Archives de janvier 2013

Octobre 1913 : de Vélizy-Villacoublay à Pauillac, premier voyage à la carte… et en avion

La première liaison postale aérienne longue distance fêtera ses cent ans en octobre prochain. Une des lettres transportées lors de ce vol est actuellement exposée dans la salle consacrée à l’aviation postale du  musée de La Poste.

Trois années marquent l’histoire de l’aviation postale. En 1911, le français Henri Péquet transporte pour la première fois – c’était en Inde et pour le compte de l’Angleterre – du courrier par avion. Sur 10 km et en 27 minutes. L’année suivante, André Nicaud achemine des plis de Nancy à Lunéville, en Lorraine. Sur 27 km et en 17 minutes. Le premier vol sur une longue distance, qui préfigure déjà les lignes ouvertes ensuite par Latécoère, intervient lui en 1913. Emmanuel Ronin, aux commandes d’un avion Morane-Saulnier, relie ainsi le 15 octobre Vélizy-Villacoublay, en région parisienne, à Pauillac, dans le Médoc. Presque 600 km en un peu moins de 7 heures (avec une escale pour réparation à Vendôme et une autre prévue dès le départ à Poitiers). A bord, des sacs de courrier à destination des Antilles et de l’Amérique du sud. Parvenus à Pauillac, ces sacs seront ensuite transférés sur le paquebot-poste « Le Pérou ». C’est un de ces courriers – une carte postale à destination de la Martinique affranchie d’une Semeuse et portant l’indication « Par avion » – que le musée expose actuellement dans une des vitrines de la salle dédiée à la poste aérienne. (RP)pauillaccarte

La poste aérienne, salle 8,  l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24

 

Les événements philatéliques du musée de La Poste sont dans le nouveau Culture Timbres

CT17 1L’édition de janvier de Culture Timbres est sortie. Au sommaire, toute l’actualité philatélique du musée de La Poste.

Le nouveau Culture Timbres, la publication qui traite l’actualité du musée de La Poste à travers ses aspects philatéliques, est paru. Un numéro qui rend notamment hommage au graveur Pierre Béquet, disparu en décembre, créateur de plus de 700 timbres, un fidèle du musée qui venait régulièrement y faire des démonstrations de gravure. Marseille, capitale européenne 2013 de la culture, est par ailleurs évoquée avec le timbre récemment émis réalisé par le peintre et dessinateur contemporain Djamel Tatah. Ainsi qu’une sélection de figurines – bloc Notre-Dame de Paris, timbre pour les 50 ans du traité de l’Elysée… -, sorties ce mois de janvier.

La plasticienne Miss.Tic est également au sommaire : avec un sujet sur l’exposition au musée des maquettes d’un carnet de timbres qu’elle a conçues en 2011 pour la Journée internationale de la femme et sa présence au sein de l’expo Au-delà du Street art. Et aussi l’installation des timbres de 2012 dans le panorama philatélique du musée, les présentations d’oeuvres ayant fait l’objet de timbres, des brèves… Et une parole de « Timbrophile » laissée à une artiste aux multiples talents, Nicole Bayle. Bonne lecture. (RP)

Culture Timbres est envoyé en ligne à chaque parution à l’ensemble des associations, clubs et professionnels du monde de la philatélie. La publication est également téléchargeable sur le site internet du musée (rubrique « Découverte du musée) et disponible en version papier au musée.

La Poste et la Croix-Rouge, une longue histoire…

bagieuLa Croix-Rouge est née il y a exactement 150 ans. Et depuis presque un siècle, la poste lui apporte son soutien…

Le 17 février 1863, il y aura 150 ans dans quelques jours, le Comité international de secours aux militaires blessés était créé. Une institution qui prendra le nom dès 1876 de Comité international de la Croix-Rouge. Parmi ses inspirateurs et fondateurs, Henri Dunant, un homme d’affaires suisse. Quatre ans auparavant, en déplacement en Italie dans le cadre de ses activités professionnelles, celui-ci s’est trouvé à proximité de la ville de Solférino, près de Mantoue, au moment des combats qui y ont opposé les troupes françaises et sardes à celles de l’Autriche. Profondément marqué par le spectacle terrible – les morts, les blessés, l’absence de soins… – qu’offre le champ de bataille après les affrontements, Henri Dunant écrira ensuite un ouvrage intitulé « Un souvenir de Solférino ». Il y décrit non seulement les scènes auxquelles il a assisté, mais propose aussi la création d’une société de secours pour venir en aide aux victimes des combats. L’ouvrage, rapidement traduit en 11 langues, sera à l’origine de la création  de la future Croix-Rouge.

Devenue une institution internationale, la Croix-Rouge obtiendra de nombreux appuis et soutiens. Dont celui de la poste française, qui dès 1914 mettra en vente le premier timbre à surtaxe au bénéfice de l’association humanitaire. C’est le début d’une longue et toujours active relation. Encore tout récemment, en novembre dernier, La Poste émettait un bloc « Solidarité », créé par Pénélope Bagieu, en faveur de la Croix-Rouge (illustration ci-dessus). Et en juin prochain, ce sera un carnet, réalisé par la plasticienne Isy Ochoa. Autant de timbres que l’on peut trouver et pourra trouver au musée de La Poste. (RP)      

Les timbres de soutien à la Croix-Rouge sont disponibles à l’espace Timbres de l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème.

 

 

Pour Rero, l’oeuvre, c’est l’intervention, l’action, l’acte…

street8Les « messages d’erreur » de Rero ne sont plus à présenter. En travaillant sur la négation, il soumet ainsi les mots à notre interprétation. Mini portrait d’un des street artistes actuellement exposés au musée de La Poste.

Rero n’est pas un enfant de la balle. Ses parents ne l’emmenaient pas au musée, il n’a pas fait les Beaux-arts. Il a commencé par mener des études de sociologie et d’économie. Cela ne l’a pas empêché, selon son expression, de « capter des choses, inconsciemment ». Et puis, il s’adonnait quand même au graffiti. Et c’est ça qui l’a amené vers l’art. Ses influences, ce sont d’abord les street artistes, confrérie de parfaits indépendants dont il est aujourd’hui – à tout juste trente ans – un des représentants reconnus.

La marque de Rero, ce sont ses messages. Tous en caractère Verdana. Choisi justement pour sa simplicité, sa lisibilité, son côté « bateau ». Une manière d’éviter que le message soit cannibalisé par l’esthétique. Et un choix qui est aussi une signature : tout le monde reconnaît son travail. Travail qu’il exerce dans les rues, des lieux désaffectés. Mais aussi sur des toiles et des objets ou des endroits aussi surprenants que des assiettes ou des terrains de foot.

Pour Rero, barrer ses textes, c’est inciter à s’interroger : c’est vrai, c’est faux, c’est censuré ? C’est questionner sur la modernité aussi, la « course » permanente. « L’œuvre, c’est l’intervention, l’action, l’acte, explique-t-il souvent, ce n’est pas la photo qu’on peut en faire, qui n’est au fond qu’une archive. » Et quand Rero expose en galerie,  rien ne change : « L’idée, c’est d’amener à l’intérieur ce qui se passe à l’extérieur ». (RP)    

 « Au-delà du Street art », jusqu’au 30 mars, galerie du Messager, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

 

 

Expo Eluard à Evian : lumière sur les collections du musée de La Poste

eluardcarteLe Palais Lumière à Evian organise, du 2 février au 26 mai, une exposition consacrée à l’œuvre de Paul Eluard, « Paul Eluard, poésie, amour et liberté », dont le commissariat est assuré par le musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis (93). Le musée de La Poste contribue à l’événement en prêtant un album de cartes postales surréalistes réunies par le poète.

L’exposition que consacre  la ville d’Evian à Paul Eluard permettra au public de découvrir l’importante collection de documents concernant le poète que possède Saint-Denis, sa ville natale. La présentation est également complétée par des œuvres de collections publiques et privées, dont plusieurs appartiennent à l’Adresse Musée de La Poste. Le musée a en effet été sollicité pour prêter l’un des 4 albums de Paul Eluard qu’il détient. Celui-ci regroupe la collection de cartes postales surréalistes réunies par le poète entre 1929 et 1932.

Paul Eluard, poète, dadaïste, surréaliste, est au cœur de la vie artistique et politique du début du XXème siècle. Ardent collectionneur, il résumait ainsi son intérêt pour les cartes postales : « Parmi les milliards de cartes postales qui circulèrent en Europe de 1891 à 1914, il en est peu qui soient belles, touchantes ou curieuses. Nous les avons recherchées avec acharnement… » (M-E B-D/RP)

Légende : Collection de cartes postales de Paul Eluard, tome 1, 1929-1932 (Inv P4169).

© L’Adresse Musée de La Poste, Paris/ Tous droits réservés. Pour plus d’informations sur l’exposition : http://www.ville-evian.fr

Expo Au-delà du Street art : Banksy et Dran se côtoient au musée de La Poste

dranbank4C’était vrai avant les fêtes, ça le reste après : l’expo Au-delà du Street art proposée par le musée de La Poste continue de faire son grand bonhomme de chemin… L’occasion de faire quelques pas en compagnie de Banksy et Dran, deux des onze artistes exposés.  

Banksy et Dran. On pourrait se dire qu’il y a – ou qu’il y a eu – un peu du maître et de l’élève dans leur relation. On ferait fausse route. Forcément. Peu enclins à porter l’uniforme, l’un et l’autre n’apprécieraient sans doute guère d’endosser les habits très institutionnels de l’enseignant comme de l’enseigné. Maître et élève, on oublie… Grand et jeune frère alors. On est peut-être plus près de la vérité. Il y a un air de famille entre ces deux-là. Doux et durs. Candides et caustiques. Poètes rêveurs et anars sans concession. Nés de part et d’autre de la Manche, Banksy à Bristol au milieu des années 1970 et Dran du côté de Toulouse à la toute fin de la même décennie, ils ont été élevés à de semblables biberons, ceux de la rue, de l’enfance éternelle, du goût des uns et du dégoût des autres… Avec l’humour – noir, ravageur, cynique, c’est selon… – toujours à portée de main.

De quelques années son aîné, Banksy a parfois prodigué des conseils à Dran, l’a aussi invité à participer notamment à certaines des expositions « sauvages » qu’il organise au moment de Noël. On retrouve cette proximité au sein de l’exposition du musée de La Poste, où leurs œuvres se côtoient. On n’allait quand même pas séparer deux frères… (RP)

« Au-delà du Street art », jusqu’au 30 mars, galerie du Messager, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

 

 

Emission commune pour les 50 ans du traité de l’Elysée

EC_Fr_All_Elysee_TP_Pub HD OKUn timbre commémorant le 50ème anniversaire du traité de l’Elysée vient d’être émis conjointement par les postes française et allemande. Il a été conçu par l’artiste alsacien Tomi Ungerer. 

Le traité d’amitié franco-allemand, dit traité de l’Elysée, date du 22 janvier 1963, il y a tout juste 50 ans. Signé au Palais de l’Elysée par le chancelier de la république fédérale d’Allemagne Konrad Adenauer et le président de la république Française Charles de Gaulle, il fixe les objectifs d’une coopération accrue entre les deux pays dans les domaines des relations internationales, de la défense et de l’éducation. Et marque ainsi le début d’une réelle réconciliation après les conflits qui les ont opposés par le passé.

C’est à l’artiste alsacien Tomi Ungerer qu’a été confiée la création de ce timbre. Celui-ci fait apparaître un couple se tenant par les épaules regardant ensemble à travers des jumelles dont les lentilles sont aux couleurs des drapeaux français et allemand. (RP)  

 « 50ème anniversaire du traité de l’Elysée », émission commune France/Allemagne, création Tomi Ungerer, mise en page Bruno Ghiringhelli, disponible à l’espace Timbres du musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème.

 

 


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