Archive pour novembre 2018

Yseult Digan, créatrice du nouveau timbre de la République : « La Marianne, c’est nous, c’est le peuple »

« Pour ce nouveau timbre de la République, ce que j’ai voulu faire passer, c’est que le visage de cette Marianne exprime quelque chose, que cette jeune femme regarde l’avenir, avance, avec détermination, indépendance, liberté… » Yseult Digan.

Emmanuel Macron dévoilait mi-juillet le nouveau timbre de la République.

L’intention de la street artiste Yseult Digan, à qui La Poste a confié la réalisation du timbre, était de faire de cette Marianne une jeune femme engagée.

Elle explique comment elle a mené ce projet.

C’est la première fois que La Poste fait appel à un street artiste pour dessiner le timbre Marianne. Comment avez-vous accueilli cette proposition tout de même un peu officielle ?

« D’abord, je n’ai pas été retenue d’emblée pour exécuter cette commande. Lorsque j’ai été contactée par La Poste, c’était dans le cadre d’une compétition qui mettait en concurrence les créations de trois artistes.

Le fait de travailler pour une institution telle que La Poste ne m’a pas dérangée, j’ai déjà exposé dans des endroits considérés comme assez académiques, le Grand Palais, la Fondation Cartier, l’Institut Français de Prague, la biennale de Moscou…

Et c’est au final l’une des trois propositions que j’ai faite qui a été préférée. Que, dans ce cadre c’est vrai un peu solennel, le choix se soit porté sur le projet, le regard d’une street artiste me semble important, significatif.

 

« En souhaitant reproduire cette Marianne en très grand format sur le pignon d’un bâtiment de Périgueux, la ville où sont imprimés les timbres, je voulais ne pas dissocier ce projet de mon travail et de l’engagement que je poursuis à travers lui. » Yseult Digan.

Il y avait un cahier des charges à respecter, une situation assez inhabituelle pour un street artiste…

Il n’était pas si contraignant que cela. Bien sûr, il fallait réaliser une œuvre qui représente les symboles de la République, mais il s’agit plutôt là d’un thème que d’une contrainte.

La particularité de ce travail, ça a davantage été de concevoir une œuvre qui puisse ne pas être trop complexe à reproduire en gravure. Et ce n’était pas si simple.

En terme de cahier des charges, j’ai aussi eu si l’on peut dire mon exigence, celle de reproduire cette Marianne en très grand format sur le pignon d’un bâtiment de Périgueux, la ville où sont imprimés les timbres. L’idée étant de ne pas dissocier ce projet de Marianne de mon travail et de l’engagement que je poursuis à travers lui.

 

L’association des deux semble réussie, dès sa sortie en juillet dernier, on a évoqué une Marianne « engagée »…

Cette Marianne engagée, c’est la rencontre d’une volonté politique, celle de l’Elysée, et de ce que je produis depuis que je fais du street art. Je pense que l’on m’a sollicitée du fait de mon parcours, des valeurs que je transcris via mon travail. Je crois que cette nouvelle Marianne traduit cette convergence.

Ce que j’ai voulu faire passer, c’est que ce visage exprime quelque chose, que cette jeune femme regarde l’avenir, avance, avec détermination, indépendance, liberté…

 

Emmanuel Macron et Yseult Digan lors du dévoilement de la nouvelle Marianne à Périgueux en juillet dernier. (photo Nicolas Tucat/AFP)

Pour cet exercice particulier, vous avez dû travailler différemment de la façon dont vous le faites habituellement ?

Ne m’étant jamais vraiment intéressée aux timbres, je me suis au départ beaucoup documenté, je me suis familiarisé avec le sujet en observant tout ce qui avait été fait auparavant.

Sur le fond, cela a été l’occasion pour moi de redécouvrir cette Marianne, son histoire, l’association de ces deux prénoms, le lien avec la Révolution française.

J’ai eu le sentiment que la Marianne finalement, c’était nous, c’était le peuple, et c’est ce que j’ai essayé de faire passer dans le dessin.

Sinon, au plan technique, j’ai travaillé comme je le fais presque toujours, à l’encre de chine, selon le procédé du lavis, avec une seule couleur, le noir, diluée pour obtenir les intensités souhaitées.

 

Elsa Catelin a gravé l’œuvre d’Yseult Digan. (photo Armêl Balogog)

Il a ensuite fallu procéder à l’interprétation gravée de votre dessin…

Avec Elsa Catelin, la graveure, on a beaucoup échangé. Il y a eu pas mal d’allers et retours pour des ajustements.

La première proposition par exemple était pour moi trop féminisante, l’expression du visage apparaissait assez neutre, ça introduisait un peu de distance, de superficialité. Le nez était plutôt droit aussi, je le voulais plus arrondi, je voulais également le regard plus intense encore.

On a discuté de tout ça et on est parvenues à un rendu je crois vraiment satisfaisant. C’était un exercice délicat, mais on y est arrivées.

 

Des trois œuvres que vous avez présentées, c’est celle montrant la Marianne de profil qui a été retenue C’était aussi votre choix ?

Oui, c’est un bon choix. Le profil est plus fort, plus marquant. Les cheveux, très présents, très libres, le regard décidé, sûr, tout ça concoure à l’impression de volonté, d’engagement que j’ai voulu mettre en avant.

Au timbre maintenant, objet populaire, support d’échange, de faire partager cette vison… »

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Le timbre Marianne est disponible à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Ouvert de 10 h à 18 h du lundi au vendredi (tél. : 01 53 71 98 49).

 

 

 

 

 

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Le Prix Wepler-Fondation La Poste à Nathalie Léger et la Mention à Bertrand Schefer

La saison littéraire s’est poursuivie ce lundi avec l’attribution du 21ème Prix Wepler-Fondation La Poste.

« C’étaient mes choix aussi, ces deux livres je les ai portés, soutenus de juillet à septembre lors des différentes rencontres avec les autres membres du jury, c’était pour moi très difficile de les départager, l‘un comme l’autre méritaient je crois le Prix. »

Agnès Kulifer se souviendra longtemps de cet été 2018 passé à lire la soixantaine de livres candidats au Prix Wepler-Fondation La Poste.

Tout comme ses « collègues » membres du jury tournant de ce prix – journalistes, critiques littéraires, libraires… -, cette postière de la direction du courrier (chaque année le jury compte un collaborateur de La Poste dans ses rangs) aura vécu une expérience inoubliable.

Lundi soir à la brasserie Wepler, de g. à dr. : Gilbert Glavic, facteur montmartrois, Marie-Rose Guarniéri, fondatrice du Prix Wepler-Fondation La Poste, Agnès Kulifer, postière membre du jury et Philippe Wahl, président du groupe La Poste.

« C’était une aventure formidable, je souhaitais y participer depuis des années, continue-t-elle, les horizons diversifiés, les écritures originales que l’on découvre à travers ce prix m’avaient depuis toujours profondément intéressée. »

Le verdict est tombé hier soir : le Wepler-Fondation La Poste récompense Nathalie Léger pour son roman La robe blanche, et la Mention (le second prix) est attribuée à Bertrand Schefer pour Série noire.

Les deux lauréats, Bertrand Schefer et Nathalie Léger.

Deux livres parus aux éditions P.O.L qui s’inspirent, qui partent de faits divers.

La Robe blanche revient – mais pas seulement, la mère de l’auteure tient aussi une grande place dans le livre – sur le périple mortel dans lequel s’était engagée une jeune artiste italienne, qui voulait au départ de Milan rejoindre Jérusalem. Habillée en robe de mariée pour symboliser les unions possibles et souhaitables entre des peuples aux cultures différentes.

Elle n’aura pas eu le temps de contourner la Méditerranée, elle a été violée et assassinée en Turquie le 31 mars 2008…

Fait divers également pour Série noire, qui retrace l’enlèvement en 1960 du jeune Roland Peugeot, héritier de l’empire automobile. Un forfait fomenté par une bande hétéroclite de pieds nickelés amateurs préoccupés de singer la jeunesse dorée de l’époque.

Les deux principaux protagonistes de l’affaire (dont l’un deux avouera avoir eu l’idée du rapt en lisant un roman de série noire) se feront prendre quelques mois plus tard menant grande vie avec l’argent de la rançon, flambant dans les casinos et les stations de ski, au volant de voitures de luxe et accompagnés de jolies filles dans les meilleurs palaces.

« Ce sont des auteurs qui ont déjà publié d’autres bons ouvrages et qui sont peu médiatisés, ajoute Agnès Kulifer, pour ces raisons aussi je suis d’autant plus contente qu’ils aient été récompensés. »

Rodolphe Pays

(photos David Raynal)

La robe blanche, de Nathalie Léger, et Série noire, de Bertrand Schefer, aux éditions P.O.L.

En savoir plus : www.fondationlaposte.org/projet/le-wepler-fondation-la-poste-2018-distingue-deux-auteurs-de-p-o-l/

La Grande Guerre exposée par des postiers dans une plateforme courrier de l’Essonne

Pour les collaborateurs de l’établissement et aussi pour le grand public lors d’une journée Portes ouvertes, des postiers de la plateforme courrier de Wissous ont monté une exposition sur la Grande Guerre.

Les commémorations de la Grande Guerre ne sont pas qu’officielles.

Des initiatives se prennent partout. Comme à la plateforme postale de Wissous, en Essonne…

Commemorations of the Great War are not only official.

Initiatives are taking place everywhere. As at the postal platform of Wissous, in Essonne…

Florence Rebolia est une passionnée. De culture, d’histoire.

De partage aussi. Postière à la Plateforme Industrielle Courrier (PIC) de Wissous, au sud de Paris, elle a pensé il y a quelques mois qu’un hommage pourrait être rendu dans son établissement aux combattants de la Grande Guerre.

Pas par hasard. Elle est originaire des Ardennes, et son grand-père, né avec le XXème siècle, lui a parlé de ces années terribles.

Florence Rebolia : « Il y a aussi des baïonnettes, c’est normal de les exposer, mais ça retourne quand même de savoir comment ces armes servaient. »

« On est en 2018, l’année du centenaire de l’armistice, de la fin d’un conflit qui embrasé tout le continent, raconte-t-elle, il m’a semblé que dans le plus grand centre de tri d’Europe, au regard de l’importance des lettres dans la vie des poilus, il était important de faire quelque chose. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Florence obtient le feu vert de la direction de la PIC pour monter une exposition dans le hall d’accueil de l’établissement.

Elle-même possède pas mal d’objets et documents d’époque – journaux, cartes postales, souvent glanés dans des brocantes… – susceptibles d’y figurer. Plusieurs de ses collègues souhaitent aussi s’associer au projet.

Olivier Laurent, François Reuche et Yannick Germain sortent ainsi de leur collections personnelles de nombreuses pièces qui complètent la présentation : casque à pointe, fil de fer barbelé, sabres, « artisanat » des tranchées, boutons de redingotes, livres…

« Il y a aussi des baïonnettes, indique Florence, c’est normal de les exposer, mais ça retourne quand même de savoir comment ces armes servaient. »

Il fallait des vitrines pour montrer tout ça. Le Musée de La Poste les a fournies.

Après deux mois de préparation, l’exposition a été inaugurée cette semaine.

Elle ne sera pas seulement réservée au personnel et aux clients de la PIC de Wissous : lors de la journée « Portes ouvertes » qui se tient ce samedi, le grand public pourra y avoir accès.

Il sera également possible de voir Les Postes dans la Grande Guerre, une exposition itinérante du Musée de La Poste (composée d’une douzaine de panneaux mis en place dans la salle de production de la PIC).

De la culture, de l’histoire. Du partage.

Rodolphe Pays

(photos Christine Blandin)

Plateforme Industrielle Courrier (PIC) de Wissous, 2 avenue de la Méridienne, WISSOUS (Essonne).

L’installation des vitrines et l’impression des photos de l’exposition ont été réalisées par Alix Castel-Dugenest, du service communication de la PIC.

Portes ouvertes  : samedi 10 novembre.

 

 

La nouvelle LISA du Musée de La Poste ne se fait plus désirer

Avec sa nouvelle vignette libre-service d’affranchissement, le Musée de La Poste met à l’honneur le vaguemestre, le facteur des armées.

En l’habillant aux couleurs de Saint-Désiré, le patron des distributeurs de courrier.

La nouvelle LISA du Musée de La Poste rend hommage aux vaguemestres de la Guerre 14-18. Elle est est disponible à la boutique du musée.

Un timbre à date accompagne la vente de la nouvelle LISA du musée.

Wagenmeester en néerlandais ou wagenmeister en allemand, le « maître des équipages », sous les anciens régimes l’officier chargé de l’organisation des convois militaire…

Et vaguemestre en français, celui qui au XVIIème siècle, sous l’impulsion de Louvois, le ministre de la Guerre, prend désormais en charge – entre autres tâches – le courrier des soldats.

A la même période, naît à Paris la Petite Poste, qui s’appuie sur des agents employés pour distribuer les lettres aux particuliers, les facteurs. Le début d’une longue histoire qui dure toujours…

D’abord responsable des convois militaires, le vaguemestre est devenu au XVIIème siècle le facteur des soldats.

Deux siècles et demi plus tard, vaguemestres et facteurs, toujours aussi précieux, œuvreront de concert au service des poilus.

Plus personne n’ignore en effet aujourd’hui l’importance capitale que revêtaient les nouvelles transmises entre les familles et les soldats.

La nouvelle vignette libre-service d’affranchissement (LISA) du Musée de La Poste rend hommage à ces valeureux messagers mobilisés durant la Première Guerre Mondiale.

Le visuel de la LISA reproduit une gravure réalisée en 1915 par le dessinateur Gaston Maréchaux, une œuvre acquise pour les collections du musée par la Société des amis du musée de La Poste.

Son visuel reproduit une gravure réalisée en 1915 par le dessinateur Gaston Maréchaux (une œuvre acquise pour les collections du musée par la Société des amis du musée de La Poste).

On y voit un Saint-Désiré – patron des facteurs et des vaguemestres – portant l’uniforme des soldats de 14-18, les bras chargés de lettres, dont certaines s’éparpillent autour de lui. Et sur ses épaules les deux ailes d’Hermès, le messager des Dieux.

Un vaguemestre qui semble entendre l’imprécation que l’on peut lire au-dessus de lui : « Faites qu’il y ait toujours quelque chose pour moi ».

La vignette est disponible à la boutique du Musée de La Poste. Accompagnée à la demande d’un timbre à date. Et une carte postale illustrée du même visuel est également en vente.

A l’approche des commémorations liées au centenaire de l’armistice de 1918, une nouvelle LISA qui devrait intéresser nombre de philatélistes et de passionnés d’histoire.

 Rodolphe Pays

La boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h (tél. : 01 53 71 98).

Le graphisme de la LISA a été réalisé par l’illustratrice Geneviève Marot.

 

Un 72ème Salon philatélique d’automne plutôt bien engagé

Organisé par la Chambre syndicale des négociants et experts en philatélie (CNEP), en partenariat avec Phil@poste, l’Adphile et la Fédération française des associations philatéliques (FFAP), le 72ème Salon philatélique d’automne se tient à Paris du 8 au 11 novembre.

Au programme, des timbres « engagés », des artistes qui ne le sont pas moins, des délégations françaises et étrangères toujours nombreuses, la présence de dizaines négociants, de la presse philatélique…

Et un pays invité d’honneur, la Croatie.

Un bloc de deux timbres évoquant le centenaire de l’armistice de 1918 – une création de Damien Cuvillier – sera dévoilé lors du salon.

Le Salon philatélique d’automne fera cette année la part plutôt belle aux engagements, qu’ils soient mémoriels ou sociétaux.

A l’occasion de ce nouveau rendez-vous de tous les professionnels et amateurs de philatélie, plusieurs émissions et présences d’artistes accompagnent en effet des événements  ou des actions déterminantes comme volontaristes liés à l’histoire passée ou contemporaine.

Aux côtés d’autres émissions, un bloc avec timbre personnalisé édité par la CNEP – illustré par Christian Broutin – marquera le centenaire de l’armistice de 1918.

Le centenaire de l’armistice de 1918, dont la date anniversaire coïncide avec le dernier jour du salon, sera ainsi marqué par deux émissions dévoilées lors de la manifestation : un bloc de deux timbres de La Poste – une création de Damien Cuvillier – et un bloc avec timbre personnalisé édité par la CNEP – illustré par Christian Broutin.

La participation d’Yseult Digan – YZ, prononcer « eyes » -, la street artiste qui a dessiné le nouveau timbre Marianne (baptisé aussitôt « Marianne l’engagée ») rendu public le 14 juillet dernier, sera également un des moments forts de ce salon.

Les deux créatrices du timbre « Marianne l’engagée », la street artiste Yseult Digan et la graveure Elsa Catelin, seront présentes au salon pour des séances de dédicaces.

En compagnie d’Elsa Catelin, la graveure du timbre, elle se prêtera à une séance de dédicaces (notamment d’un carnet gommé émis spécialement pour le salon) qui promet d’être dense.

La Nouvelle-Calédonie, dont la population s’est prononcée dimanche dernier sur son lien à la France – encore un engagement -, participera elle-aussi activement au salon. A travers la présence d’artistes néocalédoniens venus spécialement pour montrer et évoquer leur travail (traitant souvent de thèmes liés à la préservation de l’environnement).

Via également l’émission de timbres aussi importants que celui rendant notamment hommage à Michel Rocard, Premier Ministre de l’époque à l’origine des accords dits de Matignon-Oudinot – signés il y a tout juste trente ans – qui ont mit un terme aux affrontements meurtriers en Nouvelle-Calédonie.

Un timbre réalisé par le graveur Pierre Albuisson, qui sera présent lors du salon pour des dédicaces et des échanges avec les visiteurs.

A ses côtés se succéderont pendant toute la durée de la manifestation plus d’une trentaine d’autres artistes membres de l’Art du Timbre Gravé (ATG), association dont le siège est basé au Musée de La Poste.

Comme tous les ans, le salon d’automne accueille de nombreuses délégations et représentations étrangères (notamment celle de la Croatie, invité d’honneur de l’édition) ainsi que des dizaines de négociants.

Et Phil@poste, comme à l’accoutumée, participe activement à l’événement. En proposant en avant-première plusieurs timbres émis pour l’occasion ainsi que des vignettes LISA.

A noter que Gilles Livchitz donnera une conférence de presse à 14 h 30 le jour de l’ouverture du salon. Le patron de Phil@poste y fera le bilan philatélique de 2018 et prendra sans nul doute quelques engagements pour 2019…

Rodolphe Pays

72ème Salon philatélique d’automne, du jeudi 8 au dimanche 11 novembre (ouvert de 10 h à 18 h, sauf le 11, jusqu’à 16 h).

Entrée gratuite.

Espace Champerret, hall A, rue Jean Ostreicher, Paris 17ème. Métro Porte de Champerret.

 

 

 

 

 


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