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Réouverture du Musée de La Poste : le décor commence à être planté

La façade classée du Musée de La Poste, totalement restaurée, a retrouvé tout son éclat.

La réouverture du Musée de La Poste n’est plus désormais qu’une question de mois.

Sur le théâtre des opérations, travaux, aménagements et installations se poursuivent sans relâche.

The reopening of the Musée de la Poste is now only a matter of months.

In the theater of operations, works and installations continue unabated.

On n’en est pas encore à frapper les trois coups, c’est vrai. Mais quand même, le lever de rideau approche. Plus si doucement désormais, mais toujours sûrement.

D’abord, le bâtiment, ses structures, ses espaces sont achevés. Murs, cloisons, couloirs, escaliers, ascenseurs, baies vitrées sont posés. Les sols – résines, planchers… – aussi.

Au rez-de-chaussée, l’entrée du public comme des « artistes » est quasi opérationnelle.

Le « totem », puits de lumière, vaste carrefour en trois dimensions du musée, est en place, comme déjà prêt à ravir les visiteurs, à les inciter – c’est sa vocation – à se rendre sur les différents plateaux, les lieux d’accueil, la boutique…

Et le décor commence à être planté. Les premières vitrines destinées à abriter les œuvres, pièces et documents des collections ont été installées. Les autres suivront dans les jours et semaines qui viennent.

A l’extérieur, la façade classée, totalement restaurée, a retrouvé son éclat. Au rez-de-chaussée, l’entrée du public comme des « artistes » est quasi opérationnelle : les larges devantures de verre laissent déjà entrevoir le hall d’accès du musée.

On n’en est pas encore à frapper les trois coups. Mais déjà le régisseur s’est saisi du « brigadier »…

Rodolphe Pays

Le blog s’efface durant quelques jours

Rendez-vous début mai pour d’autres informations concernant le Musée de La Poste, ses partenaires, ses contacts, l’actualité philatélique, culturelle…

 

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Prix Wepler-Fondation La Poste 2019 : appel aux postiers candidats pour être membre du jury

L’affiche du Prix Wepler-Fondation La Poste 2018.

Le 22ème Prix Wepler-Fondation La Poste sera décerné en novembre prochain.  

Le Jury se constitue. Il comportera comme chaque année un postier.

Les collaborateurs de l’entreprise ont encore un peu de temps pour postuler. Avis aux amateurs… de littérature.

« Du côté de la place Clichy, se trouve le café Wepler, qui fut longtemps mon repère favori. Je m’y suis assis à l’intérieur ou sur la terrasse, par tous les temps. Je le connaissais comme un livre. Les visages des serveurs, des directeurs, des caissières, des putains, des habitués, même ceux des dames des lavabos sont gravés dans ma mémoire comme les illustrations d’un livre que je lirais tous les jours. »

Remise du Prix 2018 à la brasserie Wepler, de g. à dr. : Gilbert Glavic, facteur montmartrois, Marie-Rose Guarniéri, fondatrice du Prix, Agnès Kulifer, postière membre du jury et Philippe Wahl, président de La Poste.

Dans son roman Jours tranquilles à Clichy, l’auteur américain Henry Miller évoque ainsi sa fréquentation régulière au début des années 1930 de la célèbre brasserie.

Un établissement qu’ont également apprécié, de génération en génération, de nombreux autres écrivains, dont Verlaine, Mallarmé, Céline, Prévert, Vian… Autant de présences successives qui ont un peu fait de la littérature l’ADN du Wepler.

Les lauréats 2018 : Bertrand Schefer (« Mention » pour Série noire) et Claire Léger (Prix Wepler-Fondation La Poste pour La robe blanche).

C’est donc quasi naturellement que la direction de la brasserie a répondu favorablement il y a une vingtaine d’années à la sollicitation de parrainage – et d’accueil – d’un nouveau prix littéraire.

On est à la fin des années 1990, et Marie-Rose Guarniéri, la directrice de la librairie des Abbesses, située à proximité de la place Clichy, au pied de la butte Montmartre, lance un nouveau défi : se démarquer du jeu parfois prévisible des traditionnelles rentrées littéraires et faire émerger des auteurs contemporains novateurs.

La Fondation La Poste, elle-même soucieuse de la promotion de l’écrit, sera également de l’aventure dès le premier jour.

Le Prix Wepler-Fondation La Poste était né.

Original et audacieux jusque dans son mode de sélection des livres. Les membres du jury sont d’abord tournants. Pas de « jeton de présence » à vie, d’institutionnalisation de la fonction.

Et parmi eux, ni éditeur, ni écrivain. Des professeurs de français, lecteurs, libraires, critiques littéraires, une détenue de longue peine… et un postier (ou postière).

A chaque édition, la tâche n’est pas mince pour chacun de ces jurés nouveaux venus : lire des dizaines et des dizaines de livres durant l’été, participer aux réunions régulières tenues sous la houlette de l’exigeante Marie-Rose Guarniéri, débattre, argumenter, convaincre, relire, confirmer, convenir…

Et choisir.

La « campagne » 2019 est lancée. La 22ème.

Et la Fondation La Poste renouvelle son appel à candidature à destination des postiers. C’est elle en effet qui se charge de recueillir les demandes de participation au jury (lesquelles sont ensuite transmises à l’équipe d’organisation du Prix).

Avis aux postiers amoureux de littérature, qu’ils fréquentent déjà ou non la brasserie de la place Clichy…

Rodolphe Pays

 

Prix Wepler-Fondation La Poste, appel à candidature.

Vous êtes postier, vous aimez lire, vous vous intéressez à l’actualité littéraire : portez-vous candidat pour être membre du jury de la 22ème édition du prix littéraire Wepler-Fondation La Poste.

La participation des membres du jury se déroule en deux étapes :

–       lire une sélection d’ouvrages pendant l’été,

–       participer à plusieurs réunions avec l’ensemble du jury.

Vous souhaitez participer à cette aventure littéraire, envoyez une lettre de motivation et le compte rendu des derniers ouvrages que vous avez lus par courrier avant le jeudi 23 mai 2019 à l’adresse suivante :

Fondation d’entreprise La Poste, CP A 503, 9 rue du Colonel Pierre Avia, 75757 PARIS CEDEX 15

ou par mail :

fondation.laposte@laposte.fr

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Paris : gravée dans les mémoires et sur des timbres

En 2004, La Poste émet ce timbre illustré de Notre-Dame au sein d’une série Portraits de région. Photo Claude Pinson.

Proie des flammes pendant de nombreuses heures, Notre-Dame de Paris a subi hier d’importants dommages. Pas irréversibles cependant semble-t-il.

La cathédrale, connue dans le monde entier, a fait l’objet de chansons, d’écrits, de tableaux… Et aussi de très nombreux timbres.

Autant de manières de la retrouver dans son intégrité en attendant la reconstruction à venir.

Prey to the flames for many hours, Notre-Dame de Paris suffered significant damage yesterday. Not irreversible, however, it seems.

The cathedral, known throughout the world, has been the subject of songs, writings, paintings … And also many stamps.

So many ways to find it in its integrity while waiting for the reconstruction to come. 

Timbre émis en 1947. Dessin de Jules Piel.

Elle a été chantée. Par Ferré, Piaf, Mylène Farmer, Renaud, Damien Saez… Elle a été écrite. Par Hugo bien sûr, et aussi Balzac, Grainville, d’autres encore… Nerval l’a versifiée. Et tant de peintres l’ont couchée sur leurs toiles, David, Delacroix, Bouguereau, Matisse, Chagall…

La cathédrale Notre-Dame de Paris apparaît également dans d’innombrables films, beaucoup de documentaires… Dans des jeux vidéo…

Et sur combien de timbres (des dizaines et des dizaines… ), émis dans l’hexagone et partout dans le monde, comme autant de messagers porteurs de l’histoire lointaine et présente de la France.

Timbre émis à l’occasion du huitième centenaire de la cathédrale. Dessiné et gravé par Claude Durrens.

Des timbres qui rappellent huit siècles de spiritualité, de politique, de pouvoir, de culture, de révolte… De génie technique, d’innovation, d’oubli, de renaissance…

Si la cathédrale, qui a été en partie ravagée par un spectaculaire incendie hier soir, attire depuis des lustres des millions de personnes – avec 14 millions de visiteurs par an, c’est le site le plus fréquenté du pays -, c’est en raison de cet universalisme, de toutes les richesses qu’elle porte en elle.

Edifice catholique, Notre-Dame symbolise ainsi également les racines, l’évolution, l’adaptabilité, la personnalité de la France et des Français.

Timbre émis en 2010 dans la série Capitales européennes. Créé par Stéphane Humbert-Basset.

La persévérance aussi. La première pierre posée en 1162, les travaux de construction se sont achevés plus d’un siècle et demi plus tard, en 1345.

Avec sa toiture atteignant 35 mètres, ses clochers culminant à 69 mètres et sa flèche pointant à près de 100 mètres, Notre-Dame a longtemps été le bâtiment le plus haut de Paris.

Ce chef d’œuvre gothique a été remis en cause à la Renaissance. On lui reprochait alors d’être « barbare ». Au point à l’époque de recouvrir sa statuaire , ses arcades et beaucoup de ses murs de tentures.

Timbre de la République Togolaise émis en 1980.

Plus tard, les jugeant assombrissant, on a retiré les vitraux du Moyen-Age pour les remplacer par du verre blanc. On a aussi badigeonné les parois de pigment clair.

Sous la Révolution, Notre-Dame a perdu quelques-unes de ses statues, détruites, décapitées… Elle est devenue un temps « Temple de la Raison ».

Si Napoléon 1er y a été sacré empereur des Français, la cathédrale a ensuite été laissée à l’abandon. Au point qu’il a même été envisagé de la raser.

On doit en particulier à Victor Hugo sa conservation. En écrivant Notre-Dame de Paris, en sensibilisant l’opinion, l’auteur a largement contribué au déclenchement du programme de restauration mené au XIXème siècle par les architectes Lassus et Viollet-le-Duc.

Timbre émis en 1982 par la République de Saint-Marin.

Epargnée par les conflits (guerre de 1870, Commune, Première et Deuxième guerres mondiales), la cathédrale a bien failli disparaître lors de l’incendie qui s’est déclenché hier soir.

L’intervention rapide des pompiers et les moyens mis en œuvre ont permis de sauvegarder la structure de l’édifice.

Jusqu’à sa reconstruction, Notre-Dame restera gravée dans toutes les mémoires. Et les timbres y contribueront…

Rodolphe Pays

Eric Laugérias était hier soir au Studio Raspail avec la Fondation La Poste

Eric Laugérias campe James Ensor, artiste reconnu tardivement, fantasque au point de cesser de peindre pour se consacrer à la musique lorsque son talent sera enfin largement apprécié.

La Fondation La Poste soutient depuis des années le festival de la correspondance de Grignan.

Entre deux éditions de cette manifestation, une soirée théâtrale autour des échanges épistolaires du peintre belge James Ensor et de sa compatriote Emma Lambotte s’est déroulée hier soir à Paris au Studio Raspail.

Prolongement de l’édition 2018 du festival de la correspondance de Grignan… Avant-première de celle qui se profile déjà, en juillet… Un peu des deux. En tout cas, un bel intermède donné hier soir au Studio Raspail, à Paris.

Sur les planches de cette attachante petite salle située au cœur du quartier Montparnasse, le comédien Eric Laugérias reprenait la lecture donnée l’an dernier à Grignan de la correspondance du peintre belge James Ensor avec sa compatriote poétesse et chroniqueuse Emma Lambotte.

Les courriers de celle-ci sont évoqués, cités, comme suggérés en filigrane pour mieux faire surgir la douceur où la fureur de son correspondant.

Douceur des propos du peintre à l’égard d’Emma, propos amicalo-amoureux, policés, distingués…

On s’enquiert de la santé de la maman malade, on s’inquiète de ne plus avoir de nouvelles, on salue respectueusement le mari, on travaille aussi d’arrache-pied pour créer une œuvre dont on espère qu’elle sera appréciée…

L’édition 2019 du festival de la correspondance de Grignan se tiendra du 2 au 6 juillet autour du thème « Les années 1950 en France ».

Fureur et emportement face aux collègues que l’on méprise, aux gens du milieu dévoyés, ignorants, pleutres, malhonnêtes…

Ensor crache son ressentiment, avec esprit, talent littéraire, humour…

Formules grinçantes, assassines, définitives. Mais brutalité formulée avec l’élégance du dandy qu’Ensor n’a jamais cessé d’être…

Eric Laugérias campe cet artiste reconnu tardivement, fantasque au point de cesser de peindre pour se consacrer à la musique lorsque son talent sera enfin largement salué.

Une belle soirée pour donner envie de se rendre en juillet dans la Drôme provençale – avec la Fondation La Poste – pour la 24ème édition du festival de la correspondance de Grignan.

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

En savoir plus :

http://www.grignan-festivalcorrespondance.com/

www.fondationlaposte.org

 

Philatélie, marcophilie : l’association Philapostel donne rendez-vous en mai dans les Vosges

L’association Philapostel prépare son assemblée générale.

Et s’apprête également à accueillir les visiteurs venus voir les expositions de philatélie et de mail art organisées pour l’occasion.

The Philapostel association is preparing its general assembly.

And is also preparing to welcome visitors to see the exhibitions of philately and mail art organized on this occasion. 

L’assemblée générale, le rendez-vous annuel obligé de toute association. On y produit le bilan de la période écoulée, on prépare celle qui suit, on élit le bureau…

Mais c’est aussi l’occasion de s’ouvrir à tous ceux qui pourraient la rejoindre, qui seraient susceptibles d’être intéressés par ses activités.

Philapostel ne déroge pas à la règle. L’association des postiers philatélistes et marcophiles (aujourd’hui et depuis des lustres accessible à tous) tiendra ainsi son AG du 16 au 19 mai prochains.

Réunions, expositions, animations, conférences et rencontres ponctuent traditionnellement l’assemblée générale annuelle de Philapostel.

Très présente partout en France – elle fédère 24 sections en métropole et outre-mer -, l’association met un point d’honneur à se rapprocher de ses membres (en assez significative augmentation).

C’est pourquoi, à chacune de ces éditions, la manifestation prend ses quartiers dans une région différente. Et c’est cette année le centre Azuréva de Bussang, dans les Vosges, qui l’accueille.

Pour la réunion annuelle de Philapostel, Sophie Beaujard a créé une vignette d’affranchissement et une carte postale dont les visuels évoquent le mythique Théâtre du Peuple de Bussang.

Au-delà des comptes-rendus, perspectives et désignations de dirigeants propres à l’exercice, ces journées forment un véritable événement.

D’abord en raison des multiples expositions qui y seront présentées (l’entrée y est libre et tous les visiteurs y sont les bienvenus) : une exposition « classique » placée sous l’égide de la Fédération française des associations philatéliques (FFAP), des expos « Coups de cœur » permettant à des collectionneurs n’ayant jamais exposé de participer à une compétition philatélique, un concours de mail art sur les thèmes des « Animaux sauvages de la forêt vosgienne » et « Les métiers du bois dans les Vosges »…

Comme à l’accoutumée, plusieurs produit philatéliques seront réalisés pour l’occasion : une vignette d’affranchissement et une carte postale, dont les visuels ont été créés par Sophie Beaujard (des évocations du Théâtre du peuple, lieu de culture mythique de la commune de Bussang), oblitérations, timbres personnalisés, mini-collector…

Conférences, présentation d’objets postaux patrimoniaux, animations ponctueront également cette 67ème assemblée générale de Philipostel.

De quoi satisfaire les membres de l’association comme les visiteurs et les curieux qui s’y rendront.

Rodolphe Pays

En savoir plus : http://philapostel.net/ppo/po-pageprinc.php?zc=po-actualite.inc.php&ms=N

 

 

Packet boat : parfois des poisons d’avril

Le 1er avril 1873, l’Atlantic, construit par les chantiers navals Harland et Wolff de Belfast, fait naufrage au large des côtes canadiennes alors qu’il assure la liaison Liverpool-New-York.

Transportant des passagers et du courrier, plusieurs paquebots ont fait naufrage à la fin du XIXème siècle et au début du XXème.

Notamment un premier avril…

Carrying passengers and mail, several ships were shipwrecked in the late nineteenth century and early twentieth.

L’emblème des « Royal Mail Ship », les bateaux-poste britanniques.

Especially a first April…

 Dès le XVIIIème siècle, on les appelait des « packet boat ». Parce que ces bateaux acheminaient colis et lettres entre les îles britanniques et l’Europe continentale, d’une rive à l’autre de l’Atlantique et entre les régions du monde.

Au fil du temps, ils ont aussi embarqué des passagers payants pour rentabiliser le transport. Les packet boat sont alors devenus des… paquebots. Mués en navires de croisière et de migrants, ils n’en demeuraient pas moins – jusqu’à ce que l’aviation prenne le relais – des porteurs de courrier.

Le 23 janvier 1909, le Republic – né dans les mêmes conditions que l’Atlantic et le Naronic – entre en collision près de Gibraltar avec un autre bateau.

Avec la compagnie White Star Line, les britanniques étaient particulièrement présents à la fin du XIXème siècle et au début du XXème sur ce marché des mers. Pas toujours si sécurisé.

Le 1er avril 1873, l’Atlantic, construit par les chantiers navals Harland et Wolff de Belfast, fait naufrage au large des côtes canadiennes alors qu’il assure la liaison Liverpool-New-York. Le bilan est dramatique, plus de 600 personnes périssent dans la catastrophe.

1500 passagers du Titanic trouveront la mort la nuit du 14 au 15 avril 1912.

En février 1893, c’est au tour du Naronic – lui-aussi bâti par Harland et Wolff pour le compte de la White Star – de disparaître au cœur de l’atlantique. Bilan : 74 disparus.

Une quinzaine d’années plus tard, le 23 janvier 1909, le Republic – né dans les mêmes conditions que l’Atlantic et le Naronic – entre en collision près de Gibraltar avec un autre bateau. Grâce au télégraphe sans fil dont il dispose, les secours peuvent rapidement intervenir. Seules 5 victimes sont à déplorer.

Il n’en sera pas de même 3 ans après, avec le terrible naufrage du Titanic (construit à Belfast par Harland et Wolff pour la White Star Line… ). 1500 personnes trouveront la mort cette nuit du 14 au 15 avril 1912…

Un début de mois qui n’a pas toujours été souriant pour les « packet boat »…

Rodolphe Pays

Muses, déesses, modèles… : La Poste émet un carnet de timbres illustré de sculptures de femmes

Douze femmes sculptées entre le paléolithique et le XXème siècle illustrent un carnet de timbres émis le 1er avril.

Des œuvres d’anonymes, de Despiau, Degas, Maillol, Bourdelle…

Twelve women carved between the Paleolithic and the twentieth century illustrate a stamp book issued on April 1.

Works by Anonymous, Despiau, Degas, Maillol, Bourdelle…

« Tout passe. L’art robuste seul a l’éternité. Le buste survit à la cité. » Un point de vue de Théophile Gautier que semble valider le carnet de timbres émis par La Poste le 1er avril.

L’écrivain, qui avait fréquenté lors de ses années lycéennes l’atelier du peintre Louis-Edouard Rioult, était aussi un éminent critique d’art ; il avait à ce titre publié de nombreux textes relatifs à la sculpture et aurait sans doute apprécié l’initiative de La Poste.

Le carnet, intitulé Le nu dans l’art – sculptures – femmes et déesses propose ainsi une galerie de 12 œuvres de différentes cultures, de différentes époques, du paléolithique au XXème siècle.

Un « raccourci » sans doute, mais qui traduit à sa manière la pérennité de la sculpture. Son universalité, sa puissance évocatrice, symbolique.

Qu’il s’agisse de muses fantasmées, de déesses imaginées ou encore de modèles d’artistes ces sculptures ont en commun de représenter la femme en « majesté », digne, forte, libre…

Quelles que soient les époques, les attitudes exprimées – traits des visages, port de tête, coiffures, rondeurs de la maternité, postures… – y concourent.

Art népalais, antiquité grecque ou égyptienne d’artistes anonymes côtoient ainsi des travaux de Despiau, Degas, Maillol, Bourdelle…

Toutes ces œuvres sont conservées dans des musées français. Peut-être pour l’éternité…

Rodolphe Pays

Carnet de timbres Le nu dans l’art – sculptures – femmes et déesses, mise en page Sylvie Patte et Tanguy Besset. Impression héliogravure.

Carnet disponible à la boutique du Musée de La Poste à compter du 1er avril, 21 avenue du Maine, Paris 15ème.

Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à18 h (tél. : 01 53 71 98 49).

Mentions obligatoires : © La Poste, mise en page de photographies de sculptures par Sylvie Patte et Tanguy Besset

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Titre des timbres et copyrights des photos :- SCULPTURE – CHARLES DESPIAU- photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais : Adam Rzepka

– SCULPTURE – ANTOINE BOURDELLE- photo © RMN-Grand Palais / Agence Bulloz – SCULPTURE – ANTIQUITÉ ÉGYPTIENNE – photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Franck Raux- SCULPTURE – ANTIQUITÉ GRECQUE- photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski – SCULPTURE – EDGAR DEGAS – photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski – SCULPTURE – ANTIQUITÉ ORIENTALE – photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Franck Raux – SCULPTURE – JACQUIO PONCE- photo © Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais / Pierre Philibert – SCULPTURE – ARISTIDE MAILLOL – photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Michel Urtado – SCULPTURE – ART NÉPALAIS – photo © RMN-Grand Palais (MNAAG, Paris) / Thierry Ollivier – SCULPTURE – ANONYME D’AP. E.-M. FALCONET – photo © Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais / Pierre Philibert – SCULPTURE – PALÉOLITIQUE SUPÉRIEUR- photo © RMN-Grand Palais (musée d’archéologie nationale) / Jean-Gilles Berizzi – SCULPTURE – CÔTE D’IVOIRE – photo © RMN-Grand Palais (musée du quai Branly – Jacques Chirac) / Labat / CFAO

 


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