Archive pour décembre 2011

A vos cartes, prêts, postez…

C’est une corvée pour les uns, un plaisir pour les autres, un devoir parfois, on le prend au sérieux où on s’en amuse : quelle que soit la motivation, le rituel annuel des cartes de voeux, c’est maintenant… L’Adresse Musée de La Poste  facilite l’exercice en proposant une gamme (et même de nombreuses gammes) de cartes de voeux adaptées à tous les besoins, toutes les envies, toutes les émotions…

Des cartes de vœux, en veux-tu, en voilà … Des classiques, des modernes, des originales, des festives, des drôles… Brillantes, colorées… Petit format, grand format, format indéterminé… Il y en a vraiment pour tous les goûts, toutes les humeurs, toutes les circonstances… Pour les amis, les enfants, les parents, les amants, les collègues, les cousins éloignés, les proches pas si proches… Les cartes que vous souhaitez envoyer à l’occasion de la nouvelle année sont forcément dans les rayons de la boutique de l’Adresse Musée de La Poste. Par centaines, par milliers, elles n’attendent que votre plume pour s’envoler vers leurs destinataires…

Vous trouverez également tous les timbres nécessaires à vos envois à l’espace Timbres du musée. Et si votre carte est expédiée du musée, vous pourrez choisir parmi trois oblitérations originales. (AP/RP).

Boutique et espace Timbres de l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème (fermeture exceptionnelle samedi 31 décembre).

C’était hier, c’était mon père…

La salle 8 de l'Adresse Musée de La Poste raconte l'histoire des pionniers de la poste aérienne. Photo M. Fischer

Noël, c’est d’abord la mémoire d’un nouveau-né, qui s’est peu à peu transformée en fête de tous les enfants. Ce sont aussi des retrouvailles familiales, l’occasion de se rapprocher de ses parents. C’est ce que fait le journaliste Bernard Chabbert dans un texte dédié à son père, un des pionniers de l’aventure aéropostale à laquelle le musée consacre une de ses salles. Portrait d’un père par son fils.

Gustave Chabbert est né au début du XXe siècle, près de Mazamet, dans une famille de notables. Son père, le notaire de Saint Amans, vivait confortablement une existence cependant circonscrite à la distance que parcourait en une matinée sa jument attelée à un cabriolet.

Gustave fit son droit à Toulouse… et se passionna pour l’aviation. L’armée lui donna accès à ce rêve : il devint officier de réserve-aviateur, apprit à piloter et découvrit le bonheur en même temps que le sens du mot peur. Car voler était, et reste, une occupation imbriquant plages de sérénité quasiment mystique et moments de trouille d’une étrange intensité…

Redevenu civil, il ne reprit pas l’étude de notaire familiale, mais s’en fut demander du travail chez le constructeur aéronautique toulousain Pierre Latécoère. Celui-ci, secondé par Didier Daurat, s’était mis en tête d’acheminer le courrier entre la France et l’Amérique du Sud bien plus rapidement – une semaine au lieu d’un mois – qu’en bateau. En exigeant des avions une performance aux limites du raisonnable et des équipages des exploits au quotidien.

Mon père fut pris parce que Daurat avait besoin de pilotes, mais aussi de gestionnaires et de diplomates à la tête des « aéroplaces », ces aérodromes tracés dans le sable près des rivages du Maroc et du Sénégal, à Cap Juby, Villa Cisneros, Saint Louis… Un juriste-aviateur parlant couramment espagnol lui allait bien. D’abord mécano – il fallait aussi savoir réparer -, puis pilote sur Toulouse-Casablanca, Gustave découvrit ensuite la drogue dure des vols interminables, à 140 à l’heure et quelques centaines de mètres d’altitude. Alors, les dimensions de sa propre sphère de vie passèrent aux 1400 kilomètres que pouvait parcourir son Laté 26 en une journée de postier volant.

Cette sorte de Pony Express du ciel, qu’avait inventé Latécoère et mis au point Daurat, jeta les bases de ce qui est devenu aujourd’hui le transport aérien : on parle encore de « moyen-courrier » ou de « long-courrier »…  Evidemment aucun de leurs collaborateurs, sauf peut-être le chef d’aéroplace de Cap Juby, un comte désargenté nommé Antoine de Saint-Exupéry, ne mesurait qu’ils étaient en train de réaliser bien plus que le transport du courrier entre la France et le continent sud-américain.

Leurs journées étaient trop pleines des exigences de Daurat. Parfois des pilotes étaient pris en otages. Ou disparaissaient avec leur avion… Ces hommes, auxquels la salle 8 du musée de La Poste rend un bel hommage, ont inventé ensemble une épopée, celle de la Ligne. Elle mesurait 16 000 kilomètres et, pour que le courrier passe, 160 aviateurs y laissèrent la vie. C’était hier, ou presque. C’était mon père. (BC)

Bernard Chabbert travaille actuellement avec Jacques Perrin sur un projet de long métrage consacré à la poste aérienne.

L’aventure de la poste aérienne, salle 8 de l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème 

Lecture pour tous

 

Photo M. Fischer

Sorti récemment, le Livre des timbres 2011 ne concerne pas que les philatélistes. L’ouvrage s’adresse aussi à tous les amateurs d’art, d’histoire, de culture… Aperçu du sommaire.

Les philatélistes l’attendent chaque mois de décembre avec impatience. Et pour cause, il contient l’intégralité des timbres gommés émis au cours de l’année écoulée. L’édition 2011 du Livre des Timbres ne fait pas exception. Mais cette « Bible » philatélique n’est pas seulement appréciée des amateurs de timbres : elle est aussi un « beau livre » susceptible d’intéresser un très large public. Tous ceux qui aiment l’histoire, l’architecture, la politique, la nature…  – autant de thématiques illustrées chaque année par les timbres – y trouvent de quoi contenter leur curiosité. Et dans tous ces domaines, la cuvée 2011 n’a rien à envier aux précédentes. Elle permet par exemple de découvrir l’univers onirique du couturier italien Maurizio Galante. On y visite l’église Notre-Dame de Royan, un chef-d’œuvre de l’architecture contemporaine. Elle rappelle la mémoire de l’explorateur français Henri Mouhot, qui redécouvrit le temple d’Angkor… Des textes argumentés, très complets, et des photos remarquables accompagnent chacun des domaines abordés. Et ceux qui le souhaitent peuvent glisser les timbres de l’année (livrés sous pochettes avec le livre) dans des emplacements réservés au sein des pages auxquelles ils se rapportent. Un bel ouvrage. Pour tous, philatélistes, curieux, jeunes, bibliophiles, photophiles…

Le Livre des timbres 2011 par le menu

. Vendu dans un étui cartonné ; couverture « Le Bouddha », d’Odilon Redon (illustration du timbre émis le 1er avril 2011) ; 120 pages illustrées ; 81 timbres (tout le programme philatélique), dont 15 blocs et diptyque ; un feuillet souvenir sur le thème de l’année du lapin ; 79 euros à la boutique de l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

Des sourires « plonkés » dans le musée

Copyright Plonk et Replonk

Un brin d’humour, une dose d’absurde, un zest de burlesque… : les collections de l’Adresse Musée de La Poste vont s’enrichir d’ici quelques semaines de pièces nouvelles délibérément drôles et décalées. Une recette Suisse…

 Des caricatures de passagers de malle-poste, des gravures de facteurs en mauvaise posture, des dépêches télégraphiques pompeuses et désuètes, des timbres humoristiques… Les collections de l’Adresse Musée de La Poste possèdent leur lot d’objets propres à déclencher sourires et même franche hilarité. Fin janvier, elles s’enrichiront encore de pièces engendrant la bonne humeur. Une intrusion burlesque perpétrée par un collectif d’artistes et éditeurs Suisse baptisé du nom déjà évocateur de Plonk et Replonk

« On avait déjà introduit des éléments décalés dans des musées en Suisse, racontent Jacques et Hubert Froidevaux, les deux frères fondateurs du collectif, pour celui de La Poste, on se prépare à faire la même chose en s’insérant à notre façon dans ce qui est déjà en place ». Chacune des 11 salles des collections permanentes se verra ainsi doter d’un nouvel objet et de trois images (photo, gravure… ). Parmi les pièces les plus spectaculaires nées de l’imagination jamais mise en défaut des frères Froidevaux figurera par exemple une roue de secours de malle-poste… carrée… Et bien d’autres surprises à découvrir prochainement. Des touches d’humour qui apparaîtront aux visiteurs comme des respirations et ne troubleront en rien la « lecture » traditionnelle du parcours historique. De l’histoire et de la détente. Plonk et Replonk

 Plonk et Replonk, dans les collections de l’Adresse Musée de La Poste, à partir du 26 janvier.

Quelques traces de l’histoire d’Air Bleu au musée…

 Les collections de l’Adresse Musée de La Poste se voient enrichies d’un ensemble fort intéressant et rare d’archives de la société aérienne Air Bleu. Des feuilles entières de vignettes, des enveloppes, papiers à lettres, affichettes, lettres administratives et photographies d’Air Bleu, don de la Société des Amis du Musée de La Poste (SAMP) font ainsi partie des fonds et peuvent être consultés par les chercheurs sur simple demande.

 La société Air Bleu née en mai 1935, a été créée à l’initiative de Didier Daurat, « recruteur » des Lignes aériennes Latécoères et de la Compagnie générale aéropostale, pour assurer le réseau postal aérien régulier entre les grandes métropoles françaises, en complément au réseau international d’Air France, installé depuis 1933. Beppo De Massimi, ancien collaborateur de Latécoère devenu directeur général d’Air Bleu et Didier Daurat devenu son directeur de l’exploitation, obtiennent l’accord de l’Etat à transporter du courrier de jour à partir de Paris vers Lille, Le Havre, Strasbourg, Bordeaux et plus tard, Nantes et Toulouse. Le réseau devait permettre d’expédier une lettre de Paris le matin, et d’en recevoir la réponse le soir même à Paris. Cette lettre est surtaxée à 2,50 F par tranche de 10 gr c’est pourquoi des enveloppes légères, aux couleurs de la société sont fabriquées et vendues au public. Des boîtes aux lettres de couleur bleue sont installées à Paris et relevées sur une tournée spéciale. Mais l’aventure Air Bleu s’avère très brève : quatre ans après sa création, avec la guerre, la société disparaît. (MN)

 Pour en savoir plus :

Laurent Albaret, La fin de la grande aventure d’Air Bleu, « L’Echo de la Timbrologie », n°1835, décembre 2009.

 Feuille de 120 vignettes postales d’Air Bleu avec mention manuscrite : « Recette principale Rouen, 20 mai 1936 », 1936 (Inv. 2011.60.4). © Coll. L’Adresse Musée de La Poste, Paris, DR.

Les sorcières mettent de l’animation

"La leçon avant le sabbat", huile sur toile, Maurice de Monvel/Château-musée Nemours. Photo RMN, René Gabriel Ojéda. L'Adresse Musée de La Poste.

Plusieurs animations autour de l’exposition Sorcières, Mythes et réalités sont proposées durant les vacances scolaires de fin d’année. Des visites guidées et contées. Programme.

Visite guidée par des « sorcières » : la visite permet notamment de découvrir ce qui se cache derrière le mythe de la sorcière. Dates : 19, 21 et 28 décembre. Horaire : 15 h (durée 1 h 30). Public : famille. Tarif : 6,50 euros (billet d’entrée inclus). 

Sorcières, même pas peur, visite contée : Lina est une petite fille rousse et rêveuse. On l’appelle la sorcière… Adèle, on se moque de sa tignasse et elle découvre ses pouvoirs cachés… Deux histoires de sorcière qui abordent la question du respect et des différences. Dates : 20, 22, 27 et 29 décembre. Horaire : 15 h (durée 1 h 30). Public : famille. Tarif : 6.50 euros (billet d’entrée inclus).

Renseignements au 01 42 79 24 24. Sorcières, Mythes et réalités, jusqu’au 31 mars, galerie du Messager, l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

2011-2013, les années Manessier en Picardie

Jean-Baptiste et Christine Manessier, les enfants d'Alfred Manessier, devant la toile "Alleluia" peinte par leur père en 1976. Photo C. Suc-Rouxel.

A l’occasion du centenaire de la naissance et des 20 ans de la disparition de l’artiste, dont les vies d’homme et de peintre se confondent du début à la fin dans une même trajectoire picarde, c’est toute une région qui rend hommage à travers une multitude d’événements à Alfred Manessier (1911-1993).

 Ainsi, le 1er décembre dernier, un TER pelliculé aux couleurs du peintre a conduit d’Amiens à Abbeville les journalistes conviés à l’inauguration de l’exposition temporaire Hommage à Alfred Manessier au Musée Boucher-de-Perthes. Pour cette exposition, L’Adresse Musée de La Poste a prêté, afin d’illustrer la thématique « Manessier et la spiritualité », Alléluia, huile sur toile de 1976 qui servit ensuite de maquette au timbre éponyme émis par la Poste française en 1981. 

Dans le cadre de cette journée, Jean-François Coquet, Délégué au développement culturel, au patrimoine et aux animations de la ville d’Abbeville, a organisé une visite des vitraux de l’Eglise du Saint-Sépulcre. Cela a été l’occasion pour tous de découvrir notamment que c’est à la suite de sa visite à l’exposition Manessier, organisée en 1981 au Musée de La Poste de Paris, que François Enaud, alors Inspecteur général des Monuments Historiques, écrivit à l’artiste pour lui proposer de créer 300m2 de verrières dans cette église dont les vitraux avaient été détruits lors de la seconde guerre mondiale. Manessier présentera son projet dès 1983. Ce grand œuvre, testament spirituel et artistique du peintre, à la fois hymne à la joie et incitation au recueillement, sera inauguré le 30 mai 1993, quelques mois seulement avant sa mort accidentelle. (C S-R)

 Pour connaître l’ensemble des événements « Manessier » programmés entre 2011 et 2013, voir le site http://manessier.picardie.fr/


Entrer votre courriel pour vous inscrire à ce blog et recevoir gratuitement les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 143 autres abonnés

Nos/vos photos sur Flickr

Notre compte Twitter

Les archives

Des chiffres

  • 278,962 visites