Pierre Perret : « Mon goût de la découverte, du monde s’est éveillé à travers les timbres »


« Les timbres, j’ai commencé à m’y intéresser, j’avais 6 ou 7 ans. Mon tonton Etienne, militaire de carrière affecté à l’époque en Syrie, en ramenait lors de ses permissions. » (Photo David Bakhoum)

Les personnalités publiques n’y échappent pas : nombreuses elles-aussi collectionnent ou ont un temps collectionné les timbres.

Comme Pierre Perret, chez qui la philatélie a déclenché le goût du voyage, de l’ailleurs, des autres…

« Les timbres, j’ai commencé à m’y intéresser, j’avais 6 ou 7 ans. Mon tonton Etienne, militaire de carrière affecté à l’époque en Syrie, en ramenait régulièrement lors de ses permissions.

Il y avait des timbres de Syrie, bien sûr, mais aussi de Mauritanie, du Maroc, de toutes sortes d’endroits qui me faisaient rêver.

« Je me souviens d’un des premiers cadeaux de mon oncle Etienne, une planche de vignettes des Alaouites, c’était un trésor pour moi, une ouverture sur le monde, j’ouvrais de grands yeux. »

Je me souviens d’un de ses premiers cadeaux, une planche de vignettes des Alaouites, c’était un trésor pour moi, une ouverture sur le monde, j’ouvrais de grands yeux.

A ce moment-là, c’étaient des choses que l’on ne voyait guère, pas ou peu de télévision, de cinéma, pour le tout petit gars de Castelsarrasin que j’étais alors, ces images, c’était des initiations à l’exotisme.

Mon goût de la découverte, du monde s’est éveillé là, à travers les timbres.

« Ado, j’avais déjà un petit orchestre, on jouait dans les fêtes de village, les maigres recettes que j’en retirais, je les consacrais pour moitié aux timbres. » (Pierre Perret, saxophone en mains, est à droite sur la photo).

Un peu plus tard, j’ai vraiment commencé à collectionner. J’avais 13 ou 14 ans, des copains s’y intéressaient aussi. Mon thème, c’était la France. Et très vite les timbres anciens, les « Napoléon » par exemple.

Mais je n’avais pas les moyens de me les payer. Alors je faisais des économies.

Ado, j’avais déjà un petit orchestre, on jouait dans les fêtes de village, les maigres recettes que j’en retirais, je les consacrais pour moitié aux timbres.

Après, quand ça a commencé à décoller pour moi dans la musique, j’ai un peu laissé tomber.

« J’ai fait plusieurs chansons autour de l’univers postal, La philatélie, Les postières, Avant on s’écrivait… La Poste, c’est un peu comme une sorte de fil rouge finalement. »

Mais j’ai fait plusieurs chansons autour de l’univers postal, La philatélie, Les postières, Avant on s’écrivait

La Poste, c’est un peu comme une sorte de fil rouge finalement.

Au milieu des années 1970, alors que ça marchait vraiment bien – je faisais 150 spectacles par an, mes disques se vendaient beaucoup -, j’ai décidé de prendre une année sabbatique, qui s’est d’ailleurs transformée en quasiment deux années sabbatiques.

On est partis pour un tour du monde. Au fond, c’était pour voir en vrai ce que j’avais entrevu dans les timbres.

« Le Musée de La Poste, je l’ai visité il y a longtemps, avec mon ami Louis Mexandeau, qui était alors ministre des PTT.
Et je serais heureux d’y retourner à sa prochaine réouverture. Et d’y voir en particulier tous les timbres qui seront exposés. Toujours histoire de rêver. »
(Photo DR)

Aujourd’hui, je n’ai plus mes albums de timbres, on me les a fauchés, chez moi. C’est comme ça. Il me reste quand même quelques planches, notamment sur le monde sous-marin, des timbres que j’ai aimé collectionner aussi.

Le Musée de La Poste, je l’ai visité il y a longtemps, avec mon ami Louis Mexandeau, qui était alors ministre des PTT. Il m’avait dit « viens, il y a des tas de choses qui vont t’intéresser ». Il avait raison.

Et je serais heureux d’y retourner à sa prochaine réouverture. Et d’y voir en particulier tous les timbres qui seront exposés. Toujours histoire de rêver. »

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Pierre Perret est né le 9 juillet 1934 à Castelsarrasin, dans le Tarn-et-Garonne. Auteur-compositeur-interprète, il a enregistré ses premières chansons dès 1957. Et n’a cessé depuis de produire des albums.

Dans le plus récent, « Humour liberté », sorti il y a quelques mois, le chanteur rend notamment hommage à ses copains de Charlie-Hebdo.

Pierre Perret a également publié de nombreux ouvrages autobiographiques et gastronomiques.

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