Archive for the 'Aragon' Category

Caf’ Conf’ Aragon au musée : 13-17 septembre 2010

Un Caf’ Conf’ « Aragon » se déroule du 13 au 17 septembre 2010 à 20h30 à l’auditorium de l’Adresse Musée de La Poste. Une plongée d’une heure dans l’univers poétique d’Aragon. Au menu de ce Caf’Conf’, des textes d’Aragon lus, chantés et joués. Trois artistes se partagent ainsi la scène : la comédienne et danseuse Magali Herbinger, la chanteuse Véronique Pestel et l’auteur et conférencier Bernard Vasseur. Des soirées agréables à ne pas manquer, sous aucun prétexte !

Renseignements et réservations : 01 45 15 07 02
Possibilité de visiter l’exposition Aragon et l’art moderne dès 19h30.

Véronique Pestel sur scène © DR.

Zed van Traumat chante Aragon

Zed van Traumat chante Aragon le vendredi 10 septembre 2010, à 20h30. Avec ses textes souvent empreints de dérision, à la fois tendres, cruels ou amers, il a la révolte narquoise. Zed van Traumat, c’est aussi une diction un peu heurtée, une voix qui rappelle celle du Gainsbourg des débuts, une relation forte avec le public, des musiques volontiers jazzy. Ses concerts attirent de plus en plus de spectateurs. Et il a aussi assuré la première partie d’artistes tels que Thomas Fersen, Higelin, Gilles Vigneault… Son album  » Belge Andalou « , sorti en mars dernier, est à découvrir très vite..
Pour le spectacle qu’il va donner le 10 septembre à 20h30 à l’Adresse Musée de La Poste, Zed van Traumat a choisi d’interpréter des textes d’Aragon (un récital lié à l’exposition Aragon et l’art moderne, qui se déroule au musée jusqu’au 19 septembre). Cette soirée est organisée en collaboration avec Voix du Sud-Centre des Écritures de la chanson/Fondation d’entreprise La Poste;

Voici un petit texte écrit par Zed Van Traumat :
« Ce n’est pas tous les jours qu’on vous demande de chanter des chansons jamais osées, sans doute parce que trop intouchables, trop monumentales. Elles font partie de vous, de l’histoire de la chanson, pour certaines de la grande Histoire – vous connaissez par cœur des couplets entiers, mais… Monumental Aragon : dans le tragique comme dans la joie, ses poèmes touchent à un absolu qui a de quoi effrayer. Joyaux taillés dans une langue dense, ardue, d’une précision d’horloge : aucune approximation possible. Monumentaux ses interprètes, monstres sacrés, figures tutélaires, indépassables. Comment s’approprier un tel répertoire ? Le placer, simplement, dans sa gorge, dans ses émotions d’homme du XXIe ? Défi passionnant autant que périlleux.
J’ai dit oui. Rendez-vous à l’Adresse, vendredi 10 septembre
.  »

Les visiteurs pourront découvrir l’exposition Aragon et l’art moderne dès 19h30.
Renseignements et réservation (entrée libre dans la limite des places disponibles) :
Tél : 01 42 79 24 24 – courriel : reservation.dnmp@laposte.fr

Zed van Traumat © Photo Guillaume R. DR.

Jiří Kolář et Louis Aragon

Avant d’être mondialement connu comme créateur de collages, Jiří Kolář (1914-2002) fut poète et dramaturge, l’un des plus importants et des plus personnels de sa génération.

Fils d’un boulanger et d’une couturière, menuisier de formation, il exerce toutes sortes de métiers et expose en 1937 des collages « poétistes » avant de publier son premier recueil de poésie en 1941 qui annonce déjà l’esthétique du Groupe 42 qu’il fonde l’année suivante avec le théoricien de l’art Jindřich Chalupecký et d’autres poètes et artistes. Dans cette conception qui identifie le « sens et l’intention de l’art » au « drame quotidien, terrifiant et glorieux de l’homme et de la réalité », il publie plusieurs textes, dont Jours de l’année, journal poétique de 1947 ; le second volet en prose, Années des jours, sera saisi par la censure.

En 1953, il est condamné à un an de prison. Entre 1959 et 1961, il travaille à ses Poèmes du silence qui consomment la rupture avec la poésie verbale (la « camisole de force des mots ») en faveur d’une poésie « concrète » et « évidente » qui prendra dès lors la forme du collage à base de textes et d’images imprimés. Il est l’un des acteurs de la libéralisation du régime dans les années soixante, brutalement interrompue par l’invasion soviétique d’août 1968.

Signataire avec Vaclav Havel de la Charte 77, interdit de publication et d’exposition par le régime de la normalisation, il émigre à Paris en 1980 où il fonde la Revue K consacrée aux artistes d’origine tchèque vivant en exil. En 1984, il adopte la nationalité française. La suite de son œuvre écrite sera un commentaire de l’œuvre plastique, avec l’interview Réponses (1984) et surtout le Dictionnaire des Méthodes (1986) dans lequel il prône une  » poésie visuelle  » qui influencera de nombreux artistes, dont son ami Michel Butor qu’il ouvre à la  » conscience des possibilités plastiques de l’écriture.

Il retourne définitivement à Prague en 1999 où il meurt en 2002.

Les différentes techniques de collage recensées dont certaines sont issues de sa propre recherche créative :

  • le chiasmage : des petits bouts de papier imprimés uniformément sont mis bord-à-bord dans le désordre ;
  • le stratifié : on colle de nombreuses couches de papier et on en arrache ou ponce certaines ;
  • l’intercollage : un motif est découpé en creux et révèle un autre motif placé derrière la feuille ;
  • le muchlage : du verbe tchèque muchlat, « froisser », cela consiste à froisser la feuille que l’on colle ensuite en aplat ;
  • le prollage : variation de l’intercollage  dans laquelle le motif découpé en creux dessine en soi une figure ;
  • le rollage : juxtaposition de deux images découpées en bandes régulières et intercalées.

En 1969, alors que la normalisation est en cours, Louis Aragon lui rend un hommage remarqué dans les Lettres françaises, dans un texte qui servira de préface à un ouvrage de Georges Fall sur l’artiste tchèque (publié en 1973). Aragon écrit :  » Par exemple, ce collage qui emprunte à Delacroix, le tableau des barricades, 1830, une peinture de circonstance s’il en fut, et sous le surgissement de la liberté armée, dans le charnier des morts de juillet, introduit Bosch, un détail de Bosch, l’espèce de zoologie tragique de Jérôme Bosch, à l’envers de la grande illusion révolutionnaire, comme le ver dans le fruit, ce qui se prépare et on n’en a pas idée dans la rue où l’on meurt, une autre réalité, celle qui va détruire l’enthousiasme, l’héroïsme, le rêve humain, par une sorte de bureaucratie de l’enfer.  » Et aussi :  » Ce qui est « nouveau » chez Kolář, même si cela tient à divers précédents […] c’est la critique globale des moyens de l’expression et de la représentation des idées.  »

Hommage à Mademoiselle Rivière 1981 – Collage sur bois © Galerie Lelong, DR.

Expo « Aragon » : focus sur Niko Pirosmani

Né en 1862 dans le petit village de Mirzaani, dans une Géorgie alors sous domination russe, fils de paysan pauvre, orphelin à huit ans, Niko Pirosmani (Nikolai Aslanovitch Pirosmanashvili) fut recueilli par une famille cultivée de Tiflis, apprit le russe et reçut une instruction artistique ; il n’est donc pas tout à fait un peintre autodidacte comme on a pu le dire par la suite.

Un de ses premiers emplois fut celui de cheminot en charge du freinage. En effet, le Caucase étant une région très montagneuse, chaque wagon de chemin de fer était équipé d’un frein individuel et Pirosmani devait freiner quand il en recevait le signal. Ceci lui permit de traverser tout le pays et d’observer le paysage géorgien et la vie rurale, ce qui inspirera les nombreuses scènes populaires qu’il peindra par la suite.

Mais il n’était pas très régulier dans son travail aux chemins de fer et il ouvrit ensuite une échoppe pour vendre des produits laitiers. Rapidement il put louer un magasin qu’il décora lui-même et commença à peindre régulièrement. Toutefois, malgré la réussite de ses affaires, son tempérament changeant et vagabond reprit le dessus et il préférait se promener à travers la ville et écouter les musiciens des rues plutôt que d’avoir une activité régulière.

En 1912, les frères Zdanevitch, deux peintres d’origine géorgienne, élevés en France et en Russie, vinrent à Tiflis à la recherche d’artistes naïfs – l’art naïf était devenu populaire en Europe de l’Ouest avec notamment le Douanier Rousseau.  C’est ainsi que dans une taverne ils découvrirent les murs peints par Pirosmani, sans grand professionnalisme mais avec beaucoup d’énergie.

En mars 1913, les œuvres de Pirosmani furent présentées à l’exposition Cible organisée par les Futuristes russes. Il est aujourd’hui exposé dans l’exposition Aragon et l’art moderne, jusqu’au 19 septembre 2010.

Marcel Gromaire, une oeuvre grave et puissante

Présent dans l’exposition Aragon et l’art moderne, peintre et graveur, Marcel Gromaire est à la fois un artiste expressionniste (bien qu’il n’ait jamais revendiqué cette filiation) et classique. Né à Noyelles-sur-Sambre en 1892, dans le département du Nord, il commence sa formation à Douai avant de monter à Paris pour y suivre des études de droit. Il rencontre alors les peintres de Montparnasse et commence son apprentissage artistique. Il restera sa vie entière marqué par les sept années passées sous les drapeaux, avant et durant la première guerre mondiale. En 1917, en solidarité avec les poilus protestataires, il publie des dessins dans les journaux des tranchées, dont Le Crapouillot. Son œuvre, grave et puissante, aux figures géométriquement construites, est notamment marquée par l’influence de Matisse et de Cézanne. L’Adresse Musée de La Poste, dans son exposition Aragon et l’art moderne, présente deux de ses tableaux : La batelière (1924) et Saules en hiver (1934).

Aragon et l’art moderne, jusqu’au 19 septembre, galerie du Messager

Aragon, la colombe ou le pigeon ?

Pour annoncer le premier Congrès mondial des Partisans de la Paix qui s’est tenu du 20 au 24 avril 1949 salle Pleyel à Paris en présence de près de 2000 délégués représentant 75 pays, il fallait une affiche. La paix c’est quoi ? Une colombe bien sûr.

Plusieurs versions de l’histoire coexistent. Aragon dira avoir vu une lithographie de colombe dans un carton chez Picasso. En fait, il s’agit d’un pigeon. Aragon obtient de Picasso la lithographie et l’autorisation de la reproduire, la donne à l’imprimeur et présente la maquette aux organisateurs. Parmi eux, beaucoup de gens du Nord, dont certains colombophiles qui trouvent cette colombe bizarre. Mais Aragon coupe court : « il ne s’agit pas d’ornithologie »

Selon Françoise Gilot, Matisse avait donné à Picasso des pigeons aux pattes poilues. Au début de 1949, il avait fait une lithographie de l’un d’entre eux. Ayant promis depuis longtemps une affiche pour le Congrès de la paix, et n’ayant rien fait, il donna ce pigeon.
La fille de Picasso et de Françoise Gilot qui naît le 19 avril 1949, sera prénommée Paloma, soit colombe en espagnol …

Promenades déambulatoires chez Aragon

Dans le cadre de l’exposition Aragon et l’art moderne, le musée propose un itinéraire théâtre, Textes et paroles d’Aragon. Une promenade déambulatoire dans l’exposition avec des comédiens qui s’appuient sur des textes et des poésies d’Aragon afin de montrer la place de cet homme dans l’art moderne, sa relation avec les artistes,  mais aussi sa vie avec Elsa Triolet.  Cette promenade très particulière est proposée en partenariat avec le Centre des Arts de la Scène.

Elle dure 30 minutes et est programmée le 5, 12, 19, 29 mai et le 2,12,16,23 juin à 15h00 et 16h30. Cette animation est gratuite et accessible avec le billet d’entrée de l’exposition…
Bonne promenade !

Promenade déambulatoire du 5 mai 2010 © photo C. Suc-Rouxel, L’Adresse Musée de La Poste, Paris / La Poste.


Entrer votre courriel pour vous inscrire à ce blog et recevoir gratuitement les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 139 autres abonnés

Nos/vos photos sur Flickr

Plus de photos

Notre compte Twitter

Les archives

Des chiffres

  • 271,262 visites