Archives de mai 2014

« L’art fait ventre » : J-7 pour l’expo, la LISA, le timbre à date…

affiche40x60l'artfaitventre_Mise en page 1ventre2L’art fait ventre, la nouvelle exposition du Musée de La Poste – toujours en résidence au Musée du Montparnasse – ouvre ses portes mardi 3 juin. Une vignette LISA et un timbre à date aux couleurs de l’accrochage seront à la disposition des visiteurs et des philatélistes ce même jour à la boutique du musée.

J-7 pour la nouvelle exposition du Musée de La Poste. C’est mardi prochain en effet que L’art fait ventre, le second accrochage du musée accueilli en résidence au Chemin du Montparnasse, accueillera ses premiers visiteurs. Commissaire d’exposition, scénographe et équipe de montage s’activent pour que les œuvres présentées – photos, tableaux, installations… – soient en place à temps. Et les préparatifs vont également bon train concernant les performances – culinaires, musicales et chorégraphiques – qui ponctueront l’exposition.

 

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Les philatélistes – pas moins consommateurs que les autres – sont invités au festin. Et on les sait friands. J-7 pour eux-aussi. Une table leur sera ouverte à la boutique du Musée (située à 20 pas du Musée du Montparnasse) dès l’ouverture de l’exposition. Au menu : une vignette LISA – un modèle exclusif – qui reprend le visuel de l’affiche. « Nous avons prévu d’en mettre 20 000 à leur disposition », indique Bruno Pattou, le directeur commercial du musée. Et en guise de dessert, un timbre à date sera également proposé. De quoi finir de les rassasier… (RP)

« L’art fait ventre », du 3 juin au 20 septembre, une exposition du Musée de La Poste accueillie en résidence au Musée du Montparnasse, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Ouvert tous les jours (sauf le dimanche) de 13 h à 18 h. Entrée libre.

La boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Ouverte tous les jours de 10 h à 18 h (sauf les samedi, dimanche et jours fériés). Tél. : 01 53 71 98 49. A noter : le catalogue de « L’art fait ventre » est en vente – 20 € – à la boutique.

 

 

Roland Garros : un aviateur, un timbre, des joueurs, un postier…

Roland_Garros_2013C’est reparti, la « quinzaine » démarre ce week-end. Les petites balles jaunes vont à nouveau rebondir sur la terre battue de Roland Garros. Un timbre a rendu hommage l’automne dernier à celui qui a donné son nom à cette enceinte désormais mythique. Sportif accompli, il pratiquait le vélo, le foot, le rugby – et un peu le tennis -, Roland Garros est le premier à avoir traversé la Méditerranée en avion.

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Il y a quelques mois, La Poste émettait un timbre commémorant le centième anniversaire de la première traversée aérienne de la Méditerranée. Un exploit accompli aux commandes d’un avion Morane par Roland Garros, un jeune pilote originaire de l’île de La Réunion. Avant de se lancer dans l’aviation, ce passionné de mécanique (et diplômé d’HEC) s’était d’abord tourné vers l’automobile, en ouvrant notamment une boutique près de l’Etoile à l’enseigne « Roland-Garros Automobiles-Voiturettes de sport ».

Les bénéfices de ce commerce lui permettront alors d’acheter son premier avion, une « Demoiselle Santos-Dumont ». L’aventure aérienne de Roland Garros pouvait commencer. Elle allait l’entraîner partout dans le monde pour des démonstrations, des compétitions, toutes sortes de performances. Ainsi, en Argentine, le pilote laissera dans la mémoire populaire un nom aussi respecté que plus tard celui de Mermoz.

Et le 23 septembre 1913, au départ de Fréjus, il rallie Bizerte, en Tunisie. 800 km en 8 heures, avec à bord 200 litres d’essence et 60 litres d’huile de ricin. La Méditerranée est « vaincue ». Quelques mois plus tard, la guerre éclate. Engagé le 2 août 1914, il participe à de nombreuses missions militaires. Contraint de se poser en raison d’une panne, il sera fait prisonnier le 13 avril 1915 et ne parviendra à s’échapper que trois ans plus tard. Il reprendra du service. La veille de ses trente ans, le 5 octobre 1918, son avion explose en l’air lors d’un combat au dessus de Vouziers dans les Ardennes.

Plus que pour sa traversée de la Méditerranée, Roland Garros doit sa notoriété au stade de tennis qui porte son nom. C’est son ancien condisciple et ami d’HEC, Emile Lesieur, ex-rugbyman devenu président du Stade Français, qui exigea que ce stade construit pour accueillir la coupe Davis organisée en France en 1928 rende hommage au pilote disparu (« Je ne sortirai pas un sou de mes caisses si on ne donne pas à ce stade le nom de mon ami Garros »).

Au-delà du timbre émis il y a quelques mois, La Poste est également présente aux Internationaux de tennis de Roland-Garros. Notamment via un de ses collaborateurs. Et bien que le tennis ne figure parmi les disciplines sportives auxquelles l’entreprise apporte son soutien à travers l’arbitrage, c’est cependant d’arbitrage dont il s’agit.

ykuszakDirecteur de projet à l’Agence Nationale de Communication Interne de La Poste dans le Nord-Pas-de-Calais, Yan Kuszak est intégré au staff arbitrage du tournoi depuis une vingtaine d’années. Juge-arbitre adjoint des Internationaux depuis 2011, il s’occupe notamment du tirage au sort des tableaux, de la programmation et du lancement des matches (plus de 800 au total sur toute la durée des compétitions). Une belle performance aussi… (Rodolphe Pays)

 

 

 

 

 

 

Pour la nouvelle expo du Musée de La Poste, les visiteurs vont se mettre à table

artventre1« L’art fait ventre », la nouvelle exposition du Musée de La Poste est en cours de montage. Un accrochage et des performances à consommer sans modération à partir du 3 juin.

C’est à une exposition bien nourrie que s’apprête à convier le Musée de La Poste. Pour son deuxième accrochage en résidence au Musée du Montparnasse, il propose en effet de s’intéresser à la nourriture et à la façon dont les artistes s’en emparent. Peintures, installations et vidéos seront au menu. Ainsi qu’une série de performances culinaires et artistiques – banquet-spectacle, banquet-comédie, cantine d’artistes… – plus alléchantes les unes que les autres (dont certaines se dérouleront à l’Espace Pierre Cardin).

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En prévision de ces agapes spirituelles et gastronomiques, les équipes du musée mettent les bouchées doubles afin que l’exposition arrive à point. Il y a encore un peu de pain sur la planche. Alors la commissaire fait monter la sauce, le scénographe met son grain de sel, les équipes de montages sont à couteaux tirés, la sécurité est sur les dents… Encore quelques jours à poireauter pour les visiteurs. Et ce sera bon… (RP)

« L’art fait ventre », du 3 juin au 20 septembre, une exposition du Musée de La Poste accueillie en résidence au Musée du Montparnasse, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Ouvert tous les jours (sauf le dimanche) de 13 h à 18 h. Entrée libre.

Avis aux philatélistes : la Fête de l’estampe, c’est lundi…

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La seconde édition de la Fête de l’estampe se tiendra dans quelques jours. Un événement que les philatélistes – le timbre gravé est un bijou de petite estampe – ne sauraient manquer…

Lancée en 2013, la Fête de l’estampe avait alors réuni plus de 10 00 visiteurs autour de 200 événements organisés partout en France. Un joli succès qui en appelle un autre : la seconde édition de la manifestation se déroulera lundi 26 mai. Une date qui ne doit rien au hasard. Elle rappelle en effet celle du 26 mai 1660, jour de la signature de l’Edit de Saint-Jean-de-Luz, qui accorde aux graveurs le droit d’exercer leur art librement (« Sa Majesté maintient et garde l’art de la gravure en tailles-douces, au burin et à l’eau-forte, et autres manières, et ceux qui en font profession, tant régnicoles qu’étrangers, en la liberté qu’ils ont toujours eue de l’exercer dans le royaume »). Une liberté cependant toute relative au regard du contexte de l’époque…

Destinée d’abord à mettre en lumière l’estampe comme moyen d’expression contemporain, cette fête sera à nouveau relayée par de nombreux acteurs dans toutes les régions : artistes (dont des graveurs de timbres), imprimeurs, responsables de centres culturels, d’associations (notamment de philatélistes), de musées, d’écoles… Ateliers d’initiation, démonstrations d’impression, expositions et performances sont au programme de cette journée qui promet à nouveau d’être réussie. (RP)

Pour en savoir plus sur les animations liées à la Fête de l’estampe : http://www.fetedelestampe.fr/page/manifestampe

L’association « Art du Timbre Gravé » (soutenue par le Musée de La Poste) participe également à la Fête de l’estampe. Pour plus d’infos sur l’association : http://www.artdutimbregrave.com/pages/association.html    

Cent ans après son assassinat, une expo philatélique du Musée de La Poste rend hommage à Jean Jaurès


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Les commémorations liées au centenaire de l’assassinat de Jean Jaurès se préparent. Un timbre lui rendra notamment hommage le 17 juin. Et le Musée de La Poste a créé une exposition évoquant la vie et les engagements du tribun socialiste à travers la philatélie.

Il y a 110 ans, le 18 avril 1904, sortait le premier numéro d’un nouveau journal (« Journal socialiste quotidien »), L’Humanité. Dix ans plus tard, le 31 juillet 1914, son fondateur, Jean Jaurès, s’apprête à y publier un article appelant au pacifisme en Europe. Il n’aura pas le temps de l’écrire. Alors qu’il s’accorde une pause au Café du Croissant, rue Montmartre à Paris, il est assassiné de deux balles de revolver par un nationaliste exalté, Raoul Villain. Trois jours après, l’Allemagne déclare la guerre à La France. C’est le début de la Première Guerre Mondiale.

A l’occasion du centième anniversaire de la mort de Jean Jaurès, de nombreuses manifestations sont programmées un peu partout en France. A Albi notamment, dans le Tarn, où Jaurès avait été élève puis professeur, et où il avait prononcé en 1903 un discours à la jeunesse resté célèbre. Une opération « Premier jour » y sera ainsi organisée le 17 juin à l’occasion de l’émission d’un des deux timbres consacrés cette année au tribun socialiste.

Dans le cadre de cet événement, le Musée de La Poste a été sollicité pour créer une exposition retraçant la vie de Jaurès à travers la philatélie. Celle-ci sera proposée – aux côtés d’une présentation racontant l’histoire de La Poste – jusqu’au 27 juin dans le hall du Conseil général du Tarn.

« Via 24 timbres, l’homme qu’était Jaurès ainsi que ses engagements sont rappelés, explique Catherine Chauvière, chef de projet au musée qui a conçu l’exposition, les étapes les plus marquantes de son parcours et de ceux qui l’ont accompagné y figurent. » On y retrouve Jules Ferry, Georges Clémenceau, Léon Blum… Et aussi des lieux, Castres, Albi, Carmaux, le lycée Louis-le-Grand… Cette exposition sera également présentée à l’Assemblée Nationale lors d’une journée hommage à Jaurès le 21 juin. (RP)

Pour en savoir plus sur la disponibilité de l’exposition « Jaurès » du Musée de la Poste, contacter Catherine Chauvière à l’adresse catherine.chauviere@laposte.fr.                

Via des timbres et des billets, 26 personnages en quête de hauteur…

angel2Raconter un peu de l’histoire de la France, du Moyen-Age à nos jours, à travers 26 personnages dont les effigies figurent à la fois sur des timbres et des billets de banque : c’est le pari réussi d’un auteur passionné d’histoire et de philatélie.

Qui se souvient encore d’Urbain Jean Joseph Le Verrier (1811-1877) ? Bien qu’ayant aussi goûté à la vie politique (il fut notamment député et sénateur), il doit surtout sa notoriété – toute relative aujourd’hui – à la découverte par calculs mathématiques en 1846 de la planète Neptune. Un siècle plus tard, la République lui rendra hommage en mettant en circulation de mars 1947 à décembre 1951 un billet de banque à son effigie. Et la Poste ne sera pas en reste : elle émettra en 1958 un timbre reproduisant son portrait.

Même si son nom s’inscrit sans doute dans davantage de mémoires, Jacques Cœur (1400-1456) figure aussi au nombre des « oubliés » de l’histoire. Grand argentier et conseiller de Charles VII, il sera anobli et chargé de missions diplomatiques… avant d’être déchu, accusé – en partie sur fond de jalousie – de confondre ses intérêts avec ceux du roi. Là-encore, un billet de banque en usage de 1941 à 1945 faisant apparaître son portrait témoignera du rôle important joué par Jacques Cœur auprès du roi de France. Tout comme le timbre émis par la Poste en 1955.

D’autres personnages – politiques, artistes, philosophes, scientifiques… -, le plus souvent demeurés célèbres, se sont ainsi retrouvés au fil du temps sur des billets de banque et des timbres. Bayard, Henri IV, Descartes, Corneille, Voltaire, Bonaparte, Pasteur, Marie Curie… Billetophile, philatéliste et passionné d’histoire, Angel Sanchez les a réunis dans un ouvrage très pédagogique, sorte de précis d’histoire illustré qui raconte quelques-unes des grandes étapes du développement de la France, de la fin du Moyen-Age à celle du franc.

Une courte biographie de chacune de ces personnalités et des informations sur le contexte historique de leur époque accompagnent ainsi les visuels des billets et des timbres dont ils ont fait l’objet. Le livre est également enrichi de plusieurs chapitres concernant le développement des institutions financières depuis l’Antiquité et de la Poste avant la création du timbre. Au total 130 pages qui sont autant de repères pour les jeunes comme pour les personnes soucieuses de se rafraîchir partiellement la mémoire. (RP)

« Les personnages célèbres sur les billets de banque et les timbres », d’Angel Sanchez, 130 pages, chez Editions et Lire. En vente 19,80 € à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (tél. : 01 53 71 98 49).

Le livre peut aussi être expédié par La Poste : il suffit d’envoyer un chèque de 24 € à Angel Sanchez, 1 rue du Commandant Delahet, 85600 MONTAIGU, l’ouvrage sera livré par retour de courrier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Edition 2014 de la « Saison culturelle » d’Auvers-sur-Oise : autour de Van Gogh, des timbres, des photos, des tableaux… Volet 2 : Nowart, Verley et les autres…

Les oeuvres d'Arnaud Nowart exposées à l'orangerie du château d'Auvers prolongent les tableaux de Van Gogh, se les approprient, s'y fondent.

Les oeuvres d’Arnaud Nowart exposées à l’orangerie du château d’Auvers-sur-Oise prolongent les tableaux de Van Gogh, se les approprient, s’y fondent.

Un timbre belge rend hommage au facteur provençal Joseph Roulin, peint par Van Gogh.

Un timbre belge rend hommage au facteur provençal Joseph Roulin, peint par Van Gogh.

Vincent Van Gogh a entretenu beaucoup de liens avec la Poste. Il recevait et envoyait d’abord beaucoup de courrier. Des colis aussi. Son frère Théo en particulier lui faisait parvenir fréquemment le matériel dont il avait besoin pour peindre. Et lors de son passage en Provence, il avait sympathisé avec un facteur, Joseph Roulin. Au point d’en faire le portrait, ainsi que celui de sa femme et de ses trois enfants. A Auvers-sur-Oise, où il a passé les derniers mois de sa vie, Van Gogh a beaucoup peint et aussi continué d’écrire. Une exposition actuellement proposée dans la maison du docteur Gachet, resté proche du peintre durant son séjour dans le village du Vexin, présente ainsi plusieurs documents autographes de Van Gogh. L’accrochage s’inscrit dans le cadre de la Saison culturelle 2014 organisée à Auvers-sur-Oise. Au delà des « incontournables » – château, église, auberge, cimetière… -, les initiatives ainsi prises chaque année par la ville pour dynamiser son offre culturelle sont autant de très bonnes raisons de faire le déplacement. Visite guidée et ciblée.  

Auvers-sur-Oise est toujours un peu déserté l’hiver. A tort. Le célèbre village du Vexin reste attrayant sous toutes les lumières. Les ciels tourmentés, les sols enneigés, les façades éteintes ou brumeuses lui vont bien. Alors que les beaux jours reviennent, le photographe Olivier Verley en fait une saisissante démonstration. Les tirages argentiques qu’il expose depuis quelques semaines au musée Daubigny d’Auvers-sur-Oise revisitent ainsi le lieu avec force et profondeur.

Fidèle à l'argentique et au grand format, Olivier Verley expose au musée Daubigny des photos qui dépeignent des lumières d'Auvers-sur-Oise rarement captées.

Fidèle à l’argentique et au grand format, Olivier Verley expose au musée Daubigny des photos qui racontent un autre Auvers-sur-Oise.

Des visions différentes, plus sombres, mais pas moins belles – et pas toujours forcément si éloignées – que toutes celles habituellement proposées aux visiteurs de la commune via les impressionnistes ou encore Van Gogh. L’église du village, les plaines qui le surplombent, le cimetière, les tombes de Vincent et Théo… Le plus souvent en noir et blanc, qui selon l’artiste permet « d’interpréter sans outrager ».

Et dans des salles attenantes du musée, une autre exposition temporaire. Des peintures, cette fois. Des tableaux contemporains qui évoquent le Vexin et la Provence, régions toutes deux attachées à Van Gogh. Une manière d’hommage à l’hôte emblématique d’Auvers. Tournesols de Guillaume Corneille ou de Denise Bourdouxhe, Iris d’Hélène Legrand, Alpilles de Joseph Alessandri ou de Françoise Bizette…

Ces deux accrochages proposés au musée Daubigny (qui comprend également des salles de collections permanentes dédiées à Daubigny et aux arts contemporains, naïf et animalier) s’inscrivent dans le cadre de la saison culturelle 2014 d’Auvers-sur-Oise. Une saison consacrée à… Van Gogh. Et qui se prolongera en 2015 pour marquer le 125ème anniversaire de la mort du peintre. Si le thème – certes légitime – est sans surprise, le contenu de la saison en revanche comporte de vraies audaces.

Comme celle qu’abrite l’une des orangeries du château-musée de la commune (qui propose par ailleurs toute l’année un remarquable – son tarif aussi – parcours en image et en musique intitulé « Au temps des impressionnistes »). Ces caves souterraines accueillent en effet une quarantaine d‘œuvres du street artiste Arnaud Nowart. Toutes réalisées à l’attention des institutions culturelles d’Auvers. Beaucoup d’entre elles font référence à Van Gogh, prolongent des tableaux du maître hollandais, se les approprient, s’y fondent. Avec force couleurs, contrastes, interpellations.

Il faut dire qu’entre Nowart et Van Gogh, c’est déjà une longue histoire. Ils se côtoient en effet régulièrement depuis 1995. Nowart découvre alors par hasard que l’usine désaffectée dans laquelle il avait quelques années auparavant installé son atelier a été peinte par Van Gogh. C’est pour lui comme une révélation.

Depuis, le street artiste, venu au départ du hip-hop et aujourd’hui pluridisciplinaire – il est aussi sculpteur, vidéaste, travaille pour le théâtre, le cinéma… -, chemine régulièrement en compagnie de Van Gogh. « J’ai été partout où il est passé, je me suis imprégné de ces endroits, raconte-t-il, j’aime la puissance de ses portraits, et dans mon propre travail j’aime me confronter à eux. »

Autre lieu à Auvers où les couleurs ne manquent pas, le musée de l’absinthe (dont les collections permanentes sont également associées à la saison culturelle 2014). On les retrouve autant sur les affiches d’époque -délibérément féminines – assurant la promotion du breuvage « maudit » que sur celles alertant de ses dangers. Sur de splendides fontaines et verres à dégustation aussi, comme sur de nombreux objets publicitaires plus réjouissants les uns que les autres.

Plus « gris », mais pas moins savoureux, les récépissés d’actions de la Société anonyme des absinthes françaises ou encore les certificats d’authenticité de la boisson controversée. Et des gravures, de Daumier, de Pascin… «  Elles ne sont pas exposées ici, mais Van Gogh a réalisé quatre toiles où l’absinthe apparaît, indique Marie-Claude Delahaye, la directrice du musée, lui-même, durant son séjour à Auvers, n’en buvait que modérément, et toujours semble-t-il coupée de beaucoup d ’eau. »

Une consommation raisonnable que devait sans doute approuver le docteur Gachet, résident d’Auvers-sur Oise, qui s’est occupé de Van Gogh dès son arrivée au village en mai 1890 jusqu’à sa mort le 29 juillet. Toujours dans le cadre de la saison culturelle 2014, la maison du médecin abrite aussi une exposition temporaire. Différents manuscrits et documents liés à l’activité professionnelle du praticien y sont d’abord présentés : des cartes attestant de sa qualité de médecin spécialiste des maladies nerveuses, de son appartenance à l’unité de soins « L’ambulance du Grand Orient de France », des dessins des « folles » de la Salpêtrière…

Et d’autres évoquent sa passion pour les artistes et la peinture (lui-même était un peintre amateur acharné) : lettres de Gachet à Pissaro, de Cézanne à Pissaro, de Van Gogh au jeune artiste Anthon Von Rappard (rédigée en néerlandais et illustrée de plusieurs dessins), des panneaux sur les marchands et critiques d’art aussi…

Avec les beaux jours, les visiteurs se pressent à nouveau à Auvers-sur-Oise. Avec raison (s). D’abord la « saison culturelle 2014 ». Et puis aussi les « classiques » : l’auberge Ravoux (avec « la » chambre – sinistre – de Van Gogh, le film « Sur les pas de Van Gogh »), la Maison-Atelier Daubigny (appartenant à la famille Daubigny, elle a été décorée par les enfants du peintre et conçue en partie par Corot), l’église, le cimetière… Et le transport. A peine plus d’une demi-heure le matin au départ de Paris-Gare du Nord. Et même moins d’une demi-heure au retour. Et puis Auvers, Van Gogh le disait lui-même : « C’est gravement beau ».

Rodolphe Pays

 

Pratique

Musée Daubigny, exposition « Un chemin vers la couleur », jusqu’au 31 août, tarif 4 € (réduit 2 €). Tél. : 01 30 36 80 20.

Château d’Auvers-sur-Oise, orangerie-sud, exposition « De l’impressionnisme au Street Art », œuvres de Nowart, jusqu’au 21 septembre, tarif 4 € (réduit 2 €). Tél. : 01 34 48 48 48.

Musée de l’Absinthe, ouvert jusqu’au 2 novembre, tarif 5 € (réduit 4 €). Tél. : 01 30 36 83 26).

Maison du Docteur Gachet, exposition « Correspondances d’artistes-Lettres de Vincent van Gogh et ses proches », jusqu’au 6 juillet, entrée libre. Tél. : 01 30 36 81 27.

Maison-Atelier Daubigny, ouvert jusqu’au 13 juillet puis du 15 août au 26 octobre, tarif 5 € (réduit 4 €). Tél. : 01 30 36 60 60.

Auberge Ravoux, ouvert jusqu’au 26 octobre, tarif 6 € (réduit 4 €). Tél. : 01 30 36 60 60).

Office du tourisme d’Auvers-sur-Oise, ouvert du mardi au dimanche de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 17 h (18 h d’avril à octobre). Tél. : 01 30 36 10 06.

 

A lire

« Du graffiti à l’Art in Space », d’Arnaud Rabier Nowart, 25 €, chez Le voyageur éditions.

« Vincent van Gogh à Auvers », le quotidien et le travail de Van Gogh durant les 70 jours qu’il a passés à Auvers, de Wouter van der Veen et Peter Knapp, 45 €, aux Editions du Chêne.

 

A voir

« Van Gogh, chemins empruntés, 2000-2014 », photos d’Olivier Verley présentées sur son site internet : http://olivier-verley.jimdo.com/paysages-naturels/van-gogh/

 

 

 

 

 

 


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