Archives de mars 2017

Musée de La Poste : le rôle de la commission scientifique d’acquisition

Composée de responsables du musée, de membres de droit (conservateurs du patrimoine… ) et de personnalités qualifiées la commission d’acquisition du Musée de La Poste se réunit au moins une fois par an.

Enrichir ses collections… C’est une préoccupation partagée par la plupart des musées.

Une démarche d’élargissement du patrimoine que le Musée de La Poste entreprend avec l’aval d’une commission d’acquisition.

De même que ses confrères, le Musée de La Poste intègre régulièrement à ses collections des pièces nouvelles. Des acquisitions, opérées de différentes manières (voir information ci-dessous), qui se formalisent selon des règles précises.

 » En tant que musée de France, notre action dans le domaine des acquisitions est déterminée par la convention qui nous lie à l’Etat.  » Agnès Mirambet-Paris, conservatrice des collections du Musée de La Poste.

« En tant que musée de France (1), notre action dans ce domaine est déterminée par la convention qui nous lie à l’Etat, indique Agnès Mirambet-Paris, la conservatrice des collections du musée, et dans ce cadre, c’est une commission spécifique qui valide tous les projets d’acquisitions. »

Composée de responsables du musée, de membres de droit (conservateurs du patrimoine, dont un représente le service des musées de France) et de personnalités qualifiées (président de la société des amis du musée, historien, philatéliste… ), cette commission se réunit au moins une fois par an.

« Avant de les réunir, nous faisons parvenir aux membres des fiches documentées détaillant l’ensemble des objets que nous envisageons d’acquérir, poursuit Agnès Mirambet-Paris, ce qui permet de préparer les échanges, les débats et le vote en commission sur l’opportunité ou non de l’acquisition. »

C’est par un vote que les membres de la commission valident les projets d’acquisition.

Si le musée regarde avec attention tout ce qui est susceptible de rejoindre ses collections, il cible aussi ses recherches.

« Nous cherchons à élargir notre patrimoine, à combler les manques, les lacunes, conclut Agnès Mirambet-Paris, par exemple en matière d’objets ou de documents contemporains, en peintures ou encore en pièces antérieures au XVIIIe siècle. »

Rodolphe Pays

(1) L’appellation « musée de France » est accordée aux musées français acceptant que la gestion de leurs collections soient soumises au contrôle scientifique et technique de l’Etat et que leurs missions scientifiques soient assurées par des professionnels qualifiés. Ces musées s’engagent également à rendre accessibles leurs collections au public le plus large.

 

Les différentes formes d’acquisition

Acquisition… C’est le terme communément employé pour qualifier tout ce qui vient enrichir les collections d’un musée. Derrière ce mot « générique », des modes de transmission et des dispositifs d’appropriation très différents :

. Le don. Il émane d’un particulier, auquel le musée fait simplement signer une convention de don (sans passer devant un notaire).

. La donation. Elle concerne généralement des pièces de valeur et peut être le fait d’un particulier ou d’un institution. Elle est officialisée par un acte notarié.

. Le legs. Il est acté par testament au bénéfice d’un musée ou d’une collectivité locale, par exemples, et ne prend effet qu’au décès du donateur.

. La dation. Un dispositif qui concerne les collections prestigieuses et permet aux héritiers d’un artiste ou d’un collectionneur de régler une partie des frais de succession en donnant un part des biens hérités à une collection publique (les demandes sont étudiées par une commission d’agrément).

. Le versement. Mécanisme interne à La Poste (proche du fonctionnement des services d’archives) : il s’agit de pièces que des services de l’entreprise font parvenir au musée (au gré de déménagements, travaux… ). Un bordereau de versement permet d’enregistrer l’opération.

. L’achat (« acquisition à titre onéreux »). Pièces acquises par le musée dans des salles de ventes, auprès de propriétaires, d’institutions…

. La commande. Le sujet de l’œuvre – un tableau par exemple – est défini après un échange entre le commanditaire et l’artiste.

 

 

 

Gauthier Toulemonde, le patron de Timbropresse, pilote sa rédaction du fin fond du désert d’Oman

Editeur de publications philatéliques, et à ce titre partenaire à l’occasion du Musée de La Poste, Gauthier Toulemonde ne fait pas que voyager à travers les timbres.

Il est depuis quelques semaines au cœur du désert d’Oman. Seul. Mais pas pour autant coupé du monde.

Ce n’est pas désobligeant de le dire, il ressemble à son patronyme. Toulemonde… Rien d’excentrique apparemment chez lui. Simplement une élégance discrète, pas vraiment affectée, un rien « vieille France ».

Sa conversation apparaît – sur la forme toujours, sur le fond le plus souvent – tout aussi mesurée, policée. Gauthier Toulemonde n’a que faire de l’emphase. Ses mots sont précis, choisis, sans forfanterie, alignés sur le même ton. Pas d’écart, de brusquerie, d’emportement… Pas de bavardage non plus.

Mais on constate sans tarder que l’homme « posé » bouillonne d’intelligence, de discernement. Derrière le sourire à peine esquissé, de la compréhension amusée aussi. Une caractéristique qui est déjà une indication, comme un peu de voile soulevé…

Gauthier Toulemonde s’est installé pour vivre et travailler quelques semaines dans le désert d’Oman.

Tranquille, oui. Mais ce n’est pas l’homme qui l’est, c’est l’aventurier. Pas un faiseur, un « héros » de circonstance. Authentique. Et depuis longtemps.

On ne le rencontrera pas ces temps-ci dans l’est parisien, où se trouvent les locaux de Timbropresse, entreprise qu’il dirige depuis plus de 15 ans.

D’ailleurs qui le rencontrerait ? Il séjourne – le mot est particulièrement impropre – depuis près d’un mois quelque part dans le désert du sultanat d’Oman. Seul, son chien comme unique compagnon.

Un des objectifs de Gauthier Toulemonde est de montrer que grâce aux nouvelles technologies il est possible de travailler autrement.

Que diable va-t-il faire dans cette galère ? Pas moins de 50 ° degrés dans la journée, des tempêtes de sable qui vous dévorent, des bestioles peu amènes qui rêvent d’en faire autant…

Le récidiviste – en 2013, il avait passé près d’un mois et demi sur une île déserte et plutôt inhospitalière d’Indonésie – veut se trouver, se retrouver, prendre le temps de réfléchir, d’envisager les choses sous des angles nouveaux… Et paradoxalement favoriser ou renouveler le contact avec les autres. Avec ses collaborateurs, ses proches. En déléguant, en faisant confiance, en échangeant différemment…

C’est à distance que le patron de  » Timbres magazine  » prépare le nouveau numéro de sa revue.

Parce qu’un des objectifs de Gauthier Toulemonde, à travers ces expériences de vie recluse et éloignée, c’est de continuer à travailler à distance. Et en totale autarcie. Pour cela, il n’est pas parti les mains vides. Alimentés par l’énergie solaire : capteur d’internet, téléphone satellite, caméras…

Autant de technologies contemporaines qui lui permettent de rester en contact avec son équipe et de préparer les nouvelles publications de son groupe d’édition spécialisé dans le domaine de la philatélie.

« L’idée du télétravail, du réaménagement des territoires, du repeuplement des régions, de favoriser toutes les insertions, c’est aussi ce qui m’intéresse dans cette démarche, explique-t-il, et pas seulement le fait de vivre une expérience personnelle, de stimuler ma réflexion. »

Gauthier Toulemonde a aussi participé à l’aventure Planet Solar.

Les expériences, les aventures, Gauthier Toulemonde les multiplie depuis des années. Il a rejoint Jean-Louis Etienne sur l’atoll de Clipperton, en plein Pacifique.

Il a fait des reportages au pôle nord géographique. Participé à une étape du périple Planet Solar (tour du monde sur un catamaran propulsé grâce à l’énergie solaire). A remonté le Maroni, en Guyane. Est allé un grand nombre de fois au Kenya, son « deuxième » pays… Liste non exhaustive comme on dit…

Pas étonnant que les hors-séries de Timbres magazine, la publication phare de son groupe de presse, soient aussi passionnants : depuis le temps que Gauthier Toulemonde parcourt le monde, essaie de le comprendre, il possède bien ces sujets.

Dans quelques semaines, il sera de retour. Il revêtira à nouveau son habit d’homme tranquille. Pour combien de temps ?

Rodolphe Pays

Pour en savoir plus : http://www.webrobinson.fr/

 

Un timbre en l’honneur de Maurice Faure, homme politique français signataire du Traité de Rome

Timbre « Maurice Faure (1922-2014) », création et gravure Pierre Albuisson, impression taille-douce, émission samedi 25 mars.

Maurice Faure est une des figures importantes de la politique française de la seconde moitié du XXe siècle.

En écho au 60ème anniversaire du Traité de Rome, dont il fut l’un des signataires, La Poste émet un timbre qui lui rend hommage.

Avec l’émission le 25 mars d’un timbre à son effigie, La Poste rend hommage à un homme qui a participé plus de 40 ans durant à la vie politique française. Sous quasiment toute la IVe République et jusqu’à la fin des années 1990 sous la Ve.

Signature du Traité de Rome, le 25 mars 1957. Christian Pineau , ministre des Affaires Etrangères (3ème en partant de la gauche), à ses côtés Maurice Faure, en partie masqué.

Mais Maurice Faure (1922-2014) a d’abord servi la France lors de la Seconde guerre mondiale. Comme résistant. Il avait alors 20 ans.

A la libération, il poursuit ses études et pendant une courte période enseignera à l’Institut d’études politiques de Toulouse.

C’est en 1947 qu’il se lance dans le grand bain politique. En intégrant le cabinet du ministre de l’Education Nationale de l’époque. Il décrochera son premier mandat politique quatre ans plus tard – il n’a alors que 29 ans -, en devenant député (centriste) du Lot en 1951.

Timbre « Traité de Rome (1957-2007) », émis le 26 mars 2007 à l’occasion du 50ème anniversaire du traité. Dessiné par Stéphanie Ghinéa, impression héliogravure.

Il ne cessera plus dès lors d’occuper des fonctions d’élu – maire, député, sénateur… – ou de ministre ou secrétaire d’Etat. Sous des étiquettes toujours « modérées » (centre gauche, radical-socialiste… ).

Le 25 mars 1957, Maurice Faure est secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères du gouvernement dirigé par Guy Mollet. Au côtés de Christian Pineau, son ministre de tutelle, il est l’un des signataires du Traité de Rome, instituant la Communauté européenne. Il n’a que 35 ans. Il était le seul signataire du traité encore vivant lorsqu’il décédera en 2014.

Sous la Ve République, il demeurera élu jusqu’en 1988 et occupera des fonctions ministérielles – pendant peu de temps – en 1981 (il fut un éphémère garde des Sceaux) et en 1988/89 comme ministre de l’Equipement et du Logement.

Une carrière exceptionnelle pour un homme qui n’était pas prêt à tout accepter. Il avait confié un jour : « Je ne suis pas fait pour être le roi à Paris, mais un grand féodal de province. »

Rodolphe Pays

Le timbre « Maurice Faure (1922-2014) » sera en vente à la boutique du Musée de La Poste dès le lundi 27 mars, 21 avenue du Maine, Paris 15ème, ouvert de 10 à 18 h du lundi au vendredi (Tél. : 01 53 71 98 49).

 

Benoît Allemane, voix off des « Histoires de timbres » : « En deux ou trois minutes, on raconte des pages sur la France, les arts, les sciences… »

Il a déjà assuré le commentaire de plus d’une centaine d’épisodes de la série Histoires de timbres : Benoît Allemane dit tout l’intérêt qu’il porte à ces films courts produits par le Musée de La Poste avec le soutien de l’Adphile.

Et évoque aussi les coulisses des enregistrements.

Le début de l’histoire

Benoît Allemane a déjà fait la voix de plus d’une centaine d’épisodes de la série « Histoires de timbres ».

« C’était il y a quatre ans. Christophe Gaillard m’a appelé un jour pour me proposer de faire la voix d’Histoires de timbres, une série de films courts dont le Musée de La Poste lui avait confié la réalisation. Des gens avec qui j’avais travaillé lui avaient parlé de moi…

J’ai tout de suite trouvé que l’idée de cette série – une première, personne ne l’avait eue auparavant – était très bonne.

Œuvrer autour des timbres et des thèmes qu’ils inspirent, c’était nouveau pour moi, une belle surprise au fond, j’ai tout de suite adhéré…

L’intérêt pour le projet

C’est un exercice particulier, une narration très courte, et ça fonctionne vraiment bien.

En une, deux ou trois minutes, on raconte des pages de l’histoire de France, de celle des arts aussi, de l’évolution des sciences, des techniques…

Tous ces domaines racontés via les timbres, c’est de la vulgarisation dans le bon sens du terme, c’est fourmillant d’informations.

J’y apprends pour ma part des tas de choses. Et jamais de façon doctorale, bien au contraire, le ton est toujours vif, accessible…

Les textes

Documentés et rédigés par le réalisateur et validés par Pascal Roman, un historien du Musée de La Poste, les textes de la série sont vraiment bien écrits. Et ce n’est pas de la complaisance. Ils sont toujours parfaitement conçus et articulés par rapport aux images.

Au strict plan technique pour ce qui me concerne, je n’ai jamais été réticent sur une formulation, je n’ai jamais eu à demander une modification. Les phrases sont justes, rythmées, adaptées, ça facilite beaucoup mon travail.

La façon de travailler

A chaque séance, on enregistre la voix de plusieurs épisodes. Je ne lis jamais le texte auparavant, j’en prends connaissance en même temps que je le dis. Et en direct sur les images. Pour moi, on n’a pas la même liberté si on connaît déjà le texte. En fait, je veux le découvrir un peu comme le découvriront ensuite les téléspectateurs.

Bien sûr, si ça ne va pas, si on n’est pas satisfait de la prise, on la refait. Mais à la longue, on est vraiment rodés, c’est comme un jeu, le rythme, les changements de plan, le ton, les relances, ça vient à peu près toujours bien.

L’intérêt qui demeure

Je prends toujours le même plaisir à faire la voix de ces films. Ce sont des histoires différentes à chaque fois, il y une telle richesse des thèmes abordés, toute cette matière me passionne. Comme, j’en suis convaincu, elle intéresse aussi ceux à qui elle s’adresse.

Quand on traite par exemple du Concorde, ce n’est pas seulement d’un avion dont on parle, c’est une technologie exceptionnelle bien sûr, mais c’est aussi une histoire, une aventure…

La diffusion

Les Histoires de timbres sont déjà diffusées sur plusieurs chaînes de télévision. Mais ces petits modules pourraient aussi parfaitement être programmés sur d’autres médias, y compris de plus grande écoute encore.

Avant ou après des écrans publicitaires, avant ou après la météo… Ce pourrait aussi être des sortes d’interludes, d’intermèdes entre deux émissions.

Ces films sont une idée superbe, ils méritent la diffusion la plus large.  »

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Plus de 100 Histoires de timbres

Près de quatre ans déjà que le Musée de La Poste a lancé sa série Histoires de timbres.

Des films courts – 2 à 3 minutes – qui à partir d’un timbre racontent les sciences, les arts, la vie politique, la nature…

Alors que la troisième « saison » s’amorce, c’est déjà plus d’une centaine d’épisodes qui a été réalisée.

Jusque là diffusées sur le site du musée (http://www.ladressemuseedelaposte.fr/Histoires-de-timbres-Saison-2) et sur les chaînes LCP et TV5Monde, les Histoires de timbres sont désormais également relayées par Equidia (plusieurs épisodes évoquent le cheval), Vosges TV et MirabelleTV.

 Un acteur rompu à tous les exercices

Benoît Allemane est fréquemment la voix française de l’acteur américain Morgan Freeman.

Comédien chevronné, Benoît Allemane est aussi un comédien boulimique. Et rompu à tous les exercices.

Si sa passion originelle reste le théâtre (ses premières et toujours amours), il s’adonne avec la même délectation à tous les genres : radio, télévision, publicité, voix off de documentaires, jeux vidéo…

Il tâte aussi un peu à l’occasion du cinéma. Sans grande conviction cette fois (« ce n’est pas ce que je préfère, je ne me sens pas plus à l’aise que cela dans cet univers »).

L’acteur travaille actuellement un texte pour le théâtre et devrait remonter sur les planches à la rentrée.

Il pratique beaucoup le doublage. C’est lui par exemple qui fait fréquemment la voix française de Morgan Freeman (« sans jamais l’avoir croisé, je le connais depuis 25 ans, si je le rencontrais, je lui dirais toute l’admiration que j’ai pour lui en tant que comédien et en tant qu’homme »).

Lorsque Christophe Gaillard, le réalisateur de la série de films courts Histoires de timbres, lui a proposé d’en assurer les commentaires, Benoît Allemane n’a pas hésité (« c’est un projet superbe, je suis ravi d’y participer »).

Mais le théâtre n’est jamais très loin : le comédien travaille actuellement à l’écriture d’un texte (« c’est bien parti ») et devrait remonter sur les planches dès la rentrée prochaine. Passion, quand tu nous tiens…

RP

 

Le Prix « Wepler-Fondation La Poste » fêtera cette année ses 20 ans

L’affiche de l’édition 2016.

Le Wepler-Fondation La Poste fêtera l’automne prochain sa double décennie.

Vingt ans déjà en effet que ce prix littéraire pas tout à fait comme les autres a été lancé.

Le jury est en cours de constitution…

Comme à chaque édition, un postier passionné de livres en fera partie.

Le Prix Wepler-Fondation La Poste va sur ses vingt ans. A l’initiative de ce projet ambitieux – sa vocation est de distinguer des œuvres originales, dérangeantes -, une vraie passionnée de la chose écrite, Marie-Rose Guarniéri, fondatrice de la désormais célèbre Librairie des Abbesses.

Le Prix 2016 est revenu à Stéphane Audeguy pour « Histoire du lion Personne » (Seuil).
La Mention a été attribuée à Ali Zamir pour « Anguille sous roche » (Le Tripode).

A quelques encablures de ce petit temple parisien dédié aux (bons) livres situé au pied de Montmartre, la brasserie Wepler.

Un établissement de la place de Clichy qui a toujours reçu beaucoup d’artistes, et dont le patron Michel Bessières a dès le départ soutenu le Prix créé par Marie-Rose Guarniéri.

La Fondation La Poste n’a pas fait autre chose : elle a elle-aussi tout de suite apporté son appui au projet de récompenser les romans d’écrivains novateurs.

A prix audacieux, jury audacieux. Et renouvelé tous les ans.

Il est ainsi composé de douze lecteurs venant d’horizons très différents : journalistes, libraires, une détenue de longue peine (les créateurs du prix ont souhaité de cette manière mener une action de réinsertion par la lecture), un(e) collaborateur(trice) du Groupe La Poste…

Nul doute que le jury 2017 couronnera une nouvelle fois une œuvre forte, atypique, libre…

Rendez-vous cet automne…

Rodolphe Pays

Les postiers qui souhaitent se porter candidat pour être membre du jury du Prix Wepler-Fondation la Poste doivent envoyer – avant le 23 mai – une lettre de motivation et un compte rendu des derniers ouvrages qu’ils ont lus aux adresses suivantes :

  • Par courrier à la Fondation d’entreprise La Poste, 9 rue du Colonel Pierre Avia, 75015 PARIS
  • Par courriel à l’adresse fondation.la poste@laposte.fr

La participation de chacun des membres du jury se déroule en deux étapes :

  • lire une sélection d’ouvrages pendant l’été
  • participer à plusieurs réunions avec l’ensemble du jury

 

Imprimerie Phil@poste : la passion des métiers

L’imprimerie Phil@poste est implantée à Boulazac, près de Périgueux (Dordogne).

Plus de 400 personnes travaillent quotidiennement à l’imprimerie Phil@poste, située en Dordogne près de Périgueux.

Parmi elles, Elsa Catelin, graveuse de timbres, et Vianney Foltzer, imprimeur taille-douce.

Proposition, programmation, choix du concepteur, validation, création, impression, diffusion… : avant que celui-ci soit collé sur une enveloppe ou qu’il rejoigne l’album d’un collectionneur, plusieurs étapes concourent à la naissance d’un timbre.

Dessinatrice et graveuse de timbres, Elsa Catelin a rejoint l’imprimerie Phil@poste en 2004.

L’impression restant naturellement l’opération la plus « visible », la plus spectaculaire du processus. Et ce d’autant plus lorsque l’option « taille-douce » – le nec plus ultra pour les philatélistes – est retenue.

Avec deux maillons étroitement associés : la gravure et l’impression spécifique qui s’y rattache.

Des techniques, des savoir-faire que les équipes de l’imprimerie Phil@poste, implantée à Boulazac (Dordogne), maîtrisent depuis longtemps. Autant pour les besoins de la Poste française que pour ceux d’opérateurs postaux ou de groupes étrangers.

Pour graver (sur des plaques métalliques appelées « poinçons ») les illustrations qui seront reproduites sur les timbres, l’imprimerie fait appel à des artistes aguerris. Elle utilise ainsi les services de professionnels indépendants et ceux de deux graveurs salariés, Elsa Catelin et Pierre Bara.

La savoir-faire des graveurs, un atout pour l’imprimerie Phil@poste.

Deux collaborateurs qui sont aujourd’hui des « noms » dans le petit monde de la gravure. Avec raison. Elsa, diplômée de l’école Estienne, a intégré Phil@poste en 2004.

Et a complété sa formation sur place auprès « d’anciens » très expérimentés, Claude Jumelet et Jacky Larivière.

Depuis elle a gravé plus de 150 timbres (pour une moitié d’entre eux, elle a également réalisé le dessin initial).

« J’aime travailler sur des thèmes ou des sujets comme l’architecture, les portraits, indique-t-elle, mais on me demande aussi souvent de graver des paysages, et j’y prends également beaucoup de plaisir. »

Vianney Foltzer : « Avec la taille-douce, on ne sait jamais tout, on n’en fait pas le tour comme ça, il faut des années et des années, et encore… »

Elsa comme son collègue Pierre Bara est fréquemment en contact avec d’autres professionnels en charge de l’étape suivante, l’impression. Comme Vianney Foltzer, imprimeur « taille-doucier », un métier qui requiert lui-aussi un apprentissage particulier.

Et permanent. « Avec la taille-douce, on ne sait jamais tout, on n’en fait pas le tour comme ça, explique-t-il, il faut des années et des années, et encore… »

Vianney a été conquis par l’imprimerie lors du stage d’observation en entreprise que les collégiens suivent en troisième. Sa passion est partie de là, depuis elle ne l’a plus quitté.

« La taille-douce, c’est une sorte de fleuron, j’ai découvert ça ici après avoir été embauché, raconte-t-il, j’ai alors demandé à intégrer les équipes de taille-douce, et j’ai été formé sur le tas par des collègues qui pratiquaient le métier depuis longtemps. »

A l’imprimerie Phil@poste de Boulazac, on imprime, on dessine, on grave, on fait de la chimie, de la couleur, de l’informatique, on assure de la maintenance, on conditionne, on fait visiter…

Plus de 400 personnes font tourner cette unité de production dont le savoir-faire et la qualité du travail – toutes techniques d’impression confondues -, sont appréciés en France et à l’international.

Tous passionnés par leur métier. Comme le sont Elsa Catelin et Vianney Foltzer.

Rodolphe Pays

 

 

C215 et SP 38 : deux street artistes dont le Musée de La Poste suit toujours l’actualité

SP 38 l’automne dernier dans son atelier de Séoul.

SP 38 et C215 : deux street artistes dont le Musée de La Poste suit le cheminement et le succès.

Le premier a terminé récemment une résidence en Corée du Sud.

Le second est actuellement exposé à Nice, au musée national du sport.

C215 lors du vernissage de l’exposition « Athlètes : carte blanche à C215 ».

Depuis des années, tous deux ont déjà fait beaucoup de chemin. En France et bien au-delà.

Leur travail est désormais apprécié dans de nombreux endroits du monde, et leur notoriété, auprès du grand public comme du milieu de l’art, ne cesse de s’affirmer.

Le Musée de La Poste suit leur parcours depuis pas mal de temps. C215 figurait parmi les artistes que le musée avait présentés en 2013 lors de son expo Au-delà du street art (depuis il a aussi dessiné plusieurs timbres pour La Poste).

Et SP 38 a signé l’été 2016 une immense fresque sur la palissade du chantier de rénovation du musée.

Mais c’est notamment en Corée du Sud que SP 38 a récemment exercé son talent.

En résidence deux mois à Séoul l’automne dernier, il a mené un vaste projet baptisé « Hide and Seek » (cacher et chercher).

Et apposé ses affiches dans les rues, le métro, sur des bâtiments abandonnés, animé des ateliers avec des enfants…

Tout comme Berlin, où il réside depuis des années, Séoul est aujourd’hui parsemée des messages et de la typographie de l’artiste.

C215 est lui présent au musée national du sport, à Nice. Avec une exposition elle-aussi particulièrement originale intitulée Athlètes : carte blanche à C215. L’artiste y présente autour de 75 pochoirs réalisés pour la plupart sur des supports uniques – vêtements, accessoires… – utilisés par les sportifs eux-mêmes.

Un accrochage dédié à Camille Muffat, Florence Arthaud et Alexis Vastine, trois athlètes décédés en 2015 au cours du tournage d’une émission de télévision.

Deux artistes passionnés et passionnants dont le Musée de La Poste continuera de suivre le remarquable parcours…

Rodolphe Pays

Expo « Athlètes : carte blanche à C215« , jusqu’au 21 mai, musée national du sport, Nice.

 


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