Archive pour octobre 2017

Le Musée de La Poste intègre le dispositif des Enfants conférenciers

Le Musée de La Poste s’associe depuis la rentrée au projet Enfants conférenciers initié il y a quelques années par l’académie de Paris.

Objectif poursuivi : que les élèves s’approprient les œuvres, les apprécient et échangent autour d’elles…

« C’est une œuvre qui a été réalisée il y a plus de cinq siècles par des artistes flamands, des gens qui vivaient dans ce qui est aujourd’hui la Belgique et un peu la Hollande, vous le voyez ce n’est pas un tableau, c’est une tapisserie », indique à l’assistance le premier guide.

Tapisserie des « Vendanges » du musée de Cluny : « La scène montre des hommes et des femmes qui travaillent, est-ce que vous savez ce qu’ils sont en train de faire… ? », demande un des jeunes conférenciers…

« La scène représentée montre des hommes et des femmes qui travaillent, est-ce que vous savez ce qu’ils sont en train de faire ? », questionne le second.

« Est-ce qu’il y a des choses qui vous paraissent surprenantes ou amusantes, poursuit un troisième guide, qu’est-ce que vous aimez dans cette tapisserie ? »

L’âge moyen du groupe d’une vingtaine de visiteurs présent cette matinée au musée de Cluny, à Paris, ne dépasse pas 10 ou 11 ans. Tout comme celui des trois guides qui l’accompagne.

Avec celui de Cluny, plusieurs musées se sont associés à ce projet destiné aux élèves du CP à la 6ème : Rodin, la Maison Victor Hugo, les Arts décoratifs (photo), les Arts et Métiers… Et le Musée de La Poste.

Rien de surprenant, tous sont des élèves de CM2 venus passer une matinée organisée dans le cadre du dispositif Enfants conférenciers initié en 2012 par l’académie de Paris.

Avec celui de Cluny, plusieurs musées se sont associés à ce projet destiné aux élèves du CP à la 6ème : Rodin, la Maison Victor Hugo, les Arts décoratifs, les Arts et Métiers…

« L’idée, c’est qu’en lien avec les programmes scolaires, les élèves viennent au musée et soient acteurs de leur visite, expliquent Agnès Bourbonnais et Christophe Blanc, les conseillers pédagogiques de l’académie de Paris à l’origine du programme Enfants conférenciers, à eux de déterminer les œuvres qu’ils vont observer et étudier – en général une dizaine – et de choisir parmi leurs pairs les conférenciers qui guideront lors d’une seconde visite les élèves d’autres classes. »

Depuis la rentrée, le Musée de La Poste a intégré le dispositif. Mais à la différence des musées déjà partenaires, c’est hors les murs qu’il intervient.

« En attendant la réouverture de notre établissement à l’issue des travaux de rénovation qui sont actuellement menés, nous avons dû agir un peu différemment, explique Hakima Benabderrahmane, la responsable de la politique des publics, on suggère ainsi aux enfants de choisir des thématiques de timbres se rapportant à leurs programmes scolaires – la géographie, l’aviation, les portraits de personnalités… -, de faire des recherches et d’écrire une histoire autour de ces timbres. »

Hakima Benabderrahmane, responsable de la politique des publics du Musée de La Poste :  » On suggère aux enfants de choisir des thématiques de timbres se rapportant à leurs programme scolaires. »

Et aussi, à l’instar des autres musées, de procéder à des échanges – notamment là-aussi via de jeunes conférenciers – entre classes de différents établissements.

D’autres approches sont également proposées, comme l’organisation d’atelier de gravure sur des supports tels que les briques de lait, enrichis de visioconférences entres plusieurs classes. Avec à terme la perspective d’organiser une exposition à la réouverture du musée réunissant les travaux de tous les participants.

Originalité de l’offre du Musée de La Poste : ouverte aux établissements scolaires d’Ile-de-France (une douzaine de classes franciliennes est d’ores et déjà engagée dans le processus), elle s’adresse également aux écoles Françaises situées à l’étranger.

« Des enfants du Caire, de Los Angeles, de Vienne et de Tegucigalpa travaillent aussi ensemble autour du timbre, indique ainsi Hakima Benabderrahamane, pour mieux être en cohérence avec leur environnement, ils s’intéressent plus particulièrement aux timbres du pays où ils habitent, et des échanges sont également prévus entre eux et des classes de France. »

Dès sa réouverture, le Musée de La Poste pourra dans ce cadre recevoir à son tour les enfants, qui auront alors tout le loisir de choisir sur place les œuvres – peintures, maquettes, objets, timbres… – qui leur plairont, dont ils souhaiteront parler…

Et de nouveaux jeunes conférenciers seront ainsi formés.

De belles visites interactives en perspective, de la réciprocité entre des élèves de France et d’un peu partout dans le monde.

Et aussi des expositions pour partager le plaisir des découvertes et des connaissances…

Rodolphe Pays

 

En savoir plus sur les Enfants conférenciers : https://www.ac-paris.fr/serail/jcms/s2_1085460/fr/ee-enfants-conferenciers-portail

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Depuis sa mort il y a 50 ans, des timbres rendent hommage au « Che »

Il y a tout juste un demi-siècle, le « Che » menait son dernier combat en Bolivie.

Avec la mort au bout du chemin le 9 octobre 1967.

Depuis longtemps, des timbres lui rendent hommage…

Ernesto Guevara de la Serna a été tué il y a cinquante ans par des militaires boliviens renseignés et appuyés par la CIA. C’était à la Higuera (le « figuier »), un village du sud-est de la Bolivie.

Le « Che » y poursuivait une fois encore son rêve de soulèvement populaire, de révolution internationale.

Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre et
Ernesto Guevara (photo A. Korda).

Jugé trop critique, trop impétueux, trop exigeant par ses propres amis, il s’était retrouvé isolé pour ce qui fût son dernier combat.

On l’avait lâché, lui et ses quelques fidèles…

Déjà latente, la légende ne pouvait alors que se développer. Le guérillero à la gueule d’ange est très vite devenu une icône indétronable, adulée sur tous les continents.

Des milliers d’articles, des centaines d’ouvrages, des films documentaires ou de fiction ont durant ce demi-siècle raconté, disséqué la vie du fils de famille argentin mué en « comandante » de la révolution cubaine.

Des timbres aussi lui ont été consacrés. Mais pas tant que cela. Si Cuba en a émis de nombreux, seuls quelques pays ont rendu hommage au héros. Souvent en s’approchant de l’image mythique et romantique popularisée par le célèbre cliché d’Alberto Korda.

Le Turkménistan a lui choisi de mettre en avant une autre facette de Guevara.

Sur le timbre émis en 1997 à l’occasion des trente ans de sa mort, il apparaît devant un échiquier.

Une manière de rappeler que l’activiste révolutionnaire était un fervent joueur d’échecs (jeu que son père lui avait appris dès l’âge de trois ans).

Guère de timbres non plus associant le héros au rugby, sport que malgré son asthme, Guevara a pratiqué à un bon niveau et avec passion.

Furibondo de la Serna…

Au point que son engagement lui avait valu le surnom de Fuser, contraction de Furibondo de la Serna…

D’autres Postes auraient aussi pu montrer le « Che » au musée du Louvre contemplant La nef des fous, le tableau de Jérôme Bosch.

Lorsqu’il était de passage à Paris, Guevara ne manquait en effet pas de passer quelques instants devant cette œuvre en particulier.

La nef des fous, que le « Che » ne manquait pas d’aller voir au Louvre lorsqu’il était à Paris.

Pas par hasard : un de ses ancêtres résidant alors en Flandre, Felipe de Guevara, avait défendu l’artiste, qualifié à l’époque de peintre du diable.

La Poste de la Confédération Helvétique aurait aussi pu émettre une vignette évoquant l’interview donnée à la télévision suisse romande en avril 1964. Le « Che » s’y exprime dans un Français remarquable (une langue que lui avait apprise sa mère).

Il faut donc se « contenter » des images maintes fois reprises, des postures sans surprises du héros, de ses attitudes christiques…

Et chercher ailleurs de quoi en savoir plus sur l’homme au treillis olive, au béret étoilé et à l’éternel cigare…

Rodolphe Pays

La Bolivie a rendu hommage à Guevara avec une série de timbres « pop art ».

4.1.1

Timbrés de rock

Le rock et les timbres ne sont pas incompatibles.

Alors que l’on marque l’anniversaire de la disparition de Janis Joplin, florilège partiel des émissions consacrées à une musique écoutée aux quatre coins de la planète…

La philatélie ne connaît pas de frontières.

Et c’est tant mieux : les tabous et les interdits des uns – ou encore les « lourdeurs » officielles – n’étant pas forcément partagés par les autres, elle aborde ainsi tous les sujets, traite de tous les thèmes.

Ou presque.

L’univers du rock et la philatélie par exemple ne font pas toujours bon ménage.

Janis Joplin, disparue le 4 octobre 1970.

Pas partout cependant.

Certains se chargent de rappeler l’importance d’une musique partagée toutes générations désormais confondues aux quatre coins de la planète depuis un demi-siècle.

C’est vrai qu’il s’agit souvent de rendre hommage à des personnalités disparues du rock.

A la date anniversaire du décès de Janis Joplin (c’était le 4 octobre 1970), on se souvient ainsi des timbres consacrés à la chanteuse américaine émis encore récemment à la fois par la Poste des Etats-Unis et celle de la République Centrafricaine.

Les rockers morts à 27 ans – la nombreuse liste est tristement célèbre, et on oublie souvent Alan Wilson, Ron McKernan, Amy Winehouse… – font il est vrai l’objet d’attentions particulières.

Jimmy Hendrix, Jim Morrison (timbrifié par la Poste de Sao Tomé-et-Principe), d’autres encore…

Mais de bien vivants, de toujours verts sont également honorés.

Comme les inoxydables Stones. Par les postes d’Autriche et du Bénin…

It’s only rock’n’roll, sans doute. Mais ça vaut bien quelques émissions…

Voir plus, vue l’affinité.

Rodolphe Pays

 

L’Union Marcophile prend ses marques les 14 et 15 octobre à Issoire

L’union Marcophile organise mi-octobre son rendez-vous annuel.

Un événement auquel le Musée de La Poste apporte son concours en prêtant des pièces philatéliques issues de ses collections.

Avec l’apparition du timbre au milieu du XIXe siècle, la philatélie est devenue une composante à part entière de l’histoire postale. Et aussi par nature un témoin, un passeur de l’histoire tout court.

Petite sœur de la philatélie, en tout cas née dans son sillage (son objet est en effet bien antérieur), la marcophilie apparaît elle aussi en indicateur des sagas postale et plus largement française.

Georges Chapier, fondateur en 1927 de la future Union Marcophile.

Depuis près d’un siècle, l’Union Marcophile, une association fondée par Georges Chapier, un jeune philatéliste savoyard, identifie, étudie, explique l’intérêt, la signification, l’évolution de ces « marques postales » présentes sur les enveloppes de courrier.

Qu’elles soient « imprimées », comme les oblitérations, les timbres à date, les cachets touristiques, les indications de taxe… Ou manuscrites, apposées par les postiers, comme les heures de passage, les annotations d’absence, d’adresse erronée…

Vignette LISA – dessinée par Marie-Noëlle Goffin – consacrée à l’art roman (thématique déclinée tout au long de Marcophilex 2017).

Chaque année, l’association réunit ses « troupes » et ses sympathisants – mais toutes les personnes intéressées sont les bienvenues – à l’occasion d’un rassemblement (auquel participe des délégations étrangères) baptisé Marcophilex.

Une fin de semaine traditionnelle à la fois sérieuse (assemblée générale oblige), culturelle (expositions de philatélie et d’histoire postale), historique (ateliers d’études et d’échanges) et conviviale (cocktails, repas, visites touristiques).

Le Musée de La Poste a prêté plusieurs pièces philatéliques liées au timbre « Eglise Saint Austremoine-Issoire » émis en 1973.

C’est mi-octobre à Issoire (Puy-de-Dôme) que l’édition 2017 de Marcophilex se déroule. Une rencontre organisée par l’Union Marcophile mais aussi par le club philatélique de la ville et la section auvergnate de l’association Philapostel.

Le Musée de La Poste, qui abrite administrativement dans ses locaux l’Union Marcophile, soutient également la manifestation. Il prête pour l’occasion des documents inédits concernant l’émission du timbre sur Issoire émis en 1973. Et la Société des Amis du Musée de La Poste sera elle aussi présente.

Marcophilex est ouvert à tous. Rendez-vous à Issoire les 14 et 15 octobre prochains.

Rodolphe Pays

Marcophilex, samedi 14 et dimanche 15 octobre, la Halle aux grains, Issoire (Puy-de-Dôme).

En savoir plus sur Marcophilex :

. http://www.unionmarcophile.fr

. https://www.facebook.com/unionmarcophile.marcophilex

. https://twitter.com/UnionMarcophile

Pour en savoir plus sur l’Union Marcophile et le déroulement de Marcophilex, lire dans Atout Timbres l’interview de Laurent Albaret, le président de l’association :

Timbre à date commémoratif des 90 ans de l’Union Marcophile (création et réalisation Monika Nowacka – Musée de La Poste).


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