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Rancillac, street art, « Automate 1900 »… : L’Adresse-LeMag fait le tour de l’actualité du Musée de La Poste

unknown-2Expos, street art, restaurations d’œuvres, histoires de timbres… : l’actualité du Musée de La Poste est dans le nouveau numéro de L’Adresse-LeMag.

Expositions de photos d’exploration urbaine, expositions de fac-similés de pièces des collections et présentations historiques itinérantes, acquisitions et prêts d’objets, partenariats, animations pour les scolaires et les seniors, présence commerciale renforcée… : l’activité du Musée de La Poste ne s’est pas ralentie en 2016.

L‘année qui s’ouvre confirme la tendance. De nouveaux événements culturels et historiques sont programmés, d’autres initiatives menées conjointement avec diverses institutions (associations, hôpitaux… ) seront menées, la présence des conférenciers du musée lemag-30_page_2dans les écoles et les maisons de retraite ne se démentira pas…

Le nouveau numéro de L’Adresse-LeMag, la publication grand public du musée, donne un aperçu des actions ainsi programmées dans les semaines et les mois qui viennent.

A travers un entretien avec l’artiste, le magazine évoque notamment la rétrospective consacrée au peintre Bernard Rancillac. Un événement que le musée organise à partir de février à Paris, au sein de l’espace Niemeyer.

Peinture toujours, avec les fresques de street artistes qui se succèdent sur la palissade du chantier de rénovation du musée. Kashink, dont l’œuvre est visible jusqu’à la mi-février, explique dans un billet sa démarche et livre quelques clefs sur le sens de son travail.

lemag-30_page_6Les restaurations de pièces des collections (en particulier celles qui seront présentées au public à la réouverture du musée) se poursuivent.

Un reportage permet de suivre celle de « l’automate 1900 », un distributeur de timbres et de cartes en usage à la poste du Louvre au début du XXe siècle.

Egalement dans les colonnes de LeMag : les nouvelles Histoires de timbres, films courts produits par le musée et diffusés sur plusieurs chaînes de télévision, les animations, les prêts de pièces de collections du musée à d’autres institutions culturelles, l’offre pour tous de la boutique…

Bonne lecture.

Rodolphe Pays

unknown-2Diffusé par abonnement, « L’Adresse-LeMag » est également disponible à la boutique du Musée de La Poste (21 avenue du Maine, Paris 15ème).

Ainsi qu’à l’espace Niemeyer pendant toute la durée de la rétrospective « Rancillac ». 

La revue est aussi téléchargeable sur le site internet du musée : ladressemuseedelaposte.fr (rubrique « Focus »).

unknown-3Supplément « travaux »

Comme dans chacune de ses éditions, « L’Adresse-LeMag » comporte un encart consacré aux travaux de transformation du musée.

Baptisé « 34 Bd de Vaugirard », ce supplément de 4 pages fait le point sur l’avancée du chantier, les mesures prises pour limiter les nuisances, le calendrier…

 

 

Restauration des collections du Musée de La Poste : « l’automate 1900 » comme à la Belle Epoque

img_5890« L’automate 1900 » est une des pièces les plus emblématiques des collections du Musée de La Poste…

Ce distributeur de timbres et de cartes vient d’être restauré par un des meilleurs spécialistes de ce type de mécanismes.

« C’est un objet très technique, très innovant, il y a des dispositifs réellement subtils, des systèmes que je ne connaissais pas, incroyablement ingénieux, c’est vraiment une pièce superbe. »

Le Musée de La Poste a confié à Klaus Lorenz le soin de restaurer son distributeur de timbres et de cartes-lettres, "l'automate 1900".

Le Musée de La Poste a confié à Klaus Lorenz le soin de restaurer son distributeur de timbres et de cartes-lettres, « l’automate 1900 ».

Klaus Lorenz n’en finit pas de s’émerveiller en recensant les différents mécanismes de l’automate de distribution de timbres et de cartes-lettres (les « ancêtres » des cartes postales) dont le Musée de La Poste lui a confié la restauration.

Et pourtant, des automates il en a vu beaucoup d’autres, depuis les dizaines d’années que des musées et des particuliers de France et d’ailleurs font appel à ses services.

Celui dont il s’est occupé est il est vrai un des joyaux des collections du musée. Réalisé par des ingénieurs « maison » pour l’exposition universelle de 1900 à Paris, il a été en service au début du XXe siècle à la mythique poste du Louvre, au cœur de Paris (la restauration entreprise a confirmé cette utilisation opérationnelle).

Un distributeur de timbres et de carte

Un distributeur automatique de timbres équipé d’un pèse-lettre sophistiqué.

Un distributeur automatique, équipé d’un pèse-lettre, d’un humecteur de timbre, qui rejette la monnaie non autorisée… : la prouesse technologique devait être appréciée par les « usagers » de l’époque.

Longtemps présenté dans les salles d’exposition du musée, ce bel exemple de mobilier urbain des PTT d’alors avait forcément souffert des outrages du temps. Une restauration s’imposait.

« J’ai d’abord fait un diagnostic, l’appareil était encrassé, il ne fonctionnait plus, explique Klaus Lorenz, et les interventions précédentes avaient elles-aussi vieilli. »

img_5874En l’absence de toute documentation sur l’automate, le restaurateur a travaillé selon son habitude, en technicien expérimenté.

« J’ai observé, j’ai démonté, j’ai vu quels matériaux avaient été utilisés, beaucoup d’alliages cuivreux, de l’aluminium, de l’acier aussi, détaille-t-il, dans ce type de situation, j’essaie toujours de comprendre comment ça a été assemblé, conçu, quelle dégradation a pu s’installer. »

img_5878C’est là que Klaus Lorenz a découvert l’habileté et l’ingéniosité des concepteurs de la machine.

« Le système de soufflerie qui permet de délivrer les timbres et les cartes est remarquable, comme celui du pèse-lettre, qui grâce à des anneaux superposés indique le tarif d’affranchissement en fonction du poids de la correspondance, apprécie le restaurateur, idem pour le débrayage des tambours de distribution des timbres et cartes et le levier automatique qui bloque l’introduction de monnaie lorsque l’appareil est en rupture de stock. »

img_5892Plutôt que de réactiver les fonctionnalités de l’automate (qui n’a plus vocation à être utilisé), c’est une remise en état de toutes ses composantes – pesée, distribution, monnayeur, socle… – qui a été demandée à Klaus Lorenz.

Beaucoup d’interventions ont ainsi été nécessaires : nettoyage, réparation et fabrication de pièces, réglages, comblement de fissures…

« Chaque élément a été traité et pour finir lubrifié, conclut Klaus Lorenz, pour cette dernière opération, j’ai choisi un produit visqueux plutôt que fluide, l’appareil n’étant pas destiné à fonctionner, la protection sera ainsi supérieure. »

Avec le même intérêt que les usagers de la Belle Epoque, les visiteurs pourront à nouveau admirer « L’automate 1900 » à la réouverture du musée.

Rodolphe Pays

img_5888Klaus Lorenz : restaurateur sans frontière

La notoriété de Klaus Lorenz dépasse largement les frontières. Sa connaissance des automates, sa capacité à « lire » leurs mécanismes, ses savoir-faire sont depuis des années reconnus dans beaucoup d’endroits du monde. Bien avant que ses qualités et expériences professionnelles ne s’exportent, il s’était lui-même déjà affranchi des frontières.

C’est comme une seconde nature pour ce natif de Leipzig, ville située au cœur de ce qui était alors l’Allemagne de l’est. L’homme a de qui tenir. Père et grand-père ingénieur. Klaus Lorenz, lui, ne poursuivra pas aussi longtemps qu’eux ses études. Trop indépendant pour le système, il sera dirigé vers l’apprentissage.

Le retaurateur dans une (petite) partie de son atelier situé dans un village du Lot.

Le restaurateur dans une (petite) partie de son atelier situé dans un village du Lot.

Il sera mécanicien, « hydrauliste », travaillera à l’entretien des équipements du chemin de fer.

« Jeune, je me suis aussi passionné pour la pendulerie, raconte-t-il, à Leipzig, il y avait une abondante littérature sur l’horlogerie, je m’y suis frotté en comprenant la technique. »

Curieux de tout, il s’inscrira aussi à un club de préhistoire, avec lequel il pratiquera des fouilles archéologiques.

« J’ai ensuite rejoint un atelier de restauration à Dresde, poursuit-il, on travaillait pour le musée des Transports, il y avait toutes sortes de véhicules – locomotives, voitures… -, des maquettes, j’ai beaucoup œuvré aussi alors sur des vélos. »

Une autre partie de l'atelier...

Une autre partie de l’atelier…

Passage « à l’ouest ». Klaus Lorenz rejoint Nuremberg. Fait un stage d’anglais (il ne parle alors que l’allemand et le russe, appris à l’école de la RDA). Monte un atelier de restauration.

« On travaillait pour des particuliers et pour les monuments historiques, se souvient-il, on s’occupait de statues de métal, de serrures… » L’expérience dure deux ans. Et tourne court. « Trop  simple , trop tranquille… »

D'autres outil...

D’autres outils…

Klaus aime le contact, discuter, échanger, apprendre… Frontière à nouveau. Il avait des amis qui étaient d’Annecy, il est parti pour la Haute-Savoie.

« Je suis tombé sur des gens super, des assos, des personnes qui m’ont aidé ». Pas si facile au début. C’était l’époque des TUC, les travaux d’utilité collective.

Klaus renoue un temps avec ses premières amours, des fouilles archéologiques, romaines. « J’ai appris le français, je suis devenu vacataire scientifique, se rappelle-t-il, je montrais aux stagiaires comment préserver les objets, travailler avec eux. » Petit à petit, il décroche des contrats.

Au sein de l'atelier qui porte son nom, Klaus Lorenz travaille avec son épouse Catherine, décoratrice, spécialiste en peinture, dorure et cires.

Au sein de l’atelier qui porte son nom, Klaus Lorenz travaille avec son épouse Catherine, décoratrice, spécialiste en peinture, dorure et cires.

Pour le musée du château d’Annecy notamment, où on lui confie la restauration de pièces en métal.

Il rencontre alors une équipe de restaurateurs de peinture murales, achète des bouquins, apprend la maçonnerie. Il postule pour un job à Genève. Mais là, ça n’a pas marché. « Ils voulaient des suisses », sourit-il.

Et tout bascule. Le conservateur des musées du Lot le contacte alors pour lui proposer une tâche qui se révélera déterminante pour la suite : s’occuper des collections de Décamps, la célèbre maison de fabrication d’automates, présentées dans un musée du département, à Souillac.

img_5885« Je suis devenu le restaurateur de ces collections, explique Klaus, des centaines de pièces à restaurer, à surveiller. » Un nouvel apprentissage pour ce boulimique de connaissances.

Déjà 25 ans qu’il travaille pour ce musée. Parallèlement, il a aussi collaboré directement avec la maison Décamps (jusqu’à sa fermeture en 1997), pour la Colline de l’automobile, à la Défense, près de Paris, pour des particuliers…

« J’ai voyagé dans le monde entier pour restaurer des collections d’automates privées », évoque sans forfanterie Klaus. Toujours indépendant, il n’accepte pas tout ce qu’on lui propose. Au musée des automates et du jouet de Neuilly-sur-Seine, il dit non (« C’était pas mon optique »). En revanche, il s’occupe aussi depuis longtemps des collections de poupées automates du musée de Monaco.

« Les objets ne gardent pas leurs secrets, je parviens à les lire, ajoute-t-il, quand j’en observe un, j’imagine comment il aurait pu être autrement, par cette comparaison, on peut comprendre la démarche du créateur, sa logique. » Toujours passionné et affable, Klaus Lorenz a tout de même une inquiétude : que l’on ne se donne pas les moyens de restaurer de façon éthique.

Autrement dit, quelle frontière cette fois, ne pas franchir…

R. P.

Contact :

Atelier Lorenz : 05 65 32 61 91 ou atelierlorenz@aol.com

La boutique du Musée de La Poste : une offre originale, diverse et de belle qualité

_tdb1332Objets issus des collections, catalogues d’exposition, ouvrages d’art, beaux timbres…

La boutique du Musée de La Poste propose des produits pour tous les goûts et toutes les générations.

Ainsi que des soldes importants jusqu’au 21 février…

_tdb1331Les produits dérivés

Cabas, housses d’ordinateurs, sacs à dos, besaces… , en toile de – vrai – sac postal ; figurines artisanales reproduisant un messager du roi de la fin du Moyen-Age, un facteur « 1900 »… ; bijoux – bagues, pendentifs… – ornés d’anciens logos de la Poste, de bottes de postillon, de ballon _tdb1344postal stylisés… ; magnets, tapis de souris, étuis de cartes de visite illustrés d’une scène postale.

Créés en lien avec les collections du musée, tous ces articles sont autant de cadeaux originaux et de belle qualité.

_tdb1348Les livres

A chacune de ses expositions ou presque, le Musée de La Poste édite un catalogue. A l’automne, c’était celui accompagnant Temps suspendu, un accrochage de photographies dédié à l’exploration urbaine ; dès février ce sera celui associé à la rétrospective consacrée au peintre Bernard Rancillac.

_tdb1335La boutique du musée propose ainsi une gamme de catalogues et d’ouvrages d’art – et beaucoup d’autres livres – à l’intention de lecteurs passionnés par la culture.

Les timbres

_tdb1325_1Si toutes les émissions philatéliques de l’année sont vendues à la boutique du Musée de La Poste, beaucoup d’autres beaux timbres y sont également disponibles.

Via des carnets à thèmes notamment (« Reflets et paysages du monde », « Correspondances planétaires »… ).

Et aussi sous formes de collectors réalisés à l’occasion des expositions actuelles et précédentes organisées par le musée.

Et une exclusivité : la boutique propose la philatélie des départements et territoires d’outre-mer ainsi qu’une vignette libre-service d’affranchissement (LISA) illustrée d’une chaise de poste.

Et aussi

_tdb1358La boutique du musée propose par ailleurs des articles liées à l’écriture (papier à lettre, enveloppes, stylos, agendas… ), au vélo (stickers, sonnettes… ), une large gamme de cartes (vœux, événements, humour avec Plonk & Replonk… ).

Rodolphe Pays

(Photos Thierry Debonnaire)

La boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15 ème, ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h (fermé les samedi, dimanche et jours fériés). Tél. 01 53 71 98 49.

 

_tdb1314Des soldes aussi

Jusqu’au 21 février, la boutique du musée se met à l’heure des soldes.

Tout est à moins 30%, exceptés les livres, la philatélie et les objets signalés.

« Relais », la revue de la Société des Amis du Musée de La Poste : une richesse éditoriale trop méconnue…

img_6272Le nouveau numéro de Relais, la revue de la Société des Amis du Musée de La Poste, est disponible.

A lire… ou à découvrir.

Elle reste assez confidentielle… Et c’est dommage, parce que la revue de la Société des Amis du Musée de La Poste (SAMP) draine à chaque parution – trimestrielle – son lot d’informations, d’anecdotes, de connaissances…

Sur plein de choses : l’histoire de La Poste bien sûr, de la correspondance, des techniques, des traditions, des avancées sociales… Et souvent avec humour, en n’hésitant pas par exemple à brocarder les lourdeurs, les hésitations administratives. Images parfois caricaturales à l’appui.

La nouvelle édition de Relais apporte une nouvelle fois la preuve de cette richesse éditoriale un peu méconnue.

Elle ouvre ses colonnes par une énigme, celle d’un hypothétique ballon monté tombé près de Honfleur à la mi-décembre 1870.

img_6273Une dépêche officielle signée de Léon Gambetta, ministre de l’intérieur, en fait état. Or, aucun ballon monté n’a jamais été vu atterrir dans le secteur…

Relais revient également sur les dispositifs étonnants mis en place par la Poste pour « récupérer » au vol le courrier acheminé par les trains. Etonnant… Puis s’intéresse aux « seigneurs  de la Poste, les ambulants…

img_6274Autre sujet abordé, avec l’humour qui convient : les étrennes des facteurs et les calendriers qui vont avec… Et encore d’autres papiers à lire, à découvrir…

Bonne lecture.

Rodolphe Pays

img_6272Tout le sommaire de « Relais », la revue trimestrielle de la Société des Amis du Musée de La Poste (SAMP) sur http://samp.unblog.fr.

Pour prendre contact avec l’association :

SAMP, 34 bd de Vaugirard, 75731 PARIS CEDEX 15.

 

Bientôt une exposition du Musée de La Poste consacrée à Bernard Rancillac

Proposée par le Musée de La Poste, une rétrospective de l'oeuvre de Bernard Rancillac démarrera en février.

Proposée par le Musée de La Poste, une rétrospective de l’oeuvre de Bernard Rancillac démarrera en février.

Après l’exploration urbaine cet automne, place à la peinture. L’espace Niemeyer, à Paris, s’apprête à accueillir une nouvelle exposition du Musée de La Poste.

Une rétrospective consacrée à Bernard Rancillac.

Fin décembre, prenait fin Temps suspendu, la première exposition du Musée de La Poste proposée à l’espace Niemeyer. Un accrochage de photos d’exploration urbaine qui a connu un vrai succès.

La collaboration entre le musée et le lieu d’événement et de manifestation situé dans le XIXe arrondissement de Paris se poursuit. Dans quelques semaines, une nouvelle exposition ouvrira ses portes. De peinture cette fois. Et plutôt ambitieuse.

exposition-des-oeuvres-de-bernard-rancillac-a-l-aspirateur_390844_632x374Il s’agira en effet d’une rétrospective du travail de Bernard Rancillac. Peintures, objets, affiches, installations, collages… Au total une centaine d’œuvres réalisées des années 1960 à aujourd’hui seront présentées.

L’exposition montrera ainsi un panorama représentatif du parcours de cet artiste engagé, à l’origine avec quelques autres plasticiens du mouvement de la Figuration narrative.

Rendez-vous dans quelques semaines…

Rodolphe Pays

« Rancillac / Rétrospective », du 21 février au 7 juin, une exposition du Musée de La Poste proposée à l’espace Niemeyer, 2 place du Colonel Fabien, Paris 19e.

 

Le nouveau numéro de « Culture Timbres » prend un coup de jeunes

ct30-1La nouvelle édition de Culture Timbres, la lettre philatélique du Musée de La Poste, est consacrée aux liens aujourd’hui souvent distendus entre les jeunes et le timbre.

Et aux efforts menés par toutes les parties concernées pour inciter les générations montantes à renouer avec la philatélie.

Méconnaissance, et même parfois totale ignorance, manque d’intérêt, dédain, désaffection… Beaucoup de jeunes gens se retrouvent aujourd’hui éloignés de l’univers philatélique.

ct305Mais le timbre est-il vraiment condamné à disparaître de leurs écrans radars ?

Quid du passage de témoin entre les générations, de l’attractivité d’un domaine qui en a enchanté, fait rêver et voyager de si nombreuses, des nouvelles formes que peut revêtir ce loisir… ?

Dans un numéro spécial « Les jeunes et la philatélie », la nouvelle édition de Culture Timbres, la lettre philatélique du Musée de La Poste, apporte un certain nombre d’éléments de réponses.

ct302A travers un entretien, Florence Fraboulet, la directrice le l’Association pour le développement de la philatélie (Adphile), fait ainsi un état des lieux et rappelle les nombreuses actions menées en direction des jeunes.

Quant à Philippe Lesage, le « Monsieur jeunes » de la Fédération Française des Associations Philatéliques (FFAP), s’il revient lui aussi sur le constat de la désertion sensible de la philatélie des générations montantes, il évoque des initiatives susceptibles d’inverser la tendance.

Dans ce numéro, Phil@poste apporte également sa contribution à la réflexion et aux pistes explorées. En indiquant notamment les émissions « jeunes » de l’année écoulée et de celle qui s’ouvre.

Et la parole est donnée aux journalistes spécialisés : Sophie Bastide-Bernardin, Pierre Jullien et Gauthier Toulemonde, respectivement rédacteurs en chef de L’Echo de la timbrologie, de Philatélie au quotidien et de Timbres magazine (ainsi que Jacqueline Caurat, animatrice plus de vingt ans durant de l’émission Télé-Philatélie). Une parole très libre…

Comme celle de plusieurs jeunes, philatélistes ou non, qui en quelques verbatim expriment leurs points de vue.

Rodolphe Pays

ct30-1Diffusé en ligne, « Culture Timbres » est aussi disponible sur le site internet du Musée de La Poste (http://www.ladressemuseedelaposte.fr/, rubrique « Focus »).

Et également en version papier à la boutique du musée, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h (Tél. : 01 53 71 98 49).

 

le-dessous-des-timbres-hors-serieUn hors série de Timbres Magazine qui devrait aussi intéresser les jeunes

Après avoir abordé la « Géopolitique et histoires insolites » et « L’incroyable présence française dans le monde », le troisième hors-série de Timbres magazine est consacré à la « Géopolitique des frontières ».

Un numéro une nouvelle fois remarquablement documenté, riche d’informations sur les territoires, leurs mouvances, leurs frontières…

De quoi faire un beau voyage autour du monde, illustré par le timbre, de l’Europe aux régions polaires, de l’Afrique à l’Océanie…

Gauthier Toulemonde, rédacteur en chef de "Timbres magazine".

Gauthier Toulemonde, rédacteur en chef de « Timbres magazine ».

« La philatélie est indiscutablement un loisir privilégié pour comprendre et observer les évolutions territoriales, affirme Gauthier Toulemonde, le rédacteur en chef de Timbres Magazine, les albums contiennent une partie de l’histoire du monde dont les collectionneurs sont à leur façon les dépositaires et finalement les improbables douaniers, eux qui connaissent si bien ces lignes noires qui parcourent les cartes de géographie. »

Un ouvrage que les jeunes – collégiens, lycéens et étudiants – auront eux aussi plaisir à parcourir…

En savoir plus : http://www.timbresmag.com/

 

Kashink : « On n’a qu’une vie, faisons ce que l’on aime plus que tout »

kashink2Après celles de Katre, SP 38 et Lenz, c’est une œuvre de Kashink qui est visible depuis quelques semaines sur la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste.

Une fresque belle, profonde, engagée. A l’image de sa créatrice, qui évoque son travail, sa démarche, ses projets…

2016-11-29-kashink-detail-1Le contact

« Je n’avais jamais encore travaillé avec La Poste, je savais juste que le musée de La Poste avait organisé il y a quelques années une belle expo sur le street art, on m’en avait dit du bien, mais je n’avais pas eu l’occasion de la voir à l’époque.

Quand on m’a demandé si je voulais participer au projet de fresques successives réalisées par différents artistes sur la palissade du chantier de rénovation du musée, j’ai tout de suite été intéressée par la démarche.

2016-11-29-kashink-detail-2Créer une œuvre éphémère, visible 2 ou 3 mois, c’est dans la logique du street art, ça demeure pour moi une conception à laquelle je continue d’adhérer, même si aujourd’hui je suis aussi présente dans des galeries et dans le muralisme.

Et puis, j’avais carte blanche, pas de thème imposé, ni même suggéré…

 

2016-11-29-kashink-detail-3La fresque

J’ai travaillé comme à mon habitude, spontanément, en réaction à l’environnement du moment et selon l’émotion et l’humeur qu’il génère chez moi. Sans préparation technique préalable, sans croquis.

Quand les gens du musée m’ont contactée, c’était au moment de l’élection de Donald Trump, c’était aussi un an après les attaques au Bataclan et dans Paris, et puis il y avait également des primaires en vue des présidentielles du printemps prochain, la montée des extrêmes…

2016-11-29-kashink-detail-4Un climat pas très optimiste… Je me suis dit, on voit ce qu’il se passe, face à ça qu’est-ce que l’on fait, on se laisse gagner par la sidération, non, on se bouge, on en parle, on envisage des choses, et on ne prend pas peur, on agit…

C’est ce que j’ai voulu exprimer à travers cette fresque, en déroulé… Avec des images et des mots…

La plupart des gens se sentent démunis aujourd’hui par rapport à ce qui arrive. Il faut les encourager à relever la tête… Cette fresque du musée de La Poste, c’est une invitation à le faire.

 

2016-11-29-kashink-detail-5L’engagement

Je me suis toujours engagée dans mon travail, que ce soit dans la rue ou ailleurs. Mais cet engagement s’est renforcé, depuis Nice, depuis Trump.

Je vais souvent aux Etats-Unis, encore récemment j’étais à Miami pour un gros événement autour du street art, j’ai constaté qu’aucun street artiste n’avait réagi dans la foulée des élections.

C’est pareil ici, on n’a pas vu grand monde pour le mariage pour tous. Qui prend parti ? Tout le monde ne s’interroge pas, ne se mobilise pas…

kashink-02-224x300Le street art, c’est un moyen de communication, de transmission d’information. L’intérêt que les gens ont pour cet art, c’est souvent une envie de couleur, de beauté, de poésie.

C’est intéressant d’aller au-delà, de mettre en lien, en tant qu’artiste, on se doit de réagir.

 

Demain

Ma conviction est que l’on entre dans une nouvelle ère, et le changement que l’on vit, c’est une dynamique, le début de quelque chose… Face à ce qui peut légitimement être perçu comme inquiétant, ce n’est pas renoncer qui doit être la réponse, c’est faire face…

Je constate d’ailleurs que beaucoup de gens aujourd’hui, de toutes générations, remettent en question leur situation professionnelle ou personnelle. On n’a qu’une vie, faisons ce que l’on aime plus que tout.

 

Photo Charles Devoyer

(Photo Charles Devoyer)

Les projets

En ce moment, c’est l’hiver, je suis un peu moins dans la rue. Je travaille dans mon atelier.

J’ai mis cependant longtemps à prendre autant de plaisir devant une toile que devant un mur.

Peindre sur de plus petits formats, il m’a fallu aussi du temps pour m’y faire. Maintenant, j’aime vraiment les deux.

Et puis, j’ai d’autres projets. Par exemple de développer de nouveaux univers graphiques, avec d’autres supports, de la vidéo, de la photo, des toiles… Diversifier les supports pour multiplier les messages.

Cette démarche de diversification, d’élargissement de mon travail, je l’ai déjà expérimentée à travers des performances réalisées au théâtre avec des comédiens, en habillant de vraies personnes comme les personnages que je peins.

On n’a qu’une vie…  »

Propos recueillis par Rodolphe Pays

(Photos Thierry Debonnaire)

Série « Ralentir Street art » : la fresque de Kashink peinte sur la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste – 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème – est visible jusqu’au 22 janvier.

En savoir plus : http://www.kashink.com/

Photo Romain

(Photo Romain Tellechea)

 2016-11-29-palissade-kashink

 

 


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