Des « Trésors d’archives » du Musée de La Poste sur le site internet de la Mission du Centenaire 14-18

http-centenaire.org-frLe site internet de la Mission du Centenaire 14-18 vient de mettre en ligne des « Trésors d’archives » du Musée de La Poste. Une vingtaine de documents qui apporte un éclairage complémentaire sur la Première Guerre mondiale.

Trésors d’archives est une des rubriques du Portail internet officiel de la Mission du Centenaire 14-18, institution avec laquelle La Poste a signé au printemps une convention de mécénat. Depuis quelques jours, cette rubrique propose aux internautes de visionner une série d’une vingtaine de documents liés à la Première Guerre mondiale issue des collections du Musée de La Poste.

Accompagnés de légendes explicatives, ces visuels font ainsi apparaître des œuvres, des textes ou des pièces administratives témoignant des combats, des regards portés sur la guerre ou encore des actions alors menées par l’Etat et différents organismes. On peut ainsi notamment y voir un dessin de poilu lisant une lettre datant de 1914, la couverture d’une brochure distribuée aux familles de soldats, une affiche du Comité national des PTT, une carte postale satirique…

Rodolphe Pays

http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/fonds-publics/musees/archives/le-musee-de-la-poste

imagesLa Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale est un groupement d’intérêt public créé en 2012 par le Gouvernement dans la perspective de préparer et de mettre en œuvre le programme commémoratif du centenaire de la Première Guerre mondiale. Constituée par seize membres fondateurs, elle travaille sous l’autorité de Kader Arif, le secrétaire d’État aux Anciens combattants et à la Mémoire.

 

 

 

Pierrette Lambert : « J’avais dans la tête que ma vie serait consacrée à l’art »

lambertPierrette Lambert a tous les talents. Depuis toujours. Dessinatrice, peintre, miniaturiste, créatrice de billets de banque, de timbres… Une rétrospective de son œuvre est proposée jusqu’au 21 novembre à Paris, dans une salle de la Banque de France (cf. le blog du 8 octobre). Et l’artiste rappelle ici quelques étapes de son parcours…

« Je suis née avec ce don, dès que j’ai pu tenir un crayon, j’ai dessiné. Gamine, je décorais la classe de ma mère, qui était institutrice. Pendant ma scolarité, j’ai accumulé les premiers prix de dessin, j’allais le jeudi aux Beaux-Arts de Poitiers et je prenais aussi des cours de sculpture le soir à la mairie de Châtellerault. Et puis à Paris, inscrite dans une école de dessin, j’ai suivi en un an un cursus prévu sur cinq. J’étais vraiment faite pour ça.

Pierrette Lambert a dessiné le billet de banque émis en 1981. "Montesquieu"

Pierrette Lambert a notamment dessiné le billet de banque « Montesquieu » émis en 1981.

J’ai commencé mon activité par les miniatures, la peinture sur ivoire. En travaillant pour des antiquaires, en créant des motifs pour cravate, des broches. J’avais dans la tête que ma vie serait consacrée à l’art. J’ai alors préparé, c’était en 1957, une expo de mes travaux – miniatures, peintures, enluminures… – qui s’est révélée déterminante. Après l’avoir visitée, le directeur de la fabrication de la Banque de France m’a invitée à faire des essais de dessin de billets.

Ca a été le début de plus de 40 ans de collaboration au cours desquels j’ai conçu 35 billets. Plus tard, en 1962, le responsable de la photothèque où je menais des recherches de documentation en vue de dessiner un billet, m’a suggéré de proposer mes services à la Poste pour faire des timbres. Ma candidature a été retenue et j’ai commencé par dessiner deux timbres pour St-Pierre et Miquelon.

Pieta_1988Une autre aventure démarrait, elle m’a amenée à créer 1300 timbres pour la France, Monaco, plusieurs pays africains… J’ai aimé dessiner des timbres sur la nature, sur des personnalités, des écrivains, sur l’art. Je conserve une tendresse particulière pour « La Pietà de Villeneuve-lès-Avignon », la « Victoire de Verdun »…

J’ai cessé de dessiner des billets et des timbres à la fin années 1990, quand ma vue s’est dégradée. Pour la philatélie, c’est vrai qu’à l’époque j’étais aussi un peu désorientée par les contraintes de mise en page qui pouvaient à mon sens dénaturer en partie l’œuvre réalisée ou reproduite. Mais je continue toujours de suivre avec intérêt les sorties de nouveaux timbres. Et je n’ai jamais cessé de peindre. D’ailleurs, entre deux billets et deux timbres, je n’avais souvent qu’une hâte : retrouver ma liberté et réaliser des travaux personnels. »

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Pierrette-Lambert-à-la-Banque-de-France-733x1024Une rétrospective de l’œuvre de Pierrette Lambert est actuellement proposée – jusqu’au 21 novembre – à l’Espace Conférences de la Banque de France, 31 rue Croix-des-Petits-Champs, Paris 1er (du lundi au vendredi de 9 h à 18 h 30, entrée libre). Le Musée de La Poste, partenaire de l’exposition, a prêté des timbres et des maquettes dessinés par l’artiste.

En savoir plus sur l’expo :

https://www.banque-france.fr/la-banque-de-france/organisation/la-banque-en-images/exposition-pierrette-lambert-une-artiste-a-la-banque-de-france.html

Le timbre gravé sort vainqueur des Grands Prix de l’Art Philatélique

photo[2]C’est dans les bureaux de la Chambre des Négociants en Philatélie (CNEP), à Paris, que le jury des 64èmes Grands Prix de l’Art Philatélique s’est réuni mardi dernier.

Sous l’autorité de François Farcigny, le président du jury, une trentaine de personnalités issues du monde de la philatélie a notamment assumé la redoutable tâche de décerner le prix du plus beau timbre-poste français de l’année. Le Musée de La Poste était dans la place…

Le jury des 64èmes Grands Prix de l’Art Philatélique a rendu son verdict. Mais n’a pas encore divulgué (tout à fait) officiellement au public le palmarès. Les résultats des délibérations seront en effet solennellement annoncés lors de l’inauguration du Salon philatélique d’automne, qui se déroule cette année du 6 au 9 novembre à l’Espace Champerret, à Paris (17e arrondissement). En attendant, petit avant-goût de la situation…

photo[1]Le Grand Prix de l’Art Philatélique pour les Territoires d’Outre-Mer, les collectivités territoriales, a ainsi été décerné au bloc des TAAF « Oiseaux marins austraux, de l’imaginaire au réel », dessiné et gravé en taille-douce par Pierre Albuisson. Celui de l’Art Philatélique européen revient à la Slovaquie, pour le bloc « 1150ème anniversaire de l’arrivée des saints Cyrille et Méthode » (une émission commune entre 4 pays).

imagesLe plus attendu, le Grand Prix de l’Art Philatélique français (bloc gommé) a été attribué aux deux timbres-poste « Jean-Jaurès », imprimés en taille-douce, dessinés et gravés par Louis Boursier. A noter, la seconde place obtenue par le timbre émis à l’occasion du 87ème congrès de la FFAP « FFAP/Institut de France », création et gravure de Claude Andréotto.

Sans oublier le Grand Prix de l’Art Philatélique français (bloc gommé), remporté par le bloc « Histoire de France 2013 », dessiné et gravé par Louis Boursier. La seconde place revenant au bloc « Capitales européennes/Vienne », dessiné par Stéphane Levallois et mis en page par Valérie Besser.

Rendez-vous au Salon d’automne pour la cérémonie officielle…

(MN/RP)

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de la CNEP : http://cnep.fr/index.php/actualites/actu-cnep/291-resultats-du-jury-les-grands-prix-de-l-art-philatelique-2014

68ème Salon philatélique d’automne, du 6 au 9 novembre, Espace Champerret, rue Jean Ostreicher, Paris 17ème (ouvert de 10 h à 18 h, entrée libre).

 

« Vu du Front » : une expo du Musée de l’Armée qui montre ce que les combattants ont vu de la Grande Guerre

vu-du-front.-representer-la-grande-guerre_article_demi_colonneLa Grande Guerre vue par les contemporains du conflit : c’est le thème de la nouvelle exposition ouverte depuis quelques jours au Musée de l’Armée. Un accrochage qui présente de nombreuses pièces acheminées à l’époque par la Poste.

On sait toute l’importance du courrier pour les hommes mobilisés sur le front lors de la Première Guerre Mondiale. Dès le début du conflit, des centaines de milliers de lettres à destination de leurs proches sont quotidiennement écrites par les soldats. Et autant leur parviennent. Des chiffres exponentiels, six mois plus tard en effet c’est désormais par millions que se comptent les envois reçus ou expédiés par les combattants.

Des courriers essentiellement familiaux ou amicaux, mais pas seulement. Les plis et colis transmis par la Poste forment en effet à l’époque le principal mode de communication. Et parmi tous ceux émanant du front se trouvent aussi des supports d’information et des témoignages – textes, photos, dessins, tableaux… – notamment destinés aux institutions militaires, à la presse, à des associations…

IMG_2362Bon nombre des documents présentés au sein de l’exposition ouverte depuis la mi-octobre au Musée de l’Armée à Paris – personnels comme « officiels » – ont ainsi été acheminés par voie postale. Intitulé Vue du Front. Représenter la Grande Guerre, l’accrochage réunit plus de 500 pièces qui racontent le quotidien – souvent tragique, quelquefois paradoxal, méconnu aussi et même à l’occasion souriant – de la « Der des Ders ». Y compris au-delà de l’Hexagone, au cœur de tous les fronts – des Balkans, austro-italien, du Levant… – impliqués dans le conflit.

« Ce ne sont pas des regards d’historiens ou des points de vue a posteriori concernant cette guerre qui sont ici proposés, indique Aldo Battaglia, un des commissaires de l’exposition, ce sont les regards de l’époque, les propos pris sur le vif d’acteurs des événements, soldats, artistes ou encore journalistes. » Toutes disciplines confondues, amateurs et professionnels se côtoient ainsi au sein de l’exposition.

IMG_2355La 3ème République et son école avaient formé les petits français au dessin. Devenus adultes, reclus dans les tranchées, beaucoup ont repris le crayon pour accompagner leurs écrits. Leurs œuvres alternent avec celles d’artistes eux-aussi sous les drapeaux ou dépêchés par les autorités militaires ou la presse. « Si la photo joue déjà un rôle de médium, l’armée comme les journaux utilisaient beaucoup à l’époque le dessin où la peinture pour rendre compte du conflit, précise Aldo Battaglia, qu’il s’agisse de travaux effectués par des professionnels ou non. »

IMG_2348Aux côtés de dessins d’anonymes, on trouve ainsi des tableaux du français Georges Scott, d’abord peintre correspondant de guerre puis peintre aux armées. Ou encore des travaux de peintres italiens qui avaient choisi d’aller au combat. L’exposition présente également des toiles d’artistes tels que Félix Valloton (notamment une série de gravures sur bois intitulée « C’est la guerre »), Jacques Villon (« Le cimetière de Châlons »), Albert Gleizes (« Le chant de guerre »), Otto Dix (« Entrée d’une sape », une mine graphite sur papier beige – photo ci-contre)… Un certain nombre d’œuvres réalisées fera l’objet d’expositions – plusieurs affiches en témoignent -, comme celle organisée à Paris de décembre 1916 à février 1917 au profit des œuvres de guerre.

IMG_2350Les documents photographiques qui figurent dans l’exposition sont eux-aussi issus d’amateurs et de professionnels. Vues des combats (parfois aériennes), d’hommes à terre, charges à la baïonnette, moments de détente, burlesques parfois, scènes de fraternisation… Certains des clichés – comme celui d’un soldat au visage pris dans un masque – ont fait l’objet de publications dans des journaux à la fois en Angleterre et en Russie.

Au-delà des œuvres et des objets présentés (sur ce dernier aspect, l’exposition montre aussi des choses étonnantes – poignard/crucifix, cuirasse de tranchée quasi moyenâgeuse… ), des vidéos permettent aux visiteurs de mieux appréhender la dimension internationale de la Grande Guerre. Dans « l’offre » foisonnante autour des commémorations de la guerre 14-18, une expo à ne pas oublier.

Rodolphe Pays

« Vu du Front. Représenter la Grande Guerre », une exposition présentée au Musée de l’Armée jusqu’au 25 janvier, en coproduction avec la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, Musée de l’Armée, 
Hôtel national des Invalides, 129 rue de Grenelle, 75007 Paris. Exposition ouverte tous les jours (sauf 25 décembre et 1er janvier) de 10 h à 18 jusqu’au 31 octobre, et de 10 h à 17 h à partir du 1er novembre. Tarif : 8,50 €.

Le catalogue de l’exposition (392 pages, 540 illustrations) a été réalisé par les éditions « Somogy Editions d’art ».

 

La Poste et la Grande Guerre

La Poste est partenaire de la « Mission du Centenaire 14-18 ». Ses différentes entités culturelles et historiques sont impliquées dans de nombreux projets et initiatives liés aux commémorations de la Grande Guerre.

Plus d’infos : Musée de la Poste : http://www.ladressemuseedelaposte.fr/IMG/pdf/lemag20.pdf; Fondation La Poste : http://www.fondationlaposte.org/; Comité pour l’Histoire de La Poste : http://www.laposte.fr/chp/; Fédération Nationale des Associations de Personnel de La Poste et de France Télécom pour la Recherche Historique : http://http://www.fnarh.com/.

 

 

 

« Faites vos voeux ! Ex-voto d’artistes contemporains » : visite guidée de la nouvelle expo du Musée de La Poste

EVs - 2 minComment 13 artistes contemporains s’approprient et voient la culture votive. C’est le cœur de l’exposition que propose depuis début octobre le Musée de La Poste. Un accrochage qui s’appuie aussi sur la présentation d’ex-voto traditionnels. Aperçu de la visite.

La nouvelle exposition du Musée de La Poste revisite la culture votive. Tout en se référant à la pratique classique de l’ex-voto, l’accrochage s’attache surtout à montrer comment des artistes contemporains s’inspirent d’elle pour en faire émerger leurs propres visions. Mais c’est bien d’abord une quarantaine d’ex-voto traditionnels – issus de collections privées – que découvrent les visiteurs.

Notamment des peintures sur laiton déposées les siècles derniers dans des églises mexicaines. Adressées à la Vierge IMG_2181ou au Christ, ces œuvres formulent des vœux de mère en quête d’enfant perdu, de toréro en danger, de prostituée menacée… Des scènes qui révèlent souvent les singularités inhérentes aux cultures d’Amérique latine.

De petites toiles italiennes traduisent également les souhaits ou les remerciements de marins à l’attention de divinités protectrices. Et puis aussi cette étonnante maquette de temple gréco-romain formant un reliquaire dédié aux saints censés protéger de la peste…

Copyright Sylvie Hazebroucq

Copyright Sylvie Hazebroucq

On accède ensuite aux ex-voto contemporains en traversant d’abord une manière de chapelle ; un couloir du musée ainsi transformé en une nef d’où l’on observe sur la gauche des vitraux factices décorés de scènes reproduisant des ex-voto marins ou des paroles de remerciement. A droite, comme dans une alcôve protégée d’un rideau, les visiteurs peuvent déposer leurs souhaits, demandes, attentes, messages…

Déjà riche de créativité, l’exposition décline alors toutes sortes de représentations et d’allusions votives. De vieux paniers de bois destinés à blanchir les salades se transforment en tableaux à la gloire de peintres, d’écrivains, de héros de fiction… Au centre, l’image de la personne honorée (« sanctifiée » même, le nom de chacune de ces figures est précédé de Saint), et autour, une multitude d’objets en lien avec elle – textes, photos, bijoux…

Copyright Josette Rispal

Copyright Josette Rispal

A côté de ce panthéon, des centaines de petites fioles intégrant elles-aussi toutes sortes d’éléments glissés à l’intérieur. Qu’ils transitent par la mer ou par des expositions, les contenus de ces bouteilles sont autant de messages adressés, transmis…

Plus loin, des tableaux reprennent la tradition de l’ex-voto peint, où figurent le donateur, l’intercesseur céleste et souvent un texte. Avec beaucoup de liberté ; sur la forme – proche de la bande dessinée et du cinéma d’animation – comme sur le fond – résolument drôle et décalé.

A l’étage, c’est une série de photos au sol qui accueille le visiteur. Des clichés grands et petits formats, parfois superposés, d’un modèle avec qui l’artiste a longuement travaillé. Un hommage à une personne qui n’est plus aujourd’hui en mesure de collaborer avec la photographe.

A proximité, d’autres photos. Comme des reliques : chemise d’un fusillé percée par les balles de soldats, camisole de l’hôpital Sainte-Anne, des sacs postaux aussi, porteurs de messages dans différentes langues…

Copyright Xawery Wolski

Copyright Xawery Wolski

Et puis au mur, un impressionnant accrochage d’objets en terre cuite vernis de blanc. D‘authentiques ex-voto modernes. Des membres, bras, mains, pieds, des dents, des sexes, des viscères… Presque du chamanisme. Chamanisme encore, tout près, cette fois avec des animaux – lapin, chien, oiseau… – en bois, grès ou métal parfois couplés avec des objets usuels.

Dans la dernière salle de l’exposition, une longue caisse ouverte, allongée sur le flanc, abrite des fragments trouvés dans des églises arméniennes et grecques. Là-encore, bras, jambes, mains, silhouettes…

Et également de la taxidermie, elle-aussi chamanique, affinée de perles, des bijoux votifs d’une grande délicatesse, des captures d’écrans en mémoire d’un ami de l’artiste.

Et pour finir un retable de 27 photos – sur bois – de cires anatomiques napolitaines de la fin du XVIIIe siècle. Après beaucoup d’autres, une œuvre exceptionnelle…

Rodolphe Pays

« Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains », jusqu’au 3 janvier 2015, une exposition du Musée de La Poste en résidence au Musée du Montparnasse, 21 av. du Maine, Paris 15ème. Ouvert tous les jours (sauf le dimanche) de 13 h à 18 h, entrée libre.

 13 artistes internationaux

José Abad, Patrice Bailly-Maître-Grand, Hervé Di Rosa, Coco Fronsac, Sylvie Hazebroucq, Saùl Kaminer, Gabriela Morawetz, Josette Rispal, Julien Salaud, Sarkis, Alexeï Vassiliev, Xawery Wolski, Sophie Zénon : originaires d’Amérique latine, d’Europe centrale, de Russie, des Canaries ou Français, les 13 artistes qui présentent des œuvres au sein de l’exposition Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains connaissent tous aujourd’hui une notoriété internationale. Sculpteurs, photographes, plasticiens, leurs travaux sont régulièrement proposés partout dans le monde.

 

Copyright Coco Fransac

Copyright Coco Fronsac

 

Copyright Hervé Di Rosa

Copyright Hervé Di Rosa

Pierre Josse : « Je viens de visiter avec ravissement le musée de la Poste… de Pékin »

AVT_Pierre-Josse_4568Eternel routard, le rédacteur en chef des guides du même nom – un fidèle du Musée de La Poste – a récemment fait une halte à Pékin. Au musée postal chinois. Carte postale…

« Le musée de la Poste de Chine est installé dans un très bel édifice contemporain. Immense volume des salles permettant une lumineuse et pédagogique présentation de l’histoire de la communication et de la poste depuis la nuit des temps (explications souvent en anglais bienvenues).

Unknown-1Au 1er étage : on y trouve une riche présentation chronologique de tous les timbres chinois depuis leur création sous les Qing (les célèbres China Candarins).

Au 2ème étage : délice de se fondre dans l’histoire des moyens de transport postal : cheval, bicyclette, train, camion, avion… Rétrospective des bureaux de poste, uniformes, boîtes aux lettres, etc.

Tous les systèmes de transport sous les empires, avec maquettes, dioramas élaborés, estampes, belles illustrations. Reconstitution du système de communication sur la Grande Muraille.

Unknown-2Reportage aussi sur les étapes du courrier le long de la route de la Soie, ainsi que sur les forts de frontière (relais du courrier) sous les Han. Section sur l’organisation de la « poste rouge » pendant la guerre révolutionnaire jusqu’en 1949. Quelques belles enveloppes joliment timbrées, débuts de l’art postal ou mail art (enveloppe avec 48 timbres par ex)…

Et au 3ème étage : la poste moderne depuis 1949. Toutes les nouvelles technologies…

Seul regret, la boutique fort peu achalandée, mais un musée à ne pas manquer ! Comme celui, après sa rénovation, de La Poste française. »

PJ

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« Le musée de la Poste chinoise » : 6, Gongyuan west. Tél. : 65-21-38-94. Métro : Jianguomen (sortie A). Ouvert de 9 h à 16 h (sauf lundi). Entrée libre.

 

 

 

index-Pierre_Josse1Pierre Josse est aussi à ses heures mailartiste. Il expédie régulièrement des courriers aux enveloppes enrichies d’informations et d’images qui sont autant de témoignages sur les pays et les villes qu’il traverse. Dans son exposition sur les carnets de voyage en 2009, le Musée de La Poste avait présenté un grand nombre de ces enveloppes.

 

Citroën : un nom, une marque, une aventure industrielle… et des timbres

RF COLL Citroen 5TP Recto AimagesLa Poste propose une nouvelle collection philatélique dédiée aux constructeurs automobiles les plus emblématiques. Premier volet : l’aventure Citroën, avec deux collectors et un livret-collector.

Citroën, c’est une saga industrielle exceptionnelle, mais c’est d’abord l’histoire d’un nom. L’arrière grand-père d’André Citroën (1878-1935), le fondateur de la marque automobile, est un marchand d’agrumes des Pays-Bas de confession israélite. Il se nomme Roelof. Et en 1810, lorsque Napoléon 1er annexe le royaume de Hollande, les juifs néerlandais sont dès lors soumis au Code Napoléon et tenus de trouver un patronyme afin de faciliter leur identification. Roelof choisit alors Limoenman (« homme-citron »), un surnom que lui donnaient ses clients.

Son fils Barend renonce aux agrumes et se tourne désormais vers le négoce de joyaux, dont l’essor est important au XIXe siècle. Et francise progressivement son nom (Limoenman-Citron, puis Citroen).

RF COLL Citroen 5TP Recto BLa famille s’installe à Paris et le jeune André, qui n’aime pas entendre prononcer la fin de son nom, y ajoute un tréma au « e ». La saga Citroën point déjà. André est un élève brillant, admirateur de Jules Verne (qui l’inspirera toute sa vie). Marqué par la construction de la tour Eiffel, il décide qu’il sera ingénieur et industriel.

Pendant les vacances de Pâques, en 1900, en visite en Pologne dans la famille de sa mère, il découvre un procédé d’engrenages taillés en « V ». André Citroën voit dans ce système le moyen de transmettre des puissances importantes. L’aventure commence. Elle dure encore. Et la marque sait ce qu’elle doit aux chevrons qui ornent toujours aujourd’hui les capots de ses voitures…

Les étapes s’enchaînent : l’école Polytechnique, l’armée, le poste de directeur général du constructeur automobile Mors, la fondation en 1912 d’une usine d’engrenages, la fabrication d’obus pendant la Grande Guerre… Le conflit terminé, André Citroën reconvertit son usine d’armement en industrie automobile, calquant la production sur le modèle Ford. Et c’est la naissance de la Citroën Type A. Bien d’autres véhicules, pas moins célèbres, suivront…

140929200022La Poste rend hommage à Citroën en proposant deux collectors et un livret-collector dédiés aux plus prestigieux modèles de la marque aux chevrons. Une première série qui préfigure une nouvelle collection consacrée aux marques les plus emblématiques du monde de l’automobile.

Rodolphe Pays

 

Prix de vente du collector : 5,50 € (5 timbres lettre prioritaire France 20g)

Prix de vente du livret-collector : 19,90 € (le livret & 10 timbres lettre prioritaire France 20g)

 

Les collectors et le livret-collector seront en vente en avant-première le 25 octobre à :

. Le Citroën C42, de 14 h à 21 h 30, 42 avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris.

. Foire d’Automne (du 24 octobre au 2 novembre) : Porte de Versailles, Parc des expositions, hall 3.3, stand n° 105, tous les jours de 10 h à 19 h .

. Le Carré d’Encre, de 10 h à 18 h, 13 bis rue des Mathurins, 75009 Paris.

Les collectors et le livret-collector seront vendus à partir du 25 octobre 2014, sur le site Internet http://www.laposte.fr/timbres, au Carré d’Encre et par correspondance à Phil@poste Service Clients, Z.I., Avenue Benoît Frachon, BP 10106, Boulazac, 24051 PERIGUEUX CEDEX 09.

Conception : Huitième Jour

 

 

 

 


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