurs familles 4 millions de lettres. Et en recevaient 3 millions. Des échanges que la poste s’efforçait au mieux d’accompagner. Y compris en embauchant des femmes venues remplacer les hommes partis au front.  (RP)

« La Cicatrice, une famille dans la grande guerre », un documentaire de Laurent Véray (réalisé avec le soutien de la Fondation La Poste), mardi 26 novembre, 20 h, auditorium du Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Réservation au 01 42 79 24 24. Entrée libre en fonction des places disponibles.

Présenté en avant-première au Musée de La Poste, le film devrait être diffusé dans les mois qui viennent sur France 3.

 

A ne pas manquer : « Le discours d’un roi » projeté ce vendredi à 17 h au Musée de La Poste

semainehandicap1Séance ciné exceptionnelle au Musée de La Poste ce vendredi : le film de Tom Hooper « Le discours d’un roi » sera diffusé en fin d’après-midi. Deux heures d’émotion à voir ou à revoir.

En 2010, le réalisateur britannique Tom Hooper tourne son deuxième long métrage, « Le discours d’un roi ». Un coup de maître. Le film fera le tour du monde et recevra une multitude de prix, dont pas moins de quatre Oscars en 2011 (meilleurs film, réalisateur, scénario et acteur). Alors qu’il approche la quarantaine, Tom Hooper, après une première œuvre consacrée au joueur et entraîneur anglais de football Brian Clough (auquel le portugais José Mourinho est aujourd’hui souvent comparé), accède ainsi à une notoriété exceptionnelle.

Le film raconte comment le roi d’Angleterre Georges VI parvient avec l’aide d’un orthophoniste australien atypique à surmonter le lourd bégaiement dont il souffre. Après des années d’effort, de travail, mais aussi de doute et parfois même de désespoir, le monarque parviendra en effet à maîtriser son handicap. Une victoire sur lui-même qui se manifestera notamment lors du discours radiophonique qu’il tiendra à son peuple en septembre 1939 pour annoncer l’entrée en guerre du Royaume-Uni. Une séance à ne pas manquer. (RP)

« Le discours d’un roi », de Tom Hooper, avec Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham-Carter, vendredi 22 novembre, 17 h, auditorium du Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24. Entrée libre en fonction des places disponibles.

 


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