Nouveaux livres, films, accrochages… : vive la rentrée

afficheexvotoUne expo toujours en cours et déjà une autre qui se profile. La rentrée du musée de La Poste, en résidence au Musée du Montparnasse, c’est déjà demain…

L’été s’avance en pente de plus en plus raide… Et la rentrée n’est donc déjà plus qu’une question de rares semaines. Mais la reprise n’est pas seulement celle du labeur, des horaires, des transports, des jours qui raccourcissent, c’est aussi beaucoup de perspectives alléchantes. Les ouvrages de la rentrée littéraire, de nouveaux films, une saison théâtrale qui s’ouvre, des week-end automnaux qui se profilent…

Et bien sûr des expositions. Le musée de La Poste, toujours en résidence au Musée du Montparnasse, peaufine celle qui démarrera ainsi début octobre. Elle sera dédiée aux ex-voto, mais pas les traditionnels, ceux imaginés par une quinzaine d’artistes contemporains. Et en attendant, on peut toujours aller voir ou revoir L’art fait ventre, l’actuel accrochage du musée consacré à la consommation effrénée, la malbouffe… (RP)

"L’art fait ventre", jusqu’au 20 septembre, une exposition du musée de La Poste en résidence au musée du Montparnasse, 21 av. du Maine, Paris 15ème. Ouvert tous les jours (sauf le dimanche) de 13 h à 18 h, entrée libre.

« Ex-voto d’artistes contemporains », du 7 octobre 2014 au 3 janvier 2015.

Le blog du musée de La Poste prend ses quartiers d’été. Pour trois semaines. Rendez-vous début septembre…

 

Phil@poste est à la Une de Culture Timbres, la lettre philatélique du musée de La Poste

CT23 1Culture Timbres, la lettre philatélique du musée de La Poste, consacre l’essentiel de son numéro d’été à Phil@poste. Au sommaire notamment, une interview de Gilles Livchitz, le nouveau patron de l’opérateur philatélique de La Poste.

L’édition d’été de Culture Timbres, la lettre philatélique du Musée de La Poste, est parue. Un numéro largement consacré à Phil@poste, l’institution postale en charge de l’organisation des programmations philatéliques et de la réalisation et de la promotion des émissions de timbres. Dans une longue interview, Gilles Livchitz, le nouveau patron de Phil@poste, détaille les différents axes de la stratégie qu’il entend mener avec ses équipes.

Développement commercial, investissements, innovations, actions en direction des jeunes… , tous les projets et initiatives de l’opérateur philatélique de La Poste y sont évoqués. Des informations concernant l’organisation de Phil@poste – siège, imprimerie, espace commercial, chiffres-clés… – et l’Association pour le Développement de la Philatélie (ADphile), dont Gilles Livchitz est aussi le président, complètent le sujet.

Au sommaire également, des brèves sur les publications du musée de La Poste, ses expositions philatéliques itinérantes, sa bibliothèque… Bonne lecture. (RP)

« Culture Timbres » est disponible sur le site internet du Musée de La Poste (ladressemuseedelaposte.fr, rubrique « Focus ») ainsi qu’en version papier à la boutique du musée, 21 avenue du Maine, Paris 15ème.

 

 

 

 

 

Gilles Livchitz, directeur de Phil@poste : « Le timbre est un produit magnifique »

Développement commercial, présence à l’international, organisations, recherche de la qualité… Gilles Livchitz, le nouveau directeur de Phil@poste, revient sur les différents axes de la stratégie qu’il souhaite avec ses équipes mettre en place.

gilleslivchitz2En tant que directeur adjoint d’abord puis désormais directeur de Phil@poste, vous avez pu prendre la mesure d’un univers qui au départ ne vous était pas familier. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur la philatélie et les philatélistes ?

J’avais des ressentis positifs. Et après avoir travaillé sur ma première Commission des programmes philatéliques, vécu mon premier salon Planète Timbres, assisté à l’émission de plusieurs timbres, rencontré tous les acteurs du milieu du timbre et pris des contacts avec les journalistes spécialisés, mon impression de départ est totalement confirmée.
Je suis sûr maintenant de mon fait, le timbre est un produit – le terme n’a rien de péjoratif – magnifique. Et de surcroît, il y a au sein de Phil@poste des équipes, tant au siège de Gentilly qu’à l’imprimerie de Boulazac, motivées et talentueuses. Très clairement aujourd’hui, j’aime le timbre et j’apprécie la passion qui anime les gens gravitant autour de cet univers.

Quelle est la feuille de route de Phil@poste pour les mois qui viennent ?

Parce que rien ne peut se bâtir sans ce levier, c’est le développement commercial que je souhaite privilégier. Cette stratégie va tourner autour de quatre axes. D’abord contenir l’érosion de la diffusion philatélique en s’ouvrant davantage encore vers le grand public. Et puis relancer la vente de timbres à l’étranger, notamment en nous appuyant sur nos agents-dépositaires en poste sur place.
Toujours à l’international, il importe également de renforcer notre offre de création et de fabrication de timbres auprès des postes étrangères. Et dans ce domaine, nous avons une grande expérience et un très fort potentiel par rapport à nos concurrents.
Il faudra aussi bien sûr continuer de se diversifier, par exemple renforcer notre présence dans le secteur des marchés sécurisés pour aller au-delà de la fabrication de documents d’état-civil, de passeport…

L'imprimerie de Phil@poste est implantée depuis 1970 à Boulazac, en Dordogne.

L’imprimerie de Phil@poste est implantée depuis 1970 à Boulazac, en Dordogne.

Choix des artistes, des techniques d’impression… Une fois les émissions à venir déterminées par la Commission des programmes philatéliques, comment les équipes de Phil@poste s’organisent-elles pour passer à la phase réalisation ?

Il faut d’abord rappeler que la Commission, qui se réunit deux fois par an et est composée d’une vingtaine de membres – responsables de La Poste, du ministère de la Culture, des milieux philatélistes, artistes… -, prend ses décisions sur la base d’une liste synthétisant les 1200 demandes formulées en moyenne chaque année. Et ne pas oublier que l’on travaille près de deux ans à l’avance : la réunion qui s’est tenue début juillet a ainsi permis de choisir la vingtaine de timbres qui sera émise au cours du 1er semestre 2016.
Pour ce qui est de solliciter tel artiste – habitué de l’exercice ou non – pour graver et dessiner un timbre ou de faire appel à telle technique d’impression, ce sont alors les chefs de production de Phil@poste qui entrent en action. Ils évaluent aussi les volumes de production, estiment la valeur faciale, établissent le cahier des charges, assurent un suivi permanent.

A quelles difficultés sont susceptibles d’être confrontés ces responsables de production lors des différentes étapes de réalisation d’un timbre ?

Les aspects juridiques sont très importants. Notamment tout ce qui concerne les droits d’auteur, sujets parfois générateurs d’échanges multiples. La validation de la maquette est également une opération qui demande du temps et de l’attention. La fidélité à l’œuvre reproduite – qu’il s’agisse d’une création ou non – est vérifiée avec soin.
Ces opérations sont également renouvelées à l’imprimerie de Boulazac avant le BAT, le bon à tirer. Et il n’est pas rare que des artistes viennent aussi sur place pour s’assurer que les couleurs correspondent le plus exactement possible à celles de leur travail original.

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Taille-douce, investissements, innovations, politique en direction des jeunes… : la suite de l’interview de Gilles Livchitz est à lire dans le nouveau numéro de Culture Timbres, la lettre philatélique du Musée de La Poste, disponible à compter du 8 août sur le site internet du musée (ladressemuseedelaposte.fr, rubrique "Focus").

Espace Krajcberg, Musée du Montparnasse, Orangerie du Sénat : trois idées de balade pour le week-end

chem1De « petites » et belles expos à voir en ce moment à Paris. Au Chemin du Montparnasse, avec l’Espace Krajcberg et l’expo du Musée de La Poste accueillie au Musée du Montparnasse. Et, pas bien loin, à l’Orangerie du Sénat, avec les accrochages Happy Art et Regards contemporains sur la Commune de Paris.

Frans Krajcberg est un vieux monsieur de 93 ans. Mais toujours bon pied, bon œil. Et un roman – fleuve – à lui tout seul. Né en Pologne, il a 18 ans quand les armées allemandes envahissent son pays. Sa mère, militante communiste, est exécutée par les Nazis. Lui-même est emprisonné, il s’évade, gagne l’URSS, poursuit des études d’ingénieur hydraulicien à Leningrad. Et suit aussi des cours aux Beaux-Arts.

Début 1943, il rejoindra l’armée Polonaise, qui lutte aux côtés de l’Armée rouge sous les ordres de Joukov. De retour chez lui, il est chassé de sa maison… parce qu’il est juif. Il gagne alors l’Allemagne où il retrouve des habitants de son village qui lui confirment la disparition des siens. L’art devient alors sa raison de vivre, de survivre. Il va à Paris, rencontre des artistes, puis se rend au Brésil où il alterne activités d’ingénieur et créations plastiques. Il vit en pleine forêt, dans une maison en bois. Le bois, la passion de sa vie…

krajcbergA Rio de Janeiro, il obtient en 1957 le Prix du meilleur peintre brésilien. Il devient célèbre du jour au lendemain – un tournant surtout utile pour la notoriété de sa démarche -, repart pour Paris, installe son atelier à Montparnasse, noue des amitiés avec Yves Klein, Pierre Restany. De retour au Brésil, il sculpte des troncs d’arbres morts. Découvre aussi les ravages de la déforestation, contre laquelle il ne cessera plus de témoigner.

Racines et troncs brulés deviennent alors définitivement le cœur même de son œuvre. En 1971, il construit sa maison dans un arbre, à dix mètres du sol (« Pour la première fois de ma vie, je me suis enfin senti chez moi »). Et en 2003, l’Espace Krajcberg, son atelier parisien du Chemin du Montparnasse, ouvre ses portes au public pour une présentation des œuvres – tableaux, sculptures, photos – de l’artiste.

Entre exposition permanente et accrochage temporaire, le lieu continue aujourd’hui de proposer des balades hors des entiers battus, au cœur des préoccupations et des réalisations de Frans Krajcberg (et le Musée de La Poste y mène tout au long de l’année scolaire des animations pour les écoles). On peut même parfois y rencontrer l’artiste, il revient chaque automne à Paris fouler l’allée pavée du Chemin du Montparnasse.

chem6De l’Espace Krajcberg au Musée du Montparnasse, il n’y a guère plus de vingt pas. A l’aller ou au retour de la visite à l’amoureux définitif de la nature et des arbres, il faut aussi faire une halte dans ce lieu – ancien atelier de la peintre Marie Vassilieff – qui accueille tout au long de 2014 les expositions temporaires du Musée de La Poste. Après les nuages cet hiver et avant les ex-voto cet automne, c’est la nourriture qui est le thème de l’accrochage proposé. Une nourriture pas toujours réjouissante, mais traitée avec humour et causticité.

Et du Musée du Montparnasse à l’Orangerie du Sénat, il n’y a finalement que quelques centaines de mètres. Cet espace jouxtant le Palais du Luxembourg invite à visiter durant quelques jours encore deux expositions à ne pas manquer .

chemin13L’une est consacrée au mouvement Happy Art Contemporain, qui réunit des artistes bien décidés à prendre la vie côtés sourire, fraîcheur et gaieté (ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils regardent béatement le monde qui les entoure… ). Résultat : des œuvres colorées, faussement naïves parfois, pleines de références aussi, joyeuses… A voir en particulier les œuvres de Frédérique Chemin (photo médaillon à gauche).

Et l’autre décline des Regards contemporains sur la Commune de Paris (un accrochage organisé par l’association Les amies et les amis de la Commune de Paris 1871). Une trentaine d’artistes – Villeglé, Pignon-Ernest… – y donnent leur vision de ces 70 jours de 1871 qui n’ont jamais cessé d’intéresser, d’interroger, de faire rêver sans doute, de désespérer aussi… A voir en particulier les œuvres de Jérôme Gulon (photo médaillon à droite).

De belles balades à Montparnasse et au Luxembourg…

Rodolphe Pays

Espace Krajcberg, ouvert du mardi au dimanche de 14 h à 18 h, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Entrée libre.

« L’art fait ventre », une exposition du Musée de La Poste accueillie au Musée du Montparnasse, jusqu’au 20 septembre, ouvert du lundi au samedi de 13 h à 18 h, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Entrée libre.

Expo « Happy Art Contemporain » et « Regards contemporains sur la Commune de Paris 1871 », jusqu’au 3 août, ouvert de 11 h à 20 h, Orangerie du Sénat, 19 bis rue de Vaugirard, Paris 6ème. Entrée libre.

Photo de Frans Krajcberg : Manu Dias (Secom/BA).

Le Blog de l’Adresse Musée de La Poste part lui-aussi en balade quelques jours. Bonne semaine… et à bientôt sur ladresseip.wordpress.com

 

 

 

 

 

 

Fresque de Keith Haring à l’hôpital Necker : bientôt la rénovation et déjà un timbre

haringtimbreLa seule fresque monumentale en extérieur réalisée en France par Keith Haring va subir l’an prochain une cure de rajeunissement. En attendant le début des travaux, un timbre émis en septembre rendra hommage à l’artiste et à l’œuvre.

L’immense fresque réalisée en 1987 par l’artiste américain Keith Haring (1958-1990) sur une cage d’escalier de secours de l’hôpital Necker-Enfants malades, à Paris, va bientôt être restaurée. Menacée il y quelques années de destruction – en raison de dégradations apparues sur l’œuvre et dans la perspective d’une transformation de la structure de l’hôpital -, elle devrait retrouver en 2015 son intégrité et toute sa beauté. Les fonds nécessaires à sa rénovation ont en effet été réunis grâce au soutien de plusieurs mécènes sollicités par l’hôpital Necker et la Fondation Keith Haring.

keith boitesUne opération à laquelle le Musée de La Poste apporte également sa contribution. Fin 2012, en partenariat avec le Musée en Herbe, le musée avait exposé dans ce but une vingtaine de boîtes aux lettres « customisées » par des street artistes (Speedy Graphito, Jean Faucheur, C215… ). Des boîtes vendues aux enchères quelques mois plus tard au profit de la restauration de la fresque de Keith Haring et de l’accès à l’art des enfants handicapés et des familles défavorisées (une cause à laquelle l’artiste était très attaché, notamment au travers des actions de sa Fondation).

La Poste accompagne aussi l’événement en émettant en septembre un timbre reproduisant l’œuvre de l’artiste. Une manière de soutenir l’engagement de Keith Haring pour les enfants et contre la maladie. La fresque représente en effet des silhouettes en mouvement qui symbolise la vie et l’espoir pour les jeunes patients, leurs parents et le personnel hospitalier. Par leurs lignes joyeuses mêlées à de larges aplats, elles incarnent l’énergie et la volonté de vivre.

haring craieUn message transmis par un grand artiste – à la fois dessinateur, peintre, sculpteur, créateur d’installation… – dont l’ambition a toute sa vie été de mettre l’art à la portée de tous (sur la photo, on le voit dessiner à la craie dans le métro de New-York). Infecté par le virus du SIDA, Keith Haring s’est éteint le 16 février 1990. Il allait avoir 32 ans… Rodolphe Pays

 

Timbre « Keith Haring 1958-1990/Hôpital Necker – Enfants malades », auteur Keith Haring, metteur en page Lunel Dune, impression héliogravure. Photo AP-HP-Hôpital Necker, Keith Haring Foundation.

Timbre disponible à partie du 22 septembre à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Tél. : 01 53 71 98 49.

 

 

 

 

 

 

 

Première Guerre mondiale et 70ème anniversaire du Débarquement : des ouvrages de correspondances soutenus par la Fondation La Poste

ecrisdefranceDe nombreux ouvrages paraissent actuellement à l’occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale et du 70ème anniversaire du Débarquement. La Fondation La Poste apporte sa contribution aux éclairages que constituent ces publications en soutenant plusieurs de ces livres.

La Fondation La Poste, qui encourage l’écriture épistolaire, appuie la publication de différents ouvrages de correspondances liées aux deux derniers conflits mondiaux. Elle soutient ainsi la parution d’un recueil de lettres expédiées par des Français à l’attention de la BBC, la radio anglaise qui diffusait les programmes de Radio Londres. Réunies et présentées par Aurélie Luneau sous le titre Je vous écris de France, ces lettres venues de tout le pays transitaient pour éviter la censure par la Suisse, l’Espagne ou encore le Portugal. Elles disent l’espoir, l’attente de jours meilleurs, encouragent les résistants, remercient les britanniques… Ce sont des pages souvent bouleversantes, des textes politiques, des dessins, des poèmes. Ecrites par des adultes, des enfants…

alphonseLa Fondation a aussi contribué à la publication de correspondances échangées entre un homme et une femme durant la Première Guerre mondiale. Un livre émouvant qui raconte, lettre après lettre, le lien qui se noue petit à petit entre Marguerite, dont le mari est mort au front, et Alphonse, lui-même engagé au combat, qui était le meilleur ami de celui-ci. Une correspondance rassemblée par Frédéric Chémery, le petit-fils d’Alphonse.

A noter également, l’appui apporté au 1er volume (1910-1919) de l’édition de la correspondance entretenue par Romain Rolland et Stefan Zweig.

La Fondation soutient aussi la publication – ce sera en octobre prochain – de courriers inédits et de documents extraits des archives de 65 des 1000 Compagnons de la Libération, l’Ordre créé par le général de Gaulle à la fin de l’année 1940. Un ouvrage publié grâce au travail mené par Guillaume Piketty et Vladimir Trouplin.

Rodolphe Pays

 . « Je vous écris de France », lettres réunies par Aurélie Luneau, aux éditions de L’Iconoclaste.

. « Alphonse et Marguerite », de Frédéric Chémery, aux éditions Le courrier du livre.

rollandzweig. « Romain Rolland-Stefan Zweig, correspondance 1910-1919 », aux éditions Albin Michel.

. « Archives des Compagnons de la Libération – courriers inédits », textes réunis par Guillaume Piketty et Vladimir Trouplin, aux éditions Textuel (sortie octobre 2014).

 

Pour en savoir plus sur la Fondation La Poste : http://www.fondationlaposte.org/index.php

 

 

 

 

La Poste émet un timbre en hommage à Jean Fautrier, un des initiateurs de l’art informel

fautrier timbrePrécurseur de l’art informel, le peintre Jean Fautrier s’est éteint il y cinquante ans. La Poste lui rend hommage en émettant un timbre illustré de son tableau Les boîtes de conserve.

Jean Fautrier est avec Jean Dubuffet l’un des représentants les plus emblématiques de l’art informel. Un courant né après la seconde guerre mondiale qui a atteint sa maturité dans les années 1950.

La conception traditionnelle de la peinture, son cheminement par étapes (idée, ébauche, esquisse, œuvre) ne convient plus aux artistes – Français, Européens, Américains… – qui adhèrent alors à ce mouvement. Aux maîtrises classiques, ils préfèrent désormais des formes nouvelles de spontanéité. Et intègrent ainsi l’aléatoire du geste, voire l’accident, la « tâche » (on parlait même – au départ péjorativement – de tachisme).

Jean Fautrier s’est éteint il y a tout juste un demi-siècle. Né à Paris, il avait très jeune étudié l’art à Londres (il y découvrira ainsi notamment l’œuvre de Turner qui restera pour lui une référence tout au long de sa vie), où à la mort de son père sa famille s’était installée. Après son engagement dans l’armée durant la Première Guerre mondiale, il démarre véritablement sa carrière de peintre.

fautrier portraitEt exposera à Paris pour la première fois dès 1921. Le noir est alors omniprésent sur ses toiles encore figuratives. Ce n’est qu’au milieu des années 1920 que Fautrier s’approchera de ce qui deviendra l’art informel.

S’il n’a jamais cessé de travailler à son œuvre (il a aussi été graveur et sculpteur), il a cependant parfois connu des périodes difficiles. Au point de se consacrer temporairement à d’autres activités (moniteur de ski, directeur d’une boîte de jazz… ).

Résistant pendant la guerre 39-45, il continue cependant sa démarche créatrice. Marqué par l’occupation allemande et les exécutions, il réalisera notamment à cette époque une série intitulée Les otages (pour laquelle il expérimentera la technique de la « haute pâte », une succession de couches de matières travaillées).

Dans les années 1950, Fautrier, multipliera les expositions en France et à l’étranger… sans toujours rencontrer le succès. Il poursuivra ensuite son travail avec des toiles où il associe des lignes colorées, des stries…

Le timbre que La Poste émet à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa disparition reproduit le tableau Les boîtes de conserve. Une toile que Jean Fautrier avait peinte en 1947.

Rodolphe Pays

Timbre « Les boîtes de conserve », auteur Jean Fautrier, metteur en page Stéphanie Ghinéa, impression héliogravure. Création Jean Fautrier/ADAGP Paris 2013. Musée d’Art Moderne/Roger-Viollet.

Timbre disponible depuis le 15 juillet à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (ouverte du lundi au vendredi de 10 h à 18 h). Tél. : 01 53 71 98 49.


Entrer votre courriel pour vous inscrire à ce blog et recevoir gratuitement les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 106 autres abonnés

Nos/vos photos sur Flickr

Belfast

Dublin

Atelier Cartes postales à la Maison pour tous Berty Albrecht 20/08/14

Plus de photos

Notre compte Twitter

Des chiffres

  • 192,229 visites

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 106 autres abonnés