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Mont-Saint-Michel : La Poste et l’Office de tourisme cohabitent à merveille

Première destination touristique en France après Paris, le Mont-Saint-Michel reçoit chaque année plus de 3 millions de visiteurs.
Son bureau de poste, entièrement repensé, accueille depuis quelques semaines l’Office de tourisme du site.

Situé au pied de la Merveille du Mont-Saint-Michel – l’ensemble des édifices exceptionnels bâtis au début du XIIIème siècle -, le bureau de poste du site, entièrement repensé, accueille désormais l’Office de tourisme.

Une première à laquelle s’est associé le Musée de La Poste.

Des évolutions, des aménagements, des dispositions et dispositifs innovants pour ses bureaux, La Poste en a déjà connus, mis en place. Et elle continue, d’adapter son offre, de l’enrichir… D’ajuster sa présence aussi.

Mais là, pour un nouveau concept, c’est un nouveau concept. Celui d’un espace partagé. Et pas n’importe où, pas par hasard, au Mont-Saint-Michel, un des lieux culturels les plus visités de France.

L’idée de réunir La Poste et l’Office de tourisme du Mont-Saint-Michel a été lancée l’été 2018.

Partagé, parce que depuis quelques semaines, la Poste de ce site incomparable par sa situation, sa beauté et son histoire accueille en son sein l’Office de tourisme local.

Une première, jamais auparavant La Poste ne s’était associée dans ses locaux avec d’autres entreprises ou services.

« Installée depuis des décennies à l’entrée du Mont, La Poste voyait depuis quelques années son trafic baisser, et l’Office de tourisme était quant à lui cantonné à proximité dans une implantation exiguë, explique Véronique Lescuyer, la directrice de projets « nouveaux concepts » à la direction du Réseau de La Poste, l’idée, lancée l’été 2018, a été de juxtaposer les prestations, de tendre vers une mutualisation des flux et de mettre nettement plus de place à la disposition de l’Office de tourisme. »

Une première, jamais auparavant La Poste ne s’était associée dans ses locaux avec d’autres entreprises ou services.

Le tout au cœur d’un établissement entièrement rénové, connecté et agencé ergonomiquement.

Esthétique aussi, avec en particulier aux murs des photos du Mont-Saint-Michel réalisées par André Gloux, un artiste de la région dont des œuvres figurent sur un collector de timbres vendu sur place.

Et quand même aux couleurs permettant d’identifier les espaces dédiés des deux partenaires – on ne peut pas tout partager… -, jaune pour La Poste et blanc pour l’Office de tourisme.

A peine plus d’un mois depuis que ce bureau « nouvelle formule » a ouvert ses portes, et les résultats ne se sont pas fait attendre.

Très largement positifs selon Pascal Lusley, le responsable du secteur des espaces commerciaux de La Poste.

« Depuis le lancement le 12 juin dernier de cette cohabitation naissante, la fréquentation et le chiffre d’affaires de La Poste – généré par les timbres, les collectors, les Prêt-à-Poster, les emballages, les accessoires de téléphonie, les objets souvenir… – ont bondi de plus de moitié, indique-t-il, et il faut ajouter à cette satisfaction la vente nouvelle de produits du Musée de La Poste, sacoches et besaces de facteurs en toile, véhicules postaux miniatures, boîtes aux lettres/tirelire… »

Les produits du Musée de La Poste – sacoches, besaces de facteurs en toile, véhicules postaux miniatures, boîtes aux lettres/tirelire… – figurent en bonne place dans l’espace postal du tout nouveau bureau. »

Ces produits symboliques de l’histoire et de la culture postales avaient déjà fait leurs preuves.

Outre leur vente à la boutique du musée, ils sont aussi proposés dans plusieurs implantations postales, comme celles des aéroports de Roissy et Orly, au bureau de la place Bellecour à Lyon ou encore à la boutique du Palais Idéal du facteur Cheval…

Côté Office de tourisme, les premiers retours se révèlent également très encourageants.

« Cela a du sens que l’on travaille ensemble, notre objectif est fondamentalement commun, rendre le meilleur service possible aux visiteurs, affirme Emmanuel Villain, le responsable de l’Office, on a plus de place, les gens qui viennent pour nous passent aussi souvent par La Poste, et inversement. »

Emmanuel Villain, le responsable de l’Office de tourisme, aux côtés de son équipe.

La synergie se traduit aussi par une entraide opérationnelle. Les horaires d’ouverture des deux entités étant un peu décalés, notamment en fin de journée, c’est par exemple l’Office de tourisme qui prend le relais de 18 h à 19 h pour assurer la vente des produits postaux.

Mais la mutualisation n’est pas que celle du « front office » et des mètres carrés, c’est aussi celle des réserves. Lesquelles suscitent cependant quelques menues… réserves.

« Il y a encore des choses à caler, fiabiliser la gestion des stocks, utiliser au mieux les volumes dont nous disposons à l’arrière, admet Pascal Lusley, mais ce sont des ajustements auxquels on va pouvoir procéder assez vite, ça n’empêche pas de bien travailler entre nous et de partager au mieux notre lieu d’activité. »

La cheminée où sont présentés des produits postaux est celle qu’utilisait jadis la célèbre « Mère Poulard » pour cuisiner ses fameuses omelettes…

Un partage qui passe aussi par la tenue. Les chargées de clientèle de La Poste – Marie-Christine, Emma et Claire – comme les membres de l’équipe de l’Office portent tous la même marinière, une production des Tricots Saint-James, entreprise de la région réputée à l’international pour l’élégance et la qualité de ses vêtements.

« L’objectif poursuivi à travers cette première expérience, c’est d’accueillir autrement, d’aller vers le client, d’être plus ouvert, plus convivial, souligne Véronique Lescuyer, ça montre que La Poste sait se réinventer, et l’idée bien sûr c’est de développer plus encore des projets de ce type. »

La perspective d’autres partages pourrait ainsi s’étendre à court terme. Affaire à suivre…

Rodolphe Pays

(photos Bruno Pattou/Rodolphe Pays)

« On avait déjà une bonne entente avec l’Office de tourisme, mais ça s’est renforcé depuis que l’on travaille véritablement ensemble. Ce concept, c’est super, c’est une bonne idée. » Marie-Christine Maurouard, chargée de clientèle.

« Avec les gens de l’Office, on se rend des services, mais on mange aussi entre nous, on prend un café, on discute, on prend la navette qui amène au Mont ensemble, il y a une bonne ambiance. » Claire et Emma, étudiantes, chargées de clientèle saisonnières.

 

« Les sacoches du Musée de La Poste, elles font un tabac, notamment auprès des clientèles asiatiques. Les modèles réduits de véhicules postaux miniature marchent bien aussi, et ce n’est pas rare que des postiers en vacances en achètent. 

Bien sûr aussi les collectors de timbres, les gens se prennent souvent en photo au moment où l’on appose le cachet du bureau. » Pascal Lusley, responsable des espaces commerciaux de La Poste pour le secteur d’Avranches.

« La présence des objets de la boutique du musée dans le bureau du Mont-Saint-Michel est particulièrement enthousiasmante.

En puisant dans nos ressources historiques et culturelles, nous avons l’ambition d’adapter et de développer cette offre de produits à destination des nouveaux concepts de bureaux.

La souplesse de notre organisation nous permet d’être au plus près des spécificités de chacun, et d’envisager de personnaliser notre offre en fonction des sites. » Bruno Pattou, responsable commercial du Musée de La Poste.

On ne peut pas tout partager : ambiance « jaune » pour La Poste, « blanche » pour l’Office de tourisme. Sur la gauche, les photos du Mont-Saint-Michel réalisées par André Gloux.

Emma, chargée de clientèle, et Nathalie, la factrice du Mont-Saint-Michel.

Les équipes de La Poste et de l’Office de tourisme du Mont-Saint-Michel sont habillées de marinières fabriquées à quelques kilomètres par les Tricots Saint-James.

 

 

 

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Exit le chantier, place au musée

(photo Thierry Debonnaire)

On n’en est plus à parler de travaux, mais désormais d’aménagements, d’installations et de finitions.

Et on y est : le Musée de La Poste se pare de ses premiers atours.

L’échéance approche : à l’automne, les visiteurs viendront à nouveau défiler dans les salles des collections, toutes habillées de pied en cap…

Il y avait un bâtiment en complète rénovation, et c’est aujourd’hui un musée qui renaît.

Des salles des collections, les visiteurs auront aussi une vue sur la Tour Eiffel. (photo Thierry Debonnaire)

C’est un signe qui ne trompe pas, une des œuvres symboliques (parmi celles qui dans l’ancien musée ouvraient le parcours historique) vient d’être mise en place au sein d’un des trois plateaux de la nouvelle configuration du Musée de La Poste.

Une objet rare qui devrait continuer de ravir le public.

D’autres pièces intègrent actuellement les collections…

Peinture à l’huile sur toile « Retour du postillon », Anonyme, vers 1840
© Musée de La Poste (photo Thierry Debonnaire)

A sa réouverture au début du mois de novembre, le musée dévoilera ainsi un tout nouveau concept à la fois muséographique et architectural.

Avec une scénographie totalement repensée.

Et une nouvelle distribution de ses espaces : galerie d’accueil et son « Totem » traversant les trois niveaux d’exposition permanente, espaces dédiés aux ateliers, galerie d’exposition temporaire, boutique, auditorium et espaces privatisables.

Rodolphe Pays

Une ambition culturelle et patrimoniale

(photo Thierry Debonnaire)

À la fois musée d’entreprise, musée de société, musée de quartier, le Musée de La Poste labellisé « Musée de France » a pour vocation de présenter, conserver et diffuser le patrimoine postal.

Accessible à tous dans des conditions optimales de visite, le musée rénové mettra en lumière ses collections pour un voyage au cœur de l’histoire de la Poste, de l’art postal et de la philatélie, d’hier à demain.

Réaffirmant ainsi son ambition culturelle et patrimoniale dans le paysage muséal français.

 

Une association de postiers de la région nantaise conserve la mémoire des ambulants, les célèbres « seigneurs » de La Poste

Ambulant lui-même vingt ans durant, de son entrée à La Poste en 1966 à 1986, Jean-Yves Pelon a fondé en 1995, avec son collègue André Gilot, l’association des ambulants postaux de la région nantaise.

Plusieurs associations d’anciens postiers ayant exercé leur activité au sein des ambulants ferroviaires continuent de conserver la mémoire des « seigneurs » de La Poste.

Parmi elles, celle des ambulants de la région nantaise…

« En 1995, quand on a compris que c’était la fin des ambulants postaux ferroviaires, avec mon collègue André Gilot, lui-aussi un ancien du métier, on s’est dit que les wagons, c’était sacré, qu’il fallait garder la mémoire, se souvient Jean-Yves Pelon, alors on a décidé de monter une asso qui raconte un peu nos parcours, le tri du courrier la nuit dans les trains, le travail en équipe, l’ambiance… »

De 1966 à 1973, Jean-Yves Pelon a été affecté sur la ligne des ambulants de Paris à La Rochelle (« c’était près de chez moi, et ce n’était pas trop demandé »).
Et de 1973 à 1986, sur le Nantes à Lyon (St-Germain-des-Fossés).

L’association d’ambulants postaux de la région nantaise était née. Très vite forte de pas mal de postiers originaires de l’ouest de la France qui avaient pour la plupart exercé leur activité sur les lignes de chemin de fer desservant les grosses agglomérations de la région.

Depuis une petite dizaine d’années, Jean-Yves n’était plus ambulant – après deux décennies de bons et loyaux services, il avait raccroché en 1986 pour reprendre une vie de famille plus conventionnelle – mais avait conservé de solides contacts avec ses ex-collègues.

Ainsi qu’avec un certain nombre d’agents de la SNCF qu’il avait eu à l’époque l’occasion de côtoyer.

Des relations intactes qui vont permettre à l’association de se doter de wagons postaux.

« Beaucoup de ces véhicules devenus inutiles étaient alors parqués à Villeneuve-Saint-Georges, dans le sud de la région parisienne, raconte-t-il, on a pu en obtenir deux et les ramener au centre de tri de Nantes, où subsistaient encore les rails et le quai postal. »

Depuis que ses deux wagons postaux ont été vandalisés, c’est par des panneaux que l’association présente désormais l’histoire des « seigneurs » de La Poste.

On est en juin 1996. Et l’arrivée de ces matériels roulants ouvre de belles perspectives.

Les deux fondateurs de l’association – l’un et l’autre toujours postiers, Jean-Yves ne prendra sa retraite qu’en 2002 – continuent de lancer des appels au peuple, d’approcher tous les anciens ambulants de leur connaissance.

Ainsi que d’autres postiers intéressés eux-aussi par le projet.

Beaucoup d’entre eux rejoignent l’association. Et la première assemblée générale se tient en septembre au sein même d’un des deux wagons.

Un panneau présente aussi quelques-uns des wagons postaux utilisés au XIXème siècle.

« C’était vraiment un moment émouvant, le départ d’une belle aventure, se rappelle Jean-Yves Pelon, on a même vu des gars verser quelques larmes à l’ouverture des portes des wagons. »

Panneaux d’informations, objets, documents, outils sont petit à petit installés, formant une exposition permanente. Des visites sont organisées, pour des écoles, des clubs de retraités, des associations de postiers…

Les wagons ouvrent aussi leurs portes lors des journées du patrimoine.

Le conseil général de Loire-Atlantique apporte son soutien, la direction des activités sociales de La Poste aussi…

Au-delà des panneaux, l’association expose également des objets. Ici, un « bureau de travail » de l’ambulant courrier convoyeur (affecté sur les lignes transverses), avec à l’intérieur, cachets, tampons…

Mais au bout de quelques années, les choses se compliquent. La SNCF prévient : les rails accédant au centre de tri devant être retirés, les wagons seront alors condamnés à rester sur place. Et en cas de déplacement du centre de tri, pas d’autre solution que leur destruction.

« On a rebondi à Vertou, au sud-est de Nantes, tout près de la gare, précise Jean-Yves Pelon, on y a acheminé les wagons et on a pu poursuivre nos visites, nos animations. »

L’embellie ne durera que trois ans. Avec la construction des infrastructures du busway de Nantes, il a fallu à nouveau déménager. Toujours à Vertou, mais cette fois dans un lieu un peu à l’écart.

« Ca a marché un temps, mais c’est devenu vite assez compliqué, à cause de dégradations successives et de plus en plus importantes, déplore Jean-Yves, et puis tout a fini par être saccagé, alors on a décidé d’abandonner les wagons – ils ont été ferraillés – et de poursuivre uniquement à travers des expos itinérantes et des présences à diverses manifestations. »

Un déchirement sans doute, mais Jean-Yves n’est pas homme à renoncer. C’est ainsi que lui et ses collègues participent désormais par exemple aux « Quatre Jeudis », une foire aux métiers organisée à Challans, en Vendée, qui se tient à deux reprises durant l’été.

Ils y exposent notamment une série de panneaux qui racontent bien sûr les ambulants, mais aussi La Poste à travers les siècles, les différents moyens de transports utilisés… Et reçoivent à chaque fois un accueil enthousiaste de la part des visiteurs.

« On fait aussi des expos à Nantes, dans différents lieux, à la demande aussi, poursuit Jean-Yves, on est également sur le portal malin, le site culturel de La Poste, et puis on est aidés par la FNARH, la fédération pour la recherche historique de La Poste et de France-Télécom. On continue ainsi d’œuvrer à maintenir la mémoire de ce métier qui a tant compté pour nous. »

Rodolphe Pays

 

Jean-Yves Pelon : « Tout le monde faisait tout »

« Un ambulant, c’est quelqu’un d’assez particulier, d’indépendant, mais qui a l’esprit d’équipe, pour qui la camaraderie n’est pas un vain mot.

Entre ambulants, il n’y avait pas de grade, il y avait de l’entraide, tout le monde faisait tout.

Pour autant, ce n’était pas toujours facile de s’intégrer dans les équipes en place quand on débarquait comme jeune ambulant. Il fallait montrer qu’on adhérait à la communauté.

Le bout de ligne, avant le retour le lendemain, c’était bien aussi. Parfois, on avait des vélos sur place, on allait se balader. On faisait des repas entre nous, avec les gars de la SNCF aussi.

Il arrivait même que l’on voyage dans la cabine du conducteur du train. »

Contact : jean-yves.pelon@orange.fr

 

 

 

 

 

Edition 2019 du prix « Envoyé par La Poste : les six ouvrages en lice dévoilés

Via sa Fondation, La Poste a créé en 2015 le prix « Envoyé par La Poste ». Avec pour objectifs de soutenir des projets littéraires talentueux, écrits en langue française et adressés au comité de lecture des éditeurs par voie postale.

La liste des ouvrages sélectionnés pour l’édition 2019 du prix « Envoyé par La Poste » a été dévoilée il y a quelques jours lors du Marathon des mots de Toulouse.

Premier attribué de la rentrée littéraire, le prix sera annoncé le 26 août.

Des manuscrits à destination d’éditeurs qui transitent par La Poste, ça ne date pas d’hier.

Et ils ne font pas forcément poste restante, ne demeurent pas tous lettre morte parmi les cohortes d’ouvrages candidats à la publication parvenus plus officiellement. Ou plus « amicalement ».

S’ils sont il est vrai peu nombreux au final à être retenus, des exemples récents confirment qu’il peut s’agir d’œuvres littéraires importantes, voire majeures.

Acheminés et distribués par le facteur, le Truismes de Marie Darrieussecq, le Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part d’Anna Gavalda ou encore L’art français de la guerre d’Alexis Jenni – Goncourt 2011 – en apportent des preuves pour le moins éclatantes.

La Fondation La Poste favorise le développement humain et la proximité à travers l’écriture, pour tous, sur tout le territoire et sous toutes ses formes.

La Poste ne s’y est pas trompée.

En créant via sa Fondation en 2015 le prix « Envoyé par La Poste », elle souhaitait soutenir des projets littéraires divers et talentueux, écrits en langue française et adressés au comité de lecture des éditeurs par voie postale.

Une manière de fidélité à sa vocation : être au service de tous, partout, tout le temps…

Lauréate de l’édition 2018, Pauline Delabroy-Allard a été distinguée pour son roman « Ca raconte Sarah », diffusé à 43 000 exemplaires et traduit dans une dizaine de langues.

Le prix récompense ainsi depuis cinq ans un ouvrage découvert par un éditeur sans qu’aucune recommandation, pression ou moindre copinage ne soient intervenus.

Et la qualité a toujours été au rendez-vous.

On se souvient par exemple de la lauréate 2018, Pauline Delabroy-Allard, distinguée pour son roman Ca raconte Sarah.

L’ouvrage, assez largement plébiscité par la presse, avait très vite rencontré son public (diffusé à 43 000 exemplaires et traduit dans une dizaine de langues).

Présidé par Olivier Poivre d’Arvor, le jury rendra son verdict le 26 août. En attendant, on peut déjà tout l’été se faire sa propre idée…

Rodolphe Pays

 

Les six livres sélectionnés…

  • Adrien Blouët, L’absence de ciel, éditions Noir sur Blanc / Notabilia
  • Olivier Dorchamps, Ceux que je suis, éditions Finitude
  • Mathilde Forget, À la demande d’un tiers, éditions Grasset
  • Victoria Mas, Le Bal des folles, éditions Albin Michel
  • Anne Pauly, Avant que j’oublie, éditions Verdier
  • Beata Umubyeyi Mairesse, Tous tes enfants dispersés, éditions Autrement

 

 

 

et leurs auteurs

Adrien Blouët, Olivier Dorchamps, Mathilde Forget, Victoria Mas, Anne Pauly et Beata Umubyeyi Mairesse. (Photos Marc Melki / Sandrine Cellard / Jean-François Paga / Astrid Di Crollalanza / DR VERDIER / Rodolphe Escher)

 

Les membres du jury 

Olivier Poivre d’Arvor, écrivain, ambassadeur de France en Tunisie, président du jury

Pauline Delabroy-Allard, professeur-documentaliste et écrivaine (lauréate du 4ème Prix « Envoyé par La Poste »)

Dominique Blanchecotte, présidente de Paris Sciences et Lettres Alumni

Marie-Laure Delorme, journaliste

Serge Joncour, écrivain

Marie Llobères, déléguée générale de la Fondation d’entreprise La Poste

Christophe Ono-dit-Biot, écrivain, directeur adjoint de la rédaction du magazine Le Point

 

Site de la Fondation La Poste : http://www.fondation.laposte.fr/

 

 

 

Le Musée de La Poste présent à un colloque international d’histoire postale organisé en Italie

Près de 40 chercheurs et historiens représentant une dizaine de pays – Allemagne, Brésil, Canada, Danemark, Espagne, Etats-Unis, France, Grèce, Italie et Suisse – étaient présents au colloque international d’histoire postale qui s’est tenu à Prato, en Italie, du 13 au 15 juin.

Intitulé Perspectives multidisciplinaire et diachronique, un colloque international d’histoire postale vient de se tenir en Italie.

Un événement organisé par l’Institut d’études historiques postales de la ville de Prato que dirige Bruno Crevato Selvaggi, éditeur et historien également vice-président de la fédération des sociétés philatéliques italiennes…

Près de 40 chercheurs et historiens représentant une dizaine de pays – Allemagne, Brésil, Canada, Danemark, Espagne, Etats-Unis, France, Grèce, Italie et Suisse – étaient présents au colloque international d’histoire postale qui s’est tenu à Prato, en Italie, du 13 au 15 juin.

Echanges, conférences et tables rondes se sont déroulés tout au long de ces trois journées.

Tourelle extérieure de la cathédrale de Prato. C’est dans cette ville italienne située à une vingtaine de km au nord de Florence que Francesco di Marco Datini a inventé la lettre de change. La cité a notamment vu naitre le journaliste et diplomate Curzio Malaparte et le footballeur Paolo Rossi.

Le Comité pour l’Histoire de La Poste française (CHP) était représenté par Sébastien Richez, qui a fait une communication concernant les recherches menées sur l’histoire postale française depuis 1939.

Des recherches qui font suite au travail initié par Eugène Vaillé (1875-1959), bibliothécaire du ministère des PTT et fondateur du Musée de La Poste ouvert en 1946 à Paris.

Le Musée de La Poste était lui représenté par Christine Suc-Rouxel, directrice adjointe, qui prépare actuellement un colloque sur l’avenir des musées postaux européens (manifestation qui devrait se dérouler à Paris du 11 au 13 mai 2020).

Les autres communications ont porté aussi bien sur l’origine du premier relais de poste d’Etat implanté dans le duché de Milan au XIVème siècle, sur les messagers des Nations dans l’Université de Paris au Moyen Age, l’architecture postale italienne entre futurisme et rationalisme que sur la libéralisation et la concurrence sur le marché postal scandinave au début du XXIème siècle …

Un prochain colloque est prévu pour 2021 à la même époque de l’année. Toujours à Prato.

Christine Suc-Rouxel /Rodolphe Pays

 

 

Bientôt le nouveau Musée de La Poste : la preuve par l’image

Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours, disait Napoléon, qui pourtant aimait les mots, le plus souvent dictés, sa pensée distançant systématiquement sa plume.

Quelques bonnes photos procurent aussi la même satisfaction, font œuvre d’imparables démonstrations.

Le chantier de rénovation du Musée de La Poste approche de son terme. La preuve par l’image…

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

Extraits de leurs réserves, les pièces, objets et œuvres qui seront exposés dans les salles de collection arrivent au musée…

Les plus volumineux d’entre eux sont déchargés par des engins de levage…

 

 

… puis hissés le long de la façade extérieure via une nacelle automotrice…

… et enfin introduits dans le bâtiment avant d’être mis en place.

 

 

 

 

 

La nouvelle bonne idée de Timbres magazine : des hors-séries « Atlas »

Le 5ème hors-série de Timbres magazine ouvre par les lettres A et B une série d’Atlas philatéliques.

La philatélie mène à tout. A condition d’en sortir… toutes ses substances.

Et de substances, c’est vraiment le moins que l’on puisse dire, elle n’en manque pas.

Le nouveau hors-série de la revue Timbres magazine en apporte une fois encore une preuve éclatante.

Alors, pour savoir plus de géographie, d’histoire, d’économie, de politique – iconographie, chiffres et anecdotes à l’appui -, à vos commandes…

Combien de fois, de temps faudra-t-il le répéter, le marteler ? Comment ne pas en être convaincu, que faire pour que plus d’enseignants, de politiques, de parents, d’artistes et autres acteurs sociaux en soient persuadés ?

« Loin de se contenter de lister les pays émetteurs, ce numéro répertorie les timbres de villes, de régions, de bienfaisance, de postes privées mais aussi de fantaisies. C’est à un voyage extraordinaire dans le temps et dans l’espace auquel les lecteurs sont conviés. » Gauthier Toulemonde, rédacteur en chef de Timbres magazine. (photo La Voix du Nord)

Et transmettent alors le message, le flambeau à tous, et en particulier aux jeunes générations : la philatélie est un voyage sans limite, une mine inépuisable de tous les savoirs, le lieu de tant de rencontres. Et de plaisir aussi.

A chaque parution, les lecteurs de la revue Timbres magazine peuvent témoigner de cette richesse trop souvent ignorée. Une profusion éclectique, nourricière, surprenante qui se mesure peut-être davantage encore avec les hors-séries que la revue édite régulièrement.

C’est l’Abkhazie qui ouvre le hors-série, suivent Abou Dhabi, le Territoire français des Afars et des Issas…

Le dernier en date – cinquième du nom – est à cet égard édifiant. Un petit bijou de connaissances les plus diverses.

Il s’agit pas moins d’un atlas qui réunit une foule d’informations, de photos, d’anecdotes, de données…

Une belle lignée s’annonce d’ores et déjà, ce hors-série « se cantonnant » en effet à explorer les lettres A et B.

Mais dès maintenant, il y a de quoi faire, s’amuser, s’instruire… : pas moins de 400 « entrées »…

« Loin de se contenter de lister les pays émetteurs, ce numéro répertorie les timbres de villes, de régions, de bienfaisance, de postes privées mais aussi de fantaisies, indique Gauthier Toulemonde, le rédacteur en chef de la revue, c’est à un voyage extraordinaire dans le temps et dans l’espace auquel les lecteurs sont conviés. »

Pas que des mots pour attirer le chaland. Ce hors-série se démarque (mais sans s’en exonérer) des productions philatéliques officielles pour visiter aussi les plus étonnantes, les plus improbables.

On évoque ainsi à travers leurs émissions des pays non reconnus par l’ONU, des pays disparus ou dont les noms ont changé, des contrées éphémères ou imaginaires.

Et on traite aussi via leurs timbres de gouvernements en exil, de bureaux à l’étranger, de villes, de région ou même de préfectures…

L’Abkhazie ouvre la marche, avec son statut toujours indéterminé, suivent Abou Dhabi, dont on rappelle que cet émirat fut un « protégé » de la Grande-Bretagne, le Territoire français des Afars et des Issas, ex Côte française des Somalis devenue après un référendum en 1977 République de Djibouti…

C’est « Brooklyn » ou presque qui clôt le hors-série, avec ses étonnantes « postes locales » (Bazaar of Brooklyn, timbres de bienfaisance utilisés pour des kermesses, Ledger Dispatch poste éphémère supprimée après quelques mois d’activité, Robinson & Co, une poste dont on ne connaît rien exceptés les huit exemplaires recensés du seul timbre apparemment émis).

Si utiles à la compréhension des relations, des proximités et des tensions actuelles entre les continents, les Afriques coloniales sont décryptées : les Afriques occidentales française et espagnole, les Afriques orientales allemande et italienne. Autant d’informations éclairantes, nécessaires…

Et aussi l’Allemagne occupée, l’Antarctique l’Arménie…

Et puis les « B » : Bahamas, Bahrain (avec sa dynastie des Khalifa, son régime de monarchie constitutionnelle), Bohême, Botswana (pays pauvre jusqu’à ce que l’on y découvre un gisement diamantifère qui va le propulser en tête des exportateurs de pierres précieuses)…

Timbres, histoire(s), événements, anecdotes, repères se succèdent.

Pour finir ou presque par Brooklyn et ses étonnantes « postes locales » (Bazaar of Brooklyn, timbres de bienfaisance utilisés pour des kermesses, Ledger Dispatch, poste éphémère supprimée après quelques mois d’activité, Robinson & Co, une poste dont on ne connaît rien exceptés les huit exemplaires recensés du seul timbre apparemment émis).

Un numéro de Timbres magazine qui s’apparente à un immense voyage exploratoire autour de la planète. C’est vrai que son rédacteur en chef – les chiens ne font pas des chats – est aussi membre de la Société des explorateurs français.

On attend déjà avec impatience que s’égrènent les prochaines lettres de l’alphabet…

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

Pour commander le hors-série de Timbres magazine « L’Atlas de A à B » : http://www.timbro.fr/fr/editions-timbropresse/16823-le-dessous-des-timbres-hors-serie-n-4.html

 

 


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