Archive pour décembre 2014

Pierre Barouh : « La chanson, ça se glisse sous les portes, ça se fredonne aussi dans les têtes, ça ne peut pas se censurer »

Photo Michel Birot

Photo Michel Birot

La Poste à travers chants, une des nouvelles animations hors les murs du Musée de La Poste, rencontre un vrai succès. Et parmi les incontournables de ce véritable récital à destination des seniors et des associations, La bicyclette, de Pierre Barouh. L’auteur, compositeur, interprète, producteur et éternel voyageur évoque sa passion de toujours pour la chanson.

« J’avais 14 ans. Je rentrais du Vél’ d’Hiv’ où j’étais allé voir les 6 jours. J’avais la permission de 21 h et il n’était que 20 h 30. Je me suis alors introduit à l’Eden, le cinéma de mon quartier, à Levallois-Perret. On y passait Les visiteurs du soir. Les poèmes chantés de Prévert – La complainte de Gilles, Démons et merveilles… – ont été comme une onde de choc. Ces mots, ces mélodies m’ont percuté. Ma vie a basculé, dès le lendemain je me suis mis à écrire des chansons. Ca ne m’a jamais quitté.

Très vite, j’ai voyagé. Beaucoup. Longtemps Entre deux départs, je faisais journaliste, assistant metteur en scène, acteur. Et j’écrivais toujours des chansons. Un jour, à Montmartre, quelqu’un m’a proposé de rédiger un texte autour du vélo pour une campagne de pub. La pub ne m’intéressait pas, mais l’idée d’écrire sur le vélo, oui.

Montand-La-BicycletteDes réminiscences, des odeurs, des ambiances d’enfance ont alors refait surface. Des chose venues de Vendée où mes parents m’avaient mis à l’abri pendant la guerre. La bicyclette, avec sa fille du facteur, est née comme ça. Et est restée dans les cartons.

Et puis, j’ai fait les paroles des chansons d’Un homme et une femme. Je me suis retrouvé à Cannes à cette occasion, et lors d’un dîner – j’ai toujours aimé chanté au dessert – j’ai ressorti La bicyclette devant Montand. Il a juste dit : « Je suis fou de cette chanson »…

La chanson, c’est un mode d’expression exceptionnel, communicable immédiatement. Des mots simples, des sentiments forts. Et puis la chanson, on ne peut pas l’arrêter, elle se glisse sous les portes, ça se fredonne aussi dans les têtes, ça ne peut pas se censurer… C’est un art immédiat, pas besoin d’années d’apprentissage…

Le Musée de La Poste a bien raison de faire voyager les gens avec son animation La Poste à travers chants. Y compris à bicyclette… ».

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Unknown-1Pierre Barouh a publié en 2012 « Les rivières souterraines », un livre écrit au fil de l’eau où il raconte souvenirs, rencontres, découvertes (éditions « A Vos Pages »).

 

Unknown-2Sous le titre « Divers-Dit vert », un double CD retraçant ses soixante ans de carrière est également sorti en 2012.

 

 

chanson1Chants et guitare ou accordéon

Deux artistes assurent alternativement l’animation La Poste à travers chants (sur la base de la même prestation) que propose le Musée de La Poste : Nicolas Francart, qui s’accompagne à la guitare, et Crystel Galli, qui joue de l’accordéon. En liaison avec l’école de musique ACP la Manufacture Chanson, les deux musiciens sont également à l’origine de la création du spectacle.

http://www.manufacturechanson.org/

 

 

Le nouveau recueil de dessins d’Antoine Chereau le confirme : on peut rire de tout… même du travail

UnknownLe Père Noël est en approche finale. Dans sa hotte, il y a aussi des ouvrages tout chauds réalisés par des dessinateurs amis du Musée de La Poste. Autant d’idées de cadeaux. Volet 1 : le nouveau Chereau…

Encore un petit effort… C’est le titre du nouvel opus du sieur Chereau. Inutile de dire que les lecteurs n’auront guère besoin d’en consentir pour se plonger à nouveau dans les univers sarcastiques du dessinateur, cartooniste, joke manager (l’homme se coiffe de toutes les casquettes, pourvu qu’elles pointent là où ça chatouille, et surtout là où ça fait – vraiment – rire). L’an dernier, il nous avait régalés avec son recueil de dessins consacré à la santé (les médecins, infirmières, brancardiers, patients et autres assurés maladie s’en souviennent encore… ).

Chereau-ALBUM-Travail-Burn-out-222x300Cette année, il s’attaque par toutes les fa(r)ces à la fois à l’ensemble des chaînes de montage (et de démontage) : patrons, recruteurs, DRH, collègues… Comme toujours, Antoine Chereau vise juste, précis, use de malice (bien appuyée quand même) plutôt que d’asséner quatre lourdes vérités, préfère ainsi le toucher de balle et les montées au filet gagnantes d’amorties imparables aux coups de boutoir de fond de court par trop lassants. Et cerise sur la bûche : les coloristes qui ont collaboré avec le dessinateur ont réalisé un travail remarquable.

18e2555Antoine Chereau est un fidèle de La Poste. Il y a assuré et assure encore des prestations en direct – bienvenues… – lors de très sérieuses réunions, il produit aussi des dessins pour le site intranet du Groupe. Une sélection d’entre eux a ainsi été exposée en 2013 au Musée de La Poste. Ils étaient déjà très drôles. Ceux de Encore un petit effort le sont même encore plus…  Rodolphe Pays

 

Unknown« Encore un petit effort », dessins d’Antoine Chereau, 92 pages, chez Pixel Fever Editions, prix public 23 €. L’ouvrage est disponible à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (tél. : 01 53 71 98 49). Et dans toutes les bonnes librairies. Commande en ligne : http://www.buy-a-chereau.com/

ALBUM-a-Chereau-Travail-Strip-Handicap

Un livre soutenu par la Fondation La Poste contribue à la renaissance du poète Equatorien Alfredo Gangotena

1397Poète Equatorien ayant beaucoup écrit en France – et en français -, Alfredo Gangotena commence à sortir de l’oubli. Un ouvrage encouragé par la Fondation La Poste rappelle son œuvre et sa notoriété à travers les multiples lettres que lui ont adressées les poètes Français de l’époque.

Un poète de génie… Trop longtemps oublié, parce que ni d’ici, ni de là-bas, chez lui en Equateur. Mais c’est quand même à une sorte de début de réhabilitation à laquelle on assiste aujourd’hui : Alfredo Gangotena (1904-1944) sort enfin un peu de l’oubli. Et l’ouvrage Sous le figuier de Port-Cros, auquel la Fondation La Poste a apporté son soutien, contribue à cette renaissance. Le livre rassemble en effet les innombrables lettres que Gangotena a reçu de poètes Français, de directeurs de revues, de l’intelligentsia parisienne, tous les gens qu’il a côtoyés lors de ses années passées en France…

54768_N_27-10-12-23-16-34Alfredo Gangotena est né à Quito, en Equateur, en 1904. Il arrive en France avec sa famille à l’âge de 16 ans. En 3 ans, il apprendra un français exceptionnel. Et très vite commencera à rédiger des poèmes qui susciteront immédiatement l’enthousiasme et l’admiration de l’ensemble des écrivains Français de l’époque. Jules Supervielle, Max Jacob, Jean Cocteau, Valéry Larbaud, Henri Michaux deviendront ses amis. Beaucoup des courriers qu’ils lui adresseront figurent au sein de l’ouvrage.

A la fin des années 1920, Alfredo Gangotena retournera en Equateur, reviendra en France au moment du Front populaire et s’éteindra dans son pays à l’âge de 40 ans. Lyrisme, attachement à sa terre, spiritualité, fragilité, exubérance, violence intérieure marquent son écriture… à redécouvrir.

Rodolphe Pays

35701_I_sous_le_figuier« Sous le figuier de Port-Cros, lettres à Gangotena » (Henri Michaux, Jules Supervielle, Pierre Morhange, Max Jacob, Marie Lalou… ), édition établie par Mireille de Lassus et Georges Sebbag, aux Nouvelles Editions Jean-Michel Place, 270 pages, 14 €. Un livre soutenu par la Fondation La Poste.

En vente à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (tél. : 01 53 71 98 49).

 

Des voix sans nombre

Echos vieillis des nébuleuses

Echos diaphanes dans les rivières et les torrents

Des voix sans nombre allaient mourir, allaient se pendre

Dans les sables arides d’autrefois.

A. Gangotena

 

« La Poste à travers chants » : la nouvelle animation du Musée de La Poste tourne à pleins tubes

IMG_2548Parmi les nouvelles animations hors les murs du Musée de La Poste, son tour de chant à destination des seniors rencontre un vrai succès. Comme tout récemment, à Fontainebleau…

Applaudissements nourris des 80 spectateurs. Rappel. Guitare à la main, Nicolas – ou plutôt Ernest le facteur, képi de préposé des postes des années 1930 sur le crâne et sacoche de courrier en bandoulière – revient au milieu de la salle et entonne à nouveau le final de La vie en rose, repris en chœur par l’assistance. Et dès que je t’aperçois, alors je sens en moi mon cœur qui bat… Derniers accords, derniers saluts du chanteur musicien, battements de mains en mesure de l’auditoire, bravos qui fusent… Rideau.

Nicolas quitte le vaste espace de convivialité de la maison de retraite de Fontainebleau (Seine-et-Marne) et rejoint la loge que les responsables de l’établissement lui ont aménagée pour la circonstance. Le spectacle aura duré un peu plus d’une heure. Un véritable récital de chansons mythiques, indémodables, entrecoupé de saynètes auxquelles le public – des résidents comme des retraités venus de l’extérieur – est invité à participer.

IMG_2557Au programme, une vingtaine de succès de toujours évoquant le facteur, les lettres d’amour, les cartes postales conviant au voyage : Le facteur, de Georges Moustaki, A bicyclette, de Pierre Barouh, Lettre ouverte à Elise, d’Anne Sylvestre, Nationale 7, de Charles Trenet, Dis, quand reviendras-tu, de Barbara… Créée il y a quelques mois à l’initiative du Musée de La Poste en partenariat avec des professionnels (voir encadré ci-dessous) et destinée aux seniors, cette animation intitulée La Poste à travers chants est désormais bien rodée.

IMG_2558« Ce spectacle, c’est une très bonne idée, confirme un auditeur à la sortie du concert de Fontainebleau, je connaissais les chansons, j’ai apprécié. » Un avis unanimement partagé par l’ensemble des participants. « On ne s’est pas ennuyés, ajoute une élégante vieille dame, ça ravive les souvenirs. » Nicolas lui-aussi est content de la façon dont les choses se sont déroulées. « Les échanges avec la salle via les courriers que je fais lire aux gens et qui introduisent les chansons suivantes ont bien fonctionné, constate-t-il, ce dialogue est important, il participe aussi à la réussite du spectacle. »

La « matinée » se poursuit par un goûter. Gâteaux et boissons pour tout le monde. Nicolas, débarrassé de sa tenue de facteur, retrouve pour quelques minutes encore son public. Remerciements, félicitations… Une dame, sourire aux lèvres, regard au-dessus des têtes, fredonne La vie en rose

Rodolphe Pays

Pour en savoir plus sur l’animation « La Poste à travers chants », contacter Marie Deswarte au 01 42 79 23 91 ou via l’adresse marie.deswarte@laposte.fr.

 

chanson1Chants et guitare ou accordéon

Deux artistes assurent alternativement l’animation La Poste à travers chants (sur la base de la même prestation) : Nicolas Francart, qui s’accompagne à la guitare, et Crystel Galli, qui joue de l’accordéon. En liaison avec l’école de musique ACP la Manufacture Chanson, ils sont également à l’origine de la création du spectacle.

http://www.manufacturechanson.org/

 

Ce qu’ils ont dit du spectacle :

  • « J’aime la musique, j’en ai fait, ce chanteur a une belle voix et le spectacle est très sympa », Claude, résident de la maison de retraite de Fontainebleau.
  • « Ce sont des chansons que la plupart d’entre nous connaissent, c’était très bien », Marie-Hélène, retraitée habitant à Avon.
  • « Ce spectacle, c’est bien fait, joyeux et parfaitement ciblé », Yvelise Abécassis, coordinatrice d’actions en faveur des seniors menées en Seine-et-Marne.

Les CRS ont 70 ans : l’heure de la retraite n’a pas sonné et La Poste émet un timbre qui célèbre l’événement

CRS_70ans_2014Les Compagnies Républicaines de Sécurité fêtent leur 70ème anniversaire… La Poste leur consacre un timbre rappelant la diversité des tâches qui incombent à ce corps de la Police nationale.

Les deux guerres mondiales font depuis des mois l’objet de nombreuses commémorations. Si celles concernant spécifiquement le conflit de 1939-1945 marquent avant tout le débarquement allié, elles rappellent également les derniers mois du régime nazi et de la France de Vichy. La défaite militaire pour les premiers, et l’effondrement ainsi que le démantèlement des institutions de l’Etat Français. Institutions auxquelles on substitue très vite de nouvelles structures, vierges des actions menées durant les années précédentes.

Les images mythiques (ici Daniel Cohn-Bendit photographié par Gilles Caron en mai 1968) se révèlent parfois déformantes : les missions des CRS vont bien au delà du maintien de l'ordre.

Les images mythiques (ici Daniel Cohn-Bendit photographié par Gilles Caron en mai 1968) ne montrent pas forcément la diversité des tâches assurées par les CRS.

C’est ainsi que le 7 décembre 1944, il est procédé à la dissolution des Groupes mobiles de réserve – lancés sous Vichy et développés par René Bousquet -, unités de police actives autant dans le maintien de l’ordre que dans la répression de la Résistance. Dès le lendemain, le 8 décembre 1944, un décret du gouvernement provisoire dirigé par le général de Gaulle crée les Compagnies Républicaines de Sécurité.

Celles que l’on nommera sans tarder les CRS étaient nées. Leur missions : assurer l’ordre et la protection civile. Et une devise, « Servir ». Beaucoup de communistes issus de la Résistance intègrent alors cette nouvelle institution. Mais dès que le parti communiste quittera le Gouvernement en 1947, beaucoup de ces militants seront « remerciés ».

CRS_70ans_2014-1Pour commémorer le 70ème anniversaire des Compagnies Républicaines de Sécurité, La Poste émet le 8 décembre un timbre illustré de ses principales missions, maintien de l’ordre, sécurité routière, surveillance des plages, sauvetage en montagne…

Rodolphe Pays

Timbre « 70ème anniversaire des Compagnies Républicaines de Sécurité », création Stéphane Humbert-Basset (d’après photos CRS et SICoP), impression héliogravure, vente en avant-première lundi 8 décembre, disponible à la boutique du Musée de La Poste dès le mardi 9 décembre, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Tél. : 01 53 71 98 49.

130px-LogocrsLes missions des Compagnies Républicaines de Sécurité : maintien de l’ordre, protection des personnalités, assurer la sécurité lors d’événements sportifs, de rassemblements culturels, surveillance des plages, intervention en haute-montagne, lutte contre les violences urbaines, sécurité routière, actions à destination de la jeunesse (éducation routière, escalade… ).

 


Entrer votre courriel pour vous inscrire à ce blog et recevoir gratuitement les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 184 autres abonnés

Nos sujets

Rodolphe Pays

Les archives

Des chiffres

  • 346 520 visites