Dernière idée de cadeau avant Noël : après Chereau et Vial, la « Saison 4  » des dessins de Ménégol

2014-12-16-uber-et-contre-toutChereau, Vial… et Ménégol. La « saison 4 » de ses dessins publiés en 2014 est disponible. La « 3 » avait été exposée au Musée de La Poste l’an dernier… L’actuelle est aussi drôle que la précédente…

Après Chereau, après Vial, au tour de Ménégol. Cet autre dessinateur ami du Musée de La Poste n’a pas (encore) le même parcours professionnel que ses deux collègues. portrait_omChereau et Vial vivent eux de leurs crayons, feutres et pinceaux (et souris pour le premier) depuis des lustres déjà. Et pour notre plus grand plaisir. Ménégol lui n’accumule pas autant « d’ancienneté ». Mais il possède aussi beaucoup de talent. Et ça se voit de plus en plus.

D’abord sur le figaro.fr, où il œuvre depuis 2010. Chaque semaine, il y Unknowncommet 2 à 3 dessins sur l’actualité, la politique, les faits divers, les médias, le sport… En s’appuyant sur un vrai trait de dessinateur de presse, il n’épargne personne, mêle ironie et malice, sans intention de nuire ou de blesser…

Certains de ses dessins passent aujourd’hui la frontière du web pour rejoindre les terres fréquentées du petit écran. C’est Natacha Polony qui avait ouvert la voie dans l’émission de Laurent Ruquier On n’est pas couché, sur France 2. Elle glissait régulièrement à l’antenne un dessin de l’artiste. Les invités de l’émission ont aujourd’hui pris le relais de la chroniqueuse en le choisissant volontiers parmi un panel  de dessinateurs de presse.

2014-12-14-menegol-pour-noelMénégol réunit chaque automne dans un album une sélection de ses dessins publiés lors de l’année en cours. Fin 2013, c’était la « saison 3 » qui était ainsi éditée.

Le Musée de La Poste avait alors exposé une série d’originaux de l’ouvrage dans une de ses salles d’exposition et organisé une séance de dédicaces. La « saison 4 » lui succède. Une idée de cadeau de plus pour les fêtes. Avec Vial et Chereau aussi…

Rodolphe Pays

 

Un texte à rappeler sans cesse, des œuvres d’un artiste de talent : c’est la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen  » illustrée par Nicolas Vial

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Photo Christina Filetto

Photo Christina Filetto

Des ouvrages d’artistes fidèles du Musée de La Poste à offrir pour les fêtes… Après le « nouveau Chereau » présenté hier, volet 2 : le texte de la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » illustré par Nicolas Vial.

Après le « petit effort » de Chereau évoqué hier, c’est à une lecture (ou relecture) de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen à laquelle invite Nicolas Vial, autre dessinateur ami du Musée de La Poste. Sorti il y a déjà quelques mois, l’ouvrage reprend l’intégralité du premier texte fondateur de la Révolution française – rédigé en août 1789 -, auquel s’ajoute une cinquantaine d’illustrations réalisées par l’artiste. Les 17 articles de la Déclaration sont ainsi accompagnés des univers et du regard toujours singuliers de Nicolas Vial.

Droits_fondamentaux_2003-1Mettre son talent au service des droits de l’homme n’est pas un exercice rare pour le peintre et dessinateur. Il s’y est souvent employé au cours de sa longue collaboration avec le journal Le Monde (le Musée de La Poste avait consacré en 2012 une exposition largement dédiée à cette collaboration) et continue aujourd’hui de le faire pour le Figaro Magazine dans lequel il publie chaque semaine une pleine page « Vu par Vial ».

Et on se timbre_poste_abolition_esclavage-2-fc117souvient aussi que Nicolas Vial est le créateur des timbres « Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne » et « Mémoires de l’esclavage et de son abolition ». Demain, volet 3 : Ménégol.

Rodolphe Pays

 « La charte des droits de l’homme et du citoyen » illustrée par Nicolas Vial, 96 pages, 45 illustrations, parue chez Plon (9, 90 €).

La « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » de 1789 a ouvert la voie à d’autres textes liés aux mêmes préoccupations et intentions. Dès 1791, une « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », initiée par Olympe de Gouges, est rédigée… et refusée par la Convention. En 1793, une autre « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » sera écrite. Et en 1795, c’est une « Déclaration des droits et des devoirs de l’homme et du citoyen » (elle institue notamment le bicamérisme) qui paraît.

 

Le nouveau recueil de dessins d’Antoine Chereau le confirme : on peut rire de tout… même du travail

UnknownLe Père Noël est en approche finale. Dans sa hotte, il y a aussi des ouvrages tout chauds réalisés par des dessinateurs amis du Musée de La Poste. Autant d’idées de cadeaux. Volet 1 : le nouveau Chereau…

Encore un petit effort… C’est le titre du nouvel opus du sieur Chereau. Inutile de dire que les lecteurs n’auront guère besoin d’en consentir pour se plonger à nouveau dans les univers sarcastiques du dessinateur, cartooniste, joke manager (l’homme se coiffe de toutes les casquettes, pourvu qu’elles pointent là où ça chatouille, et surtout là où ça fait – vraiment – rire). L’an dernier, il nous avait régalés avec son recueil de dessins consacré à la santé (les médecins, infirmières, brancardiers, patients et autres assurés maladie s’en souviennent encore… ).

Chereau-ALBUM-Travail-Burn-out-222x300Cette année, il s’attaque par toutes les fa(r)ces à la fois à l’ensemble des chaînes de montage (et de démontage) : patrons, recruteurs, DRH, collègues… Comme toujours, Antoine Chereau vise juste, précis, use de malice (bien appuyée quand même) plutôt que d’asséner quatre lourdes vérités, préfère ainsi le toucher de balle et les montées au filet gagnantes d’amorties imparables aux coups de boutoir de fond de court par trop lassants. Et cerise sur la bûche : les coloristes qui ont collaboré avec le dessinateur ont réalisé un travail remarquable.

18e2555Antoine Chereau est un fidèle de La Poste. Il y a assuré et assure encore des prestations en direct – bienvenues… – lors de très sérieuses réunions, il produit aussi des dessins pour le site intranet du Groupe. Une sélection d’entre eux a ainsi été exposée en 2013 au Musée de La Poste. Ils étaient déjà très drôles. Ceux de Encore un petit effort le sont même encore plus…  Rodolphe Pays

 

Unknown« Encore un petit effort », dessins d’Antoine Chereau, 92 pages, chez Pixel Fever Editions, prix public 23 €. L’ouvrage est disponible à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (tél. : 01 53 71 98 49). Et dans toutes les bonnes librairies. Commande en ligne : http://www.buy-a-chereau.com/

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Un collector, un « Timbre à moi » et un timbre à date pour les 80 ans de l’Hôtel de Ville de Boulogne-Billancourt

Boulogne_1La Poste des Hauts-de-Seine et l’Association Philatélique de la commune participent aux manifestations marquant le 80ème anniversaire de l’inauguration de l’Hôtel de Ville de Boulogne-Billancourt. Un collector, un « Timbre à moi » et un timbre à date créés pour l’occasion seront OTBB-Timbres-a-Date_101428_philaposteainsi disponibles lundi 15 décembre au sein d’un bureau de poste temporaire mis en place pour accompagner l’événement.

Il a beaucoup œuvré pour Lyon, sa ville natale. La Grande Halle des abattoirs de la Mouche, désormais salle de spectacle, le stade Gerland, temple du football, l’hôpital Edouard Herriot et sa multitude de pavillons, c’est lui. Mais l’architecte et urbaniste Tony Garnier (1869-1948) est aussi « monté » à Paris.

Ou plutôt à ses portes. igarnit001p1A Boulogne-Billancourt notamment, où André Morizet, le maire de la commune, lui a confié à la fin des années 1920 le projet de réalisation de l’actuel Hôtel de Ville. Après quatre ans de travaux, le bâtiment était inauguré le 15 décembre 1934 (et y accueillait à cette occasion le XXV ème congrès de l’Association des maires de France).

L’emplacement de cet édifice n’a pas été choisi au hasard. Il se situe au centre d’un nouvel ensemble urbain formé par la fusion officielle en 1926 des communes de Billancourt, au sud, et de Boulogne sur Seine, au nord. Le bâtiment, composé de deux parallélépipèdes monumentaux, évoque l’architecture palatiale (il a été inscrit en 1975 à l’inventaire des Monuments historiques).

TP COLLECTOR 10 NOV 16.09 3423 ID Timbre OT Boulogne V1.5 bd_Page_2A l’occasion des 80 ans de l’Hôtel de Ville, Pierre-Christophe Baguet, le maire de Boulogne-Billancourt, et Daniel Benharoun, le président de l’Office du Tourisme de la commune ont souhaité proposer aux habitants, aux visiteurs et aux philatélistes un collector de quatre timbres ainsi qu’un « Timbre à moi ».

Le timbre anniversaire de l'événement.

Le timbre anniversaire de l’événement.

Dédié à cet anniversaire, ces produits philatéliques seront disponibles dans un bureau temporaire mis en place lundi 15 décembre dans les locaux de l’Hôtel de Ville. Une opération menée en liaison avec les services de La Poste des Hauts-de-Seine et l’Association Philatélique de Boulogne-Billancourt (un timbre à date sera également prévu). Et une exposition philatélique ainsi qu’une exposition sur l’histoire du bâtiment contribueront aussi à animer cette journée anniversaire.

Rodolphe Pays

 

TP COLLECTOR 10 NOV 16.09 3423 ID Timbre OT Boulogne V1.5 bd_Page_1Le collector créé à l’occasion du 80èmeanniversaire de l’inauguration de l’Hôtel de Ville de Boulogne-Billancourt est composé de 4 timbres. Ils représentent TP COLLECTOR 10 NOV 16.09 3423 ID Timbre OT Boulogne V1.5 bd_Page_2une vue extérieure de l’Hôtel de Ville à l’origine, une vue extérieure de l’Hôtel de Ville aujourd’hui, le hall central et l’escalier d’honneur.

Agnès Mirambet-Paris, nouvelle conservatrice du Musée de La Poste : « L’histoire de la Poste se confond avec celle de la France »

Agnès Mirambet-Paris vient de rejoindre le Musée de La Poste. La nouvelle conservatrice des collections évoque dans un entretien son parcours, son regard sur l’histoire de l’entreprise ainsi que les projets qu’elle souhaite développer.

TDB_1449 - copieVous aviez jusqu’à présent exercé des responsabilités au sein d’institutions culturelles sans rapport avec La Poste. Est-ce un univers que vous découvrez ? Et qu’est-ce qui vous a donné envie de le rejoindre ?

C’est un monde que j’aborde, même si quelques passerelles existaient. D’abord philatéliques. Enfant par exemple, j’aidais mon père, collectionneur passionné, à classer ses timbres. Et il y avait aussi bien sûr à la maison des catalogues Yvert & Tellier dans lesquels il m’arrivait de me plonger. Mais c’est bien plus tard que j’ai pris la mesure de La Poste, lorsque je préparais le concours de conservateur. En vue des épreuves, on se rendait dans tous les musées, notamment les plus riches en patrimoine. Le Musée de La Poste était de ceux-là, et j’avais beaucoup apprécié de le visiter.

Pour moi, ce musée s’inscrit dans la famille des musées de société, ceux que j’aime, qui évoquent la vie quotidienne, les gens, les métiers… J’avais fait des études sur le patrimoine d’entreprise, travaillé longtemps dans ce domaine au Centre historique minier du Nord-Pas-de-Calais. Ce poste me semblait correspondre à mon profil. C’est ce qui m’a incité à poser ma candidature.

 

TDB_1449 - copie 2Quel regard portez-vous sur La Poste, son histoire ?

L’histoire de La Poste depuis des siècles se confond avec celle de la France. La Poste, c’est un peu comme une petite France. Elle est présente partout, dans les grands centres urbains, dans les campagnes, elle est au service de tous, des particuliers, des entreprises. Elle accompagne les Français au quotidien à travers les échanges de courrier bien sûr, mais elle est aussi au cœur de leurs achats avec son activité Colis et aux côtés d’eux dans leurs affaires financières avec La Banque Postale.

Et dans son fonctionnement, de tous temps La Poste a aussi fait siennes les innovations qu’a connues le pays, comme celles concernant par exemple les moyens de transport ou l’industrialisation des outils de production. La proximité de la France et de La Poste a été et reste permanente.

 

Quels sont les nouveaux projets que vous souhaitez impulser ?

Il y a plusieurs perspectives. Ethnologue de formation, je pense en particulier qu’il serait intéressant de développer des projets de captation de la mémoire orale. Autant de sources qui permettraient notamment de documenter les collections. Au sein de ces dernières, la dimension contemporaine de l’entreprise doit aussi davantage être prise en compte. En témoignant du travail des postiers d’aujourd’hui à travers des photos, de l’image. En s’attachant également à poursuivre la collecte d’objets récents : documents, mobiliers, véhicules… Sans renoncer bien sûr à trouver des pépites plus anciennes.

 

TDB_1449 - copie 3Dans le cadre de sa rénovation, le musée a fermé ses collections au public et propose aujourd’hui un certain nombre de présentations patrimoniales itinérantes. Projetez-vous d’intensifier cette politique hors les murs ?

Parce qu’elles sont importantes et remarquables, les collections du musée, y compris dans leur dimension philatélique, méritent d’être présentées le plus largement possible. C’est pourquoi, pendant les travaux de rénovation comme au-delà, elles devront être valorisées. Cela passe en particulier par une politique de prêt – d’ailleurs déjà engagée – menée dans une démarche de qualité. En particulier en direction des musées de France, de bibliothèques institutionnelles et aussi le cas échéant d’établissements culturels étrangers…

Mais les présentations hors les murs de fac-similés déjà mises en place par le musée sont aussi nécessaires. Elles permettent en effet d’être également présent dans des espaces publics, des médiathèques, des collectivités…

 

Dans votre précédent poste, vous étiez à la fois conservateur et commissaire d’exposition. Pensez-vous également proposer des projets d’expositions patrimoniales ?

Les collections du Musée de La Poste ont vocation à être montrées au public à Paris, au sein du musée rénové, et à l’extérieur. Leur richesse s’y prête. Des expositions initiées par le musée, et dont nous assurerions le commissariat avec l’institution accueillante, sont parfaitement envisageables. Ces initiatives devraient ainsi favoriser la notoriété du musée et participer à son rayonnement.

Propos recueillis par Rodolphe Pays.

Photos Thierry Debonnaire.

 

Conservatrice, commissaire d’exposition, enseignante…

Diplômée de l’Ecole du Louvre et de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Agnès Mirambet-Paris a notamment été responsable des collections du Centre historique minier du Nord-Pas-de-Calais puis conservateur et co-commissaire d’exposition au Musée de la Marine à Paris. Elle a également enseigné à l’Université d’Artois et à celle de Lille 3. Et assure aujourd’hui ponctuellement des cours à l’Ecole du Louvre. Agnès Mirambet-Paris a rejoint le Musée de La Poste le 1er décembre en tant que conservatrice des collections. Elle succède à Pascal Rabier, qui a fait valoir ses droits à retraite.

 

« Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains » : plus que quatre petites semaines pour voir l’expo actuellement proposée par le Musée de La Poste

exvotoUne allée délicieuse presque au pied de la gare Montparnasse, une bâtisse qui ne l’est pas moins, une expo originale… Trois raisons valables de laisser un instant ses préoccupations de « fin d’année » et de visiter Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains, l’accrochage du Musée de La Poste accueilli en résidence au Musée du Montparnasse.

Dans moins de quatre semaines, l’exposition Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains fermera ses portes. Autrement dit, avec l’approche des fêtes – ses recherches de bonnes idées, ses emplettes, ses préparatifs… -, on pourrait passer à côté. On aurait tort. L’accrochage que propose le Musée de La Poste, en résidence artistique au Musée du Montparnasse toute cette année 2014, mérite le détour. Un joli cadeau à se faire. Avant, pendant et encore un peu après les festivités.

Copyright Hervé Di Rosa

Copyright Hervé Di Rosa

D’abord, l’exposition elle-même. Treize artistes actuels qui revisitent l’univers des ex-voto, leur vocation première, celles qui lui emboîtèrent le pas, leurs intentions louables, ou intéressées, ou détournées, les légendes qui les accompagnent… Avec talent, humour, originalité… Et aussi beaucoup de profondeur. Peintures, installations, sculptures… Des noms ? José Abad, Patrick Bailly-Maître-Grand, Coco Fronsac, Gabriela Morawetz, Hervé Di Rosa…

Marie Vassilieff, photographiée par Man Ray.

Marie Vassilieff, photographiée par Man Ray.

Et puis le lieu aussi. Mythique. L’ancien atelier de Marie Vassilieff. Où elle travaillait, où elle organisait ses « cantines » à l’intention des artistes démunis du Montparnasse des années 1910, où elle recevait Matisse, Modigliani, Juan Gris, Fernand Léger… Un beau cadeau, non ?

Rodolphe Pays

 

« Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains », jusqu’au 3 janvier 2015, une exposition du Musée de La Poste en résidence au Musée du Montparnasse, 21 av. du Maine, Paris 15ème. Ouvert tous les jours (sauf le dimanche) de 13 h à 18 h, entrée libre.

TAD EV copie (2)Le catalogue de l’exposition « Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains » (chez Snoeck), 16 €, la LISA, le timbre à date et l’affiche, 1 €, sont disponibles à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Tél. : 01 53 71 98 49.

Un livre soutenu par la Fondation La Poste contribue à la renaissance du poète Equatorien Alfredo Gangotena

1397Poète Equatorien ayant beaucoup écrit en France – et en français -, Alfredo Gangotena commence à sortir de l’oubli. Un ouvrage encouragé par la Fondation La Poste rappelle son œuvre et sa notoriété à travers les multiples lettres que lui ont adressées les poètes Français de l’époque.

Un poète de génie… Trop longtemps oublié, parce que ni d’ici, ni de là-bas, chez lui en Equateur. Mais c’est quand même à une sorte de début de réhabilitation à laquelle on assiste aujourd’hui : Alfredo Gangotena (1904-1944) sort enfin un peu de l’oubli. Et l’ouvrage Sous le figuier de Port-Cros, auquel la Fondation La Poste a apporté son soutien, contribue à cette renaissance. Le livre rassemble en effet les innombrables lettres que Gangotena a reçu de poètes Français, de directeurs de revues, de l’intelligentsia parisienne, tous les gens qu’il a côtoyés lors de ses années passées en France…

54768_N_27-10-12-23-16-34Alfredo Gangotena est né à Quito, en Equateur, en 1904. Il arrive en France avec sa famille à l’âge de 16 ans. En 3 ans, il apprendra un français exceptionnel. Et très vite commencera à rédiger des poèmes qui susciteront immédiatement l’enthousiasme et l’admiration de l’ensemble des écrivains Français de l’époque. Jules Supervielle, Max Jacob, Jean Cocteau, Valéry Larbaud, Henri Michaux deviendront ses amis. Beaucoup des courriers qu’ils lui adresseront figurent au sein de l’ouvrage.

A la fin des années 1920, Alfredo Gangotena retournera en Equateur, reviendra en France au moment du Front populaire et s’éteindra dans son pays à l’âge de 40 ans. Lyrisme, attachement à sa terre, spiritualité, fragilité, exubérance, violence intérieure marquent son écriture… à redécouvrir.

Rodolphe Pays

35701_I_sous_le_figuier« Sous le figuier de Port-Cros, lettres à Gangotena » (Henri Michaux, Jules Supervielle, Pierre Morhange, Max Jacob, Marie Lalou… ), édition établie par Mireille de Lassus et Georges Sebbag, aux Nouvelles Editions Jean-Michel Place, 270 pages, 14 €. Un livre soutenu par la Fondation La Poste.

En vente à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (tél. : 01 53 71 98 49).

 

Des voix sans nombre

Echos vieillis des nébuleuses

Echos diaphanes dans les rivières et les torrents

Des voix sans nombre allaient mourir, allaient se pendre

Dans les sables arides d’autrefois.

A. Gangotena

 


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