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Christine Suc-Rouxel, membre du jury du Prix Wepler-Fondation La Poste : « J’ai découvert l’exigence et l’originalité de ces auteurs qui créent des univers, des styles. »

L’affiche des vingt ans du Prix Wepler-Fondation La Poste a été réalisée par le couturier Christian Lacroix.

Le Prix Wepler-Fondation La Poste sera dévoilé le 13 novembre prochain.

Parmi les membres du jury, une collaboratrice du Musée de La Poste…

Voilà vingt ans qu’il fait entendre sa voix.

Un peu étouffée au début par les clameurs des ténors de la place – les Goncourt, Renaudot, Femina… -, mais vibrant d’un timbre déjà bien déterminé, celle-ci s’est rapidement imposée dans le chœur automnal de la saison littéraire.

Aujourd’hui, après deux décennies d’exercice, désormais reconnu par ses pairs et des fidèles toujours plus nombreux, le Prix Wepler-Fondation La Poste manifeste à chaque édition haut et fort sa présence. Et sa différence.

Directrice de la librairie des Abbesses, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, Marie-Rose Guarniéri a créé en 1997 le Prix Wepler-Fondation La Poste.

Le « petit » dernier des prix littéraires ne s’est en effet jamais écarté du cap singulier fixé par Marie-Rose Guarniéri.

Lorsqu’elle l’a créé en 1997, la directrice de la librairie des Abbesses, à Paris, poursuivait un double objectif : récompenser une œuvre romanesque innovante – par l’originalité du thème abordé et/ou l’audace de la forme choisie – et mettre en valeur un jeune talent ou un auteur plus expérimenté n’ayant pas encore obtenu la reconnaissance qu’il mérite. Vingt ans après, l’ambition demeure, intacte…

C’est aussi l’esprit d’indépendance qui caractérise le Wepler-Fondation La Poste. Le jury ne comporte ainsi aucun écrivain, aucun éditeur. On n’est pas dans l’entre soi. Non pas que les gens du « métier » n’aient aucune légitimité à porter un regard sur une création littéraire.

Lectrice boulimique et éclectique, Christine Suc-Rouxel, collaboratrice du Musée de La Poste, est l’un des 12 membres du jury 2017.

Mais la composition de ce jury – renouvelé entièrement chaque année, autre gage d’indépendance – le met à l’abri des pressions qui peuvent toujours s’exercer, des arrangements susceptibles d’intervenir, des inimitiés pas si rares entre « professionnels »…

Avec ses libraires, ses professeurs de Français, ses critiques littéraires, ce sont simplement des passionnés, des connaisseurs, tous lecteurs avisés, libres de leurs points de vue, de leurs coups de cœur qui décident.

Y figure également chaque année, une femme détenue pour une longue peine. Une démarche de réinsertion à laquelle tenait beaucoup Marie-Rose Guarniéri. Et un postier ou une postière féru(e) de littérature.

Les années passées, on a ainsi vu des guichetiers, des chefs d’équipe courrier, des agents de La Banque Postale tenir le rôle. Pour la vingtième édition du Prix, c’est Christine Suc-Rouxel, une collaboratrice du Musée de La Poste, qui a été retenue. Lectrice boulimique et éclectique depuis toujours, elle avait longtemps hésité avant de se porter candidate.

Christine Suc-Rouxel :  » Chaque réunion du jury se déroule de manière identique, on fait un tour de table, on dit pourquoi on a aimé tel livre, pourquoi on le rejette, ce qui nous gêne, ce qui nous plaît, on s’interrompt, on questionne, on contredit aussi, mais en général toujours avec bienveillance. »

« Participer au choix de ce prix, cela me tentait quand même beaucoup, alors je me suis finalement décidée, raconte-t-elle, j’ai envoyé en début d’année une lettre de motivation et des fiches sur mes récentes lectures, et en mai j’ai été appelée par Elisabeth Sanchez-Joël, la secrétaire du Wepler-Fondation La Poste, qui m’a informée que je faisais partie du jury 2017. »

L’aventure commençait. Sur les chapeaux de roues. Une réunion initiale de l’ensemble du jury – 12 membres – est programmée mi-juin (cinq autres suivront jusqu’à la décision finale). Entretemps Christine a déjà reçu par courrier plusieurs ouvrages.

Beaucoup d’autres suivront. Au total, ce n’est pas moins d’une centaine de livres qu’elle et ses « collègues » ont pour mission de lire avant la fin août. Un vrai marathon littéraire…

Dès la première rencontre du jury, un certain nombre d’ouvrages est écarté. Ceux à l’écriture jugée trop académique, trop « classique », ne correspondant pas à l’esprit du Wepler-Fondation La Poste.

En 2016, le Prix 2016 a été attribué à Stéphane Audeguy pour son roman « Histoire du lion Personne » (Seuil).
Et la « Mention » est revenue à Ali Zalir pour « Anguille sous roche » (Le Tripode).

« Chacune de nos réunions se déroule de manière identique, on fait un tour de table, on dit pourquoi on a aimé tel livre, pourquoi on le rejette, ce qui nous gêne, ce qui nous plaît, explique Christine, on s’interrompt, on questionne, on contredit aussi, mais en général toujours avec bienveillance. Et passion. »

A l’issue de ces échanges, des livres sont abandonnés. Et d’autres relancés. Les arguments des uns les font apparaître aux autres sous un jour nouveau. On les relit alors avec un autre œil. Et on change d’avis. Ou pas.

« J’ai été surprise par la qualité des livres qui nous ont été soumis, tous au départ sélectionnés par les éditeurs selon les critères du prix, poursuit Christine, j’ai découvert l’exigence et l’originalité de ces auteurs qui créent des univers, des styles. Dans mes réflexions, j’ai d’abord attaché beaucoup d’importance à la forme, à   la construction, l’articulation du livre, avant de m’interroger sur le sujet lui-même. »

C’est désormais la dernière ligne droite : la liste des 13 livres restant en compétition a été divulguée il y a quelques jours. Et les ultimes réunions sont programmées en vue de choisir l’ouvrage qui sera au final récompensé.

L’événement – particulièrement attendu à l’occasion de cette édition anniversaire – se déroulera le 13 novembre. Comme toujours à la brasserie parisienne le Wepler, l’autre partenaire historique du Prix.

La brasserie parisienne le Wepler accueille chaque année la cérémonie de remise du Prix.

« Si on est moins dans l’intensité des trois mois qui viennent de s’écouler, on reste très mobilisés et très attentifs à la décision qui se profile, conclut Christine Suc-Rouxel, l’aventure se termine, je l’ai vécue comme un cadeau, elle restera pour moi inoubliable. »

Rodolphe Pays

Le vingtième Prix Wepler-Fondation La Poste sera dévoilé le lundi 13 novembre. A l’occasion de cet anniversaire, c’est au couturier Christian Lacroix qu’a été confié le soin de réaliser l’affiche de l’événement.

« Marie-Rose Guarniéri, la fondatrice du Prix Wepler-Fondation La Poste, aime la sincérité, l’exigence, elle veut que soient récompensés des auteurs habités par l’écriture. Cette exigence peut aller jusqu’à vouloir primer un livre qui pourrait ne pas connaître de succès en librairie, et le cas échéant de se détourner d’un autre qui lui pourrait rencontrer davantage de public. » Christine Suc-Rouxel

 

Les 13 auteurs et ouvrages encore en course pour le Prix

  • Michèle Audin, Comme une rivière bleue, Paris 1871, L’arbalète / Gallimard
  • Joël Baqué, La fonte des glaces, P.O.L
  • Lutz Bassmann, Black Village, Verdier
  • Jean-François Billeter, Une rencontre à Pékin/Une autre Aurélia, Allia
  • Yves Flank, Transport , L’antilope
  • Anne Godard, Une chance folle, Minuit
  • Yannick Haenel, Tiens ferme ta couronne, L’Infini / Gallimard
  • Jimmy Lévy, Petites reines, Le Cherche Midi
  • Julie Mazzieri, La Bosco, Éditions Corti
  • Ariane Monnier, Le presbytère, JC Lattès
  • Gaël Octavia, La fin de Mame Baby, Continents noirs / Gallimard
  • Guillaume Poix, Les fils conducteurs, Verticales
  • Thomas Vinau, Le camp des autres, Alma éditeur

 

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Dix tableaux du Musée de La Poste restaurés

Aurélie Allavoine a restauré dix tableaux des XIXe et XXe siècles.

Les œuvres qui seront présentées au public à la réouverture du Musée de La Poste auront pour la plupart été restaurées.

Dernières en date traitées, des toiles des XIXe et début du XXe siècles.

Les campagnes de restauration des œuvres et pièces qui seront exposées à la réouverture du Musée de La Poste vont bon train.

Après les documents d’art graphique, un pigeon voyageur de 1870, les maquettes de bateaux, d’avions, de véhicules, de wagons postaux, les enseignes lumineuses et l’automate 1900 de distribution de timbres – traités successivement depuis l’an dernier -, c’est une dizaine de tableaux qui vient ainsi de subir une cure de rajeunissement.

Une tâche qu’Agnès Mirambet-Paris, la conservatrice en chef du patrimoine en charge des collections, a confié à Aurélie Allavoine, une restauratrice spécialisée.

La restauratrice prépare le réencadrement des toiles qu’elle a traitées.

« Ces huiles sur toile de petit format, pour la plupart du XIXe et du début du XXe siècles, étaient dans un assez bon état global, indique Aurélie Allavoine, certaines avaient cependant subi des dommages, on y observait des lacunes, des écaillages ainsi qu’une oxydation des vernis. »

La première opération effectuée a consisté, à l’aide de solvants à base d’eau, en un nettoyage en règle de chacun des tableaux. Est venue ensuite l’intervention sur les vernis (après des tests pour choisir le solvant le plus adapté).

Les toiles restaurées seront présentées au public à la réouverture du musée.

« J’ai pu conserver ceux de trois toiles et simplement repasser une couche de vernis, explique la restauratrice, mais pour les autres – à travers eux les blancs transparaissaient jaunes, les bleus verts – il a fallu dévernir puis revernir complètement pour retrouver l’état originel. »

Restaient les surfaces où la peinture avait disparu ou était détériorée. « C’étaient des pertes de matière plus ou moins étendues, conséquence de chocs ou de fixations anciennes mal placées, détaille Aurélie Allavoine, il faut alors d’abord préparer la zone touchée et retrouver les bonnes teintes… en anticipant aussi les évolutions des couleurs avec le séchage, les lumières auxquelles elles seront exposées… »

D’autres restaurations sont déjà programmées, celles d’objets en cuir et de textiles notamment…

Rodolphe Pays    

Des détails traités finement

Scènes de relais de poste (postillon en pause, maréchal-ferrant au travail… ), portraits de facteurs… : c’est l’activité postale des siècles derniers qui est racontée à travers la dizaine de tableaux qu’Aurélie Allavoine a restaurée.

« J’ai appris beaucoup de choses sur l’histoire de la Poste, ces toiles sont riches de détails traités finement, raconte la restauratrice, et puis il y avait aussi un tableau amusant décrivant une course de diligences et un autre montrant le départ d’une malle-poste dont le verso est peint d’une représentation nocturne de gitans. »

 

Samedi 9 septembre : la boutique du Musée de La Poste participe à la brocante de l’avenue du Maine

A l’occasion de la brocante qui se tient samedi 9 septembre avenue du Maine, la boutique du Musée de La Poste sera ouverte de 10 h à 18 h.

La brocante de l’avenue du Maine, à Paris, se tient ce samedi.

La boutique du Musée de La Poste s’associe une nouvelle fois à cette manifestation organisée deux fois l’an par les commerçants du quartier Montparnasse.

Fréquentation, affaires, trouvailles, convivialité… A chacune de ses éditions, la brocante de l’avenue du Maine (et même un peu au-delà) connaît un franc succès.

Organisée deux fois l’an par l’association des commerçants de l’ouest du quartier de Montparnasse – en mars et septembre -, cette « foire à tout » ravit les habitants du secteur et des alentours par le nombre de ses participants (plusieurs centaines de professionnels et de particuliers y tiennent stand à chaque fois) et la richesse et la diversité de ce qu’ils proposent.

Située au beau milieu de l’avenue du Maine, la boutique du Musée de La Poste s’associe comme toujours pleinement à l’événement. En restant ouverte et en installant elle-aussi des étals sur le trottoir.

« Parce qu’en semaine, comme beaucoup de gens, la plupart des résidents du quartier partent travailler tôt et rentrent tard, ils ne sont pas en mesure de profiter de notre offre, explique Bruno Patou, le responsable commercial du musée, à l’occasion de cette journée, ils pourront le faire et bénéficier de prix bradés sur beaucoup de nos articles. »

Objets liés à l’univers de l’écriture, de décoration… Une large sélection de références à prix « brocante » sera disponible. « Et nous anticipons déjà les fêtes de fin d’année en mettant en vente des produits de Noël, poursuit Bruno Patou, ainsi que bien sûr toute une série de beaux timbres. »

De quoi contribuer au franc succès de cette nouvelle brocante de l’avenue du Maine…

Rodolphe Pays

Brocante de l’avenue du Maine, samedi 9 septembre.

La boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine (Paris 15e), sera ouverte pour l’occasion de 10 h à 18 h (tél. : 01 53 7198 49).

 

 

 

 

Fondation La Poste : le Prix « Envoyé par La Poste » revient à Jean-Baptiste Andrea

Depuis trois ans, le Prix Envoyé par La Poste ouvre la saison des trophées littéraires.

Cette récompense, initiée en 2015 par la Fondation La Poste, revient cette année à Jean-Baptiste Andrea pour son roman Ma reine.

« L’idée d’une histoire dominée par l’enfance a germé dans mon esprit pendant quatre ans. Un jour, en balade à la campagne, les éléments du récit se sont agencés. J’ai rédigé le premier chapitre et je n’ai plus cessé d’écrire jusqu’au point final. En deux mois, j’avais achevé mon roman. »

Son titre : Ma reine. Mais restait à le faire paraître. C’est par La Poste que Jean-Baptiste Andrea choisit alors de faire parvenir son manuscrit aux éditeurs. Bien lui en prend : les éditions de L’Iconoclaste manifestent tout de suite un coup de cœur pour ce premier ouvrage de l’auteur, et se proposent de le publier.

Jean-Baptiste Andrea, photographié par Vinciane Lebrun-Verguethen.

Restait à espérer l’intérêt des lecteurs. Et pourquoi pas une récompense qui permettrait au livre de trouver davantage encore son public.

C’est chose faite également : Jean-Baptiste Andrea s’est vu attribuer il y a quelques jours le Prix Envoyé par La Poste que la Fondation La Poste a initié il y a trois ans.

« Aux côtés d’autres actions et initiatives, ce prix s’inscrit dans une logique de soutien à la création littéraire menée depuis vingt ans, indique-t-on à la Fondation La Poste, il valorise un manuscrit adressé par courrier et sans recommandation particulière à des éditeurs dont les comités de lecture décèlent le talent. »

C’est Philippe Bajou, secrétaire général du Groupe La Poste et directeur général adjoint, qui a remis le prix au lauréat lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au Centre national du livre, à Paris.

Un événement qui a rassemblé de nombreuses personnalités, dont plusieurs membres du jury, parmi lesquels figurent notamment les écrivains Olivier Poivre d’Arvor, Serge Joncour et Christophe Ono-dit-Biot.

L’auteur et Dominique Blanchecotte, déléguée générale de la Fondation La Poste. (ph. T. Debonnaire)

Réalisateur et scénariste pour le cinéma depuis une vingtaine d’années, Jean-Baptiste Andrea a particulièrement goûté la liberté qu’apporte l’écriture romanesque.

« En écrivant ce livre, j’ai retrouvé la latitude qui commençait à me manquer au cinéma, confie-t-il, avec la littérature j’ai appréhendé de nouveau la fraîcheur que j’avais en débutant dans ce métier. »

Rodolphe Pays

Ma reine, Éditions L’Iconoclaste. 240 pages (paru le 30 août). Un conte initiatique où tout est vrai, tout est rêve, tout est roman…

 Jean-Baptiste Andrea est né en 1971. Diplômé de Sciences-Po Paris et d’une école de commerce, il travaille comme traducteur avant de bifurquer vers le cinéma où il est réalisateur et scénariste. Il a signé Dead End et La Confrérie des larmes. Ma reine est son premier roman.

L’interview de Jean-Baptiste Andrea par Nathalie Jungerman : http://www.fondationlaposte.org/projet/prix-envoye-par-la-poste-jean-baptiste-andrea/

 

Chantier de rénovation du Musée de La Poste : les volumes sont dessinés

Le nouveau Musée de La Poste prend forme : les volumes apparaissent, les installations techniques sont en cours, les premiers habillages esthétiques se mettent en place…

C’est une opération symbole de l’avancée du chantier de rénovation du musée : la grue posée sur le toit du bâtiment, utilisée pour les travaux de destruction et de construction, a été démontée fin juillet.

Le clos/couvert (l’ensemble des éléments assurant l’étanchéité à l’eau et à l’air d’un bâtiment) et la partie gros œuvre intérieur sont ainsi achevés.

Tous les volumes de chacun des niveaux du musée sont désormais « dessinés ». L’ensemble des installations techniques est en cours : chemins de câbles, système de climatisation, tuyauteries…

Les corps d’état architecturaux interviennent également. Pour la pose des plaques de placoplâtre, du carrelage, des parquets…

A l’extérieur, la façade nord (à l’arrière du bâtiment) commence à être habillée. Le bardage métallique choisi est composé de bandes juxtaposées d’inox brut, d’acier galvanisé et de zinc prépatiné.

Une association de matériaux, avec ses contrastes de lumière et de couleurs, qui devrait se révéler particulièrement esthétique.

Rodolphe Pays

Le blog du Musée de La Poste continue… en septembre. Rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles informations concernant le musée, son actualité, ses projets, son chantier de rénovation, ses partenariats…

 

Le numéro d’été de « LeMag-Musée de La Poste » revient sur les partenariats du musée avec d’autres institutions culturelles

LeMag revient longuement sur les actions menées par le musée au sein de l’ancien et exceptionnel relais de Poste des Ormes (Vienne).

L’édition d’été de LeMag-Musée de La Poste est disponible.

Un numéro largement consacré aux partenariats du musée avec d’autres institutions culturelles.

Le Musée de La Poste, ce sont des collections, des expositions, des animations… Des offres culturelles qui sont aujourd’hui proposées hors les murs en raison d’importants travaux de rénovation.

Mais le musée continue aussi par ailleurs d’être présent dans le cadre de partenariat ou de collaboration avec d’autres institutions culturelles.

Au-delà de ses activités premières, il est ainsi actif un peu partout en France aux côtés d’autres musées, de lieux de culture, dans le cadre de festivals, d’événements… L’édition d’été de la publication LeMag-Musée de La Poste consacre l’essentiel de son sommaire à ces collaborations.

Le supplément « travaux » de LeMag fait le point sur l’avancée spectaculaires du chantier de rénovation du musée.

La revue revient longuement sur les actions menées par le musée au sein de l’ancien et exceptionnel relais de Poste des Ormes, dans le département de la Vienne.

Ainsi que sur l’exposition des Sables d’Olonne consacrée au peintre Bernard Rancillac, que le Musée de La Poste a coproduit avec celui de l’Abbaye Sainte-Croix.

LeMag évoque également le prêt de pièces de collections du musée au château de Grignan (Drôme) dans le cadre d’une exposition dédiée à la marquise de Sévigné.

Des informations sur une nouvelle œuvre d’art contemporain qui intègre les collections, le bilan de la MuseumWeek 2017, la troisième saison des Histoires de timbres, la parole donnée au street artiste Guaté Mao complètent le sommaire de ce numéro estival.

Et le supplément « travaux » encarté dans la publication fait le point sur l’avancée – spectaculaire – du chantier de rénovation du musée.

Rodolphe Pays

Diffusé par abonnement, « L’Adresse-LeMag » est également disponible à la boutique du Musée de La Poste (21 avenue du Maine, Paris 15ème).

La revue est aussi téléchargeable sur le site internet du musée : ladressemuseedelaposte.fr (rubrique « Focus »).

 

 

Gaëlle Rageot-Deshayes, commissaire de l’exposition « Rancillac » aux Sables d’Olonne : « Ce qu’il faisait dans les années 1960 était nouveau, fort, engagé, virulent… »

L’expo « Rancillac » qui se tient actuellement au Musée de l’Abbaye Sainte-Croix, aux Sables d’Olonne, prolonge la rétrospective consacrée à l’artiste que le Musée de La Poste a proposée à Paris au printemps.

Un nouvel accrochage – coproduit par le Musée de La Poste – qui s’attache au travail mené par le peintre dans les années 1960.

Gaëlle Rageot-Deshayes, la commissaire de l’exposition et conservatrice en chef du Musée de l’Abbaye Sainte-Croix, évoque le partenariat mené avec le Musée de La Poste et le parcours de l’artiste.

Bernard Rancillac et Gaëlle Rageot-Deshayes lors du vernissage de l’exposition « Les Années Pop ».

« Avec le Musée de La Poste, nous avions il y a quelques années monté une exposition commune consacrée aux peintres Chaissac et Dubuffet.

L’idée d’une nouvelle collaboration autour de Rancillac m’a aussitôt intéressée, notamment parce que nous avons dans nos collections permanentes des œuvres d’artistes comme Arroyo ou Télémaque, qui eux aussi ont participé à l’aventure de la Figuration narrative.

Mais plutôt que de faire également une rétrospective, nous nous sommes attachés à montrer l’évolution du travail du peintre dans les années 1960.

Y compris en exposant des œuvres moins connues de sa période abstraite ainsi que des dessins – il en a fait beaucoup – aussi fulgurants que ses tableaux.

Les années 1960 pour Rancillac, c’est le début de la célébrité, ce qu’il faisait était nouveau, fort, engagé, virulent.

Les couleurs vives, les sujets populaires s’inscrivent alors dans une nouvelle esthétique, celle du Pop Art… C’est pour cela que l’on a intitulé cette exposition Les Années Pop.

Pop aussi, la scénographie, qui se démarque de la chronologie, joue la rupture, et à laquelle Rancillac a lui-même largement contribué.

D’ailleurs, il dit de cette expo que c’est comme un autoportrait. »

Propos recueillis par Rodolphe Pays

« Les Années Pop », une exposition consacrée à Bernard Rancillac, jusqu’au 24 septembre, Musée de l’Abbaye Sainte-Croix, aux Sables d’Olonne (85).

Un accrochage coproduit par le Musée de l’Abbaye Sainte- Croix et le Musée de La Poste.

En savoir plus : http://www.lemasc.fr/masc/

 


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