Archive for the 'L'Adresse Musée de La Poste' Category



Œuvre de la street artiste Yz, la nouvelle « Marianne » dévoilée ce jeudi

La street artiste Yz a conçu la Marianne 2018 qui sera dévoilée demain par le Président de la République.

La sortie de la Marianne choisie par Emmanuel Macron est imminente.

Le nouveau timbre d’usage courant illustré de l’incarnation de la République sera dévoilé ce jeudi lors d’une visite du Chef de l’Etat à Périgueux.

C’est à Yz – prononcer « eyes » – qu’a été confiée la création du visuel du nouveau timbre Marianne.

Ici, floutée sur le pignon d’un bâtiment de Périgueux, se cache peut-être la nouvelle Marianne.

Si le secret a comme toujours été bien gardé par les équipes de Phil@poste, quelques indications sur le travail de la street artiste ont cependant filtré. A la faveur notamment d’un cliché de fresque murale publié sur internet.

L’œuvre photographiée recouvrant le pignon d’un bâtiment de Périgueux (Dordogne) pourrait bien en effet être celle que l’on retrouvera aussi sur le timbre dévoilé demain – à Périgueux… – par le Président de la République.

L’illustration conçue pour ce nouveau timbre d’usage courant devrait en tout cas réunir les caractéristiques propres au travail de Yz : simplicité des formes, unicité de la couleur, puissance poétique…

La nouvelle Marianne apparaîtrait ainsi de profil, coiffée bien sûr d’un bonnet phrygien, avec de très longs cheveux bouclés tombant sur ses épaules.

Et un visage universel, qui pourrait être celui d’une occidentale autant que celui d’une femme originaire d’Afrique (artiste engagée – elle a souvent traité les thèmes de l’esclavage et des droits civiques -, Yz a réalisé beaucoup de portraits de femmes africaines et antillaises).

Vérification et officialisation demain…

Rodolphe Pays

Une des femmes les plus actives de la scène Street art

Originaire de Châteauroux, Yz (Yseult Digan sur ses papiers d’identité) s’est d’abord essayée aux films documentaires.

« Montée » à Paris, le virus du street art l’a alors envahie pour ne plus la quitter. Et dès 2003, son premier grand projet l’a fait connaître un peu partout dans le monde.

A l’époque, elle réalise au pochoir 30 mêmes portraits d’homme (inspirés du rappeur américain Divine Styler) sur des armoires électriques et des murs délabrés parisiens (les 30 lieux pointés sur un plan de la capitale reproduisant le portrait).

Yz vit et travaille à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Connue et appréciée pour ses portraits poétiques qui « racontent une histoire », elle est aujourd’hui une des femmes les plus actives de la scène Street art.

La trentième Marianne

Le renouvellement du visuel du timbre d’usage courant Marianne est choisi par chaque Président de la République pour sa mandature.

Ce timbre devenant une représentation officielle du pays qui l’émet.

Depuis 168 ans, 29 versions différentes du timbre Marianne ont été émises.

La Marianne dévoilée jeudi 19 juillet, qui consacrera la trentième version, sera mise en vente générale lundi 23 juillet.

 

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La Poste émet un collector de quatre timbres « Merci les Bleus »

Quelques heures après la victoire de l’équipe de France de football, La Poste a émis un collector de quatre timbres Merci les Bleus.

Quelques heures après la victoire de l’équipe de France de football, La Poste a émis un collector de quatre timbres Merci les Bleus.

Un carnet disponible à la boutique du Musée de La Poste dès cette semaine.

La victoire de l’équipe de France en finale de la coupe du Monde de football dimanche à Moscou a décuplé la réactivité et la créativité des institutions comme des particuliers.

Sur les réseaux sociaux, on rivalise de montages ingénieux : parcours de l’équipe de France commenté par des propos de Louis de Funès extraits de ses films, détournement de photos prises dans les tribunes du stade Loujniki transformant le Président de la République en soldat de la Guerre des Etoiles ou en Maréchal d’empire…

La RATP de son côté a rebaptisé plusieurs de ses stations de métro : Bercy les Bleus, Deschamps-Elysées Clémenceau, Victor Hugo Lloris…

La Poste n’est pas en reste.

Comme elle l’avait déjà fait en 1998, avec le timbre rond « Champion du monde » émis le soir-même de la victoire des Bleus, et en 2006 en Allemagne lorsque l’équipe de France est devenue vice-championne du monde, La Poste a sorti carnet collector de 4 timbres pour fêter la deuxième étoile sur le maillot des joueurs.

La couverture du collector.

Tiré à 60 000 exemplaires et vendu 5 €, ce collector Merci les Bleus est composé de timbres à validité permanente prévus pour un envoi jusqu’à 20 grammes à destination de la France, acheminée en « Lettre verte ».

Déjà diffusé au Carré d’encre, la boutique de Phil@poste, le collector sera disponible à la boutique du Musée de La Poste en milieu de semaine.

Rodolphe Pays

Collector Merci les Bleus, disponible en milieu de semaine à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème.

Ouvert de 10 h à 18 h du lundi au vendredi (Tél. : 01 53 71 98 49).

Expo « Par amour du jeu » : le Musée de La Poste prête une œuvre de Ben aux Magasins généraux de Pantin

Le foot est d’actualité. Et l’expo qui se déroule aux portes nord de Paris ne l’est pas moins.

Consacrée au sport « roi », elle évoque ses héros, ses joies, ses débordements, ses travers…

La Poste en est partenaire. Et le musée a prêté une de ses œuvres.

« Tous arbitres »… Deux mots qui sonnent comme un slogan, une injonction, un appel, un constat, une évidence…

Deux mots sur un tableau qui accueillent les visiteurs de l’exposition proposée aux anciens Magasins généraux de Pantin (Seine-Saint-Denis) à l’occasion des 20 ans de la victoire en coupe du monde de l’équipe de France de football et du Mondial 2018.

Le Musée de La Poste a prêté une œuvre de Ben réalisée il y a quelques années en écho à la campagne de soutien à l’arbitrage menée par La Poste.

L’un et l’autre manuscrits (manuspeints ?) en blanc sur fond bleu – le même que celui du maillot des joueurs de l’équipe de France – et signés Ben.

Créée par le plasticien il y a quelques années en écho à la campagne de soutien à l’arbitrage menée par La Poste, l’œuvre figure désormais dans les collections du Musée de La Poste.

« Nous pensions que ce tableau avait toute dans sa place dans notre projet, indiquent Anna Labouze et Keimis Henni, les commissaires de l’exposition, c’est pourquoi nous avons demandé son prêt au Musée de La Poste. »

Engagée, un rien provocatrice, la toile de l’iconoclaste Ben ne dénote pas au milieu des 75 œuvres rassemblées pour ce premier accrochage organisé dans ce lieu mythique de Paris et sa région (grenier de denrées alimentaires destinées aux parisiens des années 1930 aux années 1970, les Magasins généraux de Pantin ont été transformés en 2016 en sièges d’entreprise et espaces culturels).

Les quarante artistes internationaux présents – le plus jeune est âgé d’à peine plus de 20 ans, le plus vieux de 80 ans – ne se sont parfois pas privés d’étriller certains excès du sport « roi ».

Comme Cédric Brandilly, qui a monté des vidéos reprenant des interviews de footballeurs célèbres (Ibrahimovic, Ribéry, Ronaldo… ) sous-titrées de propos de philosophes.

Hervé Priou a réalisé trois tableaux mettant en scène des streakers.

Ou Hervé Priou, qui a réalisé trois tableaux mettant en scène des streakers (les personnes qui interrompent les rencontres en courant nues sur la pelouse) et des stadiers.

Une manière pour l’artiste d’aborder l’héroïsme, l’absurde, la subversion et l’humour de ce type de situations.

Un diorama chamarré décrit aussi la pénétration profonde de l’univers du football dans la société brésilienne (notamment via l’argent, la corruption, le marketing… ).

« Le football américain », par Bianca Argimon.

Images, photos, sculptures, installations se succedent … Regards et points de vue se font face, se croisent.

La starisation, la sensualité, la violence sont évoquées, avec humour, emphase, lyrisme selon les artistes (dont une dizaine est originaire du département de la Seine-Saint-Denis).

Et Jules Rimet n’a pas été oublié : fondateur du mythique Red Star et principal initiateur de la coupe du monde de football (1927), un tableau en plusieurs volets lui est consacré.

Une manière d’hommage à un des arbitres majeur du football dont Ben célèbre les vertus.

Rodolphe Pays

Par amour du jeu, 1998-2018, une exposition proposée aux Magasins généraux, 1 rue de l’Ancien Canal, Pantin (93).

Jusqu’au 5 août, ouvert tous les jours de 11 h à 20 h, entrée gratuite.

En savoir plus : https://magasinsgeneraux.com/fr/expositions/paj

Le foot et l’argent…

« Charlie George et Arsenal », par Sarah Lucas.

Ardif : « Des grands murs comme celui du Musée de La Poste, j’espère avoir l’occasion d’en refaire, j’ai vraiment aimé… »

Architecte de formation, passionné de dessin depuis l’enfance, Ardif s’est lancé il y a deux ans dans l’aventure du street art.

Architecte de formation, passionné de dessin depuis l’enfance, Ardif s’est lancé il y a  deux ans dans l’aventure du street art.

Après d’autres street artistes avant lui, il vient à son tour d’achever une fresque sur la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste.

Une sorte de bestiaire philatélique…

Interview.

Le contact avec le Musée de La Poste

« Je ne connaissais pas le Musée de La Poste, je n’avais pas eu l’occasion de le visiter, j’avais seulement entendu parler de l’exposition sur le street art qui s’y était déroulé en 2013.

Le premier contact, c’était il y a quelques semaines, avec Céline Neveux, la commissaire d’exposition. Elle connaissait mon travail, avait repéré des collages que j’avais fait dans Paris, elle m’a proposé de participer à mon tour au projet Ralentir street art.

« Réaliser une fresque sur soixante mètres carrés est un peu inhabituel, un peu atypique, un tel espace, c’était particulièrement enthousiasmant. »

Réaliser une fresque sur la palissade du chantier de rénovation du musée m’a d’autant plus intéressé que le format – soixante mètres carrés, tout en longueur – est un peu inhabituel, un peu atypique.

Le plus souvent on travaille sur des surfaces nettement plus réduites, disposer cette fois d’un tel espace, c’était particulièrement enthousiasmant.

« Comme beaucoup de déclinaisons de ces méchanimals, comme je les appelle, se rapprochent du format d’un timbre, j’ai tout de suite pensé à les associer. A concevoir un petit bestiaire philatélique en quelque sorte… »

L’idée

La seule indication que m’avait donnée la commissaire d’expo pour ce travail, c’était qu’y apparaisse au moins une allusion à l’univers postal.

Et de mon côté, je voulais partir de mon concept de base, c’est-à-dire les animaux mécaniques.

Comme beaucoup de déclinaisons de ces méchanimals, comme je les appelle, se rapprochent du format d’un timbre, j’ai tout de suite pensé à les associer.

A concevoir un petit bestiaire philatélique en quelque sorte…

« Pour chacun des animaux créés, comme je le fais toujours, j’ai voulu une symétrie précise : une moitié de face naturelle, dessinée, et l’autre moitié, technique, architecturale. »

La fresque

C’est une série de timbres alignés, illustrés d’animaux.

Pour chacun des animaux créés, comme je le fais toujours, j’ai voulu une symétrie précise : une moitié de face naturelle, dessinée, et l’autre moitié, technique, architecturale.

Je me suis aussi attaché à établir une symétrie collective. A gauche, j’ai placé quatre animaux domestiques, des chiens, un chat, et à droite quatre animaux sauvages, ours, zèbre, éléphant, lion.

J’ai poussé la symétrie jusqu’à inverser le positionnement naturel et technique des faces selon qu’il s’agisse des animaux domestiques ou sauvages.

« Au centre, autre clin d’œil à La Poste, j’ai imaginé comme une sorte de cathédrale-centre de tri expédiant de part et d’autre de petits sacs postaux… »

Et au centre, autre clin d’œil à La Poste, j’ai imaginé comme une sorte de cathédrale-centre de tri expédiant de part et d’autre de petits sacs postaux…

Pas d’animaux emblématiques de La Poste…

Je me suis posé la question. En particulier à propos du pigeon, qui a joué un rôle dans le transport des messages.

Mais le dessiner de face ne fonctionnait pas pour la symétrie. Et puis le pigeon avait été le thème d’une fresque réalisée récemment sur le mur par un autre street artiste, SONAC Photographe.

J’ai pensé au cheval aussi, au milieu des autres animaux, ça ne s’intégrait pas bien.

Il y a quand même un zèbre, c’était plus graphique, plus adapté à l’ensemble, du coup ça fait un peu office de cheval…

« J’ai réalisé les dents des timbres au pochoir, une technique que je n’utilise pas habituellement. Comme ce sont des grands formats, c’était un peu dur à manipuler, mais au final ça s’est bien passé. »

Les techniques

J’ai réalisé les dents des timbres au pochoir, une technique que je n’utilise pas habituellement.

Comme ce sont des grands formats, c’était un peu dur à manipuler, mais au final ça s’est bien passé.

Pour le dessin central, une allégorie de centre de tri, j’ai choisi de travailler directement sur la palissade, je fais ça de temps en temps.

Là c’était important, ce bâtiment sépare les deux séries d’animaux, je voulais ce traitement différencié, avec des grands traits tirés, éviter les impressions de relief.

Pour les animaux, j’ai réalisé les dessins de chacun d’eux comme la plupart du temps en découpant des vides, comme de la dentelle. Une fois les affiches collées sur le mur, ces parties évidées, ajourées apparaissent, marquent les univers, donnent du relief…

Je suis plutôt content du résultat, les gris sont beaux, les contrastes, les nuances aussi, l’alchimie a je crois bien fonctionné.

Le temps passé

C’était intense. Une grosse semaine de travail. De trois à quatre jours de préparation – repérage, dimensionnement, exécution en atelier … – et trois jours sur place.

Pour couvrir soixante mètres carrés, c’était difficile de faire moins.

Les outils

Pour les parties, les demi-faces « techniques », je travaille toujours avec les outils traditionnels d’architecte, ma formation initiale : compas, règle, équerre…

D’ailleurs en réalité, en architecture on n’utilise plus ces instruments classiques, tout se fait sur écran désormais, alors forcément les savoir-faire se perdent.

« Pour les parties, les demi-faces « techniques », je travaille toujours avec les outils traditionnels d’architecte, ma formation initiale : compas, règle, équerre… »

Pour moi, ces outils, c’est important, même un peu impressionnant, ça me plaît beaucoup, il y a une âme, une vraie patte dans le travail que l’on fait avec eux.

Ce savoir-faire, j’apprécie de l’exercer.

Le street art, depuis quand…

Bien sûr, dès l’enfance, l’adolescence, j’avais vu des murs, ça me paraissait bien fait, ça m’avait marqué.

Je dessinais moi-même, je l’ai toujours fait, j’ai aussi suivi une prépa artistique avant de mener des études d’architecte.

J’ai mis un peu de temps avant de me lancer, j’y pensais, l’expression libre, non autorisée, j’en avais envie.

Après les attentats de Charlie, on était nombreux à être dans une volonté de liberté, de défendre l’expression, de la revendiquer. Ca a été sans doute en partie déclencheur. Ca fait maintenant deux ans que je colle dans la rue.

« Les Méchanicals, ces animaux hybrides mi-figuratifs mi-architecturés, qui sont ma marque de fabrique, symbolisent l’équilibre qu’il me semble important de trouver entre nature et progrès. »

Les Méchanicals…  

Ces animaux hybrides mi-figuratifs mi-architecturés, qui sont ma marque de fabrique, symbolisent l’équilibre qu’il me semble important de trouver entre nature et progrès.

Le progrès, bien sûr c’est indispensable, on ne va pas retourner à l’âge de pierre.

Mais là, on agit au détriment de la nature, de son écoute.

On peut arriver à un équilibre, et c’est ce que je cherche à établir dans mon travail.

Ardif a aussi dessiné sur la fresque de petits sacs de courrier.

Inspirations

J’ai beaucoup regardé les architectes utopistes, ceux de l’après-guerre, ceux du courant Archigram un peu plus tard…

Les univers fantastiques m’intéressent, m’ont influencé. Via le cinéma, la BD, les arts de la rue…

Dans la BD par exemple, j’aime notamment le travail de Schuiten ou Mœbius, et dans le street art, celui de Roa ou encore Ludo…

La rue, aujourd’hui

Même si comme beaucoup de street artistes, je travaille avec des galeries, je réponds à des commandes privées, le but c’est de continuer à faire de la rue, de l’affichage sauvage, sans autorisation.

Coller des affiches à l’arrache, c’est ça qui crée la spontanéité, on voit un spot, une idée vient, on prépare, on colle. Ca m’arrive aussi parfois de faire des repérages, mais le plus souvent, je travaille d’instinct, directement.

Et je colle aussi dès que je voyage, comme à Londres, New-York… »

Projets…

Après plusieurs collaborations avec des lieux de street art, des expos collectives, parfois personnelles, comme à Boulogne récemment, je prépare une expo au Lavomatic à Paris pour septembre.

Ce sera ma deuxième expo solo de l’année.

Et puis, des grands murs comme celui du Musée de La Poste, j’espère aussi avoir l’occasion d’en refaire, j’ai vraiment aimé…

Propos recueillis par Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire, Rodolphe Pays)

La fresque d’Ardif est visible tout l’été sur la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème.

En savoir plus sur Ardif : https://www.facebook.com/ardifstreetart/

Ardif expose ses « mécanimals » devant le Musée de La Poste

Ardif a investi la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste.

Il y a réalisé huit de ses mécanimals.

Interview de l’artiste à venir dans quelques jours.

Avec sa vingtaine de mètres de long et ses trois mètres de haut, la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste représente un support de taille respectable pour les street artistes invités depuis deux ans à s’y exprimer.

Katre, SP 38, Lenz, Kashink, Jace, Guaté Mao, SONAC Sophie photographe et Tarek Benaoum l’ont tour à tour déjà expérimenté.

Une galerie de fresques éphémères vite appréciée par les habitants du quartier comme les gens de passage. Et dont le renouvellement est toujours attendu.

C’est désormais une œuvre d’Ardif qui se présente à leurs yeux. Elle y restera tout l’été.

Fidèle à son style et à sa démarche, l’artiste a réalisé une huitaine de mécanimals, des têtes de chien, de chat, d’ours, d’éléphant composées pour moitié d’une partie dessinée et pour l’autre moitié du pendant « technique » de chacune de ces faces (assemblage de rouages, de murs de bâtiment, de leviers, d’engrenages… ).

Entretien avec Ardif à venir sur le blog dans quelques jours…

Rodolphe Pays

 

 

A la direction de La Poste de Cayenne, un timbre géant en céramique raconte l’histoire de la Guyane

Une céramique grand format, comme un timbre géant, œuvre de Claude Prufer de 1958, accueille les visiteurs de la direction de La Poste de Guyane.

Les visiteurs de la direction de La Poste de Cayenne ne peuvent le manquer : un timbre géant en céramique illustré de scènes de la vie guyanaise les accueille dans le hall de l’immeuble.

Une œuvre de Claude Prufer, un créateur martiniquais rompu à toutes les disciplines artistiques…

Il s’appelait Claude Prufer. C’était un artiste aux talents multiples. Tout à la fois peintre, sculpteur, céramiste, ferronnier d’art…

Artiste, personnage « haut en couleurs », Claude Prufer avait aussi été président du Rotary-Club de Saint-Pierre Martinique.

Et sa notoriété s’étendait bien au-delà de la Martinique, son île, où il vivait et travaillait.

Un personnage « haut en couleurs », disait-on volontiers de lui. Une singularité, une manière de faconde qu’appréciaient les visiteurs s’arrêtant à son atelier de Saint-Pierre.

Ses œuvres se vendaient – se vendent toujours – un peu partout, en outre-mer, en métropole et ailleurs.

L’une d’elles figure dans le hall de la direction de La Poste de Guyane, à Cayenne. Une céramique grand format, comme un timbre géant, qui retrace l’histoire de la Guyane Française, et en particulier la « reprise » de Cayenne aux Anglais par l’amiral D’Estrées en 1676.

Des œuvres de Claude Prufer se vendaient – se vendent toujours – un peu partout, en outre-mer, en métropole et ailleurs.

La fresque montre aussi symboliquement les différentes populations, habitats, moyens de transport, la faune et la flore de Guyane.

Claude Prufer s’en est allé un 14 juillet en 2013, rattrapé par la maladie, il avait 80 ans. Son œuvre rappelle le bel artiste qu’il était…

Rodolphe Pays

 

 

La Poste émet un collector de timbres en hommage à Simone Veil

Intitulés respectivement « Femme de combat », « Ministre », « Européenne » et « Académicienne », les quatre timbres du collector émis par La Poste synthétisent l’essentiel du parcours public de Simone Veil.

Simone Veil repose désormais au Panthéon. Un collector émis par La Poste rend hommage à cette femme d’exception.

Simone Veil now rests in the Pantheon. A stamps collector issued by La Poste pays tribute to this exceptional woman.

L’Europe, comme un rempart contre la barbarie qui l’a marquée au plus profond de sa chair ; l’Europe, comme une évidence pour une jeune fille issue d’une famille de Lorraine ; l’Europe, pour la femme engagée qu’elle a sa vie durant été, comme un prolongement des lumières émises de France et de pays voisins dès le XVIIIème siècle ; l’Europe aussi comme une main tendue au reste du monde…

Simone Veil (1927-2017) cumulait toutes les raisons – et toutes les passions – d’être naturellement et viscéralement européenne… Elle n’en demeurait pas moins profondément française. Tout son parcours de femme publique témoigne de cet attachement à son pays et à l’unité de ceux qui l’entourent.

Simone Veil et son mari Antoine Veil reposent désormais au Panthéon.

Les inscriptions qui figurent sur son épée d’académicienne – un sabre du XIXème siècle – résument cette vie d’épreuves, d’espoir, de volonté, de ténacité sans faille… : le numéro du matricule tatoué sur son avant-bras à son arrivée à Auschwitz (« 78 651 ») est gravé sur la « main » de l’épée, aux côtés de flammes rappelant les fours crématoires ; la devise de la France « Liberté-Egalité-Fraternité » y côtoie celle de l’Europe « Unie dans la diversité » ; et figurent aussi une carapace de tortue, allégorie de longévité, deux mains enlacées et des branches d’oliviers…

Dans son parcours de ministre notamment comme dans celui de présidente du Parlement européen, Simone Veil s’est toujours engagée en faveur des droits des femmes.

Alors que Simone Veil, avec son mari Antoine Veil, est entrée ce week-end au Panthéon, La Poste lui rend hommage en émettant un collector de quatre timbres.

Sur fond d’Académie Française, celle qui fut notamment une ô combien courageuse ministre de la Santé lors du septennat de Valérie Giscard d’Estaing, la première à présider le Parlement européen (de 1979 à 1982), puis ministre des Affaires sociales, de la santé et de la ville dans le gouvernement d’Edouard Balladur avant de rejoindre le Conseil constitutionnel et enfin d’intégrer l’Académie Française en 2008 apparaît ainsi sur quatre photos de facture (trop ?) classique.

Intitulés respectivement « Femme de combat », « Ministre », « Européenne » et « Académicienne », les quatre timbres synthétisent l’essentiel du parcours public de Simone Veil.

Un collector qui rappelle avant tout la femme d’exception qu’était Simone Veil.

Rodolphe Pays

Impression : offset. Tirage : 35 000 exemplaires. Format : 149 x 210 mm (format de chaque timbre : 45 x 37 mm). Prix de vente : 5,00 €.

Ce collector contient 4 timbres-poste à validité permanente prévus pour un envoi jusqu’à 20 g à destination de La France, acheminé en Lettre Verte).

Mentions obligatoires : Photo : @ Getty Images : Alain Benainous ; James Andanson ; Micheline Pelletier Decaux – @ Roger Viollet – ©TTstudio, Fotolia ; © European Union 2017 – Source : EP / Christian CREUTZ – Mise en page : Agence Huitième Jour

 Collector Simone Veil une femme d’exception : en vente à partir du 2 juillet à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème .

Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h (tél. : 01 53 71 98 49).

 


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