Archives de septembre 2012

Lecture des lettres du Facteur

Le Palais Idéal du Facteur Cheval a 100 ans. A cette occasion, l’Adresse Musée de La Poste propose une expo et, le 4 octobre, une lecture des lettres de l’artiste.

On est en 1913, à Hauterives, au nord du département de la Drôme… Dans un jardin du village, une extraordinaire bâtisse de pierres – un temple, un mausolée, un palais, on ne sait trop… – est érigée. Tout autour, les traces du chantier sont encore apparentes : brouette,  planches, marteaux, burins, sable… Après 33 ans de labeur solitaire, Ferdinand Cheval, facteur le jour, artiste la nuit, vient d’achever son Palais Idéal, un édifice unique au monde. C’était il y a cent ans. Et à l’occasion de cet anniversaire, l’Adresse Musée de La Poste rend hommage à l’œuvre du Facteur Cheval en lui consacrant une exposition (voir le post publié le 19 septembre). Un hommage appuyé le 4 octobre par une lecture des propres lettres du Facteur Cheval. C’est le comédien Patrice Bornand qui sera sur scène pour incarner le postier artiste. Une manière de découvrir les coulisses de l’œuvre, les intentions, les difficultés, les rêves de son auteur.

Formé à l’Ecole supérieure d’art dramatique  du théâtre national de Strasbourg, Patrice Bornand est un familier des planches et travaille aussi régulièrement pour le cinéma et la télévision. Il fait aussi de la mise en scène… et c’est un remarquable baryton. (RP)

Lecture des lettres du Facteur Cheval, par Patrice Bornand, jeudi 4 octobre à 19 h, L’Adresse Musée de la Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème. Renseignements au 01 42 79 24 24.

Arrêt sur image… Vous l’avez constaté, les dernières infos du blog ne comportent pas toujours les photos et illustrations qui les accompagnent habituellement. La technique a ses sautes d’humeur… On s’en occupe… A côté des textes et en permanence, à nouveau des visages, des formes et des couleurs – on l’espère – dès la semaine prochaine. Bonne lecture quand même. La rédaction.

La Société artistique fait salon à l’Adresse Musée de La Poste

L’exposition annuelle de la Société artistique démarre dans quelques jours à l’Adresse Musée de La Poste. Une centaine d’artistes, 150 oeuvres, beaucoup de talents…

Voilà plus de trente ans que la Société artistique de La Poste et France Télécom investit à la rentrée l’Adresse Musée de La Poste. Pour y tenir son traditionnel « salon d’automne ». Et c’est toujours un bel événement. L’édition 2012, qui s’ouvre la semaine prochaine, réunira ainsi les oeuvres d’une centaine d’artistes, dont trois invités d’honneur, les peintres Monique Chef (photo) et Jean-Claude Auriac et le sculpteur Jean-Michel Laffitte (peintre également à ses heures).  Près de 140 tableaux et une dizaine de sculptures seront ainsi exposés dans la galerie du Messager du musée. A noter également au sein de l’accrochage plusieurs ouvrages remarquablement reliés.

La société artistique, créée en 1902, regroupe des plasticiens, peintres, sculpteurs, céramistes ou encore émailleurs issus des rangs de La Poste et de France Télécom. Des artistes pas si amateurs que cela : beaucoup d’entre eux exposent et vendent régulièrement leurs travaux. Et ils ne sont pas rares à bénéficier de cotes élevées.

L’association organise à Paris et en province des cours de dessin, de peinture et de reliure. Au-delà du soutien et de l’accompagnement des artistes, elle contribue également à l’amélioration du cadre de vie au sein des établissements de La Poste et de France Télécom. En réalisant notamment des oeuvres de grande dimension dans des agences commerciales, des bureaux de poste ou des restaurants administratifs… (RP)

Salon annuel de la Société artistique de La Poste et de France Télécom, du 4 au 10 octobre, galerie du Messager, L’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.  Contacts : lasocieteartistique@wanadoo.fr ou 01 48 51 32 40.

« Pour les chômeurs intellectuels » : une série de timbres au bénéfice des diplômés et des artistes en difficulté… C’était entre 1935 et 1940…

© L’Adresse Musée de La Poste, Paris / La Poste

« Pour les chômeurs intellectuels » : c’est la signature qui figure au bas d’une série de 22 timbres émise entre 1935 et 1940. Une indication parfaitement justifiée, la surtaxe de chacun de ces timbres étant destinée à venir en aide aux travailleurs diplômés ou aux artistes à la recherche d’emploi ou en difficulté. C’est la Confédération des Travailleurs Intellectuels (CTI) qui est à l’origine de l’initiative. Créée en 1920 par des scientifiques, cette association s’est donné pour but de soutenir les intellectuels laissés au bord du chemin. Pour elle, « le travailleur intellectuel est celui qui tire ses moyens d’existence d’un travail dans lequel l’effort de l’esprit, avec ce qu’il comporte d’initiative et de personnalité, prédomine habituellement sur l’effort physique ».

A force de lobbying (on disait plutôt d’intervention et de persuasion à l’époque) auprès de ses relais au parlement et du ministre Marius Roustan, la CTI obtient que le ministre des postes Georges Mandel donne son feu vert pour l’émission de ces timbres.

Les figures choisies pour les illustrer forment un panthéon républicain et national de gloires artistiques et scientifiques : Balzac, Hugo, Puvis de Chavannes, Debussy, Claude Bernard… ). Publicités, commentaires, articles dans la presse… Les timbres se vendent bien. Et contribueront à la mise en œuvre de différents chantiers qui permettront par exemple d’accueillir des « intellectuels » à l’Ecole Normale Supérieure ou encore aux Arts et Métiers… (RP)

Tous les figurines « Pour les chômeurs intellectuels » sont exposés dans le panorama du timbre-poste français, salle 11 de l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème. En illustration, le timbre-poste de 1935 – « Un écrivain désargenté est assisté par la République », gravé en taille-douce par Désiré Bouchery d’après un dessin de René Grégoire. 

Chantiers de collections à l’Adresse Musée de La Poste : des opérations qui affectent l’accès à la bibliothèque et aux objets

Des chantiers de collections majeurs sont lancés à l’Adresse Musée de La Poste. Ils concerneront tour à tour l’ensemble des fonds patrimoniaux du musée. Des travaux qui limitent dès cet automne la consultation de documents et l’observation d’objets sur place. Précisions.

Le blog évoquait il y a quelques semaines les travaux de conservation préventive concernant tous les poinçons des timbres émis dans les anciennes colonies françaises. Cette opération, qui a permis de vérifier l’état, d’actualiser l’inventaire et de reconditionner 8 000 des 20 000 poinçons que gère l’Adresse Musée de La Poste, n’est pas isolée. Loin de là. Elle a été menée dans le cadre d’un vaste chantier qui affectera à terme toutes les collections du musée. Un travail de titan – le musée possède plus d’un million d’objets – qui mobilise en permanence toutes les équipes du département Patrimoine. Et qui aboutira (après dépoussiérage, récolement, photographie, inventaire, reclassement, reconditionnement… ) à la complète modernisation de l’ensemble des collections patrimoniales de l’Adresse Musée de La Poste. 

Conséquence, notamment pour les chercheurs, historiens et étudiants : dès cet automne, la consultation de documents et l’observation de pièces des collections ne pourront plus se faire sur place. A partir du 1er octobre, le musée ne sera plus en mesure d’accueillir sur rendez-vous les personnes désireuses de travailler à la bibliothèque ou dans les salles aménagées pour consulter les documents et objets extraits des réserves.

La photothèque, quant à elle,  n’est cependant que partiellement concernée par ce chantier. Si les archives photographiques traditionnelles, elles non plus ne seront plus disponibles, les images numérisées continueront en revanche de l’être.

Même si ce chantier va modifier les habitudes des chercheurs fidèles ou occasionnels qui fréquentent l’Adresse Musée de La Poste, le contact avec eux n’est pas pour autant rompu. Toutes les demandes d’information et de précisions seront traitées (voir coordonnées ci-dessous) et les démarches de recherches seront étudiées au cas par cas. Par ailleurs, la bibliothèque historique des postes et télécommunications (bhpt) reste une source d’informations également précieuse vers laquelle les personnes intéressées par l’univers de la poste peuvent aussi se tourner. (RP)

Les demandes d’info et de précisions concernant les collections peuvent être adressées à : collhist.dnmp@laposte.fr. Et celles concernant la philatélie à : collphil.dnmp@laposte.fr. La bibliothèque historique des postes et télécommunications (89 rue Pelleport, Paris 20ème) peut être jointe via son site : http://bhpt.org/

Dépôt d’une boîte aux lettres au mémorial du Camp des Milles

Le site-mémorial du Camp des Milles a été inauguré il y a quelques jours. A cette occasion, l’Adresse Musée de La Poste met en dépôt une boîte aux lettres semblable à celle utilisée sur place entre 1939 et 1942. Retour sur un épisode dramatique de l’histoire récente. 

L’Adresse Musée de La Poste s’apprête à mettre en dépôt une boîte aux lettres au site-musée du Camp des Milles, lieu de mémoire inauguré à la mi-septembre. Entre 1939 et 1942, 10 000 personnes furent internées dans cette ancienne tuilerie située près d’Aix-en-Provence – européens fuyant les dictatures, « indésirables », juifs…- , et 2 000 d’entre elles déportées à Auschwitz. D’un modèle comparable à celle prêtée par le musée, la boîte aux lettres présente sur place permettait malgré tout de maintenir un lien entre ces gens détenus et leurs proches (comme en témoigne Lettres des internés du Camp des Milles, un récent ouvrage édité par l’Association philatélique du Pays d’Aix-en-Provence). Un timbre émis le 24 septembre à l’occasion de l’ouverture du musée rappelle cet épisode dramatique (illustration).

C’est en septembre 1939 que la tuilerie désaffectée du hameau des Milles, près d’Aix-en-Provence, devient un lieu d’internement. Ce sont d’abord des allemands et des autrichiens fuyant le régime nazi qui y sont envoyés. Parmi eux, beaucoup d’artistes (Hans Bellmer, Max Ernst… ), des scientifiques (dont plusieurs prix Nobel), des hommes politiques, des journalistes…  Très vite, des « indésirables » venus de différentes régions d’Europe les rejoindront : anciens des Brigades internationales d’Espagne, juifs expulsés du Palatinat, du Wurtemberg… Camp d’internement, les Milles deviennent aussi camp de déportation. En août et septembre 1942, plus de 2 000 juifs seront emmenés vers Auschwitz…

Après la guerre, la tuilerie des Milles sera remise en service et fonctionnera jusqu’en 1983. Deux ans plus tard, une stèle commémorative sera posée sur le site. Et en 1992, un wagon du souvenir sera mis en place. C’est dans les années 2000 que l’idée de créer un musée se précise. Un projet que la Fondation du Camp des Milles-Mémoire et Education a porté jusqu’à l’inauguration du 10 septembre dernier. (RP)

Le cubisme… et après

Après une très belle fréquentation, l’exposition Gleizes-Metzinger. Du cubisme et après a fermé ses portes ce soir. Mais plusieurs autres accrochages sont d’ores et déjà programmés…

Elle avait connu plus de quatre mois de succès… Le rideau est retombé ce soir sur l’exposition Gleizes-Metzinger. Du cubisme et après. Et ce sont près de 500 personnes qui ont assisté à cette dernière (photo). L’accrochage réunissait une soixantaine d’oeuvres des deux peintres ainsi qu’une vingtaine de toiles et quelques sculptures d’adeptes ou de compagnons de route du mouvement cubiste (Survage, Kupka, Le Fauconnier, Lhote… ). 

En attendant la prochaine grande exposition du musée (Au-delà du Street art, qui démarre le 28 novembre), les visiteurs pourront apprécier du 4 au 10 octobre le salon annuel de la Société artistique de La Poste et de France Télécom. Un salon qui rassemble à chacune de ses éditions un très grand nombre d’oeuvres de peintres et de sculpteurs talentueux. (RP)

L’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

Dans les archives du timbre-poste …

 

Le fonds d’archives du timbre-poste s’enrichit tout dernièrement de maquettes et de projets de « vignettes d’affranchissement LISA » (LIBRE SERVICE AFFRANCHISSEMENT) dites aussi « timbres de distributeurs », de l’année 2011. L’Adresse Musée de La Poste, qui est l’unique conservatoire national d’objets appartenant aux domaines philatélique et d’histoire postale, accueille, en effet, tous les ans, les dessins préparatoires des timbres-poste de France et d’Andorre de l’année précédente. Aujourd’hui, à ces versements réguliers (qui constituent un fonds conséquent de plus de 15 000 œuvres), s’ajoute un ensemble de dessins préparatoires aux timbres dits « de distributeurs ». Cette vignette d’invention française, qui est, à l’origine, une simple vignette de format rectangulaire blanche sur papier gommé, devient au fil des années, monochrome, puis multicolore avec de simples motifs et enfin, illustrée en quadrichromie, avec un graphisme des plus élaborés. Ces illustrations sont des oeuvres originales d’artistes, créateurs tels que Pierre Albuisson, Elsa Catelin, André Lavergne et bien d’autres… !

Et comme l’Adresse Musée de La Poste s’y était engagée, une telle vignette est émise tous les ans par le Musée et ponctuellement lors de diverses manifestations ! Une nouvelle vignette sera mise en circulation le 16 octobre prochain ! A suivre 😉  (MN)

LISA « Nils-Udo », sans titre, fissure dans une coulée de lave, fleurs appelées «Lanternes», ifochromesur aluminium, 96 x 124 cm, Ile de la Réunion, océan Indien, 1998 © photo Nils-Udo.


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