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« L’alphabet du chat » : le nouvel album de Nicolas Vial

Le nouvel album de Nicolas Vial associe les chats et l’alphabet.

Un ouvrage que le peintre et dessinateur – artiste ami du Musée de La Poste – a réalisé à l’usage des amoureux des lettres et des mots de toutes les générations.

Appeler un chat un chat, s’entendre comme chien et chat, jouer au chat et à la souris… Les aphorismes et citations autour du chat ne manquent pas. Ces dictons et expressions, Nicolas Vial en a fait les légendes des dessins – de chats – du récent album qu’il vient de publier.

Il en a retenu 26 au total. Pas par hasard : chacun d’eux accompagne une lettre de l’alphabet que le dessinateur a revisité à travers une série de félidés prenant des poses « typographiques ».

Lancé en avant-première début novembre au Salon du livre de Trouville, ce nouvel ouvrage de Nicolas Vial a reçu un bel accueil de la part des visiteurs. Toutes générations confondues. Les plus jeunes prennent plaisir à déchiffrer des lettres campées par un animal qui leur est souvent familier. Apprennent et s’amusent aussi des mots qui vont avec.

Et les adultes apprécient de retrouver la patte, la manière de malice – que l’on retrouve, symbolisée, dans les clins d’œil discrets ou appuyés de plusieurs des chats dessinés -, la justesse singulière d’expression et d’évocation de l’artiste.

Nicolas Vial aime les chats. Depuis l’enfance. La maison familiale, au grand sud de Paris, en était remplie. Pas moins de sept, paraît-il (comme autant des vies qu’on leur prête… ). Le peintre et dessinateur leur avait d’ailleurs déjà consacré d’autres livres, et on en observe aussi régulièrement dans ses tableaux.

C’est en travaillant sur un projet d’illustrations pour un recueil de nouvelles évoquant Venise que l’idée de cet album est née.

« En voyant quelques lettrines en forme de chats que j’avais réalisées dans ce cadre, Philippe Sylvestre, le patron des éditions Circonflexe m’a demandé si l’idée de créer un alphabet complet sur ce mode m’intéresserait, explique Nicolas Vial, c’est parti comme ça, je m’y suis mis, en direct, sans modèle, en travaillant ainsi que je le fais souvent, faisant boire les encres avec les gouaches, les aquarelles… »

On l’aura compris, à l’approche des fêtes, l’expression « Acheter chat en poche » ne convient pas à L’alphabet de Nicolas Vial.

Rodolphe Pays

L’alphabet du chat, de Nicolas Vial, éditions Circonflexe (16 €).

Dessinateur de timbres, longtemps illustrateur de publications éditées par La Poste, peintre officiel de la Marine, Nicolas Vial a exposé ses dessins de presse (notamment ceux réalisés trente ans durant pour Le Monde) en 2012 au Musée de La Poste.

Pour feuilleter l’album :

https://www.circonflexe.fr/catalogue/nouveautes/l-alphabet-du-chat

 

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Street art au Musée de La Poste : « Que faites-vous de votre liberté » interrogent les pigeons voyageurs de SONAC Sophie Photographe

Depuis deux ans, la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste est aux mains de street artistes.

SONAC Sophie Photographe vient d’y afficher une douzaine de pigeons voyageurs géants…

Ce sont des pigeons qu’elle a fait se poser sur la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste. Une douzaine. Aux robes claires, sombres, marbrées…

(Photo Thierry Debonnaire)

Grandeur bien plus que nature, imposants, telles des statues d’Horus en surplomb du trottoir.

Certains font face aux passants, d’autres les regardent de profil, la tête parfois un peu penchée, comme pour mieux les observer.

Qu’est-ce qui a poussé SONAC Sophie Photographe à placarder ces photos géantes de volatiles urbains parfois mal-aimés, elle qui le plus souvent essaiment les villes d’éléphants, de tigres, de lions… ?

« On a eu de bons contacts avec les passants en collant les photos, des gens nous ont dit que c’était sympa de voir des artistes travailler, d’autres auraient même été intéressés pour avoir ces photos chez eux… », SONAC Sophie Photographe. (Photo T. Debonnaire)

« Quand elle m’a proposé de prendre la suite des street artistes qui habillent à tour de rôle cette palissade depuis deux ans, Céline Neveux, la commissaire de cette exposition originale initiée par le Musée de La Poste, m’avait parlé des pigeons voyageurs utilisés par les services postaux pendant le siège de Paris en 1870, raconte-t-elle, et comme peu de temps auparavant j’avais réalisé pour la première fois des clichés de pigeons chez un ami, j’y ai vu comme un signe, l’idée m’a plu, je me suis lancée. »

« Sauvages », en voie de disparition, exotiques comme plus proches, l’artiste aime tous les animaux. Sa passion pour eux remonte à loin.

Si depuis des années, elle colle leurs photos sur les murs des villes, de préférence dans les quartiers populaires (« C’est plus simple, mieux reçu, les gens sont demandeurs, et puis les façades de vieux bâtiments, d’usines, les passages, la diversité des matériaux, les dégradations aussi parfois, c’est ce que j’aime, ce qui m’intéresse »), c’est enfant qu’elle s’est sentie « habitée » par eux.

« Toute petite, je rêvais d’animaux géants, de girafes, d’éléphants, de félins… »

« Toute petite je rêvais d’animaux géants, de girafes, d’éléphants, de félins, se souvient-elle, encore aujourd’hui, il m’arrive en dormant de voir des chats se transformer en panthères, qui grossissent, vont, viennent, détalent. C’est une attirance irrépressible, et toujours respectueuse. »

Pour cette fresque du Musée de La Poste, la photographe et street artiste a travaillé selon son habitude. D’abord en repérant le lieu, pour concevoir un projet en cohérence avec lui, son environnement, sa destination…

« Je voulais que ce soit graphique, que les pigeons soient d’espèces différentes, indique-t-elle, qu’il y ait des nuances de couleurs, de positions, d’attitudes. »

Sont ensuite venues les prises de vue. Toujours en noir et blanc, relevées au final de sépia, sa marque de fabrique.

« Quels que soient les animaux qui m’intéressent, je les effectue systématiquement dans des parcs animaliers, explique SONAC Sophie Photographe, au-delà même du coût, les réaliser dans le cadre de safaris ne convient de toute façon pas à ce que je fais, c’est difficile de s’approcher vraiment des animaux, il y a beaucoup d’obstacles, de végétations qui peuvent gêner. »

La photographe a ainsi pris plus de 150 clichés de pigeons issus de trois élevages différents. Et en a sélectionné douze. Qu’elle a préparés et adaptés dans son refuge-atelier de Bourgogne.

« Quand j’ai commencé la photo, je travaillais en argentique, mais depuis une dizaine d’années, je suis passée comme à peu près tout le monde au numérique, précise-t-elle, je continue cependant à pratiquer le numérique avec l’esprit et l’équivalent des techniques de l’argentique. »

(Photo SONAC Sophie Photographe).

C’est à l’aide d’une imprimante autorisant les très grands formats que SONAC Sophie Photographe a réalisé les tirages papier – de véritables lés – destinés à être collés sur la palissade du musée.

« Cette imprimante, je l’appelle parfois mon agrandisseur, c’est toujours mon côté argentique, sourit-elle, c’est un outil précieux, il a beaucoup de qualités, en particulier celle de rendre des noirs très profonds. »

Les pigeons, qui semblent désormais garder le Musée de La Poste, portent le même regard et le même message que tous les autres animaux apposés un peu partout dans les villes par SONAC Sophie Photographe sur les murs : ils nous observent tranquillement, ne semblent pas nous juger, suscitent et attendent nos réactions.

« Pour moi, ils disent vous nous avez chassés, avec ces photos on revient, toujours libres, et vous, que faites-vous de votre liberté, regardez-nous, regardez-vous. », SONAC Sophie Photographe.

« Pour moi, ils disent vous nous avez chassés, on a perdu beaucoup de nos espaces, avec ces photos on revient, et on est toujours libres, explique l’artiste, et vous, que faites-vous de votre liberté, regardez-nous, regardez-vous. »

Le nom de SONAC Sophie photographe ne figure pas sur sa fresque du Musée de La Poste. Ni d’une manière générale sur aucune de ses œuvres.

« Il n’est pas nécessaire que j’apparaisse, c’est mon travail que je mets en avant, pas moi » dit-elle simplement.

Un travail à ne pas oublier d’aller voir. C’est jusqu’en janvier devant le Musée de La Poste…

Rodolphe Pays

Ralentir Street Art

Une exposition proposée sur la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste pendant toute la durée des travaux.

Jusqu’au 14 janvier, SONAC Sophie Photographe.

En savoir plus : http://sophiephotographe.com/.

 

 

Le 20ème Prix Wepler-Fondation La Poste couronne les premiers romans de Guillaume Poix et Gaël Octavia

Le couturier Christian Lacroix a réalisé l’affiche du 20ème anniversaire du prix Wepler-Fondation La Poste.

La saison littéraire se poursuit : le 20ème prix Wepler-Fondation La Poste et la « Mention » qui l’accompagne ont été remis hier soir.

C’était un bel anniversaire hier soir à la brasserie Wepler, place de Clichy à Paris. Celui des 20 ans du prix Wepler-Fondation La Poste.

Comme à chaque édition, l’événement était joyeux, fortement fréquenté, dissipé et bavard aussi…

Dans le discours qu’il a prononcé, Guillaume Poix, le lauréat, n’a cependant pas manqué de rappeler un autre anniversaire, celui du 13 novembre 2015.

La chanteuse et comédienne Dani, présente à cette soirée pour un set amical d’une demi-heure en préambule au dévoilement du prix, a elle aussi rendu hommage aux victimes de la série d’attentats perpétrés à Paris il y a deux ans.

Aux côtés de Guillaume Poix, couronné pour son livre Les fils conducteurs, c’est Gaël Octavia qui a reçu la « Mention » pour son ouvrage La fin de Mame Baby. Pour l’un et l’autre de ces deux jeunes auteurs, il s’agit de leur premier roman.

Chritine Suc-Rouxel, membre du jury 2017, aux côtés des deux lauréats, Guillaume Poix et Gaël Octavia.

Le choix du jury – à chaque édition renouvelé, une des spécificités du prix – réjouit en particulier Christine Suc-Rouxel, collaboratrice du Musée de La Poste qui en a été membre cette année (la composition du jury comporte toujours un postier).

« Parmi les très bons livres sélectionnés, j’avais notamment beaucoup apprécié la qualité littéraire, l’originalité et la sensibilité des deux ouvrages récompensés au final, explique cette lectrice insatiable, j’avais soutenu ces deux auteurs et je suis très heureuse de leur succès. »

Rodolphe Pays

Le prix Wepler-Fondation La Poste revient à  Guillaume Poix pour Les fils conducteurs (Verticales).

La mention spéciale du jury salue La fin de Mame Babyde Gaël Octavia (Gallimard).

 

Propos entendus dans les allées du 71ème Salon philatélique d’automne

Le Salon philatélique d’automne, dont c’est la 71ème édition, est organisé depuis 30 ans à l’espace Champerret (Paris 17ème).

Toujours organisé à l’espace Champerret à Paris, le 71ème Salon philatélique d’automne a ouvert ses portes aujourd’hui pour quatre jours.

Propos entendus lors de l’inauguration officielle et dans les allées de la manifestation.

Il y avait déjà foule cet après-midi pour le lancement du 71ème Salon Philatélique d’automne. Officiels – dont des membres de l’Ambassade d’Allemagne, pays invité d’honneur de l’événement -, négociants, visiteurs…

Commentaires des uns et des autres sur le salon, le timbre, la philatélie d’aujourd’hui, celle de demain…

François Farcigny, président de la Chambre syndicale des experts et négociants en philatélie, et Philippe Wahl, président du groupe La Poste ont inauguré cet après-midi le 71ème Salon philatélique d’automne.

« J’ai tenu à être présent parce que l’amitié franco-allemande est le fondement, la certitude de la Paix. En matière de philatélie, l’enjeu pour demain, c’est de passer le flambeau du timbre à la jeunesse, en France, en Allemagne, et que cette passion demeure le symbole de notre histoire, de notre culture, de tout ce que nous avons en commun. Et nous devons aussi inventer, parce que les flux de courrier s’amenuisent, un nouveau rôle pour le timbre. » Philippe Wahl, président du groupe La Poste.

« Parmi toutes les émissions nouvelles sorties à l’occasion de ce salon, je voudrais en particulier rappeler celle du bloc qui symbolise la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Je voudrais aussi dire combien nous apprécions que les artistes viennent nombreux ici, et rendre hommage notamment à l’un d’entre eux, Claude Andréotto, qui aurait dû être présent parmi nous, et qui nous a quittés il y a quelques jours. Lui et d’autres comme lui ont contribué à donner un coup de jeune à la philatélie. » François Farcigny, président de la Chambre syndicale des experts et négociants en philatélie (CNEP).

Christian Dahlhaus, premier conseiller à l’ambassade de la république fédérale d’Allemagne.

« Nous sommes reconnaissants envers la France et les organisateurs de ce salon d’accueillir l’Allemagne en tant qu’invité d’honneur. Ainsi que pour l’émission du bloc qui marque le rapprochement entre nos deux pays. Les timbres sont des ambassadeurs, ils disent quelle image nous souhaitons donner au reste du monde. » Christian Dahlhaus, premier Conseiller à l’ambassade de la république fédérale d’Allemagne en France.

« Au sein de notre association philatélique, nous préparons une exposition sur le thème de la femme pour le début de l’année prochaine. La visite au salon d’automne est aussi l’occasion d’échanger des idées, d’établir des contacts dans cette perspective. Et c’est aussi un rendez-vous qui permet de se tenir au courant de l’actualité du timbre. » Pierre Carraz, président du Cercle philatélique et cartophile de Bois-Colombes (92).

« A travers les timbres, c’est la culture de notre pays, la Tunisie, de nos régions, qui est évoquée. Il y a beaucoup de jeunes artistes chez nous, mais aussi au Maroc, ou encore en Lybie par exemple, qui créent de beaux timbres. Et ce que nous apprécions avant tout, ce sont les timbres gravés en taille-douce, là c’est vraiment beau. » Najia, négociante en philatélie du Maghreb.

Bloc « Le poinct de Tulle », conception graphique Patte et Besset, gravure Elsa Catelin.

« On est venus pour obtenir des dédicaces de timbres gravés par Elsa Catelin, nous aimons particulièrement son travail. Il y a aussi d’autres artistes dont nous apprécions les créations, comme Claude Jumelet, par exemple. Nous sommes des fidèles du salon philatélique, à chacune de ses éditions nous essayons de faire le déplacement. » Visiteurs du département de la Somme.

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Du jeudi 9 au dimanche 12 novembre Porte Champerret

Organisé par la Chambre syndicale des négociants et experts en philatélie (CNEP), la 71ème édition du Salon philatélique d’automne se déroule du jeudi 9 au dimanche 12 novembre à l’espace Champerret, hall A, rue Jean Ostreicher, Paris 17ème.

Heures d’ouverture : 10 h à 18 h (sauf dimanche 12, clôture à 16 h). Entrée libre.

Les pigeons voyageurs de la street artiste Sophie Photographe se sont posés au Musée de La Poste

Des pigeons voyageurs ont pris leurs quartiers d’hiver devant le Musée de La Poste.

A l’initiative de la street artiste Sophie Photographe…

Les street artistes continuent d’investir la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste.

Aux centaines de timbres grand format illustrés de visages du monde entier de Guaté Mao succèdent depuis quelques jours une douzaine de pigeons voyageurs géants conçus par Sophie Photographe.

Inspirés des pigeons utilisés par la Poste lors du siège de Paris par les Prussiens en 1870, les volatiles de l’artiste posent fièrement, de face, de profil, bien campés sur leur pattes, noirs, blancs, gris, marbrés…

Sophie Photographe colle ses photos d’animaux – lions, éléphants, tigres, corbeaux… – dans la rue depuis presque une dizaine d’années. Une manière d’interpeller le passant, d’introduire de la surprise et de la liberté dans les espaces urbains…

Son interview ici même dans quelques jours. A suivre…

Rodolphe Pays

Le 71ème Salon philatélique d’automne ouvre ses portes dans deux jours

Elle demeure une des plus importantes manifestations consacrées au timbre en Europe : la 71ème édition du Salon philatélique d’automne se déroule cette fin de semaine à Paris.

Il y a 55 ans, le président de la République Française et le chancelier de la République Fédérale d’Allemagne (l’Allemagne de l’ouest d’alors) œuvraient ensemble à la réconciliation effective des deux pays.

Un bloc avec timbre personnalisé consacré à la réconciliation franco-allemande sera disponible lors du salon philatélique.

Les échanges ainsi menés en 1962 entre Charles de Gaulle et Konrad Adenauer allaient aboutir au début de l’année suivante à la signature du traité de l’Elysée.

Paraphé le 22 janvier 1963, cet accord de coopération scellait enfin le rapprochement de peuples qui s’affrontaient depuis plusieurs générations.

C’est notamment pour marquer l’anniversaire de cette concorde nouvelle que l’Allemagne est le pays invité d’honneur du Salon philatélique d’automne qui se tient à Paris cette fin de semaine. Une manifestation à laquelle participeront également une dizaine de postes européennes ainsi que celles des territoires d’outre-mer.

Le timbre « Augustin-Alphonse Marty » est une des 7 émissions Premier Jour du salon (création et gravure André Lavergne/photo Musée de La Poste).

Le programme du salon est, à l’instar de chaque édition, foisonnant.

Et accompagné de sept émissions « Premier jour » présentées par La Poste – en particulier celle consacrée à Augustin-Alphonse Marty, le réorganisateur de la Poste lors de la Première Guerre mondiale -, de deux vignettes libre-service d’affranchissement (LISA), de souvenirs originaux…

Plusieurs collections seront exposées, notamment par la Fédération française des associations philatéliques (FFAP) et le Groupement des associations philatéliques de l’Ile-de-France (Gaphil).

Sur des thèmes d’émissions aussi divers que « La Sabine de Pierre Gandon », « Homme et forêt », « La peinture contemporaine et la Tour Eiffel »…

Une trentaine de séances de dédicaces seront proposées par l’association Art du Timbre Gravé.

L’association Art du Timbre Gravé (« domiciliée » au Musée de La Poste) participe comme toujours à l’événement.

Sur son stand, plus de trente créateurs de timbres, d’oblitérations et d’illustrations se relaieront tout au long des quatre jours du salon pour des séances de dédicaces.

Tous, artistes comme philatélistes, auront une pensée pour Claude Andréotto, disparu il y a quelques jours et qui devait lui-aussi participer à la manifestation.

Aux côtés des nombreux négociants en philatélie et en histoire postale français et étrangers, des experts et des fabricants et détaillants de matériel, les éditeurs de presse philatélique – Timbres magazine, L’Echo de la timbrologie… – seront également fidèles au rendez-vous.

Ouvert à tous, philatélistes confirmés comme collectionneurs en herbe, le Salon philatélique d’automne est une fois encore l’occasion de découvrir des milliers de timbres et de documents postaux, de voyager à travers eux, d’échanger…

Rendez-vous dès jeudi Porte Champerret…

Rodolphe Pays

Du jeudi 9 au dimanche 12 novembre Porte Champerret

Organisé par la Chambre syndicale des négociants et experts en philatélie (CNEP), la 71ème édition du Salon philatélique d’automne se déroule du jeudi 9 au dimanche 12 novembre à l’espace Champerret, hall A, rue Jean Ostreicher, Paris 17ème.

Heures d’ouverture : 10 h à 18 h (sauf dimanche 12, clôture à 16 h). Entrée libre.

Partenaires du salon :

Le dessinateur et graveur de timbres Claude Andréotto s’en est allé

Claude Andréotto (photo « Philatélie au quotidien »).

Claude Andréotto vient de disparaître. Il figurait parmi les créateurs de timbres les plus appréciés des amateurs de philatélie.

Retour sur le parcours d’un artiste aux talents multiples passionné de toutes les techniques graphiques.

Il avait réalisé des centaines de timbres pour la France et de nombreux autres pays, Claude Andréotto est décédé brutalement dimanche 29 octobre.

Un artiste qui pratiquait le dessin, la gravure, l’illustration et la peinture.

Artiste complet formé à l’école Estienne – où il bénéficia notamment de l’enseignement de René Cottet, exceptionnel professeur de gravure en taille-douce -, il était à la fois dessinateur, graveur, illustrateur et peintre.

Il s’intéressait également à toutes les techniques picturales, des plus traditionnelles aux plus récentes.

Au point de redécouvrir les médiums à peindre (les préparations à base de liant et de diluant utilisées pour modifier la consistance d’une peinture) de la Renaissance. Comme de se servir de pinceaux électroniques et de pigments numériques.

« Copernic », le premier timbre dessiné par Claude Andréotto (1974).

Au début des années 1970 – il a alors à peine plus de vingt ans -, Claude Andréotto postule au Beptom, le bureau d’études des Postes et Télécommunications d’Outre-mer.

Cette administration est à l’époque notamment chargée d’aider les anciennes colonies à assurer l’activité postale et philatélique.

C’est le début d’une longue histoire entre l’artiste et les timbres. Le premier qu’il dessinera pour la France sera le « Copernic » émis en 1974 à l’occasion du 500ème anniversaire de la naissance du célèbre astronome.

Et début 2017, il avait dessiné et gravé le timbre « Château du Pailly ».

En plus de quatre décennies, l’admirateur de Léonard de Vinci et d’Albrecht Dürer a ainsi dessiné des centaines de timbres. Pour la France, les départements et territoires d’Outre-mer, les Terres Australes et Antarctiques, Monaco, Andorre, plusieurs pays africains…

Timbre « Découverte du bacille de Koch » (1982).

Son « coup de patte », son trait souvent dépouillé lui vaudront de nombreux prix : celui de l’Art philatélique, du plus beau timbre du monde, deux « Cérès » de la philatélie…

Claude Andréotto était aussi un passeur. Très présent dès sa création, il était un membre actif de l’association Art du Timbre Gravé (ATG), dont le Musée de La Poste abrite le siège.

En 2012, Claude Andréotto avait fait la Une de Del & Sculp, la revue de l’association Art du Timbre Gravé.

Délibérément volontariste, il militait pour que l’association – via des conférences, des animations, des événements… – soit davantage présente auprès de tous les publics.

« Il estimait aussi que l’on n’en faisait pas assez pour la gravure au-delà même du timbre, indique Monika Nowacka, en charge des collections philatéliques du Musée de La Poste et rédactrice en chef de Del & Sculp, la revue de l’ATG, s’il considérait que le timbre était un support remarquable, il regrettait en effet que la gravure, avec ses techniques, ses possibilités, sa richesse, ne soit pas suffisamment mise en avant. »

Claude Andréotto devait participer au prochain Salon philatélique d’automne. La présence de cet artiste attachant – au caractère entier – manquera à tous les amateurs de philatélie.

Rodolphe Pays

Des expositions dans le monde… et au Musée de La Poste

Claude Andréotto a exposé ses œuvres – peintures, gravures, dessins… – un peu partout dans le monde. En France, aux Etats-Unis, au Québec, à Monaco…

Le Musée de La Poste avait accueilli ses travaux à deux reprises. En particulier en 1987, pour l’exposition « Lumières d’encre », où il avait présenté des huiles réalisées après plusieurs mois de recherches menées via une table graphique et un ordinateur.


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