Archive pour janvier 2018

Rénovation du Musée de La Poste : la qualité sera au rendez-vous, la beauté aussi

Plus de grue, plus d’échafaudages : la façade en partie classée du Musée de La Poste réapparaît.

Le chantier de rénovation du Musée de La Poste marque un tournant : le gros œuvre achevé, déjà le futur cheminement muséal s’ébauche…

La vision qui s’offre désormais aux personnes passant devant le Musée de La Poste symbolise à elle-seule l’avancée des travaux. Plus de grue, plus d’échafaudages…

Et l’œuvre de Robert Juvin, l’artiste qui a travaillé au début des années 1970 avec l’architecte concepteur du bâtiment André Chatelin, qui du coup apparaît de nouveau en façade. On la redécouvre, remise en état, nettoyée, renaissante…

A l’intérieur, la phase la plus spectaculaire de la rénovation est aujourd’hui achevée. Compte-tenu de la spécificité du chantier, de sa complexité, il aura fallu le temps d’y parvenir. Mais déjà, on peut entrevoir le résultat final : la qualité sera au rendez-vous, la beauté aussi…

Le gros oeuvre achevé, les trois plateaux de présentation des collections se profilent.

Le « gros œuvre » désormais terminé, les trois plateaux d’exposition des collections commencent à apparaître. Les espaces se dessinent, la volumétrie s’appréhende…

Avec l’installation progressive des cloisonnements, parallèle à celle des équipements techniques (câbles, climatisation… ), le futur cheminement muséal s’ébauche, prend forme.

Les terrasses du musée se revêtent aussi de leurs atours définitifs.

Sur celle du bâtiment principal, les conduits de traitement d’air qui y débouchent sont maintenant habillés de bardages discrets et esthétiques.

A l’arrière, les travaux de la terrasse qui couvre la galerie d‘exposition du musée ont également débuté. Des opérations de curage et de nettoyage sont en cours. La remise en terre ainsi que la végétalisation interviendront ensuite après la pose des revêtements d’étanchéité.

(Photo SONAC Sophie Photographe).

Et les street artistes qui sont toujours présents au pied du chantier.

Après celles de Katre, SP 38, Lenz, Kashink, Jace, Guaté Mao et SONAC Sophie photographe, c’est une fresque de Tarek Benaoum que les passants du boulevard de Vaugirard pourront voir dès la fin janvier sur la palissade du chantier de rénovation du musée.

Un artiste dont les enchâssements de caractères et de mots font merveille. A découvrir jusqu’au printemps… En même temps que les avancées du chantier…

Rodolphe Pays

(Photos Thierry Debonnaire)

Les travaux « lourds » réalisés et les fenêtres presque toutes posées, le voisinage est moins affecté par les nuisances du chantier.

Des nuisances désormais limitées

Les nuisances occasionnées par le chantier de rénovation du musée se sont ces derniers mois considérablement réduites.

Les travaux les plus « lourds » étant réalisés et les fenêtres quasiment toutes posées, le voisinage est aujourd’hui peu affecté par le bruit et les vibrations des machines et des outils utilisés par les ouvriers.

Calendrier

Avril 2015 : lancement du chantier

Eté et automne 2015 : curage

2016/ 1er semestre 2017 : démolition intérieure et reconstruction

Second semestre 2017 : reconstruction et clos/couvert du bâtiment achevés. Intervention des corps d‘état architecturaux

1er semestre 2018 : aménagement des espaces muséographiques

Second semestre 2018 : installation des dispositifs audiovisuels, graphiques…

 

 

 

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Initiées par le Musée de La Poste, des rencontres entre musées d’entreprises

Trois à quatre fois par an, des responsables de musées ou de services du patrimoine d’entreprises se réunissent pour confronter leurs expériences (photo prise à l’issue d’une rencontre à la collection historique Orange).

Exposer ses propres actions et en même temps se nourrir de celles des autres : c’est la vocation des rencontres entre musées d’entreprises que le Musée de La Poste a initiées en 2012.

Faire visiter ses salles d’exposition, partager les bonnes pratiques, indiquer les prestataires fiables, évoquer les expériences (réussies comme perfectibles), parler de ses démarches commerciale et promotionnelle, des dispositifs de médiation…

Des rencontres qui sont aussi l’occasion de visiter les installations, de comprendre les organisations, comme ici dans les locaux de la collection French Lines.

L’ordre du jour des rencontres qui réunissent trois à quatre fois par an des responsables de musées ou de services du patrimoine d’entreprises est toujours copieusement rempli.

Des contacts qui selon les participants « apportent des idées, des éclairages nouveaux, permettent aussi d’envisager des solutions, des projets… »

L’idée de créer ce réseau interactif a été lancée en 2012 à l’initiative du Musée de La Poste. Beaucoup de structures muséales et patrimoniales d’entreprises l’ont depuis rejoint.

Il est aujourd’hui composé d’une vingtaine de membres, parmi lesquels figurent la future Citéco (Cité de l’économie et de la monnaie), l’Aventure Michelin, L’Aventure Peugeot-Citroën-DS, la collection French Lines, la collection historique Orange, le musée de la Gendarmerie Nationale, le musée aéronautique et spatial Safran, le Lactopôle (Lactalis), la Maison de La Vache qui Rit…

Rodolphe Pays

 

Musées d’Oignies et de Toulouse : les ambulants toujours en ligne

Les wagons du musée des ambulants postaux d’Oignies (62)…

Soutenus dans leur démarche par le Musée de La Poste, des musées créés et animés par d’anciens postiers ambulants visent à être toujours plus attractifs.

Parmi eux, l’un se situe à Oignies, dans le Pas-de-Calais, l’autre au cœur de Toulouse

… et ceux du musée de Toulouse.

A Oignies, à l’est de Lens, trois musées gérés par des bénévoles cohabitent au sein du Centre Denis Papin, un vaste espace mis à leur disposition par la commune.

L’un est consacré à la mine, un autre aux chemins de fer et le troisième aux ambulants postaux.

Les collections de ce dernier, avec lequel le Musée de La Poste est en contact régulier, se sont dernièrement enrichies.

Balance d’ambulants du XIXe siècle, balance d’ambulants du « Paris-Bruxelles », maquettes de véhicules postaux (malles-poste, wagons… ), sacs postaux et casquettes de facteur du monde entier (Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Ile Maurice,

Ces maquettes de véhicules postaux viennent de rejoindre les collections du musée d’Oignies.

Indonésie, Irak, Pakistan… ), timbres à date et divers documents viennent ainsi de rejoindre la multitude de pièces réunie depuis des années par les anciens postiers ambulants à l’origine de la création du musée.

De nouvelles acquisitions à voir avec le reste des collections dans des wagons postaux récemment rénovés.

Installé depuis plus de 20 ans au cœur de la ville rose – dans l’enceinte de la gare de Toulouse-Raynal -, le musée des anciens ambulants de Toulouse n’est pas non plus en reste.

Le musée des ambulants de Toulouse propose actuellement une exposition temporaire consacrée au rôle de la Poste lors de la Première guerre mondiale.

En plus de ses présentations permanentes, disséminées dans des wagons postaux de différentes époques, il continue de proposer tout au long de l’année 2018 une exposition temporaire consacrée au rôle de la Poste pendant la Première guerre mondiale.

Une visite du musée s’impose à double titre. D’abord parce que les collections et les accrochages présentés sont toujours de qualité.

Le musée de Toulouse reçoit ses visiteurs un après-midi par semaine ou sur rendez-vous.

Et aussi parce qu’elle mettra du baume au cœur de Michel Padilla, le fondateur du musée, et de ses collègues, marqués par l’intrusion il y a quelques semaines de  visiteurs indélicats (plusieurs pièces et du matériel ont été dérobés).

L’essentiel est fort heureusement toujours visible…

Rodolphe Pays

En savoir plus sur le musée d’Oignies : http://www.oignies.fr/wp-content/uploads/2014/09/Flyer-centre-Denis-Papin-BD.pdf

En savoir plus sur le musée de Toulouse : http://ambulants.fr/

 

 

Soldes à Paris, présence à Orly et Roissy : la boutique du Musée de La Poste se démultiplie

Des produits de la boutique du Musée de La Poste sont désormais disponibles au bureau de poste de l’aérogare de Roissy…

… et à celui d’Orly.

Des objets du Musée de La Poste atterrissent à Orly et Roissy.

Et des soldes décollent à la boutique de Montparnasse.

Les voyageurs et les personnes qui fréquentent les aérogares d’Orly et Roissy peuvent désormais profiter d’une offre d’objets griffés ou estampillés « Musée de La Poste ».

Des vitrines accueillant un certain nombre de produits vendus à la boutique du musée viennent en effet d’être installées au sein des bureaux implantés – et tout récemment rénovés – dans les halls d’accueil des deux aéroports parisiens.

« L’objectif est de se rapprocher des clientèles présentes sur place, indique Bruno Pattou, le responsable commercial du musée, autant les touristes et ceux qui les accompagnent que les usagers professionnels. »

Soldes d’hiver : une remise de 30 % sur les produits de la boutique du musée.

Sacs et besaces en toile postales, véhicules postaux miniatures, boîtes aux lettres souvenir, carnets, objets d’écriture sont ainsi désormais disponibles avant l’embarquement comme à la descente d’avion.

Et pour ceux qui ne se rendront ni à Orly ni à Roissy, la boutique du musée demeure une adresse avantageuse. Pour la qualité et la diversité de son offre. Et aussi, jusqu’en février, pour ses soldes.

Une remise de 30 % sur tous les produits (en dehors des timbres, des livres et de quelques références indiquées) est en effet proposée. Si vous avez des cadeaux en retard, des objets de papeterie à acheter, des stylos, des sacs, des besaces… , c’est le moment d’en profiter.

Rodolphe Pays

Soldes jusqu’au 20 février à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème.

Ouvert de 10 h à 18 h, du lundi au samedi (tél. : 01 53 71 98 49).

Restauration : le Musée de La Poste étoffe ses collections

Pour Aude Mansouri, chacun des objets que le Musée de La Poste lui a confiés  » raconte une histoire « .

La restauration des objets qui seront présentés à la réouverture du Musée de La Poste se poursuit.

C’est au tour des « textiles »…

« Ce sont des objets du quotidien, c’est ça qui m’a tout de suite plu, même parfois intriguée, indique d’emblée Aude Mansouri, je n’avais pas souvent travaillé sur des pièces comme celles-ci, qui ont été portées, manipulées, et cette dimension humaine, je trouve ça émouvant, ça me parle. »

De la fin du XIXe siècle – un képi de facteur (de ville), un éventail décoré d’une scène de poste aux chevaux, un étendard aux couleurs d’une association musicale des postes et télégraphes… – ou plus récents – des sacs de courrier des postes française, brésilienne, chinoise… -, ce sont des « textiles » que le Musée de La Poste a ainsi confiés aux bons soins de la restauratrice.

« Si l’ensemble était en assez bon état, il a quand même fallu un certain nombre d’interventions, explique Aude Mansouri, différentes selon les tissus, leurs structures, leurs tailles. »

La restauration de cet éventail « postal » du XIXe siècle a demandé un travail particulièrement minutieux.

Un travail qui s’est révélé particulièrement délicat et méticuleux pour l’éventail. La restauratrice a notamment dû reconstituer la petite bande de tissu qui solidarise les deux feuilles de satin de soie superposées composant l’objet.

Et faire consolider par une collègue spécialisée dans le traitement des bois un des « brins » (les tiges permettant de déployer l’éventail).

« Pour l’étendard, j’ai procédé à une aspiration des poussières, puis, parce qu’il était froissé, à une remise en forme, précise-t-elle, mais il s’est surtout agi de combler des parties manquantes, ce que nous appelons les lacunes. »

Un exercice là-aussi minutieux. Pour reconstituer les morceaux d’étoffes disparus, il faut non seulement retrouver le même tissu, mais également créer la teinture identique à celle de la pièce d’origine.

Et au final recoudre avec soin.

Le képi de facteur, essentiellement fait de drap de laine, a lui aussi été dépoussiéré par la restauratrice. Avant qu’elle ne réalise un support de présentation notamment destiné à redresser le dessus de la visière, assez sensiblement enfoncé.

Aude Mansouri apprécie aussi de travailler sur les sacs postaux, ceux de la poste aérienne et de diverses postes du monde. Conçus en matériaux variés : toile de coton, toile de jute, synthétiques…

« M’occuper de ces sacs, qui ont transporté toutes sortes de nouvelles, sont passés par les mains de postiers du monde entier, ça me dit des choses sur la Poste, conclut la restauratrice, ça me donne aussi l’envie d’en savoir plus. »

Une envie qui pourrait bien être transmise aux visiteurs à la réouverture du musée.

Rodolphe Pays

Une restauratrice engagée au sein de sa profession

Titulaire d’une licence d’histoire de l’art et d’un master de conservation-restauration des biens culturels, Aude Mansouri exerce son activité depuis une dizaine d’années.

Elle intervient notamment sur les collections textiles du château de Versailles, du musée des Arts décoratifs et du Palais Galliera (musée de la mode de la ville de Paris).

La restauratrice est aussi la présidente de la Fédération française des Professionnels de la conservation-restauration.

 


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