Archive pour mars 2012

Pèlerinage philatélique à Saint-Jacques-de-Compostelle

Le programme philatélique officiel de l’année 2012 propose une nouvelle série de timbres dédiée aux célèbres « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle ». Un bloc-feuillet de quatre timbres-poste sur le sujet est ainsi émis le 2 avril. Précisions…

Saint-Jacques-de-Compostelle, ou Santiago de Compostela, est un lieu de pèlerinage millénaire, né de la découverte du tombeau légendaire de l’apôtre Jacques dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, à Compostelle, ville de Galice espagnole. En Espagne, comme en France, le chemin de Saint-Jacques est constitué de plusieurs itinéraires. Quatre routes principales traversent la France pour rejoindre ce sanctuaire. Elles partent de Paris, du Puy-en-Velay, de Vézelay et d’Arles.
Un bloc-feuillet émis le 2 avril, dessiné et gravé par André Lavergne, évoque ces quatre itinéraires du pèlerinage vers Compostelle. La route de Paris ou de Tours, appelée en latin « Via Turonensis », est le nom du chemin situé le plus au nord. Son point de départ est la tour Saint-Jacques à Paris, seul vestige de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie (détruite en 1798), figurant sur le timbre. La route du Puy, appelée également « Via Podiensis », démarre au Puy-en-Velay, en Haute Loire, le plus souvent sur les marches de la cathédrale romane Notre-Dame-de-l’Annonciation, représentée sur le timbre. Comme son nom l’indique, la « Via Lemovicensis » traverse le Limousin, mais son lieu de départ est la basilique Saint-Marie-Madeleine de Vézelay, dont le timbre offre une vue plongeante. Enfin, la route d’Arles, dite toulousaine ou « Via Tolosana« , a pour point de départ et de rassemblement la ville d’Arles, où la basilique romane Saint-Trophime, haut lieu de pèlerinage, est représentée sur le timbre avec son cloître attenant. Le fond du bloc est quant à lui illustré du moulin mystique provenant d’un chapiteau roman de la basilique Sainte-Marie de Vézelay. (MB)

 Bloc-feuillet de 4 timbres-poste Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, dessin et gravure d’André Lavergne, impression mixte offset et taille-douce, 2012© L’Adresse Musée de La Poste, Paris / La Poste.

Bloc-feuillet disponible à partir du 2 avril à l’espace Timbres de l’Adresse Musée de La Poste, 34 bd de Vaugirard, Paris 15ème.

Des mômes, des pères… et des scoubidous

Virginie Taravel (accompagnée de Nicolas et Guillemette) animera samedi un atelier "Scoubidou".

C’est une initiative qui devrait attirer de nombreux parents et enfants : la réalisatrice Virginie Taravel sera présente à l’Adresse Musée de La Poste ce samedi pour y animer un atelier – une initiation à l’art du « scoubidou » -autour de son film Nicolas et Guillemette. Une animation proposée par le musée dans le cadre de l’exposition Dans les coulisses du film d’animation lancée à la mi-mars.

Nicolas et Guillemette, le court métrage de Virginie Taravel, figure parmi les oeuvres que décrypte l’exposition Dans les coulisses du film d’animation. Les deux héros du film sont d’abord des personnages que la réalisatrice a créés en fil de scoubidou avant d’écrire leur histoire et de les mettre en scène. Nicolas et Guillemette prennent racine l’année de mes 18 ans, lorsque j’ai vu une expo avec Le cirque, une oeuvre de Calder faite de petits automates en fil de fer, raconte-t-elle, j’ai ensuite passé l’été à créer des personnages en scoubidou liés au monde du cirque, l’idée du film est partie de là. » L’atelier proposé sera ainsi une rencontre avec l’artiste en même temps qu’une initiation à l’art du scoubidou. Une animation destinée aux enfants – et parents – de tous âges. (RP)

Atelier « Scoubidou » et rencontre avec Virginie Taravel, samedi 31 mars de 14 h à 18 h, une animation proposée dans une des salles de l’exposition « Dans les coulisses du film d’animation’. L’exposition est programmée jusqu’au 25 août, salles 13, 14 et 15, l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème. Renseignements : 01 42 79 24 24.

« Le timbre bleu » IKB d’Yves Klein au cabinet des trésors philatéliques

 A l’initiative de l’association « Mon Parnasse », chaque institution culturelle du quartier Montparnasse, à Paris, propose en 2012 un événement en rapport avec l’artiste Yves Klein (1928 – 1962), dans le cadre du 50ème anniversaire de sa disparition. En effet, le peintre Yves Klein a travaillé de 1956 à 1958 dans un atelier d’artiste au 9 de la rue Campagne-Première, dans le 14ème arrondissement, puis de 1958 à 1962 au 14 de la même rue (une plaque y est apposée). C’est dans cet appartement/atelier qu’il expérimente en 1960 ses Anthropométries de l’époque bleue. L’Adresse Musée de La Poste participe à cet événement collectif en consacrant son cabinet des trésors philatéliques à Yves Klein en salle 11 des collections permanentes.

 En 1957, Yves Klein décide de présenter à la galerie Iris Clert le « bleu immatériel ». L’artiste va utiliser la couleur bleue sur un objet usuel dentelé (le timbre) qui va ainsi lui conférer le statut d’œuvre d’art. Ce n’est qu’en mai 1960 que la formule chimique de ce bleu outremer mis au point par l’artiste est déposée à l’Institut national de la propriété industrielle sous le nom d’IKB (International Klein Blue).

 Les « timbres bleus » serviront de vignettes d’affranchissement des cartons d’invitation à ses expositions dans les galeries Iris Clert et Colette Allendy en 1957, puis de nouveau chez Iris Clert en 1958 et 1959. Les organisateurs règlent les frais d’affranchissement directement en numéraire à l’administration des Postes pour la totalité des envois. Chaque carton d’invitation est alors affranchi symboliquement par un « timbre bleu » IKB. Le cachet à date en port payé de « Paris – tri distribution » y figure et, conformément à la réglementation, n’oblitère pas la vignette  « timbre bleu ».

On connaît actuellement une quarantaine de cartes postales ou enveloppes affranchies en 1957, 1958 et 1959 par un « timbre bleu » IKB d’Yves Klein. En avril 1958, Yves Klein s’adressera à lui-même une enveloppe affranchie avec son « timbre bleu ». Ce document se trouve dans la collection Archives Yves Klein. (PR)

Pour en savoir plus :

Site Internet : www.yveskleinarchives.org

 Légende :  Carton d’invitation pour l’exposition « Monochromes » d’Yves Klein affranchi par un « timbre bleu » IKB adressé à l’artiste peintre Camille Bryen, 1957. Collection Musée de La Poste / Paris / La Poste / © Adagp Paris

Hommage à Yves Klein, à compter du 2 avril, cabinet des trésors philatéliques, salle 11, l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème. 

Le catalogue et les produits philatéliques et dérivés de l’expo « Dans les coulisses du film d’animation »

L’exposition Dans les coulisses du film d’animation, proposée à l’Adresse Musée de La Poste depuis la mi-mars,  a son catalogue et ses produits philatéliques et dérivés. Détail de l’offre…

La vocation d’un catalogue est de refléter le plus fidèlement possible le contenu et l’esprit d’une exposition. Celui qui accompagne Dans les coulisses du film d’animation remplit parfaitement cette mission. Maquette très élégante, textes pertinents, illustrations nombreuses et d’une remarquable qualité… : le visiteur peut ainsi repartir avec en poche l’essentiel de l’exposition. Sans compter un vrai bonus , l’intégration dans l’ouvrage de plusieurs épreuves de travail – 4 « calques » et un « cellulo » – entrant dans la réalisation d’un dessin animé (photo).

L’exposition est également assortie de plusieurs objets et documents souvenirs (disponibles comme le catalogue à la boutique et l’espace Timbres du musée). Un collector de quatre timbres – illustré de deux dessins originaux et de deux visuels extraits des œuvres contemporaines présentées au sein de l’exposition – est ainsi proposé. Des cartes postales reprenant des images de ces deux œuvres également. Et aussi des mugs, magnets, porte-clefs… (RP)

« Dans les coulisses du film d’animation », jusqu’au 25 août, salles 13, 14 et 15, l’Adresse Musée de La poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

« Dans les coulisses du film d’animation », le catalogue, de Céline Neveux (chez Snoeck, 14,90 €) et toute l’offre liée à l’exposition en vente à la boutique et l’espace Timbres du musée.  

« Sorcières », dernières…

Plus que quelques jours… L’exposition Sorcières, mythes et réalités, proposée à l’Adresse Musée de La Poste depuis la fin novembre, ferme ses portes samedi prochain.

Ouverte depuis le 23 novembre dernier, l’exposition Sorcières, mythes et réalités a déjà attiré plusieurs dizaines de milliers de visiteurs. Relayée à de très nombreuses reprises par la presse, appréciée des jeunes comme des seniors, cette présentation aura été l’un des événements culturels de cet hiver. Un succès encore conforté par la présence d’un très large auditoire à la conférence donnée jeudi dernier par l’ethnologue Hugues Berton sur le thème « Sorcellerie et croyances en milieu rural ». L’exposition aborde dans sa première partie la sorcellerie à travers l’art (tableaux, affiches de cinéma… ). Elle évoque ensuite l’histoire, celle des grandes affaires de sorcellerie, des grands procès. Un dernier volet est lui consacré à l’aspect ethnologique (avec un très grand nombre d’objets et de documents). L’exposition ferme ses portes dans 4 jours, il n’est pas encore trop tard pour en profiter. (RP)

« Sorcières, mythes et réalités », jusqu’au samedi 31 mars (nocturne jeudi jusqu’à 20 h), galerie du Messager, l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

A lire

L’ethnologue Hugues Berton a publié Objets de sorcellerie, aux éditions De Borée, et Médecine et sorcellerie, aux éditions Danglas (ouvrages disponibles à la boutique du musée).


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