Archives de novembre 2014

Avec le soutien de la Fondation La Poste, lancement du livre « Secrets d’Etat » ce soir aux Archives Nationales

9782913366732FSUn livre d’histoire passionnant comme un roman policier, le nouveau livre de Bruno Fuligni revient sur les affaires « secrètes » qui se sont déroulées de 1870 à 1945. Un ouvrage soutenu par la Fondation La Poste.

Parmi les nombreux ouvrages auxquels la Fondation La Poste apporte son soutien, il en est un qui devrait intéresser au plus haut point les amateurs d’histoire comme de politique, les friands de faits divers ainsi que les mordus de littérature policière. Scandales financiers, affaires, complots, mœurs… , l’ouvrage de Bruno Fuligni Secrets d’Etat – les grands dossiers du ministère de l’Intérieur 1870-1945 aborde en effet des problématiques propres à ravir une grande diversité de passionnés.

A l’aide d’une matière précieuse : le Fonds Panthéon, les dossiers les plus sensibles du ministère de l’Intérieur… Conservés au sein des Archives Nationales, ces dossiers concernent ainsi entre autres le scandale de Panama, l’assassinat du Président Carnot, la surveillance d’un jeune anarchiste nommé Mussolini, l’émergence du parti communiste Français au Congrès de Tours, les affaires Landru, Stavisky, l’arrestation de Léon Blum, l’évasion du Maréchal de Lattre…

Autant de thématiques que l’auteur, en spécialiste – il a déjà publié un grand nombre de livres sur l’histoire politique et policière française -, a traité avec un élan communicatif. Sorti il y a quelques semaines, l’ouvrage est officiellement lancé ce jeudi à l’Hôtel de Soubise, siège des Archives Nationales.

Rodolphe Pays

« Secrets d’Etat – Les grands dossiers du ministère de l’Intérieur 1870-1945 », de Bruno Fuligni (Editions de L’Iconoclaste), un ouvrage réalisé avec la collaboration des Archives Nationales et le soutien de la Fondation La Poste.

 

IMG_2536C’est une première : les Archives Nationales proposent depuis mercredi une exposition sur la Collaboration. Autour de 300 documents y sont présentés, dont plus de la moitié d’inédits. Une frise chronologique permet d’abord aux visiteurs de resituer le contexte de l’époque (à travers une vingtaine de « références »).

L’exposition retrace ensuite les différentes déclinaisons de la Collaboration : économique, culturelle, politique, policière… Photos, films, affiches, documents, manuscrits, objets à l’appui. Projet de loi portant sur le statut des juifs annoté de la main de Pétain. Cliché de Pétain, Laval et Bousquet à la sortie du Conseil des ministres au cours duquel la rafle du Vél’ d’Hiv a été décidée. Journal de Déat écrit en Italie (plus de 10 000 feuillets). Bureau de Doriot. « Conducteur » de Radio-Paris…

IMG_2531Les « ennemis » de l’Allemagne et de la France qui collabore – juifs, communistes, francs-maçons – sont notamment évoqués à travers des affiches aussi brutales que lyriques. L’exposition s’achève avec la présentation de documents concernant les procès après la libération, l’épuration…

« La Collaboration 1940-1945 », jusqu’au 12 mars 2015, Archives Nationales, Hôtel de Soubise, 60 rue des Francs-Bourgeois, Paris 3ème.

En charge du développement culturel du Musée de La Poste, Vonick Morel a été nommée chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres

Catherine Tasca a remis le 20 novembre à Vonick Morel l'insigne de chevalier des Arts et des Lettres. l'insigne de chevalier

C’est dans le cadre du lycée Buffon que Catherine Tasca a remis le 20 novembre dernier à Vonick Morel l’insigne de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

La directrice adjointe du Musée de La Poste en charge du développement culturel a été nommée chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. La distinction lui a été remise jeudi dernier au lycée Buffon, établissement avec lequel le musée a récemment travaillé sur une exposition autour du 6 juin 1944.

Proximité géographique, initiatives communes, partenariat… Le lycée Buffon et le Musée de La Poste entretiennent de fructueuses et bonnes relations. Récent exemple en date : le 5 juin dernier, une exposition sur le thème du débarquement allié de 1944, conçue par des élèves de l’établissement et réalisée par le musée, était dévoilée (voir le blog publié ce jour-là).

IMG_20141120_183648Une actualité en chasse une autre, le 20 novembre, Vonick Morel, directrice adjointe du musée de La Poste en charge du  développement culturel, a reçu l’insigne de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres… dans les locaux du lycée Buffon. Une distinction remise – au titre de la promotion de juillet 2014 – par Catherine Tasca, ancienne ministre de la Culture et de la Communication (de 2000 à 2002), aujourd’hui sénatrice du département des Yvelines.

Les engagements personnels de Vonick Morel en faveur des artistes et ses actions professionnelles – au sein successivement de la Snecma, de Pechiney, de La Poste… -, et au service de l’art et la culture au Musée de La Poste lui ont valu cette récompense.

Jean-Bernard Ponthus, Catherine Tasca et Vonick Morel.

Jean-Bernard Ponthus, Catherine Tasca et Vonick Morel.

De nombreuses personnalités ont assisté à la cérémonie, à laquelle participait également un autre postier, Jean-Bernard Ponthus (passionné d’art et d’histoire, fidèle du Musée de La Poste… et ancien élève du lycée Buffon), lui-aussi nouveau récipiendaire de l’insigne de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

Rodolphe Pays

 

Ordre-des-Arts-et-LettresL’ordre national des Arts et des Lettres récompense les personnes qui se sont distinguées dans les domaines artistique et littéraire ou qui ont œuvré à leur rayonnement. Institué le 2 mai 1957, l’ordre comporte 3 grades (chevalier, officier et commandeur). Son conseil, qui décide des distinctions accordées, est composé de 7 membres de droit (directeur de la création artistique, directeur des médias et des industries culturelles… ) et de 8 membres nommés (pour 3 ans renouvelables une fois) par le ministre en charge de la Culture.

Atelier de mail art lors de la Semaine de la solidarité internationale d’Aubervilliers : des mains tendues vers le monde entier

Des "mains" réalisées par des enfants à destination à destination du monde entier.

Des « mains » réalisées par des enfants pour des destinataires du monde entier.

Dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale d’Aubervilliers, le Musée de La Poste a animé samedi dernier un atelier de mail art. Plus de cinquante envois originaux créés à cette occasion sont actuellement en route vers des destinataires de tous les continents.

Plus d’une cinquantaine de « mains » envoyée un peu partout autour de la planète. Comme autant de signes amicaux, de gestes fraternels… Des mains de papier, muées en cartes postales dûment timbrées et expédiées. A leur recto le nom et l’adresse du destinataire, et au verso, des textes, des dessins, des collages. Tous ces courriers originaux ont été réalisés samedi dernier à l’initiative du Musée de La Poste dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale organisée à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis (Cf. blog du 18 novembre).

DSCN5172« Nous voulions pour l’occasion proposer aux visiteurs, et en particulier aux enfants, un atelier de mail art, explique Noémie Boudet, en charge du champ social au sein du Musée de La Poste, et la symbolique de la main paraissait bien correspondre à l’esprit de la manifestation. » Papier, crayons, feutres, gommettes étaient ainsi à la disposition des participants. Chacun d’eux traçait d’abord sur une feuille puis découpait ensuite le contour d’une de ses mains. Restait alors à rédiger un message, parfois simplement quelques mots, accompagné d’un dessin, d’une fresque…

??????????Des contenus spécialement conçus à l’intention des destinataires choisis. « Certains ont voulu que leur main parviennent à des associations humanitaires ou culturelles en contact avec celles présentes à Aubervilliers pour cette semaine de la solidarité, poursuit Noémie Boudet, et d’autres qu’elle soit acheminée en direction de parents ou d’amis éloignés. » Toute ces « mains » sont désormais en route via différentes postes vers Haïti, des pays d’Afrique, d’Amérique latine… Dans de bonnes mains.

Rodolphe Pays

Un atelier « Père Noël » organisé par le Musée de La Poste à l’hôpital Necker-Enfants malades

Après avoir rédigé leur lettre au Père Noël, les enfants la déposeront dans une boîte spécialement réservée pour l'occasion.

Après avoir rédigé leur lettre au Père Noël, les enfants la déposeront dans une boîte spécialement réservée pour l’occasion.

Les jeunes patients soignés à l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris vont pouvoir dans les prochaines semaines rédiger leur lettre au Père Noël. Un atelier mis en place par le Musée de La Poste va les y aider.

L’initiative avait été lancée en 2013, elle est reconduite cette année : une nouvelle opération « Lettre au Père Noël » se déroulera ainsi tout au long du mois de décembre à l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris. Proposée par le Musée de La Poste, et menée en partenariat avec l’équipe Mécénat et politique culturelle de l’hôpital, elle permettra aux enfants soignés au sein de l’établissement d’expédier un courrier au Père Noël.

IMG_2464« C’est une animation familiale, indique Hakima Benabderrahmane, responsable de la politique des publics du Musée de La Poste, elle est bien sûr destinée aux jeunes patients, mais leurs proches sont également les bienvenus pour les accompagner ou les aider à rédiger ou dessiner leur lettre. » Trois après-midi de décembre seront ainsi consacrés à ces séances épistolaires et joyeuses.

Muni de tout le matériel nécessaire – crayons, feutres, gommes, papier, enveloppes… -, un animateur dépêché par le musée encadrera chacune d’elles. « Toutes les lettres seront envoyées au secrétariat du Père Noël, à Libourne, poursuit Hakima Benabderrahmane, qui fera ensuite individuellement parvenir en retour la réponse du Père Noël. » Comme à tous les enfants…

Rodolphe Pays

« Lettre au Père Noël », une animation du Musée de La Poste organisée dans le hall Laennec de l’hôpital Necker-Enfants malades (Paris 15ème), les mercredis 3, 10 et 17 décembre entre 14 h et 16 h.

Un timbre dédié à René Laennec (conçu par Charles Mazelin) a été émis en 1952.

Un timbre dédié à René Laennec (conçu par Charles Mazelin) a été émis en 1952.

 

C’est à l’hôpital Necker que René Laennec a mis au point l’auscultation (il est aussi l’inventeur du stéthoscope). Une plaque de marbre posée à l’entrée de l’établissement indique « Dans cet hôpital Laennec découvrit l’auscultation. 1781-1826 ».

Maquettes de billets, de timbres, œuvres personnelles… : l’expo de Pierrette Lambert à la Banque de France s’achève vendredi

IMG_2451C’est un bel hommage que la Banque de France a rendu ces dernières semaines à la peintre et dessinatrice Pierrette Lambert. L’exposition qui lui est consacrée à l’Espace Conférences de l’institution financière s’achève vendredi. Il est donc encore temps de venir admirer les maquettes de billets de banque, de timbres et les travaux personnels de cette remarquables artiste.

IMG_2444Derniers jours… Plus que demain et vendredi en effet pour apprécier les œuvres de Pierrette Lambert présentées à l’Espace Conférences de la Banque de France à Paris. Une exposition qui permet de mesurer tous les talents de cette magnifique artiste. On peut d’abord bien sûr y admirer plusieurs des maquettes de billets de banque – dont le « célèbre » 200 francs Montesquieu – qu’elle a réalisées pour le compte de la Banque de France. Et notamment celles d’entre elles qui ont donné lieu à l’émission de coupures exclusivement réservées aux départements et territoires d’outre-mer.

IMG_2439L’accrochage comprend également des maquettes de timbres. Pierrette Lambert en a dessiné (pour la France et de nombreux autres pays) plus de 1300. Prêtées par le Musée de La Poste, elles sont accompagnées de créations personnelles de l’artiste traitant de thèmes proches de ceux des timbres exposés. Au-delà des travaux ainsi conçus sur commande, beaucoup d’autres œuvres de l’artiste sont aussi présentées.

IMG_2442Huiles, laques, miniatures… On y retrouve tous les grands sujets, les grandes préoccupations de Pierrette Lambert : la nature, la mythologie, les visages (le portrait de son père est particulièrement émouvant), le fantastique aussi… C’est à Paris, à la Banque de France, ça se termine vendredi…

Rodolphe Pays

Rétrospective de l’œuvre de Pierrette Lambert, jusqu’à vendredi 21 novembre, Espace Conférences de la Banque de France, 31 rue Croix-des-Petits-Champs, Paris 1er (de 9 h à 18 h 30, entrée libre).

Aubervilliers, les associations de la commune et le Musée de La Poste réunis à l’occasion de la Semaine de la solidarité internationale

LOGO_SSILa Semaine de la solidarité internationale se déroule actuellement dans un grand nombre de villes de France. Comme à Aubervilliers, où le Musée de La Poste apporte sa contribution aux nombreuses initiatives engagées.

Aff_40x60_Solidarite.inddA Aubervilliers, soutenir les pays et les populations qui ont besoin d’aide n’est pas un vain mot. La ville en apporte une nouvelle fois la preuve en participant cette année encore à la Semaine de la solidarité internationale. Lancée le week-end dernier et organisée un peu partout en France, l’initiative vise ainsi à développer les échanges et la citoyenneté entre les peuples. Une démarche à laquelle Aubervilliers s’emploie activement.

Pendant toute la durée de l’événement, la commune de Seine-Saint-Denis et des dizaines d’associations locales dont la vocation est d’apporter de l’aide – sociale, culturelle, économique… – vont œuvrer pour renforcer ou établir des passerelles avec des populations de tous les continents. Aux moyens de rencontres, de débats, d’expositions, d’animations, de spectacles… Et aussi pour donner de la visibilité à des actions en cours ou à venir : projets solidaires, de défense des droits, de défense des femmes, d’enseignement…

L'atelier de mail art organisé par le Musée de La Poste l'an dernier à Aubervilliers.

L’atelier de mail art organisé par le Musée de La Poste l’an dernier à Aubervilliers.

Présent lors des éditions précédentes, le Musée de La Poste sera à nouveau aux côtés des bénévoles mobilisés pour la circonstance. « Dans le cadre de cette manifestation, et à l’initiative de Vonick Morel, la directrice du développement, nous sommes depuis quelque années déjà partenaires de la ville d’Aubervilliers, indique Noémie Boudet, responsable des activités « champ social » du musée, nous animerons en particulier samedi prochain un atelier de mail art ouvert à tous dont l’objectif est la création de messages illustrés d’amitié et de solidarité destinés à des associations présentes partout dans le monde. » Des conseils seront prodigués aux participants. Et tout le matériel nécessaire sera mis à leur disposition.

Ils pourront ainsi faire parvenir dans les meilleures conditions leurs œuvres d’encouragement et de soutien à des membres d’associations actives à Haïti, en Guinée, au Maroc, en Inde, en Colombie…

Rodolphe Pays

Dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale organisée à Aubervilliers, Le Musée de La Poste proposera son atelier de mail art samedi 22 novembre au Village de la solidarité, salle de L’embarcadère, 5 rue Edouard Poisson (de 14 h à 21 h, entrée libre).

logoTout le programme de la Semaine de la solidarité internationale sur le site :

http://www.aubervilliers.fr/article91874.html

Lancé par le collectionneur Georges Herpin, le terme « philatélie » est né il y a 150 ans

Georges Herpin, le "père" de la philatélie.

Georges Herpin, le « père » de la philatélie.

Il y a 150 ans apparaissait la philatélie. Ou plus précisément le terme philatélie. Retour en arrière sur une naissance qui n’a pas été sans quelque douleur.

Aussitôt les timbres-poste mis en service, en France à la fin des années 1840, des milliers de passionnés se sont mis à les collectionner. Mais à l’époque, on ne parlait pas encore de philatélie pour qualifier cette nouvelle activité de loisirs (et qui devint aussi très vite de négoce). On utilisait alors volontiers le vocable de timbrologie.

bladno5C’est seulement en 1864, le 15 novembre précisément, que le terme philatélie apparaîtra pour la première fois. Dans la toute récente revue Le collectionneur de timbres-poste, Georges Herpin, qui possède la plus importante collection de timbres en France, signe ce jour-là un article – opportunément titré Baptême – dans lequel il suggère de désormais préférer cette appellation. Issu des mots grecs philos (ami) et ateleia (exemption de taxe, affranchi), philatélie lui paraît plus pertinent par exemple que timbromanie, souvent en usage alors, qu’il juge même péjoratif.

T1864-N1-couvC’est Arthur Maury, le fondateur du Collectionneur de timbres-poste, qui est à l’origine de la démarche de Georges Herpin. Une affaire de concurrence peut-être. Le jour même de la publication de l’article, un autre journal « philatélique » naissait. Lancé par Pierre Mahé, il s’intitulait… Le timbrophile. La « guerre » était engagée. Trente ans plus tard le fils de Mahé, qui avait repris le flambeau de son père, déclarait « les philatélistes me font suer »…

MauryLa philatélie est cependant sortie vainqueur de ce combat fratricide. Plus rapidement encore hors de France, où le terme a sans délai été adopté. En mai 1896, Arthur Maury (ci-contre) déclarait : «  La philatélie a fait son chemin depuis trente ans à l’étranger, elle ne s’est acclimatée en France que depuis quelques années, mais c’est devenu aujourd’hui un terme universel. » Et qui l’est resté un siècle et demi plus tard. Rodolphe Pays

 


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