Archive pour mai 2013

Antoine Chereau au musée de La Poste : ça croque et ça tourne…

antoine4Le dessinateur Antoine Chereau exposera au musée de La Poste à partir du 10 juin. Près de 80 de ses dessins seront présentés. Ainsi qu’un film sur son travail actuellement en cours de tournage.  

Attention, une exposition du musée de La Poste peut en cacher une autre. Si celle consacrée aux plasticiens Gaston Chaissac et Jean Dubuffet (Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau) ouvre bien ses portes lundi prochain, un autre accrochage se profile dans la foulée. Intitulé Chereau croque La Poste, il rassemble près de 80 dessins d’Antoine Chereau. Tous réalisés au départ pour introduire un peu d’humour et de recul dans les infos très sérieuses publiées sur le site intranet de La Poste. Une expo cependant loin d’être « postalo-postale », les thèmes des dessins retenus s’avérant plutôt rassembleurs : développement durable, vacances, Rallye des Gazelles…

Un film sur le travail d’Antoine Chereau est actuellement en cours de tournage. Il montrera les coulisses de sa relation avec La Poste – commande des dessins, propositions, réalisation finale… – et sera diffusé dans le cadre de l’exposition. (RP)

« Chereau croque La Poste », du 10 juin au 28 septembre, salles 15- 1 et 15-2, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Quand Moustaki chantait « Le facteur », messager de l’amour…

moustaki1Georges Moustaki s’en est allé… A travers une de ses chansons, il avait rendu hommage au facteur, sans qui « l’amour ne peut plus voyager ». Peut-être un timbre sera-t-il émis un jour pour rendre la pareille à ce grand de la chanson française…   

Dire qu’il faudra mourir un jour, Quitter sa vie et ses amours, Dire qu’il faudra laisser tout ça, Pour Dieu sait quel au-delà… Le premier couplet de paroles que Georges Moustaki avait écrites il y a près d’un demi-siècle (« Dire qu’il faudra mourir un jour »). Souffrant depuis longtemps d’une maladie des bronches, le chanteur s’est éteint ce matin à Nice. Il avait 79 ans. Parmi les innombrables chansons qu’il a interprétées, il en est une qui s’intitule « Le facteur » (elle figure sur l’album « Le Métèque » sorti à la fin des années 1960). Une belle mélodie accompagnée d’arpèges délicats et appuyée par la voix claire de Françoise Walch. Georges Moustaki l’avait adaptée d’un texte de l’auteur–compositeur grec Hadjikadis Manos. Le jeune facteur est mort, Il n’avait que 17 ans, L’amour ne peut plus voyager, Il a perdu son messager

Avec la disparition de Moustaki, c’est un messager de l’amour, de la fraternité et de l’engagement qui s’en est allé. Après le carnet en 1990 et les blocs en 2001 et 2001 créés en hommage à des grandes figures de la chanson française (Brel, Piaf, Nougaro, Colette Renard, Ferré, Barbara… ), une nouvelle émission pourrait être un jour consacrée à Georges Moustaki. Pourquoi pas aux côtés d’autres chanteurs disparus comme Bashung, Fred Chichin, François Béranger, Colette Magny… (RP)

Le panorama des timbres français, salle 11 des collections permanentes, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

 

Keith Haring : une exposition et des initiatives pour restaurer sa fresque de l’hôpital Necker

expokeith1Une grande exposition consacrée à Keith Haring se tient actuellement au musée d’art moderne de la ville de Paris. Un événement qui prolonge aussi plusieurs initiatives visant à restaurer une fresque que l’artiste américain avait créée en 1987 à l’hôpital Necker.

Il y a 18 mois, le musée de La Poste exposait une vingtaine de boîtes aux lettres « customisées » par des street artistes. Une opération menée conjointement avec le Musée en Herbe. Et il y a tout juste un an, ces boîtes étaient vendues aux enchères (au musée, transformé pour un soir en salle des ventes) au profit de deux causes : la restauration d’une fresque de l’hôpital Necker-Enfants malades peinte en 1987 par l’artiste américain Keith Haring (1958-1990) et l’accès à l’art des enfants handicapés et des familles défavorisées.

Aujourd’hui, le musée d’art moderne de la ville de Paris, avec le CENTQUATRE, consacre une grande rétrospective à Keith Haring. Cette exposition permet d’appréhender l’importance de son œuvre et plus particulièrement la nature profondément « politique » de sa démarche. Elle comporte près de 250 œuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, dont une quinzaine de grands formats exposés au CENTQUATRE.

Et un an après celle du musée de La Poste, Jérôme de Noirmont, la Fondation Keith Haring à New York, en coopération avec Sotheby’s et en association avec l’hôpital Necker-Enfants malades, ont organisé le 17 avril une vente caritative également destinée à la restauration de la fresque de Keith Haring. (RP)

Exposition Keith Haring « The political Line », jusqu’au 18 août, musée d’art moderne de la ville de Paris, et au CENTQUATRE, 5 rue Curial, Paris 19ème.


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