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Soutien à l’histoire, l’art, l’écriture : La nouvelle édition de « Cultures Poste » est disponible

Le nouveau numéro de Cultures Poste, lettre commune aux entités mémorielles et culturelles internes ou associées à La Poste, est sorti.

Avec en particulier un large focus sur le soutien que la Fondation La Poste a apporté à un opéra chorégraphique écrit et joué par des détenus du centre pénitentiaire de Meaux.

Contribuer à la diffusion de l’histoire du transport des messages à travers les siècles, à l’appréhension de la présence postale sous ses diverses formes par tous les publics.

Comprendre, expliquer et approfondir cette histoire. Favoriser les travaux d’étudiants, les recherches la concernant. La sauvegarder.

Contribuer aussi à maintenir le flambeau de l’écrit, de l’expression, de l’échange. Celui de la lettre également.

En menant ces entreprises souvent de façon complémentaires, et parfois conjointes, les différentes entités mémorielles et culturelles internes ou associées à La Poste – musée, fondation, comité pour l’histoire, bibliothèque historique, archives, Phil@poste – œuvrent au service d’une meilleure connaissance et d’une plus grande notoriété de La Poste.

Mais pas seulement. Elles participent aussi à la diffusion de la culture. A destination de toutes les générations, de tous les milieux. Restant ainsi fidèle à la vocation de La Poste : être accessible à tous et partout.

Le nouveau numéro de Cultures Poste, leur lettre commune, relaie l’actualité de ces entités mémorielles et culturelles.

Et consacre un large sujet à Douze Cordes, un opéra chorégraphique écrit et joué par des détenus du centre pénitentiaire de Meaux, en Seine-et-Marne.

Un projet soutenu par la Fondation La Poste né en octobre dernier à l’initiative d’Irène Muscari, la coordinatrice culturelle de l’établissement carcéral.

« La Fondation est heureuse et fière d’être le partenaire d’une création menée avec les détenus de la prison de Meaux, indique Marie Llobères, déléguée générale de la Fondation La Poste, et notamment parce que celle-ci a d’abord donné lieu à un travail d’écriture. »

Une belle contribution au maintien pour tous du flambeau de l’écrit.

Rodolphe Pays

Cultures Poste est diffusé en ligne aux abonnés. La publication est également disponible en version papier.

Lire la publication : CP 07

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Le Relais de poste des Ormes prépare la nouvelle édition de son Festival de Musique de chambre

Le Relais de poste des Ormes prépare la nouvelle édition de son festival annuel de Musique de chambre. Des places sont encore disponibles…

Un lieu chargé d’histoire auquel le Musée de La Poste s’associe par ailleurs régulièrement pour des expositions ou des conférences.

Les beaux jours reviennent. Ou peu s’en faut. Et avec eux, le temps des festivals. Musique, théâtre, danse, marionnettes…

Programmés partout en France, à Paris, en Bretagne, bien sûr dans tous les suds… Et ailleurs. Certains prestigieux, courus, incontournables, médiatisés…

Tandis que d’autres, cependant pas moins attractifs, ne connaissent pas la notoriété qu’ils méritent.

Dédié à la Musique de chambre, celui organisé depuis plus d’une dizaine d’années à Ormes, dans la Vienne, est de ceux-là. Pourtant, et à plusieurs titres, il pourrait bénéficier d’une bien meilleure reconnaissance (le public fidèle qui s’y rend chaque année ne s’y trompe pas).

Le Festival des Ormes réunit chaque année des interprètes exceptionnels.

D’abord parce que sa programmation est toujours remarquable.

Elaborée sous la houlette du grand altiste Michel Michalakakos, le directeur artistique du festival, elle comprend une fois encore pour cette nouvelle édition des pièces exceptionnelles, de Haydn, Beethoven, Brahms, Schubert , Mozart, Schumann, Satie, Saint-Saëns…

Et puis les interprètes, tous formidables.

Michel Michalakakos, au premier rang d’entre eux, le violoncelliste Dominique de Williencourt, les pianistes Jean-Claude Pennetier et Claire Désert, le flûtiste Jean Ferrandis, le clarinettiste Philippe Berrod…

Sans oublier la Quator Parissii (formé des violonistes Arnaud Vallin et Doriane Gable, de l’altiste Dominique Lobet et du violoncelliste Jean-Philippe Martignoni), déjà présent à la première édition de la manifestation et qui fera l’ouverture du festival le 25 mai. Rien que des virtuoses…

Au centre de l’immense cour du relais, le pédiluve en forme de coquille où s’abreuvaient et se rafraîchissaient les chevaux.

Le Festival des Ormes, c’est aussi un lieu. Magique, historique. Et une architecture merveilleuse.

Edifié au XIIIème siècle, cet ensemble de bâtiments entourant une immense cour carrée abritait initialement un haras (un extraordinaire pédiluve en forme de coquille où s’abreuvaient et se rafraîchissaient les chevaux forme le centre du domaine). Plus d’un siècle durant, jusqu’à l’apparition du chemin de fer, il fût ensuite un relais de poste.

Philippe et Anne de Logivière, les propriétaires d’un lieu qui gagne vraiment à être mieux encore (re)connu.

Le Relais des Ormes, c’est également une région, proche des châteaux de la Loire, de la douceur angevine.

Autant de raisons – musicales, esthétiques, historiques, touristiques… – de venir passer une soirée (et même pourquoi pas plusieurs) de mai ou de juillet, là-bas, entre Tours et Châtellerault.

Et d’y être accueilli, toujours élégamment et aimablement, par Philippe et Anne de Logivière, les propriétaires de ce lieu qui gagne vraiment à être mieux encore (re)connu.

Rodolphe Pays

Programmation et réservation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

www.laposteauxchevaux.com/La_Poste_aux_Chevaux/Accueil.html

 

Des visites du relais aussi avec le Musée de La Poste

Le Musée de La Poste a réalisé une série de panneaux expliquant l’histoire et le fonctionnement du relais. Celle-ci est présentée en permanence dans l’ancien manège du domaine (aux côtés de pièces et d’objets tels que des bottes de postillon, grelots de chevaux… ).

Une exposition temporaire sur le thème de la poste aux chevaux conçue par le musée a également été installée à l’attention des visiteurs.

Et des conférences données par des historiens du musée se tiennent aussi au sein du relais.

 

 

 

 

 

La Fondation La Poste soutient un spectacle coécrit et joué par des détenus du centre pénitentiaire de Meaux

Joué devant près de 500 personnes le 3 mai à Bobigny à la Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, le spectacle Douze Cordes a été repris quelques jours après au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin (Seine-et-Marne) où les huit co-auteurs de cet opéra chorégraphique sont détenus.

L’opéra chorégraphique Douze Cordes, joué vendredi dernier à la Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, a connu un vrai succès.

Un projet soutenu par la Fondation La Poste qui a permis à de jeunes hommes détenus de canaliser leur énergie et de trouver les mots pour se raconter…

 

Douze Cordes, un titre qui fait référence aux 12 cordes qui entourent un ring de boxe et qui symbolise aussi les qualités – identifiées et émergentes – des acteurs et co-auteurs du spectacle.

La représentation donnée dans la grande salle de la Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, à Bobigny, s’achève.

C’est un succès : applaudissements nourris des près de 500 personnes présentes, bravos qui fusent, visages joyeux…

Beaucoup d’émotion aussi, quasi unanime, visible chez les jeunes, les moins jeunes, les habitués ou non du lieu…

Sourires jusque dans les yeux, Haïs, Ouss, Soso, Nanass, Yakoub et Bilel saluent le public venu assister à « leur » spectacle.

Aux côtés de ces jeunes hommes artistes d’un soir, des musiciens de l’orchestre de chambre de Paris, des DJ, percussionniste, danseur…

Sur scène, pour le salut, aux côtés des acteurs, danseurs et musiciens, l’accolade d’Hervé Sika, le chorégraphe, et de Mohamed Rouabhi, le responsable des ateliers « Paroles et écrits ».

Les projecteurs éteints, les professionnels retourneront chez eux.

Et Haïs et ses camarades de scène rejoindront le centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin (Seine-et-Marne), où ils sont détenus pour des faits de violence graves.

Simple respiration pour ces garçons au parcours « cabossé », selon le terme de Franck Della Valle, violoniste et arrangeur de la partie musicale de ce spectacle intitulé Douze Cordes, ou possible nouveau départ vers une vie différente, contrôlée, éclairée… ? Trop tôt pour le dire.

Le projet Douze Cordes est né en octobre dernier à l’initiative d’Irène Muscari, chargée par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Seine-et-Marne de la coordination culturelle de l’établissement carcéral de Meaux. (photo Guénaèle Calant)

Le projet Douze Cordes est né en octobre dernier à l’initiative d’Irène Muscari, chargée par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Seine-et-Marne de la coordination culturelle de l’établissement carcéral de Meaux.

« L’idée, c’était de travailler sur la thématique de la violence, et de bâtir une proposition artistique qui s’appuie sur des substituts à cette violence, qui l’absorbe, contribue à la raisonner, qui ouvre aussi sur d’autres horizons, explique-t-elle, c’est pourquoi on a décidé d’associer la boxe, sport qui canalise l’énergie, et les mots, moyens de s’affranchir de la frustration qu’engendre la mauvaise maîtrise de l’écrit, de l’expression. »

Ateliers d’écriture, cours de boxe, d’expression corporelle… : deux journées de travail rigoureux par semaine pendant six mois ont permis de monter le spectacle.

Deux défis à relever : aucun de ces garçons n’avait pratiqué la boxe, et tous, à divers degrés, connaissaient de sérieuses difficultés dans l’exercice de la lecture et de l’écriture.

« Cette représentation, sa réussite, est bien sûr importante, très valorisante, c’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine qui a demandé beaucoup d’efforts, d’engagement, poursuit Irène Muscari, mais c’est d’abord ce travail, tout le parcours emprunté pour y parvenir qui compte avant tout. »

Autrement dit, le fond plus encore que la forme. Et de fond il n’en n’a pas manqué pour parvenir à monter le projet.

Mohamed Rouabhi, auteur dramatique, comédien et metteur en scène, a animé pour les détenus des ateliers d’écriture d’où ont pu surgir des sentiments, des visions du monde enfouis, oubliés…

Il a d’abord fallu instaurer de la confiance. Faire poindre la parole, puis l’écrit. Susciter la réflexion, le regard posé sur soi, sur les autres, sur tous les autres.

S’attacher aussi à vaincre les appréhensions, les tabous, la crainte de pénétrer dans des univers méconnus…

C’est Mohamed Rouabhi, auteur dramatique, metteur en scène et comédien, qui a œuvré pour faciliter cette réappropriation, cette libération de la parole orale et écrite.

A travers des ateliers d’écriture réguliers d’où ont pu surgir des sentiments, des visions du monde enfouis, oubliés… D’où comme une réassurance, une nouvelle estime de soi ont également pu émerger.

Parallèlement aux ateliers d’écriture, des cours de boxe ont également été dispensés par l’entraîneur Stéphane Pardin.

« Le travail de Mohamed Rouabhi était une base de départ indispensable au projet, séance après séance il a fait en sorte que le bouillonnement intérieur de chacun des participants soit restitué, ordonné, hiérarchisé, indique Irène Muscari, beaucoup de lacunes ont pu être comblées, et le résultat est plus que satisfaisant, écrit par eux le slam de fin de spectacle est par exemple tout simplement magnifique. »

Parallèlement, des cours de boxe ont été dispensés. Stéphane Pardin, un entraîneur expérimenté, les a pris en charge. Là encore, l’apprentissage s’est révélé progressivement fructueux, complémentaire des autres disciplines – au propre et figuré – abordées.

Après les ateliers d’écriture et les cours de boxe, c’est le chorégraphe et danseur Hervé Sika qui a pris le relais. (photo B. Facchi)

Ces premières étapes franchies, la phase plus directement artistique pouvait alors s’amorcer.

Et là, c’est le chorégraphe et danseur Hervé Sika qui a pris le relais.

« L’intention a été de créer un opéra hip-hop chorégraphique autour des mots de ces jeunes et de la boxe, précise-t-il, et d’associer ces garçons à des professionnels, et ensemble, avec la même exigence, la même rigueur de gagner ce pari. »

Petit à petit, à raison de deux journées de réflexion, de travail et de répétition par semaine – rémunérées comme pour les intermittents du spectacle -, le projet a pris forme. Les mots sont venus, les idées, les propositions.

Sous la direction de Franck Della Valle, des musiciens de l’orchestre de chambre de Paris s’y sont greffés, et puis une chanteuse lyrique, un DJ, un danseur…

« Il fallait créer un groupe qui aille dans le même sens, bien sûr avec les qualités des uns et des autres, les potentiels, mais aussi les défauts, les peurs. » Hervé Sika

« Il fallait agréger tout ça, créer un groupe qui aille dans le même sens, bien sûr avec les qualités des uns et des autres, les potentiels, mais aussi les défauts, les peurs, conclut Hervé Sika, la prestation de vendredi montre que la troupe ainsi formée a répondu à l’attente, a proposé une vraie prestation, forte, pleine de sens et, je l’espère pour les détenus, porteuse d’avenir. »

Les codétenus des jeunes acteurs ont également pu voir le spectacle. Douze Cordes a en effet été donné au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin quelques jours après sa représentation à Bobigny.

Cette fois joué par les huit détenus qui l’avaient préparé (deux d’entre eux – Bangali et Kamel – n’avaient pas obtenu de permission de sortie pour la première séance).

« Dans les mois qui viennent, le grand public pourra également apprécier le travail ainsi réalisé, indique Irène Muscari, une captation de la soirée de Bobigny a été faite et un documentaire sur le projet du réalisateur Emmanuel Courcol est en cours d’élaboration.

L’émotion déjà suscitée lors des deux récentes représentations ne devrait ainsi pas retomber de sitôt. On peut aussi espérer que le spectacle puisse être à nouveau joué sur scène.

Et peut-être surtout que ces comédiens en herbe consacrent désormais toute leur énergie et les talents qu’ils ont démontrés à de futurs beaux projets personnels… pourquoi pas également soutenus par la Fondation La Poste.

Rodolphe Pays

 

Tout le chemin parcouru

« Deux heures avant le lever de rideau, Hervé Sika, le metteur en scène et chorégraphe, a souhaité apporter des modifications dans le déroulement du spectacle.

Surpris, un des acteurs a réagi, s’est interrogé sur ce changement, a voulu comprendre sa motivation.

Cette implication, cet intérêt, montrent tout le chemin parcouru par ces jeunes détenus. Si le jour du premier atelier, on m’avait dit qu’ils se seraient autant investis, je ne sais pas si j’y aurais cru. » Irène Muscari.  

En savoir plus sur la Fondation La Poste : https://www.fondationlaposte.org/

Réouverture du Musée de La Poste : le décor commence à être planté

La façade classée du Musée de La Poste, totalement restaurée, a retrouvé tout son éclat.

La réouverture du Musée de La Poste n’est plus désormais qu’une question de mois.

Sur le théâtre des opérations, travaux, aménagements et installations se poursuivent sans relâche.

The reopening of the Musée de la Poste is now only a matter of months.

In the theater of operations, works and installations continue unabated.

On n’en est pas encore à frapper les trois coups, c’est vrai. Mais quand même, le lever de rideau approche. Plus si doucement désormais, mais toujours sûrement.

D’abord, le bâtiment, ses structures, ses espaces sont achevés. Murs, cloisons, couloirs, escaliers, ascenseurs, baies vitrées sont posés. Les sols – résines, planchers… – aussi.

Au rez-de-chaussée, l’entrée du public comme des « artistes » est quasi opérationnelle.

Le « totem », puits de lumière, vaste carrefour en trois dimensions du musée, est en place, comme déjà prêt à ravir les visiteurs, à les inciter – c’est sa vocation – à se rendre sur les différents plateaux, les lieux d’accueil, la boutique…

Et le décor commence à être planté. Les premières vitrines destinées à abriter les œuvres, pièces et documents des collections ont été installées. Les autres suivront dans les jours et semaines qui viennent.

A l’extérieur, la façade classée, totalement restaurée, a retrouvé son éclat. Au rez-de-chaussée, l’entrée du public comme des « artistes » est quasi opérationnelle : les larges devantures de verre laissent déjà entrevoir le hall d’accès du musée.

On n’en est pas encore à frapper les trois coups. Mais déjà le régisseur s’est saisi du « brigadier »…

Rodolphe Pays

Le blog s’efface durant quelques jours

Rendez-vous début mai pour d’autres informations concernant le Musée de La Poste, ses partenaires, ses contacts, l’actualité philatélique, culturelle…

 

Prix Wepler-Fondation La Poste 2019 : appel aux postiers candidats pour être membre du jury

L’affiche du Prix Wepler-Fondation La Poste 2018.

Le 22ème Prix Wepler-Fondation La Poste sera décerné en novembre prochain.  

Le Jury se constitue. Il comportera comme chaque année un postier.

Les collaborateurs de l’entreprise ont encore un peu de temps pour postuler. Avis aux amateurs… de littérature.

« Du côté de la place Clichy, se trouve le café Wepler, qui fut longtemps mon repère favori. Je m’y suis assis à l’intérieur ou sur la terrasse, par tous les temps. Je le connaissais comme un livre. Les visages des serveurs, des directeurs, des caissières, des putains, des habitués, même ceux des dames des lavabos sont gravés dans ma mémoire comme les illustrations d’un livre que je lirais tous les jours. »

Remise du Prix 2018 à la brasserie Wepler, de g. à dr. : Gilbert Glavic, facteur montmartrois, Marie-Rose Guarniéri, fondatrice du Prix, Agnès Kulifer, postière membre du jury et Philippe Wahl, président de La Poste.

Dans son roman Jours tranquilles à Clichy, l’auteur américain Henry Miller évoque ainsi sa fréquentation régulière au début des années 1930 de la célèbre brasserie.

Un établissement qu’ont également apprécié, de génération en génération, de nombreux autres écrivains, dont Verlaine, Mallarmé, Céline, Prévert, Vian… Autant de présences successives qui ont un peu fait de la littérature l’ADN du Wepler.

Les lauréats 2018 : Bertrand Schefer (« Mention » pour Série noire) et Claire Léger (Prix Wepler-Fondation La Poste pour La robe blanche).

C’est donc quasi naturellement que la direction de la brasserie a répondu favorablement il y a une vingtaine d’années à la sollicitation de parrainage – et d’accueil – d’un nouveau prix littéraire.

On est à la fin des années 1990, et Marie-Rose Guarniéri, la directrice de la librairie des Abbesses, située à proximité de la place Clichy, au pied de la butte Montmartre, lance un nouveau défi : se démarquer du jeu parfois prévisible des traditionnelles rentrées littéraires et faire émerger des auteurs contemporains novateurs.

La Fondation La Poste, elle-même soucieuse de la promotion de l’écrit, sera également de l’aventure dès le premier jour.

Le Prix Wepler-Fondation La Poste était né.

Original et audacieux jusque dans son mode de sélection des livres. Les membres du jury sont d’abord tournants. Pas de « jeton de présence » à vie, d’institutionnalisation de la fonction.

Et parmi eux, ni éditeur, ni écrivain. Des professeurs de français, lecteurs, libraires, critiques littéraires, une détenue de longue peine… et un postier (ou postière).

A chaque édition, la tâche n’est pas mince pour chacun de ces jurés nouveaux venus : lire des dizaines et des dizaines de livres durant l’été, participer aux réunions régulières tenues sous la houlette de l’exigeante Marie-Rose Guarniéri, débattre, argumenter, convaincre, relire, confirmer, convenir…

Et choisir.

La « campagne » 2019 est lancée. La 22ème.

Et la Fondation La Poste renouvelle son appel à candidature à destination des postiers. C’est elle en effet qui se charge de recueillir les demandes de participation au jury (lesquelles sont ensuite transmises à l’équipe d’organisation du Prix).

Avis aux postiers amoureux de littérature, qu’ils fréquentent déjà ou non la brasserie de la place Clichy…

Rodolphe Pays

 

Prix Wepler-Fondation La Poste, appel à candidature.

Vous êtes postier, vous aimez lire, vous vous intéressez à l’actualité littéraire : portez-vous candidat pour être membre du jury de la 22ème édition du prix littéraire Wepler-Fondation La Poste.

La participation des membres du jury se déroule en deux étapes :

–       lire une sélection d’ouvrages pendant l’été,

–       participer à plusieurs réunions avec l’ensemble du jury.

Vous souhaitez participer à cette aventure littéraire, envoyez une lettre de motivation et le compte rendu des derniers ouvrages que vous avez lus par courrier avant le jeudi 23 mai 2019 à l’adresse suivante :

Fondation d’entreprise La Poste, CP A 503, 9 rue du Colonel Pierre Avia, 75757 PARIS CEDEX 15

ou par mail :

fondation.laposte@laposte.fr

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Paris : gravée dans les mémoires et sur des timbres

En 2004, La Poste émet ce timbre illustré de Notre-Dame au sein d’une série Portraits de région. Photo Claude Pinson.

Proie des flammes pendant de nombreuses heures, Notre-Dame de Paris a subi hier d’importants dommages. Pas irréversibles cependant semble-t-il.

La cathédrale, connue dans le monde entier, a fait l’objet de chansons, d’écrits, de tableaux… Et aussi de très nombreux timbres.

Autant de manières de la retrouver dans son intégrité en attendant la reconstruction à venir.

Prey to the flames for many hours, Notre-Dame de Paris suffered significant damage yesterday. Not irreversible, however, it seems.

The cathedral, known throughout the world, has been the subject of songs, writings, paintings … And also many stamps.

So many ways to find it in its integrity while waiting for the reconstruction to come. 

Timbre émis en 1947. Dessin de Jules Piel.

Elle a été chantée. Par Ferré, Piaf, Mylène Farmer, Renaud, Damien Saez… Elle a été écrite. Par Hugo bien sûr, et aussi Balzac, Grainville, d’autres encore… Nerval l’a versifiée. Et tant de peintres l’ont couchée sur leurs toiles, David, Delacroix, Bouguereau, Matisse, Chagall…

La cathédrale Notre-Dame de Paris apparaît également dans d’innombrables films, beaucoup de documentaires… Dans des jeux vidéo…

Et sur combien de timbres (des dizaines et des dizaines… ), émis dans l’hexagone et partout dans le monde, comme autant de messagers porteurs de l’histoire lointaine et présente de la France.

Timbre émis à l’occasion du huitième centenaire de la cathédrale. Dessiné et gravé par Claude Durrens.

Des timbres qui rappellent huit siècles de spiritualité, de politique, de pouvoir, de culture, de révolte… De génie technique, d’innovation, d’oubli, de renaissance…

Si la cathédrale, qui a été en partie ravagée par un spectaculaire incendie hier soir, attire depuis des lustres des millions de personnes – avec 14 millions de visiteurs par an, c’est le site le plus fréquenté du pays -, c’est en raison de cet universalisme, de toutes les richesses qu’elle porte en elle.

Edifice catholique, Notre-Dame symbolise ainsi également les racines, l’évolution, l’adaptabilité, la personnalité de la France et des Français.

Timbre émis en 2010 dans la série Capitales européennes. Créé par Stéphane Humbert-Basset.

La persévérance aussi. La première pierre posée en 1162, les travaux de construction se sont achevés plus d’un siècle et demi plus tard, en 1345.

Avec sa toiture atteignant 35 mètres, ses clochers culminant à 69 mètres et sa flèche pointant à près de 100 mètres, Notre-Dame a longtemps été le bâtiment le plus haut de Paris.

Ce chef d’œuvre gothique a été remis en cause à la Renaissance. On lui reprochait alors d’être « barbare ». Au point à l’époque de recouvrir sa statuaire , ses arcades et beaucoup de ses murs de tentures.

Timbre de la République Togolaise émis en 1980.

Plus tard, les jugeant assombrissant, on a retiré les vitraux du Moyen-Age pour les remplacer par du verre blanc. On a aussi badigeonné les parois de pigment clair.

Sous la Révolution, Notre-Dame a perdu quelques-unes de ses statues, détruites, décapitées… Elle est devenue un temps « Temple de la Raison ».

Si Napoléon 1er y a été sacré empereur des Français, la cathédrale a ensuite été laissée à l’abandon. Au point qu’il a même été envisagé de la raser.

On doit en particulier à Victor Hugo sa conservation. En écrivant Notre-Dame de Paris, en sensibilisant l’opinion, l’auteur a largement contribué au déclenchement du programme de restauration mené au XIXème siècle par les architectes Lassus et Viollet-le-Duc.

Timbre émis en 1982 par la République de Saint-Marin.

Epargnée par les conflits (guerre de 1870, Commune, Première et Deuxième guerres mondiales), la cathédrale a bien failli disparaître lors de l’incendie qui s’est déclenché hier soir.

L’intervention rapide des pompiers et les moyens mis en œuvre ont permis de sauvegarder la structure de l’édifice.

Jusqu’à sa reconstruction, Notre-Dame restera gravée dans toutes les mémoires. Et les timbres y contribueront…

Rodolphe Pays

Eric Laugérias était hier soir au Studio Raspail avec la Fondation La Poste

Eric Laugérias campe James Ensor, artiste reconnu tardivement, fantasque au point de cesser de peindre pour se consacrer à la musique lorsque son talent sera enfin largement apprécié.

La Fondation La Poste soutient depuis des années le festival de la correspondance de Grignan.

Entre deux éditions de cette manifestation, une soirée théâtrale autour des échanges épistolaires du peintre belge James Ensor et de sa compatriote Emma Lambotte s’est déroulée hier soir à Paris au Studio Raspail.

Prolongement de l’édition 2018 du festival de la correspondance de Grignan… Avant-première de celle qui se profile déjà, en juillet… Un peu des deux. En tout cas, un bel intermède donné hier soir au Studio Raspail, à Paris.

Sur les planches de cette attachante petite salle située au cœur du quartier Montparnasse, le comédien Eric Laugérias reprenait la lecture donnée l’an dernier à Grignan de la correspondance du peintre belge James Ensor avec sa compatriote poétesse et chroniqueuse Emma Lambotte.

Les courriers de celle-ci sont évoqués, cités, comme suggérés en filigrane pour mieux faire surgir la douceur où la fureur de son correspondant.

Douceur des propos du peintre à l’égard d’Emma, propos amicalo-amoureux, policés, distingués…

On s’enquiert de la santé de la maman malade, on s’inquiète de ne plus avoir de nouvelles, on salue respectueusement le mari, on travaille aussi d’arrache-pied pour créer une œuvre dont on espère qu’elle sera appréciée…

L’édition 2019 du festival de la correspondance de Grignan se tiendra du 2 au 6 juillet autour du thème « Les années 1950 en France ».

Fureur et emportement face aux collègues que l’on méprise, aux gens du milieu dévoyés, ignorants, pleutres, malhonnêtes…

Ensor crache son ressentiment, avec esprit, talent littéraire, humour…

Formules grinçantes, assassines, définitives. Mais brutalité formulée avec l’élégance du dandy qu’Ensor n’a jamais cessé d’être…

Eric Laugérias campe cet artiste reconnu tardivement, fantasque au point de cesser de peindre pour se consacrer à la musique lorsque son talent sera enfin largement salué.

Une belle soirée pour donner envie de se rendre en juillet dans la Drôme provençale – avec la Fondation La Poste – pour la 24ème édition du festival de la correspondance de Grignan.

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

En savoir plus :

http://www.grignan-festivalcorrespondance.com/

www.fondationlaposte.org

 


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