Archive pour juin 2016

Rénovation du Musée de La Poste : des travaux en cours de la terrasse au sous-sol

_B3A8934Les travaux de rénovation du Musée de La Poste se poursuivent.

Ils concernent désormais tous les niveaux du bâtiment.

Le Musée de La Poste se rénove à tous les étages. D’importantes transformations sont ainsi en cours au sommet de l’immeuble. Elles consistent notamment à réduire sa hauteur de quelques dizaines de centimètres et à reconfigurer la partie supérieure du bâtiment pour y intégrer une mezzanine.

_B3A4995Des modifications sensibles qui permettront au musée de ne plus être classé « IGH » (immeuble de grande hauteur), et ainsi se soustraire aux contraintes importantes de ce type de constructions.

Des ouvertures partielles sont également créées à l’arrière de l’édifice, mettant en valeur la structure béton originelle de l’immeuble. Elles favoriseront l’éclairage en lumière naturelle des étages supérieurs du musée.

La nouvelle configuration des sous-sols se profile aussi, avec en particulier la suppression d’une rampe d’accès et la refonte des espaces dédiés aux réserves et locaux techniques.

_B3A8152Le cœur du musée s’apprête à son tour à connaître une profonde mutation. Les futurs plateaux de présentation des collections vont prochainement être bâtis.

Technique particulière au lieu : ils le seront en prenant momentanément appui sur certaines structures des anciennes salles d’exposition (qui se succédaient en colimaçon), lesquelles pourront ensuite être détruites.

Rodolphe Pays

(Photos Hervé Abbadie).

 

L'installation de la grue sur le toit du musée.

L’installation de la grue sur le toit du musée.

Une grue posée sur le toit

On ne pouvait pas l’installer sur le boulevard de Vaugirard. Ni à l’arrière du bâtiment. Alors, et c’est peu courant (et sans risque… ), elle a été posée sur le toit.

La grue ainsi mise en place facilite l’approvisionnement des matériaux et l’évacuation de toutes les charges lourdes, blocs de ciment, poutres, gravats…

 

30 septembre 1870 : Gaston Tissandier passe les lignes prussiennes à bord d’un ballon postal

merv_624Gaston Tissandier, constructeur et pilote réputé de ballon, a embarqué le 30 septembre 1870 à bord du Céleste.

Avec lui à bord, 80 kg de courrier, 3 pigeons et des tracts à lâcher au-dessus des lignes prussiennes qui assiègent la capitale.

La nacelle du ballon, qui figure dans les collections du Musée de La Poste, fait actuellement l’objet d’une restauration.

« Le ballon était dans un état déplorable, a raconté Gaston Tissandier à l’époque, mais j’avais promis de partir pour emporter des dépêches urgentes. » Accompagné de ses frères, il quitte son domicile à 5 h du matin.

Arrivé sur le lieu d’embarquement, au parc de Vaugirard, au cœur de Paris, il constate que l’étoffe du ballon est « gelée, roide et cassante… et criblée de trous ». Une couturière procède à quelques réparations, on colle aussi des bandelettes de papier.

Gaston Tissandier (1843-1899).

Gaston Tissandier (1843-1899).

Le vent est favorable, il souffle de l’est, le ballon devrait se diriger vers la Normandie. Ernest Picard, alors ministre de l’Intérieur, informe Gaston Tissandier de l’importance des dépêches qu’il transporte à l’attention du gouvernement replié à Tours.

Il indique à l’aérostier que celui-ci devrait dans toute la mesure du possible brûler ou encore avaler ces lettres en cas de danger ou de risque de capture.

A 9 h, le ballon est gonflé, on hisse le courrier. Van Roosebeke, chargé des pigeons, donne quelques consignes à Tissandier. « A l’arrivée, donnez-leur à boire et quelques grains de blé, lui dit-il, et ensuite vous attacherez à leur queue un message pour dire que vous êtes bien arrivé. »

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L’élevage de pigeons de Van Roosebeke.

Tissandier monte à bord du ballon, embrasse ses frères. Il décolle, atteint rapidement 100 mètres d’altitude. Paris lui semble désert, triste, tous les ponts sont détruits…

Les pigeons, inquiets, gémissent. Le vent pousse effectivement à l’ouest. St Cloud est survolé, puis Versailles. Altitude 1600 mètres. Les prussiens sont dessous. Tissandier racontera la joie qu’il a alors éprouvée en pensant que les lettres qu’il transportait ne seraient pas arrêtées par l’ennemi.

Il lance par dessus bord les tracts en allemand à destinations des soldats prussiens, se fait tirer dessus. Il jette à nouveau des tracts, arrive sur Houdan, puis se débarrasse d’un sac de lest.

Tissandier dira qu’il a alors commencé à avoir froid. Il se déleste encore et commence sa descente. Il est trop bas, à 500 mètres. Il se fait à nouveau tirer dessus, mais le vent vif l’éloigne rapidement.

500px-Les_ballons_sortis_pendant_le_Siege_de_Paris,_1870-1871Il aperçoit Dreux, descend aussi bas qu’il est possible, à quelques dizaines de mètres du sol, parvient à demander à des personnes si des prussiens sont dans le secteur.

On l’informe que non, qu’il peut descendre. Il percute un monticule, rebondit, remonte et finit par se poser sans trop se blesser.

Une voiture viendra le chercher, l’emmènera au bureau de poste où il déposera le courrier, puis à la sous-préfecture. Après les avoir alimentés, il attachera à leurs queues les messages à destination de Paris. Mission accomplie.

Rodolphe Pays

naceRestauration de la nacelle du « Céleste »

La nacelle du ballon « Le Céleste » figure dans les collections du Musée de La Poste.

Elle a longtemps été présentée au public et est actuellement en cours de restauration.

 

 

 

La Poste émet le 27 juin un timbre en hommage à Pierre Mauroy

Le timbre Pierre Mauroy, 1928 - 2013" a été créé et dessiné par Claude Andréotto.

Le timbre « Pierre Mauroy, 1928 – 2013 » a été créé et dessiné par Claude Andréotto.

Trois après sa disparition, La Poste émet un timbre à l’effigie de Pierre Mauroy.

Retour sur le parcours d’un homme resté sa vie durant fidèle à ses convictions.

Une famille du Nord, un père laïc, directeur d’école, une mère catholique pratiquante…

Engagé en politique très jeune et demeuré tout au long de sa vie publique fidèle à ses élans de jeunesse, Pierre Mauroy (1928 – 2013) a gardé de son éducation le goût pour l’ouverture et le rassemblement.

Aîné d’une fratrie de sept enfants, Pierre Mauroy adhère aux Jeunesses socialistes dès l’âge de 18 ans. Il fonde ensuite en 1951 la Fédération nationale Léo Lagrange, un mouvement d’éducation populaire très actif notamment dans les domaines de l’animation, de la formation professionnelle et de l’insertion.

A partir de 1952, il devient professeur de l’enseignement technique (au sein d’un établissement de Colombes, dans les Hauts de Seine).

1004738-Pierre_MauroySon parcours politique se poursuit. Il devient secrétaire général adjoint de la Section Française de l’Internationale Socialiste (SFIO, futur Parti socialiste). Il ne cessera plus.

Il est élu à la mairie de Lille en 1973 (il le restera jusqu’en 2001), deviendra Premier ministre (jusqu’en 1984) à l’élection à la Présidence de la République de François Mitterrand.

Il sera ensuite Premier secrétaire du parti socialiste de 1988 à 1992, puis sénateur de 1992 à 2011.

Respecté de ses adversaire politiques, il laisse à sa mort, le 7 juin 2013, le souvenir d’un bel humaniste.

Rodolphe Pays

 

Pierre-Mauroy-758x1024Timbre « Pierre Mauroy, 1928 – 2013 », création et gravure Claude Andréotto, impression taille-douce, valeur faciale 0,80 €, tirage 800 000 exemplaires.

En vente à partir du 27 juin à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème.

 

 

Plus d’une vingtaine de postiers au semi-marathon « Meuse Grande Guerre » organisé dimanche dernier à Verdun

illustration-semi-marathon-meuse-grande-guerre-et-10-km-de-verdun_1-1458497405Evénement sportif autour des commémorations de la Grande Guerre dimanche dernier à Verdun.

Avec au programme un semi-marathon et un 10 km. Une délégation de postiers en était…

Mécène de la Mission du centenaire 14-18, La Poste est régulièrement associée à des événements commémoratifs rendant hommage aux combattants de la Grande Guerre.

Elle est aussi au rendez-vous de manifestations programmées pour en rappeler le souvenir et favoriser sa connaissance auprès de toutes les générations.

Les coureurs avant le départ : à l'arr., de g. à dr., André Laplane, Sébastien Richez, Rodolphe Pays, Patricia Huby, Sandrine Soulas, Vianney Petit, Claudine Roux et Louise Duroyon. Au premier plan, Christian Bigay, Rémy Roques, Maryline Girodias et Catherine Chauvière (les supporteurs étaient en face, portables en main... ).

Les coureurs avant le départ : à l’arrière, de g. à dr., André Laplane, Sébastien Richez, Rodolphe Pays, Patricia Huby, Sandrine Soulas, Vianney Petit, Claudine Roux et Louise Duroyon. Au premier plan, Christian Bigay, Rémy Roques, Maryline Girodias et Catherine Chauvière (les supporteurs étaient en face, portables en main… ).

De nombreuses initiatives sont ainsi prises régulièrement. Y compris sportives. Comme les semi-marathon et 10 km Meuse Grande Guerre organisés depuis deux ans à Verdun.

Un groupe de plus d’une vingtaine de postiers était présent à l’édition 2016 qui s’est déroulée dimanche dernier (à noter aussi la mobilisation sur place de membres de l’ASPTT de Verdun, soutien de la manifestation ) : une douzaine de coureurs – 10 au 10 km et 2 au semi-marathon – et autant de supporteurs.

Des collaborateurs du Musée, de la Fondation et du Comité pour l’Histoire de La Poste ainsi qu’une délégation – particulièrement véloce – de la direction des archives de l’entreprise.

Avec à l’arrivée de belles performances, d’honnêtes participations et de constants encouragements…

Rodolphe Pays

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Francis Cabrel en concert au Palais Idéal du Facteur Cheval : « Un lieu unique, le fruit du rêve d’un homme »

Francis Cabrel il ya quelques jours sur la scène du Palais Idéal du Facteur Cheval.

Francis Cabrel il y a quelques jours sur la scène du Palais Idéal du Facteur Cheval.

L’association Voix du Sud, créée il y a près de 25 ans par Francis Cabrel, vient d’organiser une semaine d’ateliers d‘écriture au Palais Idéal du Facteur Cheval.

En clôture de cette session, le chanteur a donné il y a quelques jours un concert sur place.

Il livre ses impressions sur le lieu, Ferdinand Cheval… et son propre facteur.

« Jouer ici, au Palais du Facteur Cheval, c’est une ambiance spéciale, celle d’un lieu unique, le fruit du rêve d’un homme. Il faut aller au bout de ses rêves, et lui l’a fait.

IMG_4978C’est aussi le plaisir de jouer pour un public proche, ce n’est pas si fréquent de pouvoir le faire dans ces conditions, l’atmosphère est forcément différente de celle des grandes salles, on sent la présence des gens, on les voit, l’échange entre le public et les musiciens est plus intime.

Et puis ici, c’est un peu comme faire un concert dans un jardin, et pas n’importe lequel, dans le jardin d’un original, d’un créateur, d’un homme dont la personnalité était vraiment singulière.

Je ne sais pas quel postier il était, cet homme, mais en tout cas un facteur, c’était et ça reste un personnage important dans nos vies de tous les jours. Pour les services qu’il rend évidemment, mais aussi pour le contact qu’il établit, le lien qu’il maintient.

Francis-Cabrel-Ne-pas-vouloir-toujours-accrocher-un-public-de-15-ans_article_popinC’est sûr, aujourd’hui le facteur a moins le temps de s’arrêter un instant pour échanger un peu, prendre des nouvelles, on lui demande probablement davantage…

Chez moi, le facteur vient de changer, c’était un enfant du pays, il connaissait tout le monde, on se croisait régulièrement. Et c’est désormais une factrice qui a pris le relais, j’imagine qu’on entretiendra les mêmes bonnes relations qu’avec son prédécesseur.

La Poste, comme les services publics, en ville ou à la campagne, c’est du lien, c’est nécessaire… »

Propos recueillis par Rodolphe Pays

 

Des ateliers soutenus par la Fondation La Poste

imagesLes ateliers d’écriture initiés par l’association « Voix du Sud » (que soutient la Fondation La Poste), créée au milieu des années 1990 par Francis Cabrel, visent à faire éclore les talents d’auteur des collégiens. Animés par un chanteur professionnel, ces sessions se tiennent régulièrement partout en France.

Bastien Lanza a animé l'atelier d'écriture qui vient de se tenir au Palais Idéal du facteur Chaval.

Bastien Lanza a animé l’atelier d’écriture qui vient de se tenir au Palais Idéal du Facteur Cheval.

Bastien Lanza, qui a déjà joué en première partie de Grand Corps Malade, Renan Luce ou encore Francis Cabrel, vient ainsi d’initier une quarantaine de jeunes de la Drôme à la création de chansons.

Un stage qui s’est déroulé dans le cadre exceptionnel du Palais Idéal du Facteur Cheval, dont le Musée de La Poste est partenaire depuis plusieurs années.

Après 5 jours d’écriture de textes et de compositions, les collégiens ont joué leurs créations mercredi dernier devant plus de 300 personnes. Le lendemain, Francis Cabrel était sur la scène du Palais Idéal, pour le plus grand plaisir de plus de 1000 spectateurs venus malgré la pluie écouter son répertoire d’hier comme ses plus récentes chansons.

 

En savoir plus :

 

 

 

 


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