Archive pour mars 2016

Le Velvet Underground s’expose à la Philharmonie de Paris jusqu’en août

IMG_4606L’exposition consacrée au groupe mythique New-Yorkais The Velvet underground a été inaugurée hier à la Philharmonie de Paris.

Des images, des films, des photos, des textes, des journaux…

Et pas mal de musique. Mais pas trace de timbres dédiés à Lou Reed, Nico, John Cale. Pourtant, il en existe…

IMG_4607Ambiance branchée hier soir pour le vernissage de l’exposition The Velvet Underground à la Philharmonie de Paris.

Nostalgiques de toutes générations tendance «  le rock oui, mais pas n’importe lequel », vieux requins du showbiz, musicos de tout poil, petit(e)s jeunes des majors comme des labels confidentiels, étudiants johncaliens, journalistes anciens d’Antirouille et d’Actuel, techniciens de scène se racontant des histoires de techniciens de scène…

IMG_4611Tous venus célébrer le culte et éphémère groupe New-Yorkais. Les pères du rock…

Non sans avoir auparavant bu une bière ou un Coca et avaler un hot-dog généreusement distribués avant l’entrée dans le saint des saints. C’est par de longs propos d’Allen Ginsberg que tous ces visiteurs du premier soir étaient accueillis.

IMG_4615Et puis, très vite, casque sur les oreilles, on pouvait se passer un peu de Walk on the Wild Side, d‘ I’m Waiting for My Man ou de Venus in Furs.

Sur de grands écrans, les films de Gerard Malanga, le Velvet en concert, en interview…. Des centaines de photos du groupe and friends aussi – couleur et noir et blanc -, sur scène, en séances d’enregistrement, dans la rue…

IMG_4609Perchés aux quatre coins de l’exposition, surplombant la foule, entourés de néons multicolores, les silhouettes de Lou Reed, Nico, John Cale et les autres…

Les Unes des journaux de l’époque, les institutionnels comme ceux de la contre-culture (East Village Other… ) placardés un peu partout. L’ombre de Warhol aussi, de Paul Morrissey. On entr’aperçoit également Patti Smith et Robert Mapplethorpe…

IMG_4610Et puis au centre de l’expo, un auditorium, une sorte de chalet où on peut écouter confortablement allongé les titres les plus appréciés du groupe.

Et c’est la sortie, la boutique, avec les souvenirs, les ouvrages… Et puis encore les bars à bière, Coca et hot-dog… Et I’M Waiting for My Man qui continue toujours de trotter dans la tête…

Rodolphe Pays

The Velvet Underground, jusqu’au 21 août, Philharmonie de Paris.

 

Des timbres consacrés à Lou Reed et au Velvet Underground

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22039Il n’étaient ni présentés au sein de l’exposition, ni disponibles à la boutique de l’expo, pourtant ils existent : des timbres à l’effigie du Velvet Underground et de Lou Reed sont notamment édités dans différents endroits du monde.

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Voiture postale à chien : des chevaux sous le cabot

Les voitures à chien sont apparues au milieu du XIXe siècle.

Les voitures à chien sont apparues au milieu du XIXe siècle.

Pour transporter le courrier, on connaissait la malle-poste, le train, l’avion, l’auto, le vélo… Mais assez peu la voiture à chien.

Même confidentiellement, ce mode de locomotion inattendu a pourtant été utilisé par des facteurs quelques dizaines d’années durant.

Faire tracter un véhicule par un chien, qui aujourd’hui s’y risquerait ? En dehors d’artistes de cirque pour un numéro de dressage ou de familles désœuvrées usant à l’occasion de ce moyen afin d’amuser les enfants le dimanche, pas grand-monde…

Pourtant, et il n’y a pas des lustres, cette pratique n’était pas si rare. Quelques dizaines d’années durant, elle s’est en effet répandue, essentiellement au service d’activités artisanales et commerciales, dans plusieurs pays d’Europe.

Les voitures à chien sont restées dans les mémoires grâce aux nombreuses cartes postales dont elles ont fait l'objet.

Les voitures à chien sont restées dans les mémoires grâce aux nombreuses cartes postales dont elles ont fait l’objet.

« Les voitures à chien sont apparues au milieu du XIXe siècle, surtout dans le nord de la France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Angleterre, indique Pascal Roman, conseiller historique du Musée de La Poste, c’était avant tout un mode de transport professionnel utilisé par des gens modestes. »

031_001Pour faciliter leurs déplacements et l’acheminement de charges légères, des personnes exerçant de « petits » métiers (laitiers, boulangers, rémouleurs, convoyeurs de bois mort… ) commencent ainsi via un simple licol à atteler un chien – assez peu souvent plusieurs – à de petites charrettes. Des véhicules en général construits par le charron du village ou par l’utilisateur lui-même.

NEG MP 2351-5 C.P. Facteur en voiture à chien dans le Loiret vers 1907« Bien que l’emploi de ces voitures à chien soit resté relativement limité, des réglementations ont cependant été édictées, poursuit Pascal Roman, il fallait ainsi en particulier que les animaux affectés à cette tâche mesurent au moins 50 cm. »

Ce qui n’était pas de trop pour tirer des charges pouvant aller – conducteur compris – jusqu’à 80 kg. Labradors ou bâtards vigoureux sont alors ainsi largement sollicités.

C.P. Facteur en voiture à chien en Sologne vers 1914Du nord de la France, l’usage du moyen de transport s’étend après 1900 à la Touraine, la Sologne. Pour les mêmes besoins. Et pour les mêmes raisons : la voiture à chien n’est réellement exploitable que dans des régions assez plates.

En voyant leurs voisins s’adjoindre les services de ce type d’équipage, certains facteurs s’y mettent à leur tour. En général de leur propre initiative, et avec l’approbation discrète des services de direction de la Poste.

Une tolérance d’autant plus facile à exercer que le nombre de postiers ayant opté pour cette locomotion originale demeurera relativement confidentiel. L’entre-deux-guerres sera fatal à la pratique. Les défenseurs de la cause animale avaient déjà depuis longtemps fait savoir leur désapprobation, l’essor du cyclomoteur puis de la voiture à moteur thermique aura définitivement raison de la traction canine.

En 1925, le code de la route interdira la circulation des voitures à chien. Labradors et autres bâtards abandonneront ainsi le chemin du licol…

Rodolphe Pays

 

Collections Musée de La Poste.

Collections du Musée de La Poste.

Une voiture à chien de 1912

Acquise en 1993, et longtemps exposée, une voiture à chien figure dans les collections du Musée de La Poste. Ce véhicule, datant de 1912, avait été utilisé par un facteur pour assurer la distribution du courrier aux habitants du village de Mont-près-Chambord (Loir-et-Cher).

Collections du Musée de La Poste.

Collections du Musée de La Poste.

Le musée possède également un licol utilisé pour y atteler un chien. Une autre voiture de ce type – un don de postiers – est également visible au musée de la Sologne, à Romorantin.

 

Aide aux responsables du patrimoine de Syrie : via l’UNESCO, le Musée de La Poste a apporté sa contribution

Une cinquantaine d’institutions culturelles de France et de Suisse vient de faire parvenir des matériels de protection des collections archéologiques de Syrie.

Le site de Palmyre, très riche en ruines archéologiques, est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1980, et classé « en péril » depuis la guerre civile syrienne.

Le site de Palmyre, très riche en ruines archéologiques, est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1980. Il est désormais « en péril » en raison du conflit en Syrie.

Une opération à laquelle le Musée de La Poste a apporté sa contribution.

Palmyre figure parmi les sites archéologiques les plus remarquables de tout le proche-orient. Au vu des destructions et pillages qu’elle a récemment subis, on sait aujourd’hui cette cité antique menacée.

Le Krak des Chevaliers (Photo Membres.multimedia.fr).

Le Krak des Chevaliers (Photo Membres.multimedia.fr).

Et c’est également le cas de nombreux autres lieux et vestiges historiques de Syrie, eux-aussi affectés par le conflit que connaît le pays depuis 2011 : citadelle d’Alep, Amrit, Krak des Chevaliers… Autant de monuments exceptionnels, dont nombre d’entre eux sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Tombeaux sur le site antique d'Amrit.

Tombeaux sur le site antique d’Amrit.

Pour tenter de sauvegarder ce qui peut l’être, l’UNESCO a confié à son bureau de Beyrouth (Liban) la mise en œuvre de plans d’actions mobilisant acteurs locaux, ONG et partenaires de la communauté internationale.

Objectif : venir en aide aux professionnels du patrimoine de Syrie, qui organisent au mieux l’évacuation et la sécurisation des collections d’objets et d’œuvres d’art jusque là conservés dans des musées et dépôts archéologiques, mais sont désormais contraints par le manque de moyens.

Face à ce constat, l’UNESCO s’est ainsi notamment associé en 2015 à des professionnels français et suisses de l’archéologie et du patrimoine pour recenser les besoins des acteurs de terrain syriens. Besoins en matériels de conditionnement pour mettre à l’abri les collections, de conservation pour préserver les pièces fragiles, d’étude et d’enregistrement en vue d’inventaires…

Le musée de Bibracte, en Bourgogne, a centralisé l'ensemble des aides apportées à la Syrie par une cinquantaine d'institutions culturelles de France et de Suisse.

Le musée de Bibracte, en Bourgogne, a centralisé l’ensemble des aides apportées à la Syrie par une cinquantaine d’institutions culturelles de France et de Suisse.

Coordonnée par le Centre archéologique européen et le musée de Bibracte, en Bourgogne, une vaste collecte a alors mobilisé plus d’une cinquantaine d’institutions du monde de la culture (musées, bibliothèques, associations, archives … ) présentes partout en France et en Suisse.

Dont le Musée de La Poste. Au total, près de 7 tonnes de matériels ont pu être rassemblées et acheminées jusqu’à Beyrouth.

Ce précieux soutien a été remis le 7 mars dernier aux responsables de musées de Syrie. Un renfort matériel en faveur d’un patrimoine dont l’intérêt, pour l’histoire du peuple syrien et pour l’humanité, n’est plus à démontrer.

Rodolphe Pays

 

Les matériels sont aujourd’hui dans les mains des responsables syriens de la culture

Le Musée de la Poste a fourni un grand nombre de matériels de protections d'objets et d'oeuvres d'art.

Le Musée de La Poste a fourni un grand nombre de matériels de protections d’objets et d’oeuvres d’art.

Le Musée de La Poste s’est associé aux dizaines d’institutions culturelles de France et de Suisse qui se sont mobilisées pour venir en aide aux responsables du patrimoine syriens.

Le musée a ainsi fourni des sachets et des rouleaux « bulle » de protection, des plaques de mousse, des rouleaux de film isolant, de polyester, des masques…

Ces matériels avaient été transférés l’automne dernier – les équipes du musée avaient à cette occasion également acheminé ceux d’autres structures participant à la collecte – au musée de Bibracte, qui a centralisé les dons.

« Tous ces matériels ont été acheminés par bateau début mars, indique Anne-Cécile Célimon, en charge du dossier pour le Musée de La Poste, ils sont désormais dans les mains des responsables syriens de la culture. »

 


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