Archives de novembre 2016

Expo du Musée de La Poste à l’espace Niemeyer : au « Temps suspendu » s’ajoute désormais « Rêver le musée »…

affiche_expo_temps_suspendu-3-resp300Présenté par le Musée de La Poste, l’accrochage Temps suspendu connaît un vrai succès. D’autres photographies viennent aujourd’hui s’ajouter à celles exposées.

Elles informent les visiteurs sur les travaux du chantier de rénovation du Musée de La Poste.

L’exposition Temps suspendu, proposée par le Musée de La Poste depuis le début de l’automne à l’espace Niemeyer, attire toujours beaucoup de visiteurs.

Les 75 photos grand format de sites abandonnés réalisées par trois explorateurs urbains chevronnés – Sylvain Margaine, Romain Veillon et Henk Van Rensbergen – continuent de faire voyager, de susciter le rêve, d’intriguer…

re%cc%82ver-le-chantier-expo-photos-copieDans le hall d’accueil de l’exposition, une quinzaine d’autres photos est aussi désormais accrochée.

Des clichés pris par trois photographes – Hervé Abbadie, Thierry Debonnaire et Frédéric Soltan – qui informent le public sur l’état d’avancement des travaux en cours au Musée de La Poste (les photos figurent aux côtés d’une maquette du futur musée).

Une expo « complémentaire » intitulée Rêver le chantier.

Rodolphe Pays

« Temps suspendu – Exploration urbaine », une exposition du Musée de La Poste qui réunit des photos réalisées par Sylvain Margaine, Romain Veillon et Henk Van Rensbergen, proposée jusqu’au 18 décembre à l’Espace Niemeyer, 2 place du Colonel Fabien, Paris 19ème.

Dans le hall d’accueil de l’exposition, « Rêver le chantier », une présentation de 15 photos sur la rénovation du Musée de La Poste.

De 11 h à 18 h 30 du lundi au vendredi, de 13 h à 18 h les samedi et dimanche. Entrée libre.

 

 

 

 

Street art : Kashink s’affiche sur la palissade du Musée de La Poste

img_6098Street art suite : le Musée de La Poste poursuit sa série consacrée aux plasticiens de la rue.

C’est une œuvre de Kashink qui recouvre jusqu’à la fin janvier la palissade du chantier de rénovation du musée.

Depuis le printemps, la palissade du chantier de rénovation du musée de La Poste est confiée à des street artistes. Après celles de trois créateurs masculins, Katre, SP38 et Lenz, c’est l’œuvre d’une street artiste qui s’y affiche désormais.

img_6102Si Kashink est une des rares filles très actives dans le mouvement street art/graffiti, son travail sur les murs parisiens et dans nombre de galeries est aujourd’hui largement reconnu.

Y compris au-delà des frontières. Elle est en effet de plus en plus sollicitée à l’étranger – elle revient tout juste des Etats-Unis – pour y être exposée.

Thèmes de prédilection de cette artiste revendiquant une peinture engagée : l’égalité des droits homme/femme, l’homosexualité, la religion…

Interview à venir…

Rodolphe Pays

Série « Ralentir Street art » : une œuvre de Kashink sur la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste, jusqu’au 22 janvier.

Après 6 mois de résidence, Nicolas Vial expose ce week-end au couvent des Soeurs de Saint-Paul

img_6058Le peintre et dessinateur Nicolas Vial travaille depuis plusieurs mois dans un couvent voué prochainement à la destruction.

Il en ouvre les portes ce week-end.

Une belle occasion de découvrir un lieu et d’apprécier le travail d’un artiste également créateur de timbres et auquel le Musée de La Poste a consacré une exposition en 2012.

Publics, privés, tous les lieux susceptibles d’accueillir des œuvres d’art y sont comme réunis. C’est tout à la fois un immense atelier, un lieu d’exposition exceptionnel, une série de galeries, d’appartements, d’espaces intimes aussi…

img_6059Nouveau concept ? Simplement, bâtiment religieux et historique promis à la démolition et dont la vocation évolue pour un temps.

Le peintre et dessinateur Nicolas Vial travaille ainsi depuis des mois dans ce couvent où résidaient il y a peu encore des Sœurs de la congrégation de Saint Paul. Au cœur de Paris, à deux pas de la place Denfert-Rochereau.

img_6021Les Sœurs n’y étant désormais plus en résidence – elles sont parties s’installer provisoirement dans d’autres institutions religieuses parisiennes -, c’est l’artiste qui y est entré. Par toutes les portes, les grandes, les petites, les dérobées…

Dans les vastes salles communes, la chapelle, les « cellules », les alcôves, les couloirs, les escaliers, les greniers…

Il est même allé jusqu’à investir l’hôtel particulier attenant, domicile parisien à une époque de Chateaubriand (bâtisse qui elle sera épargnée).

Partout, l’artiste a accroché des toiles, peintes sur place ou rapatriées de son atelier, réalisé des fresques sur les murs, les portes, les volets. Il a également exploité les objets usuels laissés là par les religieuses : des valises ont repris des couleurs, des fonds de tiroirs de bureaux abandonnés aussi…

img_6074img_6069Dans la niche qui surplombe l’autel de la chapelle, entre deux vitraux, Nicolas Vial a suspendu plusieurs tableaux. Plus bas, directement sur les parois, il a peint ses célèbres personnages/silhouettes lisant le journal (un clin d’œil à sa longue collaboration avec Le Monde).

Sur les bancs des fidèles, il a installé de grands portraits d’hommes chapeautés, autres figures récurrentes de son travail.

img_6017On retrouve tous les thèmes chers à Vial : l’homme qui ne rit pas, le regard tourné vers les mondes extérieurs autant qu’intérieurs, les machines, parfois inquiétantes, les bateaux, à voile, à vapeur, les bestiaires sauvages et domestiques, la nature malmenée…

Nicolas Vial a décidé de faire partager le plaisir qu’il ressent chaque jour à occuper librement ce lieu magique, devenu mystérieux par l’absence de ses hôtes, dont des traces – vêtements oubliés, cartes postales et photos punaisées aux murs, bibelots désuets, bulletins religieux, médicaments hors d’usage… –   subsistent encore.

img_6036Il ouvre les portes de « son » couvent le week-end prochain. Et y accueille également des créations de trois jeunes artistes.

Une superbe occasion d’apprécier ses anciennes et plus récentes œuvres (dont toutes celles qui disparaîtront avec le bâtiment). De visiter un immense atelier, un lieu d’exposition exceptionnel, une série de galeries, des appartements, des espaces intimes. Et de pénétrer, avant qu’il ne tire sa révérence, dans un couvent déserté ressuscité par un bel artiste.

Rodolphe Pays

Evénement/exposition de Nicolas Vial – et de trois jeunes artistes, Clément Bataille, Octave de Gaulle, Antonin Vialsamedi 26 et dimanche 27 novembre de 11 h à 18 h, couvent de la congrégation des Sœurs aveugles de Saint Paul, 88 avenue Denfert-Rochereau, Paris 14ème.

Bientôt un foyer pour personnes handicapées

Soeur Marie-Céleste.

Soeur Marie-Céleste, tout sourire, aux côtés d’une caricature de « général » peinte sur une porte du couvent par Nicolas Vial.

Marie-Céleste, Claude, Hélène… Trois Sœurs de la Congrégation des sœurs aveugles de Saint Paul.

Ce sont elles qui ont permis à Nicolas Vial de travailler en résidence dans l’ancien couvent de leur institution. Avec l’aide également de leur conseillère Christiane Benitah et de l’architecte Marie Escamilla.

Le couvent sera prochainement démoli (à l’exception de l’aile qui formait l’ancien hôtel particulier de Chateaubriand).

Un autre édifice sera ensuite reconstruit pour à nouveau y accueillir les Soeurs de la congrégation.

Et un foyer pour personnes handicapées sera également érigé à ses côtés.

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Restauration des maquettes de paquebots-poste du Musée de La Poste : coques en stock

Maquette du paque-bot-poste "La Guienne" (collection du Musée de La Poste.

Maquette du paquebot-poste « La Guienne » (collections du Musée de La Poste).

Les restaurations des pièces destinées à être présentées à la réouverture du Musée de La Poste se poursuivent.

Deux modèles réduits de paquebots-poste sont ainsi prêts à reprendre du service.

« Ce sont deux belles maquettes, pas des maquettes dites d’arsenal, qui elles vont beaucoup plus loin dans le détail, mais deux pièces vraiment intéressantes, apprécie Agnès Blossier, restauratrice spécialisée dans le traitement des modèles réduits de bateaux, elles n’appelaient pas de traitement lourd, mais quelques interventions délicates ont cependant été nécessaires. »

Spécialisée dans le traitement de modèles réduits de bateaux, Agnès Blossier vient de restaurer deux maquettes de paquebots-posta appartenant aux collections du Musée de La Poste.

Spécialisée dans le traitement de modèles réduits de bateaux, Agnès Blossier vient de restaurer deux maquettes de paquebots-poste appartenant aux collections du Musée de La Poste.

Pour sa première collaboration avec le Musée de La Poste, la restauratrice s’est ainsi affairée sur des objets symboliques de l’activité postale à « l’international » au XIXe siècle : deux maquettes reproduisant des paquebots-poste qui ont navigué avec à leur bord lettres et colis à destination et en provenance du continent américain et du Royaume-Uni.

L’une comme l’autre fabriquée à l’aide de différents matériaux, bois pour la coque, pièces de métal, tissu pour les voiles, papier pour les pavillons…

C’est La Guienne, copie du « voile et vapeur » ayant notamment assuré dans les années 1860 la liaison Bordeaux-Rio de Janeiro, qui a demandé le plus de travail. « Un de ses mâts était brisé et des manœuvres, c’est à dire des cordages, étaient sectionnées, explique Agnès Blossier, j’ai effectué la réparation et fait en sorte que les gréements concernés paraissent opérants. »

Timbre "La Guienne" émis en 1965 (dessiné et gravé par Robert Cami.

Timbre « La Guienne » émis en 1965 (dessiné et gravé par Robert Cami.

La Guienne avait aussi subi quelques dommages sur sa coque. En particulier au niveau de la peinture. La restauratrice les a circonscrits – sans rien retirer afin de rester au plus près de l’état originel de la maquette – en refixant les parties écaillées et en retouchant les lacunes.

Le second modèle réduit confié à Agnès Blossier, Le Calais-Douvres, est une reproduction d’un autre « voile-vapeur », en activité lui au début du XIXe siècle (comme son nom le laisse supposer, il était affecté à des liaisons transmanche).

Maquette du "Calais-Douvres".

Maquette du « Calais-Douvres ».

« Ainsi que La Guienne, cette maquette avait déjà connu des dépoussiérages mais pas de restauration, poursuit Agnès, il y avait moins d’opérations à effectuer, j’ai surtout procédé – je l’avais aussi fait sur l’autre bateau – à un nettoyage important de sa coque et de ses gréements. »

Les deux navires ont aujourd’hui rejoint leurs réserves, leur port d’attache provisoire. Ils reprendront du service à la réouverture du musée.

Rodolphe Pays

Agnès Blossier travaille pour différent musées. Elle restaure ici le "Ville de Dieppe", une maquette en ivoire issue des collections du Château-Musée de Dieppe.

Agnès Blossier travaille pour différent musées. Elle restaure ici le « Ville de Dieppe », une maquette en ivoire issue des collections du Château-Musée de Dieppe.

Musées, ex-voto, collectionneurs…

Formée à l’école des beaux-arts de Tours, Agnès Blossier s’est spécialisée dans la restauration des objets en trois dimensions, en particulier celle des maquettes de bateaux.

Différentes institutions culturelles, comme le musée de la Marine ou encore celui de Dieppe (qui possède notamment une collection de navires en ivoire), font appel à ses services.

Elle travaille aussi à la restauration d’ex-voto marins (modèles réduits de bateaux suspendus dans des églises) et est régulièrement sollicitée par des collectionneurs privés.

A Tours et Les Lucs-sur-Mer, deux expos soutenues par le Musée de La Poste

richard-caeur-de-lion-entre-mythe-et-realite-sEn prêtant des pièces philatéliques issues de ses collections, le Musée de La Poste apporte son soutien à deux expositions.

L’une organisée en Vendée, l’autre en Indre-et-Loire.

Deux beaux événements à voir ce week-end et dans les prochaines semaines dans l’ouest de la France. 

L’Historial de la Vendée, dont les collections retracent l’histoire de la Vendée depuis la préhistoire jusqu’au début du XXIe siècle (il possède un fonds de 20000 objets, dont 3000 sont exposés), propose également des événements temporaires.

Dessiné et gravé par Claude Jumelet (1999).

Dessiné et gravé par Claude Jumelet (1999).

Le musée présente ainsi jusqu’au début janvier une exposition intitulée Richard Cœur de Lion, entre mythe et réalités.

Un accrochage qui permet de lever le voile sur la présence de Richard dans le comté du Poitou (l’actuelle Vendée) et sur les traces qu’il y a laissées.

Le Musée de La Poste s’est associé au projet en prêtant plusieurs pièces philatéliques remarquables – maquette, poinçon, épreuve d’artiste – liées au timbre émis en 1999 à l’occasion du 8ème centenaire de la mort du roi d’Angleterre, duc de Normandie et d’Aquitaine.

Dessiné et gravé par René Cottet (1967).

Dessiné et gravé par René Cottet (1967).

Le musée prête également des pièces philatéliques – poinçon, maquette et bon à tirer du timbre Hôtel Gouin de 1967 – à l’occasion d’une manifestation organisée les 19 et 20 novembre par l’Union Philatélique de Tours autour de la naissance d’un timbre.

Une occasion aussi de visiter la chapelle Saint-Libert, récemment rénovée, qui accueille l’événement.

Deux belles expositions soutenues par le Musée de La Poste à ne pas manquer…

Rodolphe Pays

« Richard Cœur de Lion, entre mythe et réalités », jusqu’au 29 janvier 2017, Historial de la Vendée, Les Lucs-sur-Boulogne (85).

Chapelle Saint-Libert.

Chapelle Saint-Libert.

« Naissance d’un timbre », les 19 et 20 novembre, chapelle Saint-Libert, Tours (37).

Le Prix Wepler-Fondation La Poste 2016 revient à Stéphane Audeguy et Ali Zamir

Microsoft Word - SƒLECTION DU PRIX WEPLER 2016.docxLa saison des prix littéraires se poursuit…

Les deux auteurs lauréats du 19ème Prix Wepler-Fondation La Poste sont couronnés ce soir : Stéphane Audeguy obtient le Prix et Ali Zamir se voit décerner la Mention spéciale du jury.

C’est l’Afrique que couronne cette année le Prix Wepler-Fondation La Poste. Celle de l’ouest, avec le roman Histoire du lion Personne, de Stéphane Audeguy. Et celle – insulaire – de l’est, avec Anguille sous roche, d’Ali Zamir.

Pour la 19ème édition du Wepler-Fondation La Poste, le jury (composé de journalistes, de libraires, de lecteurs et d’un postier… et chaque année renouvelé) a une fois encore fait preuve d’audace.

Stéphane Audeguy (photo Hermance Triay).

Stéphane Audeguy (photo Hermance Triay).

Fidèle à l’esprit insufflé par Marie-Rose Guarniéri, directrice de la librairie des Abbesses à Paris et créatrice du Prix, il a choisi deux œuvres originales, dans les thèmes abordés, leur traitement et leur écriture.

Histoire du lion Personne emmène le lecteur aux côtés d’un lion quittant les rives du Sénégal pour longer les routes de France et se retrouver derrière les grilles de la ménagerie de Versailles.

Fable animalière, conte philosophique : 10 ans de la vie d’un lion entre chute de l’ancien régime et premières années de la Révolution.

Ali Zamir (photo Jean-Paul Mélande).

Ali Zamir (photo Jean-Paul Mélande).

L’héroïne d’Anguille sous roche est une jeune fille de 17 ans qui abandonne son rocher dans l’archipel des Comores pour se perdre dans la mer. Dérive entre deux eaux, entre deux îles…

Ses forces l’abandonnent, mais Anguille – le nom de la jeune fille – nous emporte dans le récit de sa vie. Pour ne rien oublier, repousser l’échéance…

Depuis près de 20 ans, le « Wepler-Fondation La Poste » donne une chance de plus d’exister sur la scène littéraire aux ouvrages récompensée comme en lice. Pari une nouvelle fois réussi…

Rodolphe Pays

lion-personne-audeguyPrix Wepler-Fondation La Poste 2016 :

« Histoire du lion Personne », de Stéphane Audeguy (aux éditions du Seuil).

C’est le 5ème roman de l’auteur, né en 1964, enseignant en histoire du cinéma et des arts dans les Hauts-de-Seine.

ali-zamir-anguille-sous-roche-240x352Mention spéciale du jury :

« Anguille sous roche », d’Ali Zamir (aux éditions Le Tripode).

Né en 1987 à Mutsamudu, aux Comores, Ali Zamir occupe depuis 2014 le poste de directeur de la culture et des affaires associatives de l’île d’Anjouan.

Les 13 romans qui avaient été retenus pour le Prix Wepler-Fondation La Poste 2016

Tropique de la violence, par Nathacha Appanah (Gallimard)

Histoire du lion Personne, par Stéphane Audeguy (Seuil)

Vie prolongée d’Arthur Rimbaud, par Thierry Beinstingel (Fayard)

Déserteur, par Boris Bergmann (Calmann-Lévy)

Retour à Ostende, par Benoît Damon (Champ Vallon)

Règne animal, par Jean-Baptiste Del Amo (Gallimard)

Comment construire une cathédrale, par Mark Greene (Plein Jour)

Le Garçon, par Marcus Malte (Zulma)

Légende, par Sylvain Prudhomme (L’Arbalète)

La Main de Tristan, par Olivier Steiner (Les Busclats)

Les Etats et empires du lotissement grand siècle : archéologie d’une utopie, par Fanny Taillandier (P.U.F.)

La Légende, par Philippe Vasset (Fayard)

Anguille sous roche, par Ali Zamir (Le Tripode)

 

En savoir plus

Fondation La Poste : http://www.fondationlaposte.org/

Librairie des Abbesses : http://librairiedesabbesses.blogspot.fr/

 

76117_239930392826111_823761464_nLa soirée de remise du Prix Wepler-Fondation La Poste se déroule ce soir dans le cadre de la brasserie Wepler, place de Clichy, à Paris.

 

Un timbre dessiné par Nicolas Vial émis pour les cent ans de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre

tp-onacvg-hdPour les cent ans de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, La Poste a émis un timbre symbolisant la transmission.

Une œuvre de Nicolas Vial dévoilée lors d’une soirée organisée à l’Hôtel des Invalides.

C’est une soirée particulièrement émouvante qui s’est déroulée le 9 novembre à Paris dans le cadre prestigieux de l’Hôtel des Invalides.

Un grand nombre d’invités s’y est retrouvé pour commémorer le centième anniversaire de la création de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG).

L’événement a en particulier été marqué par le dévoilement d’un timbre symbolisant la vocation de cette institution qui œuvre à la reconnaissance et au soutien des hommes et des femmes ayant eu à souffrir de conflits.

img_5924La soirée s’est ouverte par une série d’images et de photos projetée sur toute la façade nord de l’Hôtel des Invalides. Une animation exceptionnelle qui retraçait le siècle d’engagement de l’ONACVG au service du monde combattant.

Les centaines de personnes conviées se sont ensuite rendues dans les salons du Gouverneur militaire de Paris. Dans une courte intervention, Rose-Marie Antoine, la présidente de l’ONACVG, a d’abord indiqué tout le sens que ce centenaire prenait à la veille du 13 novembre, date anniversaire des attentats de Paris de l’automne 2015 (auprès d’anciens combattants de la Seconde guerre mondiale et de conflits plus récents, des rescapés des attaques de Nice et du Bataclan étaient aussi présents).

Jean-Marc Todeschini, Rose-Marie Antoine, Bruno Le Ray (Gouverneur militaire de Paris) et Philippe Wahl dévoilent le timbre "ONACVG 1916-2016".

Jean-Marc Todeschini, Rose-Marie Antoine, Bruno Le Ray (Gouverneur militaire de Paris) et Philippe Wahl dévoilent le timbre « ONACVG 1916-2016 ».

« Je voudrais également souligner que La Poste est à nouveau à nos côtés, avec la création de ce timbre, a-t-elle rappelé, et qu’elle l’était déjà dès 1917, avec la surtaxe sur les timbres qu’elle avait mise en place au profit des orphelins de guerre. »

Avant que le timbre ne soit montré au public, Philippe Wahl, le président-directeur général de La Poste, a évoqué les liens qui rapprochent l’ONACVG et La Poste.

« Notre entreprise, la plus ancienne de France, s’associe à ce même devoir de mémoire, a-t-il tenu à dire, avec ce timbre, comme avec celui émis en 2014 au profit du Bleuet de France, nous nous attachons à la transmission des symboles, des valeurs, de l’histoire de notre pays. »

Dans son allocution, le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire, Jean-Marc Todeschini, a également souhaité revenir sur l’importance de la transmission. « Nos pensées se tournent vers tous ceux qui se sont sacrifiés, nous devons leur rendre hommage, a-t-il notamment dit, et ce timbre nous y aide. »

Nicolas Vial.

Nicolas Vial.

Est alors venu le moment du dévoilement du timbre. Une œuvre du peintre et dessinateur Nicolas Vial, déjà auteur pour La Poste de près d’une quinzaine de vignettes postales. L’image fait apparaître au premier plan, en silhouette, une famille.

Les parents au centre, le père portant un fusil en bandoulière. Leur fille à leur droite, portant comme un cartable. Et leur garçon, à leur gauche, donnant la main à sa mère.

« J’ai voulu à travers ces deux mains accolées faire passer l’idée de la transmission », explique l’artiste.

A l’arrière, le dôme des Invalides, refuge bâti à la demande de Louis XIV destiné à accueillir les invalides de guerre. Et à droite le « Bleuet », symbole de la mémoire et de la solidarité.

img_5975Emotion encore au cours de la soirée, avec les chants d’une chorale de collégiens venus de Nevers. L’assistance a vibré à l’écoute du « Partisan », de Léonard Cohen, reprise avec discrétion et ferveur par nombre de participants. Et puis « La Marseillaise », écoutée en communion avec les jeunes, puis chantée avec conviction et enthousiasme par toute l’assemblée.

A l’émotion ont alors succédé des moments de détente : verre de l’amitié, intermèdes musicaux, conversations, échanges, retrouvailles…

Et de nombreuses signatures et dédicaces de timbres par Nicolas Vial. Transmission toujours…

Rodolphe Pays

L’ONACVG 1916-2016

logo_onacL’Office national des mutilés et réformés – nom à l’époque de l’ONACVG – est créé en 1916 pour rendre hommage aux soldats qui combattaient sur le front, reconnaître leur engagement, leur sacrifice, leur souffrance. Puis très vite pour également prendre en charge les orphelins de guerre.

L’Office national des anciens combattants et victimes de guerre est un établissement public placé sous l’autorité du Ministère de la Défense.

 En savoir plus : http://www.onac-vg.fr/fr/

 

tp-onacvg-hdLe timbre est en vente à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h).

Tél. : 01 53 71 98 49.


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