Archive pour mars 2019

Muses, déesses, modèles… : La Poste émet un carnet de timbres illustré de sculptures de femmes

Douze femmes sculptées entre le paléolithique et le XXème siècle illustrent un carnet de timbres émis le 1er avril.

Des œuvres d’anonymes, de Despiau, Degas, Maillol, Bourdelle…

Twelve women carved between the Paleolithic and the twentieth century illustrate a stamp book issued on April 1.

Works by Anonymous, Despiau, Degas, Maillol, Bourdelle…

« Tout passe. L’art robuste seul a l’éternité. Le buste survit à la cité. » Un point de vue de Théophile Gautier que semble valider le carnet de timbres émis par La Poste le 1er avril.

L’écrivain, qui avait fréquenté lors de ses années lycéennes l’atelier du peintre Louis-Edouard Rioult, était aussi un éminent critique d’art ; il avait à ce titre publié de nombreux textes relatifs à la sculpture et aurait sans doute apprécié l’initiative de La Poste.

Le carnet, intitulé Le nu dans l’art – sculptures – femmes et déesses propose ainsi une galerie de 12 œuvres de différentes cultures, de différentes époques, du paléolithique au XXème siècle.

Un « raccourci » sans doute, mais qui traduit à sa manière la pérennité de la sculpture. Son universalité, sa puissance évocatrice, symbolique.

Qu’il s’agisse de muses fantasmées, de déesses imaginées ou encore de modèles d’artistes ces sculptures ont en commun de représenter la femme en « majesté », digne, forte, libre…

Quelles que soient les époques, les attitudes exprimées – traits des visages, port de tête, coiffures, rondeurs de la maternité, postures… – y concourent.

Art népalais, antiquité grecque ou égyptienne d’artistes anonymes côtoient ainsi des travaux de Despiau, Degas, Maillol, Bourdelle…

Toutes ces œuvres sont conservées dans des musées français. Peut-être pour l’éternité…

Rodolphe Pays

Carnet de timbres Le nu dans l’art – sculptures – femmes et déesses, mise en page Sylvie Patte et Tanguy Besset. Impression héliogravure.

Carnet disponible à la boutique du Musée de La Poste à compter du 1er avril, 21 avenue du Maine, Paris 15ème.

Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à18 h (tél. : 01 53 71 98 49).

Mentions obligatoires : © La Poste, mise en page de photographies de sculptures par Sylvie Patte et Tanguy Besset

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Titre des timbres et copyrights des photos :- SCULPTURE – CHARLES DESPIAU- photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais : Adam Rzepka

– SCULPTURE – ANTOINE BOURDELLE- photo © RMN-Grand Palais / Agence Bulloz – SCULPTURE – ANTIQUITÉ ÉGYPTIENNE – photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Franck Raux- SCULPTURE – ANTIQUITÉ GRECQUE- photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski – SCULPTURE – EDGAR DEGAS – photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski – SCULPTURE – ANTIQUITÉ ORIENTALE – photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Franck Raux – SCULPTURE – JACQUIO PONCE- photo © Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais / Pierre Philibert – SCULPTURE – ARISTIDE MAILLOL – photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Michel Urtado – SCULPTURE – ART NÉPALAIS – photo © RMN-Grand Palais (MNAAG, Paris) / Thierry Ollivier – SCULPTURE – ANONYME D’AP. E.-M. FALCONET – photo © Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais / Pierre Philibert – SCULPTURE – PALÉOLITIQUE SUPÉRIEUR- photo © RMN-Grand Palais (musée d’archéologie nationale) / Jean-Gilles Berizzi – SCULPTURE – CÔTE D’IVOIRE – photo © RMN-Grand Palais (musée du quai Branly – Jacques Chirac) / Labat / CFAO

 

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La passion selon Jean-Claude Labbé : cinquante ans de collection ininterrompue d’histoire postale

Plus de cinquante ans que Jean-Claude Labbé arpente les allées des brocantes, vide-greniers et autres foires à tout de l’ouest de la France à la recherche de perles postales.

Des collectionneurs, il n’en manque pas. Mais des passionnés tel que Jean-Claude Labbé, ça n’est pas si fréquent.

Depuis plus d’un demi-siècle, cet infatigable chineur arpente les allées des brocantes, vide-greniers et autres foires à tout de l’ouest de la France à la recherche de perles postales.

Et il en a amassées des milliers, dont beaucoup sont exposées régulièrement.

Il y a des anecdotes qui en disent long sur les gens, parfois bien plus que d’interminables entretiens.

Elles révèlent d’un trait les ressorts d’une personnalité, la volonté, l’énergie, la pugnacité… Et mieux encore, témoignent à l’occasion d’une totale et inextinguible passion.

Le bureau de Jean-Claude Labbé est un authentique petit musée. Il n’y a que la fenêtre de la pièce pour ne pas être obstruée par une vitrine remplie de trésors.

Celle qui anime – on peut même dire envahit – Jean-Claude Labbé depuis l’adolescence, l’attrait irrépressible et parfaitement assumé pour tout ce qui concerne l’histoire postale, est ainsi dévoilée à travers une habitude peu banale prise alors qu’il était encore en activité.

Postier aujourd’hui retraité, Jean-Claude a fait toute sa carrière au centre de tri de Caen, en Normandie. Exclusivement en service de nuit. Et certaines aubes post-professionnelles sont édifiantes.

« En principe, on finissait la vacation à 6 heures du matin, mais le samedi surtout, je m’arrangeais pour partir un peu plus tôt, raconte-t-il, je ne rentrais pas chez moi, je filais alors aussitôt vers les brocantes ou les vide-greniers organisés dans la région. »

Tout est dit. En collectionneur avisé, Jean-Claude savait que les bonnes affaires se négocient au petit matin.

Jean-Claude possède des dizaines de boîtes à timbres. Toutes plus belles, plus fines et délicates les unes que les autres. En argent, en ivoire, en bois, en carton…

Et des perles rares dénichées aux aurores, il en a accumulées des centaines, des milliers. Passion, quand tu nous tiens, la chasse aux timbres, lettres, objets postaux de toutes sortes se poursuit aujourd’hui encore inlassablement.

Son domicile, situé aux confins de la Normandie, à quelques centaines de mètres de sa Bretagne natale, est à lui-seul une preuve intangible de l’appétit permanent de son propriétaire pour toutes ces « reliques » qui évoquent la longue histoire de la Poste et un peu aussi celle de la France.

Le bureau de Jean-Claude est un authentique petit musée. Il n’y a que la fenêtre de la pièce pour ne pas être obstruée par une vitrine remplie de trésors. Les couloirs de la maison font figure de salles annexes. Le salon et la cuisine ne sont pas non plus épargnés.

Pas plus que l’atelier, où Jean-Claude procède de temps en temps à de méticuleuses restaurations d’objets.

Et c’est même jusque dans le jardin que l’on retrouve des traces de son addiction : plusieurs boîtes aux lettres de toutes les époques y trônent en différents endroits.

« J’ai commencé par collectionner les timbres, j’avais 16 ans, et j’ai embrayé assez vite sur les objets, pas forcément postaux à l’époque, se rappelle-t-il, c’étaient les débuts des chiffonniers d’Emmaüs, lancés par l’Abbé Pierre, dans mon coin de Bretagne ils nous autorisaient à fouiller dans leur réserves, on y glanait de petites merveilles. »

Le virus, le goût d’amasser des choses, était pris. Définitivement. Service militaire accompli, Jean-Claude intègre la Poste et adhère aux Postiers philatélistes (future Philapostel) du Calvados. Il y rencontre notamment Jean-Claude Coste, le président de l’association – auquel il succèdera quelques années plus tard -, grand collectionneur de boîtes à timbres.

Ces petites antiquités de toutes les époques plaisent beaucoup à Jean-Claude. « Un jour, j’en ai ai vu une chez mes beaux-parents, ils ne savaient pas ce que c’était, n’en connaissaient pas l’usage, explique-t-il, ça a démarré comme ça, je me suis mis à en rechercher dans les brocantes, les vide-greniers, les foires à tout. »

Plusieurs décennies après, Jean-Claude en possède des dizaines. Toutes plus belles, plus fines et délicates les unes que les autres. En argent, en ivoire, en bois, en carton… Des miniatures en forme d’enveloppe, de boîte aux lettres…

De boîtes aux lettres, des « vraies », Jean-Claude n’en manque pas non plus. Si quelques-unes sont installées dans son jardin, d’autres sont accrochées dans différents recoins de sa maison.

Jean-Claude a déniché de nombreuses boîtes aux lettres. Si quelques-unes sont installées dans son jardin, d’autres sont accrochées dans différents recoins de sa maison.

« Un jour, des amis anglais philatélistes m’ont demandé si je pouvais leur obtenir une boîte aux lettres française, j’avais un collègue qui s’occupait du parc des boîtes pour le département du Calvados, il m’en a trouvé une réformée pour eux, se souvient Jean-Claude, je me suis dit et pourquoi pas moi, ma quête de boîtes aux lettres a démarré comme ça. »

Sa plus belle « prise », une boîte en bois de 1860. Un « must », une rareté obtenue auprès d’un directeur des postes lui aussi passionné par l’histoire de son entreprise.

Boucle de ceinturon attestant de la qualité de convoyeur du courrier.

Parmi les pièces très anciennes qu’il a pu réunir, on trouve notamment un livret de postillon (affecté au relais de poste de Pontorson) de 1829, un livret de messager (les employés qui assuraient les liaisons « transverses » aux routes de poste) de 1777.

« J’avais également une médaille de Courrier du roi de 1786 trouvée dans une kermesse d’école, une pièce assez exceptionnelle que j’ai vendue un bon prix pour acheter d’autres choses, évoque-t-il avec une pointe de nostalgie, je regrette aujourd’hui de m’en être séparé, il y a peu de chances que je puisse un jour en retrouver une identique. »

Jean-Claude possède une kyrielle de « petits » objets : casquettes et sacoches de facteurs, tampons de bureaux, maquettes de véhicules postaux, tasses, assiettes ou cendriers décorés de motifs postaux…

Si Jean-Claude possède une kyrielle de « petits » objets – casquettes et sacoches de facteurs, tampons de bureaux, maquettes de véhicules postaux, tasses, assiettes ou cendriers décorés de motifs postaux… -, il détient également quelques pièces beaucoup plus volumineuses.

Comme cette façade de guichet « 1900 » et son mobilier (casier de tri, machine à oblitérer… ), une structure monumentale en chêne extraite dans les années 1980 d’un grenier de la direction de La Poste de l’Orne.

Façade de guichet « 1900 », une structure monumentale en chêne extraite dans les années 1980 d’un grenier de la direction de La Poste de l’Orne.

Ou encore ces plaques émaillées, enseignes de bureaux de poste, parfois de plus de 3 mètres de long.

Autant de supports dont Jean-Claude se sert volontiers pour habiller les expositions qu’il présente régulièrement dans l’ouest de la France. En particulier à Mellé, le village d’Ille-et-Vilaine dont il est originaire.

« Cela fait 5 ans que j’expose là-bas, c’est un bel endroit, un enclos paroissial habituellement dédié à l’espace et à la nature, indique-t-il, le thème de l’accrochage de cet été sera la lettre, le plaisir d’écrire, le beau papier à lettre. »

Passionné de documents écrits, de calligraphie, de marcophilie (« Ma première passion »), Jean-Claude invitera les visiteurs à notamment s’intéresser aux enveloppes remarquables dont il a pu se rendre au fil du temps acquéreur.

Deux lettres de mai 1941 destinées au Maréchal Pétain portant les cachets et indications du bureau de poste du Havre et des ambulants.

Comme celles destinées au Maréchal Pétain, envoyées du Havre en mai 1941, qui comporte la particularité – faut-il y voir un signe politique, une intention… – d’avoir été « recommandée d’office » (comme c’est l’usage pour les envois destinés aux chefs de l’Etat) non pas par le bureau de poste récepteur mais par les ambulants en charge de l’acheminement ferroviaire du courrier.

Et peut-être Jean-Claude y exposera-t-il quelques-unes de ses postes enfantines, choisies parmi l’impressionnante série de « marchandes » postales – dont certaines en « Playmobil » – qu’il a rassemblées depuis des années.

Il y a des expos qui en disent long sur les gens qui les préparent. Celle-ci ne manquera évidemment pas de rappeler la passion et l’enthousiasme définitifs de Jean-Claude Labbé pour l’univers postal.

Rodolphe Pays

Jean-Claude Labbé possède une série impressionnante de postes enfantines, véritables « marchandes » de la Poste…

Le 170ème anniversaire du premier timbre Français se fête cette fin de semaine au Salon philatélique de printemps

Le 40ème Salon philatélique de printemps ouvre ses portes jeudi 14 mars.

L’occasion pour La Poste de fêter le 170ème anniversaire du premier timbre Français.

Et pour les associations soutenues par le Musée de La Poste – Société des amis du Musée de La Poste, Art du Timbre Gravé – d’aller à la rencontre des visiteurs.

The 40th Philatelic Spring Fair opens Thursday, March 14th.

The opportunity for La Poste to celebrate the 170th anniversary of the first French stamp.

And for associations supported by the La Poste Museum – Society of Friends of the La Poste Museum, Art of the Stamp Engraved – to meet visitors.

Le premier timbre émis au monde – le 1er mai 1840 -, le célèbre Black Penny, à l’effigie de la reine Victoria.

Moins d’un siècle après la bataille de Fontenoy, « Messieurs les Anglais » n’attendirent pas que des officiers Français les invitent à « tirer les premiers ». On n’était cependant plus sur un champ de bataille, mais sur le terrain de l’économie, de la modernité.

Mieux que des tirs, ce sont des tirages que les sujets de sa gracieuse Majesté s’empressèrent alors de réaliser. Ceux du premier timbre émis au monde, le célèbre Black Penny, à l’effigie de la reine Victoria. C’était le 1er mai 1840.

La France mit quelques années avant de s’y mettre à son tour. Pas moins de neuf. Ce n’est en effet qu’en janvier 1849 que fut émis le 1er timbre Français, le Cérès 20 centimes noir. Nouvelle situation politique oblige, il porte les « couleurs » de la République, celles de la déesse des moissons.

Une Feuille et un Bloc sont émis à l’occasion du Salon philatélique de printemps pour marquer le 170ème anniversaire du premier timbre Français.

Pour autant, l’événement passe relativement inaperçu. Le régime étant encore faible, les journalistes ont d’autres sujets à traiter. Et l’utilisation du timbre s’en ressent : fin 1949, seuls 10% des lettres en étaient affranchies.

Mais 10 ans plus tard, c’est cette fois 85% du courrier qui arboraient une petite vignette postale. Pas le Cérès cependant : beaucoup de personnes le réutilisant en raison de la difficulté à faire apparaître les oblitérations sur la couleur noire, il fut retiré de la vente dès la fin de l’année 1850.

170 ans que le premier timbre Français est né. Un événement qui sera fêté lors du 40ème Salon philatélique de printemps qui se tient à Paris cette fin de semaine. L’occasion pour La Poste de proposer plusieurs émissions à tirage limité (feuille complète, bloc… ).

Les visiteurs du salon pourront également profiter d’autres émissions de Phil@poste : Fontaine Saint-Michel, Métiers d’art-tailleur de cristal, Capitales européennes-Helsinki

Et retrouver les négociants, les délégations étrangères, les associations soutenues par le Musée de La Poste telles que l’Art du Timbre Gravé (ATG), qui proposera notamment des démonstrations de gravure, la Société des amis du Musée de La Poste (SAMP)…

Le Salon philatélique de printemps se tient à Paris, à l’espace Champerret.

Philatélistes aguerris ou en devenir, amoureux d’histoire, d’art, allez-y… les premiers…

C’est toute cette fin de semaine, porte de Champerret à Paris.

Rodolphe Pays

Salon philatélique de printemps/6ème biennale philatélique de Paris, du 14 au 16 mars, de 10 h à 18 h, Espace Champerret, 6 rue Jean Ostreicher, Paris 17ème. Entrée libre.

En savoir plus : http://www.cnep.fr/

http://samp.unblog.fr/

 

 

 

 

http://www.artdutimbregrave.com/

 

Le point sur la rénovation du Musée de La Poste

Les plateaux de présentation des collections pourront prochainement recevoir les vitrines.

La rénovation du Musée de La Poste se poursuit. Elle est désormais en bonne voie.

Le point sur le chantier.

Si son terme est désormais en vue, la rénovation du Musée de La Poste n’aura pas été une entreprise anodine.

L’espace où à la réouverture les visiteurs pourront à nouveau voir le panorama des timbres Français.

Avec, d’un bout à l’autre de son déroulement, un chantier par nature complexe (façade classée, démolition/reconstruction à mener de front – opération toujours délicate -, précautions nécessaires liées au voisinage et à l’environnement… ).

Désormais l’ouvrage est bien dessiné. Le gros œuvre – murs, plateformes, escaliers, puits de lumière… – est terminé depuis un moment déjà. Les installations techniques – électricité, sécurité, télécommunications, climatisation, tuyauteries… – aussi.

Les futurs bureaux des collaborateurs du musée.

Le cloisonnement des différents espaces – plateaux de présentation des collections, galerie d’exposition, salles d’animation, boutique, bureaux du personnel… – est également achevé.

La pose des revêtements – peintures, résines, toiles, planchers… – est aujourd’hui très avancée.

Les étapes à venir : finitions, aménagement du puits de lumière, installation des vitrines, puis des pièces présentées, vérifications des conditions de présentation de ces pièces, mise en place de l’exposition de réouverture, équipement de la boutique, des salles d’animations, agencement des bureaux du personnel…

Encore un peu de patience, la réouverture approche…

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)  

Deux collectors de timbres émis pour les 130 ans de la Tour Eiffel

Pour les 130 ans de la Tour Eiffel, La Poste émet le 14 mars deux collectors de timbres.

Edifiée pour l’exposition universelle de 1889 afin de célébrer le centenaire de la Révolution Française, la Tour Eiffel porte aujourd’hui ses 130 ans avec la même superbe.

La Poste marque cet anniversaire en émettant le 14 mars deux collectors rendant hommage à la vieille dame de fer.

Built for the World’s Fair in 1889 to celebrate the centenary of the French Revolution, the Eiffel Tower is now 130 years old with the same superb.

La Poste marks this anniversary by issuing two collectors honoring the old iron lady.

« Elle s’effondrera rapidement et tuera des milliers de personnes », « Les visiteurs en parvenant à son sommet seront asphyxiés »… Des cartons du projet à son achèvement, les prophéties les plus catastrophistes ont accompagné son édification.

Le projet de Gustave Eiffel a au départ essuyé beaucoup de critiques, y compris de la part de personnalités telles que l’architecte Charles Garnier, Maupassant, Huysmans…

D’ailleurs encouragées par nombre de personnalités parmi les plus remarquables de l’époque – l’architecte Charles Garnier lui-même, Maupassant, Huysmans, Dumas fils… -, qui ne voyaient dans l’entreprise que chimères ou profanation (l’œuvre terminée, beaucoup de ceux-là s’empressèrent de témoigner leur regret de s’être laissés aller à ces critiques hasardeuses).

Bien avant, l’avènement du train avait fait pousser les mêmes cris d’orfraie Comme bien après la construction de la pyramide du Louvre.

La convention « relative à la Tour Eiffel », signée le 8 janvier 1887.

Autant de bégaiements et de vociférations aujourd’hui (et depuis des lustres) sans objet : déjà 130 ans que la Tour Eiffel trône au cœur de Paris. Et La Poste s’appuie sur cet anniversaire pour émettre deux collectors célébrant le monument le plus emblématique de la capitale.

Il n’aura cependant fallu qu’à peine plus de deux années – de 1887 à 1889 – pour bâtir ce chef d’œuvre de métal. Pourtant le plus spectaculaire de l’époque, avec ses 300 mètres de hauteur. Et pas plus de 250 ouvriers présents sur le chantier.

Si la tour porte le nom du célèbre ingénieur Français (architecte d’une multitude d’ouvrages réalisés en France comme à l’étranger (Algérie, Espagne, Hongrie, Portugal, Suisse, Turquie, Viêt Nam… ), sa conception doit beaucoup à Emile Nouguier et Maurice Koechlin, deux collaborateurs de Gustave Eiffel.

Maurice Koechlin et Emile Nougier, les deux collaborateurs de Gustave Eiffel qui sont à l’origine du projet.

Ce sont eux en effet qui ont les premiers eu l’idée de ce projet métallique et futuriste. Eiffel s’est rangé à leur opinion. Et s’y est ensuite entièrement consacré.

Le chantier a connu quelques vicissitudes. Notamment une grève des ouvriers, qui s’est soldée par une augmentation substantielle de leurs salaires. Et malgré la singularité et la complexité de ce projet, seul un accident mortel a été à déplorer (un « bilan » rare pour l’époque).

Inaugurée le 31 mars, la Tour Eiffel a été « l’attraction » incontestée de l’exposition universelle de 1889. Elle le reste encore aujourd’hui pour les millions de visiteurs qui viennent à Paris.

Rodolphe Pays

Collectors 1889/2019 – 130 ans de la Tour Eiffel (4 timbres « lettre verte », 4 timbres « international », création Sophie Beaujard – Création Huitième Jour -, visuels Musée Carnavalet/Neurdein/TopFoto/Roger Berson/Albert Harlingue/Roger-Viollet.

Collectors disponibles à compter du 18 mars à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à18 h. Tél . : 01 53 71 98 49.

 


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