Archive pour juillet 2013

Nocturne gratuite demain jeudi au musée de La Poste

paques2C’est nocturne demain au musée de La Poste. Comme chaque premier jeudi du mois, le musée fermera ses portes  à 20 h au lieu de 18 h les autres jours. Et raison de plus d’en profiter : cette nocturne est exceptionnellement gratuite.

La nocturne du jeudi au musée de La Poste ? Une belle occasion de voir ou revoir Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau, la grande exposition actuellement proposée par le musée. Près de 170 œuvres des deux artistes – tableaux, sculptures, objets peints… – y sont présentés. Avec en fil rouge de l’accrochage, des extraits de l’abondante correspondance qu’ont entretenue les deux hommes vingt ans durant. Une sélection de ces lettres figure ainsi dans plusieurs vitrines et des écouteurs à la disposition du public permettent aussi d’avoir accès à des lectures enregistrées de nombre de ces courriers.

Autre expo à voir ou revoir au musée : celle consacrée aux dessins d’Antoine Chereau. Un moment de franche détente assuré avec ses 70 dessins de presse réalisés pour le site intranet de La Poste sur des thèmes aussi divers que les vacances, le développement durable, le rallye des Gazelles… Et avec en prime, un film qui raconte les différentes étapes de réalisation de ces œuvres malicieuses et sarcastiques.

Et puis il y a aussi les collections du musée : 11 salles qui retracent l’histoire de La Poste et de la France, du Moyen-Age à nos jours. Courriers du roi, malles-postes, facteurs ruraux, télégraphe, timbres, chemin de fer, Aéropostale… Un parcours historique prolongé par 3 salles consacrées à l’art postal et philatélique. Et agrémenté par les objets insolites de Plonk & Replonk… C’est demain de 18 h à 20 h. Bon début de soirée au musée de La Poste.

La « nocturne du mois », jeudi 1er août, de 18 h à 20 h, entrée libre, L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Philatélie : vivement la rentrée

RF Feuillet carnet Patrimoine 2Avec la sortie de la nouvelle Marianne en juillet – et sans oublier les hommages rendus en août à Gaston Doumergue et Pierre-Georges Latécoère -, l’été philatélique ne connaît pas de trêve. Et la rentrée s’annonce tout aussi passionnante. Et particulièrement prolifique.

Plus d’une trentaine d’émissions de timbres sont programmées en septembre. Dès le 5, un timbre commémorant le dixième anniversaire de la « loi Aillagon » relative au mécénat sera ainsi disponible. Une manière de rappeler l’importance de cette loi dans le développement du mécénat d’entreprise et de la philanthropie individuelle en France. Et, comme pour illustrer le propos, dès le lendemain La Poste émet deux carnets de 12 timbres liés au patrimoine et à l’architecture. L’un, dans la série « La France comme j’aime », célèbre les maisons de personnages illustres (Buffon, George Sand… ), les châteaux (Carcassonne, Carrouges… ) et l’archéologie (villa gallo-romaine, mosaïques… ). L’autre est le second volet d’un carnet consacré à l’art gothique en 2011. Il est illustré  d’œuvres d’art religieux et civil et d’objets et d’enluminures conservés en France (Louvre, Cluny… ).

Il est aussi un peu question d’architecture dans le timbre qui sera émis le 13 septembre. Celui-ci marque en effet le centenaire de la création de la direction de la police judiciaire… et de son adresse mythique, le 36 quai des Orfèvres. Un bâtiment construit entre 1875 et 1880 à l’emplacement de l’ancien hôtel du premier président de la Cour d’appel de Paris.

Fin septembre, des timbres et un bloc rendront hommage à des personnalités qui ont marqué l’histoire dans leur domaine : Alexandre Yersin, le bactériologiste découvreur notamment – en 1894 – du bacille de la peste (une émission commune France/Vietnam imprimée en taille-douce) ; Théodore Deck, le céramiste alsacien rendu célèbre par la mise au point d’une couleur bleu-turquoise, le « Bleu Deck », qui décore ses oeuvres ; Roland Garros, l’aviateur originaire de La Réunion, le premier à avoir traversé la Méditerranée (il a relié Fréjus à Bizerte, en Tunisie, le 23 septembre 1913 ) ; et le peintre Georges Braque, disparu il y a cinquante ans (le bloc émis reproduit deux tableaux de l’artiste, Le Guéridon et Salon peint).

Et fin septembre, à l’occasion de l’Année européenne des droits des citoyens, un timbre de service « Conseil de l’Europe, éducation à la citoyenneté démocratique » clôturera cette belle rentrée philatélique. (RP)

Le panorama des timbres français (salle 10 des collections permanentes) et l’espace Timbres de L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Peinture, littérature, dessins de presse, histoire, Plonk et Replonk… : c’est au musée de La Poste et c’est tout l’été

affchaissVous n’êtes pas encore parti, vous êtes déjà rentré, vous ne bougez pas… Vous êtes jeune, vous ne l’êtes plus… Vous avez des enfants, des neveux… De la famille vous a rejoint, des amis vous rendent visite…  Le musée de La Poste se tient prêt tout l’été – à l’exception du blog qui s’éclipse ce soir pour une dizaine de jours – à vous accueillir, vous et vos proches.

Et il y en a pour tous les goûts, mais pas tous les coûts (qui restent raisonnables). Les amateurs de peinture et de littérature pourront tout à loisir profiter de la grande exposition consacrée aux peintres et néanmoins écrivains Gaston Chaissac et Jean Dubuffet. Un accrochage qui réunit près de 170 œuvres des deux artistes associées à leurs textes écrits ou enregistrés.

Ceux qui ne manquent pas d’humour devront aussi passer par la salle 15 du musée, où une petite expo de grands dessins réalisés pour La Poste – mais pas postalo-postaux pour autant – par Antoine Chereau est présentée. Développement durable, vacances, rallye des Gazelles… , Chereau croque tout ce qui lui tombe sous la dent…  Et puis, il y a les collections permanentes. Onze salles qui racontent l’histoire de La Poste, de l’Antiquité à nos jours. Et donc forcément aussi l’histoire de la France.

Cerise sur le gâteau : ces collections sont parsemées d’objets, de documents et de photos réalisés par les joyeux et iconoclastes Plonk & Replonk. Pour garder en mémoire la visite, il y a plein de souvenirs à la boutique (et ce sont encore les soldes jusqu’à la fin du mois). Et pour écrire un mot à sa famille ou ses amis, il y a toutes les cartes postales possibles et tous les plus beaux timbres sur place. Bonne visite…

C’était difficile de lui refuser, mais le blog du musée a souhaité ardemment s’éloigner de Paris quelques jours. Ne lui en voulez par trop, il sera de retour à la fin du mois. Bonne visite du blog quand même, il y a sûrement des papiers – sur tout un tas de sujets – que vous n’avez pas encore lu… (RP)

L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Avec le temps… on ne l’oublie pas : Léo Ferré est parti il y a vingt ans

Vingt ans déjà que Léo Ferré a tiré sa révérence. Un jour de 14 juillet, quelque part en Toscane. Les postes française et monégasque lui ont rendu hommage en émettant des timbres à son effigie. Léo, c’est toujours extra…

Bloc-feuillet "Artistes de la chanson", graphisme Aurélie Baras, photo de Léo Ferré par Patrick Ullman. En médaillon en bas, timbre de Monaco de 2004, dessin de Blaise Devissi.

Bloc-feuillet « Artistes de la chanson », graphisme Aurélie Baras, photo de Léo Ferré par Patrick Ullman. En médaillon en bas, timbre de Monaco de 2004, dessin de Blaise Devissi.

Les célébrations officielles, la catastrophe ferroviaire de Brétigny sur Orge, Le Tour de France, l’émission du nouveau timbre Marianne ont le plus souvent occulté le rappel d’un anniversaire : Léo Ferré est mort il y a 20 ans, le 14 juillet 1993. En une sorte de dernier pied de nez, d’ultime provocation, l’insoumis s’en est allé le jour de la fête nationale française. Comme tournant le dos une fois de plus, et définitivement, aux conventions, aux institutions, à l’ordre…

Né au carrefour de plusieurs frontières (à Monaco, où son père était le directeur du personnel du casino de la principauté), Ferré n’en a jamais eu le goût. S’il s’est éteint (en Toscane, où il était installé depuis près de vingt ans) au moment d’une commémoration patriotique, il avait aussi vu le jour à une date anniversaire marquante, un 24 août (1916), le jour de la Saint-Barthélemy…

Léo Ferré s’est intéressé très tôt à la musique. Dès l’âge de sept ans, il est soprano au sein de la chorale de la cathédrale de Monaco. A quatorze ans, il compose le Kyrie d’une messe à trois voix… Il passera tout de même un diplôme en sciences politiques, mais sa vie se confond avec la musique. Poète, musicien, auteur, compositeur, Léo Ferré a touché des générations très différentes, celles de l’après-guerre (il travaille notamment avec Jean-Roger Caussimon) jusqu’à celles des années 1960 et 1970 (en 1969 la chanson « C’est extra » élargit considérablement son audience auprès des jeunes) où il expérimente aussi le rock anglo-saxon.

En 2001, La Poste a émis un bloc-feuillet consacré à six artistes de la chanson française, dont Léo Ferré. Créé par la graphiste Aurélie Baras, le bloc  fait également apparaître Barbara, Michel Berger, Dalida, Claude François et Serge Gainsbourg. La poste de Monaco a elle aussi rendu hommage au chanteur de l’amour et de l’anarchie, en sortant en 2004 un timbre « Léo Ferré » dessiné par Blaise Devissi. Et le 1er décembre prochain, Monaco émettra à nouveau un timbre dédié à Léo Ferré à l’occasion de la grande bourse internationale qui se déroulera ce jour-là dans la principauté. Vingt après, c’est toujours extra… (RP)

Le panorama des timbres français (salle 11 des collections permanentes) et l’espace Timbres, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème.

« Marianne de la Jeunesse » : pour la gravure, Elsa Catelin n’a point son pareil

Autoportrait d'Elsa Catelin. En haut à droite, le poinçon de la "Marianne Lettre verte".

Autoportrait d’Elsa Catelin. En haut à droite, le poinçon de la « Marianne Lettre verte ».

Le blog l’évoquait hier, la Marianne du quinquennat, voulue par le Président de la République « Marianne de la Jeunesse », a été dessinée par Olivier Ciappa. Et elle a aussi été gravée par Elsa Catelin. Rencontre avec une belle artiste. 

La relation d’Elsa Catelin avec la Marianne dévoilée le 14 juillet avait pourtant démarré par une petite déception. Celle de ne pas avoir eu son dessin retenu à l’issue du concours organisé en vue de l’émission de ce nouveau timbre de la République. Quinze autres projets avaient ainsi été sélectionnés en début d’année par un jury d’experts. Et trois d’entre eux, choisis mi-mars par des élèves d’une trentaine de classes de toutes les académies, avaient ensuite été soumis au Président de la République, à qui revenait la décision finale.

Et c’est la Marianne dessinée par Olivier Ciappa  – et David Kawena, son double imaginaire…  – qui l’a emporté (une large majorité des jeunes sollicités s’était aussi prononcée en faveur de ce projet). C’est à ce moment que le léger désappointement initial d’Elsa s’est envolé. « Dès la décision prise, on m’a annoncé que la gravure de cette nouvelle Marianne me serait confiée, raconte-t-elle, j’étais super contente, ça venait récompenser pas mal de travail et d’expérience accumulés depuis déjà des années. »

Titulaire d’une licence d’arts plastiques et diplômée des métiers d’art en gravure de l’école Estienne, Elsa a en effet été recrutée par Phil@poste en 2004. Et y a gravé pas moins de 70 timbres pour la France et l’étranger. « Une opportunité comme ça, c’est rare, et c’était pour moi un gros enjeu, explique Elsa, du coup la pression est vite montée, la mienne et celle de toute l’équipe de Phil@poste. » Quand elle a vu pour la première fois le dessin d’Olivier Ciappa, elle s’est un peu tranquillisée. « C’est un tracé très clair, très dessiné, se souvient-elle, j’ai compris tout de suite que sa gravure pourrait se faire sans difficultés majeures. »

Défi supplémentaire cependant, Elsa a dû graver deux poinçons (les plaques de métal utilisées pour les impressions « taille-douce » sur lesquelles sont reproduits en creux – et inversés – les dessins) : l’un pour la Marianne « Lettre prioritaire » et un autre un peu différent pour la « Lettre verte » (photo médaillon). « J’ai mis 5 jours pour chacun d’eux, à raison de 7 à 8 heures de travail quotidien, indique Elsa, entrecoupées de fréquentes visites de responsables pour voir si tout allait bien ». Et tout est allé bien.

De même pour la mise en page des produits dérivés (souvenir, document et gravure philatéliques… ) dont la création lui a également été confiée. Elsa n’en a pas tout à fait terminé avec la Marianne. Elle travaille déjà sur une déclinaison de la Marianne verte – sur le thème de l’air – qui sera émise à l’occasion de la prochaine Fête du timbre, les 12 et 13 octobre prochains. Et de déception, il n’y a désormais plus trace…  (RP)

Le timbre « Marianne » et toutes ses déclinaisons sont disponibles à l’espace Timbres de l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 23 83.


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