Archive pour mai 2019

Musée de La Poste : ouverture en vue

Les travaux concernant le bâtiment proprement dit se terminent.

Les travaux de rénovation du Musée de La Poste arrivent à leur terme.

Le gros œuvre achevé, place désormais aux aménagements et à l’installation des vitrines.

The renovation of the La Poste Museum is coming to an end.

The completed shell, now places the facilities and installation of showcases.

Les travaux concernant le bâtiment proprement dit se terminent. Les quelques revêtements muraux et de sols qui restaient à poser sont en train de l’être.

Preuve que le chantier s’apprête à toucher à sa fin, place désormais aux mobiliers. En particulier les vitrines.

Nombre d’entre elles sont déjà en place. Les plus encombrantes – 5 mètres de longueur – ont été hissées dans les étages des salles de collection par le totem (large puits de lumière ouvert au cœur du musée).

Ne restera bientôt plus qu’à y déposer les œuvres. Celles-ci rejoindront progressivement le musée en juin et durant l’été.

Les extérieurs ne sont pas délaissés. A l’arrière, la terrasse est revêtue d’une superbe pelouse et hérissée d’arbustes.

Les banques d’accueil des plateaux d’exposition et de la boutique sont elles aussi en phase d’installation (l’agencement des rayonnages et des meubles de stockage de l’espace commercial se fera aussitôt après).

Les extérieurs ne sont pas délaissés. La façade du musée est aujourd’hui libérée de la palissade qui protégeait le chantier. Et, à l’arrière, la terrasse est revêtue d’une superbe pelouse et hérissée d’arbustes.

L’ouverture est cette fois bien en vue.

Rodolphe Pays

(photos Hervé Abbadie)

Sécurité « incendie », qualité de l’air…

Des tests sont régulièrement effectués au sein des différents plateaux et espaces du musée. Ces contrôles concernent notamment la sécurité « incendie », la qualité de l’air, le niveau d’hygrométrie, les températures…

Des vérifications indispensables pour répondre aux normes de sécurité exigées en vue de la réouverture.

Calendrier

Avril 2015 : lancement du chantier

Eté et automne 2015 : curage

2016/ 1er semestre 2017 : démolition intérieure et reconstruction

Fin 2017 : reconstruction et « clos/couvert » achevés.

1er semestre 2018 : Intervention des corps d‘état architecturaux.

Fin 2018 : finition du « totem » (puits de lumière)

1er semestre 2019 : aménagement des espaces muséographiques, installation des dispositifs audiovisuels, graphiques…

Eté 2019 : fin de l’installation du mobilier et réception des œuvres…

 

 

 

 

 

 

 

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Soutien à l’histoire, l’art, l’écriture : La nouvelle édition de « Cultures Poste » est disponible

Le nouveau numéro de Cultures Poste, lettre commune aux entités mémorielles et culturelles internes ou associées à La Poste, est sorti.

Avec en particulier un large focus sur le soutien que la Fondation La Poste a apporté à un opéra chorégraphique écrit et joué par des détenus du centre pénitentiaire de Meaux.

Contribuer à la diffusion de l’histoire du transport des messages à travers les siècles, à l’appréhension de la présence postale sous ses diverses formes par tous les publics.

Comprendre, expliquer et approfondir cette histoire. Favoriser les travaux d’étudiants, les recherches la concernant. La sauvegarder.

Contribuer aussi à maintenir le flambeau de l’écrit, de l’expression, de l’échange. Celui de la lettre également.

En menant ces entreprises souvent de façon complémentaires, et parfois conjointes, les différentes entités mémorielles et culturelles internes ou associées à La Poste – musée, fondation, comité pour l’histoire, bibliothèque historique, archives, Phil@poste – œuvrent au service d’une meilleure connaissance et d’une plus grande notoriété de La Poste.

Mais pas seulement. Elles participent aussi à la diffusion de la culture. A destination de toutes les générations, de tous les milieux. Restant ainsi fidèle à la vocation de La Poste : être accessible à tous et partout.

Le nouveau numéro de Cultures Poste, leur lettre commune, relaie l’actualité de ces entités mémorielles et culturelles.

Et consacre un large sujet à Douze Cordes, un opéra chorégraphique écrit et joué par des détenus du centre pénitentiaire de Meaux, en Seine-et-Marne.

Un projet soutenu par la Fondation La Poste né en octobre dernier à l’initiative d’Irène Muscari, la coordinatrice culturelle de l’établissement carcéral.

« La Fondation est heureuse et fière d’être le partenaire d’une création menée avec les détenus de la prison de Meaux, indique Marie Llobères, déléguée générale de la Fondation La Poste, et notamment parce que celle-ci a d’abord donné lieu à un travail d’écriture. »

Une belle contribution au maintien pour tous du flambeau de l’écrit.

Rodolphe Pays

Cultures Poste est diffusé en ligne aux abonnés. La publication est également disponible en version papier.

Lire la publication : CP 07

Le Relais de poste des Ormes prépare la nouvelle édition de son Festival de Musique de chambre

Le Relais de poste des Ormes prépare la nouvelle édition de son festival annuel de Musique de chambre. Des places sont encore disponibles…

Un lieu chargé d’histoire auquel le Musée de La Poste s’associe par ailleurs régulièrement pour des expositions ou des conférences.

Les beaux jours reviennent. Ou peu s’en faut. Et avec eux, le temps des festivals. Musique, théâtre, danse, marionnettes…

Programmés partout en France, à Paris, en Bretagne, bien sûr dans tous les suds… Et ailleurs. Certains prestigieux, courus, incontournables, médiatisés…

Tandis que d’autres, cependant pas moins attractifs, ne connaissent pas la notoriété qu’ils méritent.

Dédié à la Musique de chambre, celui organisé depuis plus d’une dizaine d’années à Ormes, dans la Vienne, est de ceux-là. Pourtant, et à plusieurs titres, il pourrait bénéficier d’une bien meilleure reconnaissance (le public fidèle qui s’y rend chaque année ne s’y trompe pas).

Le Festival des Ormes réunit chaque année des interprètes exceptionnels.

D’abord parce que sa programmation est toujours remarquable.

Elaborée sous la houlette du grand altiste Michel Michalakakos, le directeur artistique du festival, elle comprend une fois encore pour cette nouvelle édition des pièces exceptionnelles, de Haydn, Beethoven, Brahms, Schubert , Mozart, Schumann, Satie, Saint-Saëns…

Et puis les interprètes, tous formidables.

Michel Michalakakos, au premier rang d’entre eux, le violoncelliste Dominique de Williencourt, les pianistes Jean-Claude Pennetier et Claire Désert, le flûtiste Jean Ferrandis, le clarinettiste Philippe Berrod…

Sans oublier la Quator Parissii (formé des violonistes Arnaud Vallin et Doriane Gable, de l’altiste Dominique Lobet et du violoncelliste Jean-Philippe Martignoni), déjà présent à la première édition de la manifestation et qui fera l’ouverture du festival le 25 mai. Rien que des virtuoses…

Au centre de l’immense cour du relais, le pédiluve en forme de coquille où s’abreuvaient et se rafraîchissaient les chevaux.

Le Festival des Ormes, c’est aussi un lieu. Magique, historique. Et une architecture merveilleuse.

Edifié au XIIIème siècle, cet ensemble de bâtiments entourant une immense cour carrée abritait initialement un haras (un extraordinaire pédiluve en forme de coquille où s’abreuvaient et se rafraîchissaient les chevaux forme le centre du domaine). Plus d’un siècle durant, jusqu’à l’apparition du chemin de fer, il fût ensuite un relais de poste.

Philippe et Anne de Logivière, les propriétaires d’un lieu qui gagne vraiment à être mieux encore (re)connu.

Le Relais des Ormes, c’est également une région, proche des châteaux de la Loire, de la douceur angevine.

Autant de raisons – musicales, esthétiques, historiques, touristiques… – de venir passer une soirée (et même pourquoi pas plusieurs) de mai ou de juillet, là-bas, entre Tours et Châtellerault.

Et d’y être accueilli, toujours élégamment et aimablement, par Philippe et Anne de Logivière, les propriétaires de ce lieu qui gagne vraiment à être mieux encore (re)connu.

Rodolphe Pays

Programmation et réservation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

www.laposteauxchevaux.com/La_Poste_aux_Chevaux/Accueil.html

 

Des visites du relais aussi avec le Musée de La Poste

Le Musée de La Poste a réalisé une série de panneaux expliquant l’histoire et le fonctionnement du relais. Celle-ci est présentée en permanence dans l’ancien manège du domaine (aux côtés de pièces et d’objets tels que des bottes de postillon, grelots de chevaux… ).

Une exposition temporaire sur le thème de la poste aux chevaux conçue par le musée a également été installée à l’attention des visiteurs.

Et des conférences données par des historiens du musée se tiennent aussi au sein du relais.

 

 

 

 

 

La Fondation La Poste soutient un spectacle coécrit et joué par des détenus du centre pénitentiaire de Meaux

Joué devant près de 500 personnes le 3 mai à Bobigny à la Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, le spectacle Douze Cordes a été repris quelques jours après au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin (Seine-et-Marne) où les huit co-auteurs de cet opéra chorégraphique sont détenus.

L’opéra chorégraphique Douze Cordes, joué vendredi dernier à la Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, a connu un vrai succès.

Un projet soutenu par la Fondation La Poste qui a permis à de jeunes hommes détenus de canaliser leur énergie et de trouver les mots pour se raconter…

 

Douze Cordes, un titre qui fait référence aux 12 cordes qui entourent un ring de boxe et qui symbolise aussi les qualités – identifiées et émergentes – des acteurs et co-auteurs du spectacle.

La représentation donnée dans la grande salle de la Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, à Bobigny, s’achève.

C’est un succès : applaudissements nourris des près de 500 personnes présentes, bravos qui fusent, visages joyeux…

Beaucoup d’émotion aussi, quasi unanime, visible chez les jeunes, les moins jeunes, les habitués ou non du lieu…

Sourires jusque dans les yeux, Haïs, Ouss, Soso, Nanass, Yakoub et Bilel saluent le public venu assister à « leur » spectacle.

Aux côtés de ces jeunes hommes artistes d’un soir, des musiciens de l’orchestre de chambre de Paris, des DJ, percussionniste, danseur…

Sur scène, pour le salut, aux côtés des acteurs, danseurs et musiciens, l’accolade d’Hervé Sika, le chorégraphe, et de Mohamed Rouabhi, le responsable des ateliers « Paroles et écrits ».

Les projecteurs éteints, les professionnels retourneront chez eux.

Et Haïs et ses camarades de scène rejoindront le centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin (Seine-et-Marne), où ils sont détenus pour des faits de violence graves.

Simple respiration pour ces garçons au parcours « cabossé », selon le terme de Franck Della Valle, violoniste et arrangeur de la partie musicale de ce spectacle intitulé Douze Cordes, ou possible nouveau départ vers une vie différente, contrôlée, éclairée… ? Trop tôt pour le dire.

Le projet Douze Cordes est né en octobre dernier à l’initiative d’Irène Muscari, chargée par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Seine-et-Marne de la coordination culturelle de l’établissement carcéral de Meaux. (photo Guénaèle Calant)

Le projet Douze Cordes est né en octobre dernier à l’initiative d’Irène Muscari, chargée par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Seine-et-Marne de la coordination culturelle de l’établissement carcéral de Meaux.

« L’idée, c’était de travailler sur la thématique de la violence, et de bâtir une proposition artistique qui s’appuie sur des substituts à cette violence, qui l’absorbe, contribue à la raisonner, qui ouvre aussi sur d’autres horizons, explique-t-elle, c’est pourquoi on a décidé d’associer la boxe, sport qui canalise l’énergie, et les mots, moyens de s’affranchir de la frustration qu’engendre la mauvaise maîtrise de l’écrit, de l’expression. »

Ateliers d’écriture, cours de boxe, d’expression corporelle… : deux journées de travail rigoureux par semaine pendant six mois ont permis de monter le spectacle.

Deux défis à relever : aucun de ces garçons n’avait pratiqué la boxe, et tous, à divers degrés, connaissaient de sérieuses difficultés dans l’exercice de la lecture et de l’écriture.

« Cette représentation, sa réussite, est bien sûr importante, très valorisante, c’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine qui a demandé beaucoup d’efforts, d’engagement, poursuit Irène Muscari, mais c’est d’abord ce travail, tout le parcours emprunté pour y parvenir qui compte avant tout. »

Autrement dit, le fond plus encore que la forme. Et de fond il n’en n’a pas manqué pour parvenir à monter le projet.

Mohamed Rouabhi, auteur dramatique, comédien et metteur en scène, a animé pour les détenus des ateliers d’écriture d’où ont pu surgir des sentiments, des visions du monde enfouis, oubliés…

Il a d’abord fallu instaurer de la confiance. Faire poindre la parole, puis l’écrit. Susciter la réflexion, le regard posé sur soi, sur les autres, sur tous les autres.

S’attacher aussi à vaincre les appréhensions, les tabous, la crainte de pénétrer dans des univers méconnus…

C’est Mohamed Rouabhi, auteur dramatique, metteur en scène et comédien, qui a œuvré pour faciliter cette réappropriation, cette libération de la parole orale et écrite.

A travers des ateliers d’écriture réguliers d’où ont pu surgir des sentiments, des visions du monde enfouis, oubliés… D’où comme une réassurance, une nouvelle estime de soi ont également pu émerger.

Parallèlement aux ateliers d’écriture, des cours de boxe ont également été dispensés par l’entraîneur Stéphane Pardin.

« Le travail de Mohamed Rouabhi était une base de départ indispensable au projet, séance après séance il a fait en sorte que le bouillonnement intérieur de chacun des participants soit restitué, ordonné, hiérarchisé, indique Irène Muscari, beaucoup de lacunes ont pu être comblées, et le résultat est plus que satisfaisant, écrit par eux le slam de fin de spectacle est par exemple tout simplement magnifique. »

Parallèlement, des cours de boxe ont été dispensés. Stéphane Pardin, un entraîneur expérimenté, les a pris en charge. Là encore, l’apprentissage s’est révélé progressivement fructueux, complémentaire des autres disciplines – au propre et figuré – abordées.

Après les ateliers d’écriture et les cours de boxe, c’est le chorégraphe et danseur Hervé Sika qui a pris le relais. (photo B. Facchi)

Ces premières étapes franchies, la phase plus directement artistique pouvait alors s’amorcer.

Et là, c’est le chorégraphe et danseur Hervé Sika qui a pris le relais.

« L’intention a été de créer un opéra hip-hop chorégraphique autour des mots de ces jeunes et de la boxe, précise-t-il, et d’associer ces garçons à des professionnels, et ensemble, avec la même exigence, la même rigueur de gagner ce pari. »

Petit à petit, à raison de deux journées de réflexion, de travail et de répétition par semaine – rémunérées comme pour les intermittents du spectacle -, le projet a pris forme. Les mots sont venus, les idées, les propositions.

Sous la direction de Franck Della Valle, des musiciens de l’orchestre de chambre de Paris s’y sont greffés, et puis une chanteuse lyrique, un DJ, un danseur…

« Il fallait créer un groupe qui aille dans le même sens, bien sûr avec les qualités des uns et des autres, les potentiels, mais aussi les défauts, les peurs. » Hervé Sika

« Il fallait agréger tout ça, créer un groupe qui aille dans le même sens, bien sûr avec les qualités des uns et des autres, les potentiels, mais aussi les défauts, les peurs, conclut Hervé Sika, la prestation de vendredi montre que la troupe ainsi formée a répondu à l’attente, a proposé une vraie prestation, forte, pleine de sens et, je l’espère pour les détenus, porteuse d’avenir. »

Les codétenus des jeunes acteurs ont également pu voir le spectacle. Douze Cordes a en effet été donné au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin quelques jours après sa représentation à Bobigny.

Cette fois joué par les huit détenus qui l’avaient préparé (deux d’entre eux – Bangali et Kamel – n’avaient pas obtenu de permission de sortie pour la première séance).

« Dans les mois qui viennent, le grand public pourra également apprécier le travail ainsi réalisé, indique Irène Muscari, une captation de la soirée de Bobigny a été faite et un documentaire sur le projet du réalisateur Emmanuel Courcol est en cours d’élaboration.

L’émotion déjà suscitée lors des deux récentes représentations ne devrait ainsi pas retomber de sitôt. On peut aussi espérer que le spectacle puisse être à nouveau joué sur scène.

Et peut-être surtout que ces comédiens en herbe consacrent désormais toute leur énergie et les talents qu’ils ont démontrés à de futurs beaux projets personnels… pourquoi pas également soutenus par la Fondation La Poste.

Rodolphe Pays

 

Tout le chemin parcouru

« Deux heures avant le lever de rideau, Hervé Sika, le metteur en scène et chorégraphe, a souhaité apporter des modifications dans le déroulement du spectacle.

Surpris, un des acteurs a réagi, s’est interrogé sur ce changement, a voulu comprendre sa motivation.

Cette implication, cet intérêt, montrent tout le chemin parcouru par ces jeunes détenus. Si le jour du premier atelier, on m’avait dit qu’ils se seraient autant investis, je ne sais pas si j’y aurais cru. » Irène Muscari.  

En savoir plus sur la Fondation La Poste : https://www.fondationlaposte.org/


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