Archive pour février 2014

Expo « La tête dans les nuages » : Mi-Hyun Kim fait se rencontrer les brumes d’orient et d’occident


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L’exposition du Musée de La Poste La tête dans les nuages accueille des œuvres de cinq artistes. Parmi elles, des photos de Mi-Hyun Kim. La créatrice coréenne, installée à Paris depuis le milieu des années 1980, invite ainsi à une balade dans les montagnes jaunes de Chine et près des volcans d’Islande. Elle raconte…

« J’ai longtemps fait des photos de nature morte. Des fruits, des légumes… Les photos de paysages, je me suis mis à en faire à la fin des années 2000, à l’occasion d’un voyage dans le Huangshan, les montagnes jaunes de Chine. C’était au départ un séjour d’agrément, dans une région célèbre pour ses pins parasols, ses roches immenses et étranges, ses sources d’eau chaude et ses brumes fréquentes. Avec les autres personnes qui étaient sur place, on a entendu comme une rumeur venue d’une vallée voisine. Et très vite, des brumes sont arrivées et se sont dispersées autour de nous.

Les gens étaient émerveillés, parlaient, s’exclamaient, manifestaient leur émotion, certains priaient… Nous produisions ainsi à notre tour la même rumeur que celle que nous avions entendue auparavant, et qui provenait elle aussi d’un groupe de visiteurs saisis par la beauté et la magie du lieu. J’ai fait plein de photos, certaines d’entre elles sont présentées dans l’exposition La tête dans les nuages.

Paysage, en Chine, c’est un mot associé aux montagnes et à l’eau. Après le Huangshan, j’ai eu envie de continuer à travailler avec ces éléments. Et créer une sorte de rencontre entre l’orient et l’occident. J’ai alors décidé d’aller en Islande, photographier les sources d’eau, les volcans, la neige… Là-bas aussi, ça a été un émerveillement. Des clichés de ce travail figurent également au sein de l’exposition.

Depuis, je suis retourné à mes premières amours, les natures mortes, montrer l’essence des choses, des réalisations très picturales. Et je travaille aussi sur des projets différents, comme par exemple montrer des ambiances de nuit parisienne… » (Propos recueillis par Rodolphe Pays)

mihyunkimportraitMi-Hyun Kim est née à Séoul en 1962. Parallèlement à ses études de sciences, elle s’intéresse au cinéma, rêve d’en faire à Paris. Elle suit alors des cours dans une école de cinéma, et dans ce cursus prend aussi des cours de photo. Et elle trouve sa voie : la jeune femme indépendante, peu soucieuse de contrainte, décide que les appareils photo sont les instruments de liberté qui lui conviennent. Les clichés qu’elle présente au sein de l’exposition « La tête dans les nuages » ne la démentent pas. Elle a publié plusieurs ouvrages aux éditions Trans Photographic Press. Et la galerie Baudouin Lebon, dans le 3ème arrondissement de Paris, expose régulièrement ses travaux.

L’exposition « La tête dans les nuages », jusqu’au 18 mai, une exposition du Musée de La Poste – soutenue par Météo France – accueillie en résidence artistique au Musée du Montparnasse, Chemin du Montparnasse, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Ouvert tous les jours (sauf le dimanche) de 13 h à 18 h. Entrée libre.

 

 

Biathlon : Martin Fourcade vainqueur d’une épreuve issue d’une tradition millénaire



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Le biathlon est sport olympique depuis plus de cinquante ans. Il prolonge une tradition millénaire pratiquée par les chasseurs, les militaires… et dans une certaine mesure les facteurs.   

Le français Martin Fourcade (à droite sur la photo) a remporté aujourd’hui la médaille d’or – première médaille tricolore des Jeux Olympiques de Sotchi – de l’épreuve de poursuite de biathlon. Arrivé en troisième position, derrière le tchèque Ondrev Moravec, Jean-Guillaume Béatrix (à gauche) obtient la médaille de bronze et permet ainsi à la France de réaliser un doublé.

sotchibiathlonUn timbre émis à l’occasion de ces jeux rend notamment hommage aux épreuves de biathlon. En 2006, à l’occasion des Jeux d’hiver de Turin, La Poste avait également sorti une vignette évoquant les compétitions de biathlon.

turinbiathlonL’association des skis et des armes ne date pas d’hier. C’est même une tradition millénaire. Pour se défendre, pour se distraire, pour se nourrir… En Norvège, des peintures rupestres vieilles de plus de 5000 ans montrent déjà des chasseurs chaussés de skis et porteurs d’arcs. Dès cette époque, des compétitions étaient organisées pour désigner les glisseurs les plus rapides et les tireurs les plus talentueux.

De la même manière, les militaires font depuis des lustres usage de skis pour se déplacer. Sportifs accomplis et tireurs d’élite, ils se mesurent aussi pacifiquement entre eux. En 1767, une épreuve se tient à la frontière suédo-norvégienne. Elle oppose des patrouilles des deux pays. Le biathlon prend naissance…

Des championnats militaires s’organisent un peu partout dès la fin du XIXème siècle. Et en 1924, le biathlon fait son apparition aux jeux Olympiques de Chamonix. Il sera par la suite sport de démonstration jusqu’en 1954, année où il sera reconnu par le Comité International Olympique. Et devient ainsi sport olympique en 1960, aux Jeux de Squaw Valley.

facteur à skiLe ski, encore aujourd’hui, est aussi un moyen de transport professionnel. Des générations de facteurs de montagne l’ont pratiqué. Mais sans fusil en bandoulière, simplement leur sacoche… (RP)

L’Adresse Musée de La Poste. Tél. : 01 42 79 24 24.

Timbre « Biathlon Jeux de Turin », mise en page agence ABAKA, d’après photos Martignac/Prévost-L’Equipe. 


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