Archive for the 'L'Adresse Musée de La Poste' Category

« Plus un Chat ? », un ouvrage vénitien signé Nicolas Vial et Didier Decoin

Plus un Chat ?… C’est le titre de l’ouvrage que Nicolas Vial et Didier Decoin viennent ensemble de signer.

Le peintre de la marine et le président des écrivains de marine y racontent Venise, ses canaux, ses chats, ses mystères…

C’est à une merveilleuse balade à laquelle nous convient Nicolas Vial et Didier Decoin. Une escapade inoubliable, onirique.

A Venise, au fil de ses ruelles, le long de ses canaux, à bord d’un mythique Riva et d’autres esquifs plus étranges, près d’îles avoisinantes, au cimetière de San Michele…

Au royaume des chats, porte-bonheurs et gardiens de la Sérénissime.

Ces Soriani venus à la fin du XIIIème siècle de Syrie et de Palestine pour se mêler aux félidés autochtones et fonder une communauté de régisseurs, de veilleurs, de témoins aussi.

Une balade à l’abri de toutes les foules, locales, laborieuses ou en villégiature…

Peintre, illustrateur, Nicolas Vial a aussi réalisé une dizaine de timbres et a exposé ses dessins de presse en 2012 au Musée de La Poste.

Nicolas Vial peint et dessine Venise depuis de très nombreuses années. A l’aquarelle, la gouache, l’encre de chine…

Il en connaît tous les contours, les secrets, s’est nourri de toutes les couleurs de la ville, des reflets de la lagune. Et de toutes les postures, vives, alanguies, sauvages, intriguées, curieuses de ses chats…

Ce sont des dizaines de ses œuvres, dont beaucoup réalisées sur place, qui forment la trame illustrée de l’ouvrage qu’il a réalisé en collaboration avec Didier Decoin.

Didier Decoin ne s’est pas contenté de légender les œuvres de Nicolas Vial. Il a voulu raconter Venise à sa manière. (photo Benaroch/SIPA)

L’écrivain ne s’est pas contenté de légender, de broder autour de ces dessins, de ces tableaux. Lui-aussi connaît et aime Venise. Il a voulu la raconter à sa manière.

Inspiré de la riche matière fournie par Nicolas Vial, il a bâti une histoire où les chats semblent former la seule population de la cité des Doges.

Des chats – Toffolo, Marco, Giorgio, Arcangelo… – se déplaçant à dos de crocodiles, qu’ils prennent pour des fonds de gondoles retournées. Des chats dont les rêves mettent en fuite les démons qui la nuit habitent les hommes. Des chats qui se vengent – pacifiquement au final – de rats les ayant humiliés.

Des chats qui voient « des choses étranges et magnifiques, dont les humains n’ont même pas idée, tels des ballets dansés par des ombellifères géantes sur la partition du Sacre du printemps d’Igor Stravinski, le Vénitien éternel qui dort à jamais au cimetière San Michele ».

Plus un Chat ? est ce que l’on appelle un beau livre, dans tous les sens du terme. Autant de raisons de s’y plonger ou d’y faire plonger…

Rodolphe Pays

Plus un Chat ?, de Nicolas Vial et Didier Decoin, aux éditions du Chêne, 112 pages, 35 euros.

Nicolas Vial expose jusqu’à la fin mars les peintures et dessins originaux tirés du livre Plus un Chat ? aux Jardins de Saint-Dominique, Chateauform’City, 49-51, rue Saint-Dominique, Paris 7ème.

Les visites ne sont possibles que sur rendez-vous : informations, réservations par courriel (lesrendezvousdelart@gmail.com) ou par téléphone (au 06-20-55-21-45).

 

 

 

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En attendant peut-être le timbre, les deux nouveaux albums d’Antoine Chereau

A travers ses dessins, Antoine Chereau réfléchit au monde, aux gens, aux problématiques d’aujourd’hui.

Antoine Chereau rit de tout, mais pas avec n’importe quoi. Il le prouve deux nouvelles fois à travers les albums qu’il vient d’éditer.

L’un qui demande comment et si on peut être heureux et l’autre qui évoque le « bonheur » d’être auteur…

C’est devenu au fil des années une sorte de mission, celle de favoriser toutes les approches culturelles. Par segment, par bribe. La philatélie agit telle une poursuite dont le faisceau serait un temps braqué sur un détail de l’infini espace des connaissances.

Si elle évoque volontiers l’histoire, le patrimoine, l’art ou encore la mode, elle aborde aussi régulièrement les questions que l’on dit de société, les problèmes d’actualité, les thèmes sensibles : les Droits de l’Homme, les associations caritatives, l’armistice, la solidarité, la protection de la nature…

Avec humour parfois. Mais pas si souvent. Pas assez souvent. Et c’est peut-être dommage, tant un regard amusé, facétieux, ironique peut attirer l’attention, l’intérêt, provoquer l’envie d’en savoir plus. Et aussi, simplement faire du bien.

Mêler réflexion et rire ou sourire, un cocktail utile, savoureux, rafraîchissant même s’il peut à l’occasion – et alors… – être détonnant. Il est un artiste – dessinateur de presse, illustrateur, auteur… – qui se frotte avec bonheur à l’exercice depuis un long moment déjà.

Un artiste d’ailleurs pas inconnu des services… postaux (il a par ses dessins longtemps œuvré à détendre les publications et les grandes réunions de La Poste).

Des lustres qu’Antoine Chereau réfléchit au monde, aux gens, aux problématiques contemporaines. Il a la férocité aimable, la malice pas innocente.

Mais jamais la brutalité gratuite : dans sa vie comme dans son œuvre l’homme pratique une empathie naturelle, la bienveillance (à ne pas confondre avec la complaisance dont il n’est rigoureusement pas adepte), et depuis bien avant qu’elle soit devenue à la mode.

Les albums de dessins qu’il a publiés ces dernières années en attestent. Consacrés à des thèmes tels que la santé, l’égalité, le travail, l’amour…

Au vu de ce travail associant toujours la pertinence du journaliste, la liberté de l’éditorialiste et la verve du caricaturiste, on aurait bien pu lui confier la réalisation d’un timbre (avis aux professionnels… ). Pour s’en convaincre une nouvelle fois, il suffit de se plonger dans ses deux plus récents opus.

Dans celui qui traite du bonheur, de sa quête, de ses ersatz, de ses substituts opportunément intitulé Alors, heureux ? Au travail, à la maison, en vacances, chez le psy (les planches autour du divan sont inoubliables de vista et de drôlerie), avec des copains… , Chereau interroge, nous interroge, s’interroge lui-aussi sur cette légitime envie de tenter d’aller bien.

« Bien sûr, moi comme tout le monde on aspire à être au moins un peu heureux, mais le discours sur ce sujet est forcément ambigu, à double tranchant, explique-t-il, on est tous pareils, on fait ce que l’on peut, c’est pas si simple, on peut quand même en rire, il faut quand même en rire. »

Et on en rit beaucoup. Pas toujours de la même manière. Parfois, la réflexion saute d’abord aux yeux, le fond du propos nous percute, et le rire vient ensuite, comme une évidence, une déferlante. Et d’autres fois, c’est l’inverse, le rire est immédiat, déclenché, et l’idée, l’intention s’ouvre alors à nous.

L’autre ouvrage qu‘Antoine Chereau soumet en ce moment à notre soif de comprendre et de rire, tourne lui-aussi autour de l’idée du bonheur. Mais cette fois, celui d’être auteur.

Là, Chereau puise son inspiration dans sa propre expérience. Et dans l’observation de celles de ses confrères. Et, pour notre plus grand plaisir, il ne s’épargne ni ne nous épargne rien.

Ni des auteurs en herbe, à la recherche de leur parfois hypothétique talent, ni des ateliers d’écriture, écoles à ne pas forcément prendre à la lettre, ni des éditeurs roués et cyniques ou encore des lecteurs improbables.

Les dessins consacrés aux séances de dédicaces dans les librairies de France et de Navarre sont particulièrement croustillants. Tout comme ceux sur les aléatoires droits d’auteur…

L’un et l’autre de ces deux albums sont à consommer (et à offrir) sans modération. En attendant de retrouver un jour l’une de ces pépites sur une petite vignette dentelée collée en haut à droite d’un de vos courriers…

Rodolphe Pays

 

Dans toutes les bonnes librairies, à la FNAC… :

  • Alors, heureux ?, dessins et textes d’Antoine Chereau, chez Pixel Fever Editions, 87 saynètes, 23 €.
  • Le Bonheur d’être auteur !, dessins et textes d’Antoine Chereau, chez Pixel Fever Editions, 62 dessins, 12 €.

Déjà parus :

 

 

 

 

 

 

 

 

(Merci à Isabelle Chereau pour son concours et les infos.)

Musée de La Poste : le nouveau « LeMag » entretient l’amitié

Beaucoup d’amitié dans les colonnes de la nouvelle édition de LeMag, la revue trimestrielle du Musée de La Poste.

Et aussi le point sur une réouverture du musée qui se profile.

A lot of friendship in the columns of the new edition of LeMag, the quarterly magazine of the La Poste Museum.

And also the point on a reopening of the museum that is looming.

Le nouveau numéro de LeMag, la revue grand public du Musée de La Poste, fait une large place à l’amitié et aux échanges.

L’édition datée décembre/janvier de la publication consacre en effet plusieurs sujets aux liens que le musée entretient avec différentes associations ainsi qu’aux relations qu’il noue avec des établissements culturels, scolaires, de santé ou encore postaux.

C’est d’abord la société des amis du musée – dont la direction vient d’être renouvelée – qui fait l’objet d’un article dans lequel les objectifs de l’association sont détaillés.

Y sont également rappelées les passerelles tendues entre le musée et de nombreuses autres associations historiques et philatéliques et des organismes culturels.

LeMag revient aussi sur les contacts initiés par le Musée de La Poste avec des musées ou services patrimoniaux d’entreprise (fondation, fédération philatélique, société historique, musées associatifs, bibliothèque… ).

La politique hors les murs menée par le musée est elle aussi largement relayée. A travers les prêts de photos, de pièces de collections et philatéliques effectués auprès du bien nommé l’AMI, l’Atelier-Musée-de l’Imprimerie de Malesherbes, et du « célèbre » centre financier de la Source, près d’Orléans.

D’amitié, de solidarité aussi, il en est également question lorsque LeMag évoque une « première » : la tenue du récital La Poste à travers chants dans une salle d’hémodialyse de l’hôpital Necker, à Paris. Un moment de joie et d’émotion inoubliable.

Le supplément « travaux » de LeMag fait le point sur la rénovation du Musée de La Poste. La réouverture est en ligne de mire…

Amitié toujours, avec le papier qui rapporte le succès confirmé du dispositif Enfants conférenciers, lancé par l’Académie de Paris et auquel le musée a adhéré il y a deux ans. Amitié ainsi entre les élèves visiteurs d’un musée qui jouent ensuite les guides pour des camarades d’autres établissements de France et de l’étranger.

Amitié et humanité également portées par les propos de Wenc, street artiste qui a réalisé la fresque actuellement visible sur la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste, et par ceux de Yseult Y Digan, street artiste elle-aussi, créatrice du nouveau timbre Marianne.

Moins dans le registre amical, mais tout aussi important, le supplément « travaux » de LeMag fait le point sur l’avancée du chantier de rénovation du musée. La réouverture est en ligne de mire…

Nul doute que les amis du musée seront au rendez-vous.

Rodolphe Pays

LeMag est envoyé par courrier à plusieurs dizaines de milliers d’abonnés. Il est également diffusé sur des sites culturels et postaux.

Et il est aussi disponible à la boutique du musée, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h – tél. : 01 53 71 98 49).

On peut consulter ou télécharger LeMag sur le site du musée : http://www.ladressemuseedelaposte.fr/Le-Mag

Le Musée de La Poste prête des œuvres à l’AMI

Installé dans une ancienne usine de papier, l’Atelier-Musée-de l’Imprimerie de Malesherbes a ouvert ses portes en octobre.

C’est le plus grand musée d’Europe dans son domaine : l’Atelier-Musée-de l’Imprimerie (AMI) vient d’ouvrir ses portes à Malesherbes, dans le Loiret.

Via des prêts et un dépôt, le Musée de La Poste est associé à cette remarquable réalisation.

C’est une belle histoire. Une histoire de passion, de passionnés. Et le Musée de La Poste y participe.

Tout commence à la fin des années 1990, lorsque le couple d’imprimeurs Chantal et Jean-Paul Maury rachète la collection de machines d’imprimerie qu’avait réunie Serge Pozzoli, un passionné lui-aussi, également imprimeur, pilote de voitures de course, historien de l’automobile…

Avec ses propres machines, celles qu’il a achetées, celles qu’on lui a données, Jean-Paul Maury a créé le plus grand musée européen consacré à l’imprimerie.

Pas moins de 110 machines, dont les plus anciennes datent de plus de deux siècles. Toutes entreposées dans le Loiret où le groupe Maury est installé, et remises en état pour certaines d’entre elles.

Compléter encore cette collection, la rendre visible aussi : l’idée d’un musée fait son chemin dans la tête de Jean-Paul Maury.

L’AMI expose 150 machines et propose lors de la visite des ateliers de calligraphie, de fabrication de papier, de typographie…

Il se rend alors acquéreur d’un bâtiment industriel à Malesherbes, entre Orléans et Pithiviers. Une ancienne fabrique de papier (passion quand tu nous tiens). Il achète d’autres machines. On lui en donne aussi.

C’est le début des années 2010, le futur musée prend forme. S’ébauche, se construit. On l’appellera Atelier-Musée-de l’Imprimerie (AMI).

Le Musée de La Poste présente au sein de l’AMI l’intégralité des étapes de création et d’impression du timbre « Jeux Olympiques de Los Angeles de 1984 » dessiné et gravé par Jacques Gauthier.

Ouvert depuis fin septembre, il présente sur 5000 m2 plus de 150 machines. Et parmi elles de vraies raretés, comme la « Marinoni » montrée à Paris lors de l’exposition universelle de 1889.

« Tout le parcours muséographique raconte l’imprimerie de Gutenberg à la révolution numérique, explique Zahra Benkass, conservatrice de l’AMI, il est aussi parsemé d’ateliers pour les visiteurs, qui peuvent ainsi fabriquer du papier, s’initier à la calligraphie, à la typographie… »

Et voir les objets prêtés ou mis en dépôt par le Musée de La Poste. Plus qu’une participation, une vraie présence.

Maquettes, épreuves, BAT, poinçons, molettes… , c’est toute la chaîne de fabrication du timbre que le Musée de La Poste, appuyé par l’association « L’Art du Timbre Gravé », expose à Malesherbes.

« Le musée nous a permis d’exposer l’intégralité des étapes de création et d’impression du timbre Jeux Olympiques de Los Angeles de 1984 dessiné et gravé par Jacques Gauthier, poursuit Zahra Benkass, maquettes, épreuves, BAT, poinçons, molettes… , toute la chaîne de fabrication est là. »

Une contribution du Musée de La Poste appuyée par l’association Art du Timbre Gravé (ATG), qui s’est beaucoup investie dans le projet. Entre passionnés…

Rodolphe Pays

En savoir plus : http://a-mi.fr/

La Banque Postale et le Musée de La Poste fêtent les 100 ans des CCP

Une manifestation et une exposition rappelant le rôle joué par les CCP depuis un siècle – auxquelles a contribué le Musée de La Poste – ont été organisées cet automne au siège de La Banque Postale.

Les CCP ont cent ans. Pour marquer cet anniversaire, La Banque Postale a organisé cet automne un événement et une exposition.

Une initiative à laquelle a contribué le Musée de La Poste.

CCPs are one hundred years old. To mark this anniversary, La Banque Postale organized an event and an exhibition this fall.

An initiative to which the Museum of La Poste contributed.

Les célèbres CCP, les comptes chèques postaux, ont fêté cette année leur siècle d’existence. C’est en effet une loi de janvier 1918 qui les a institués.

Le Musée de La Poste a fourni un grand nombre de photos égrenant les différentes étapes de cette épopée des services financiers.

Si les chèques étaient apparus dès 1865, il n’étaient jusque là « réservés » qu’à une minorité de gens aisés résidant dans quelques grandes villes. La naissance des CCP va démocratiser l’usage du chèque.

« Leur création est liée au contexte de la Grande Guerre, explique Sébastien Richez, historien du Comité pour l’Histoire de la Poste, aux tensions monétaires et financières qui agitent alors la France et aux besoins de transfert d’argent entre les familles, les soldats. »

La Poste n’a pas manqué de célébrer l’événement. En organisant cet automne au siège de La Banque Postale une manifestation et une exposition rappelant le rôle joué par les CCP tout au long de ces 100 ans.

Le Musée de La Poste y a contribué en fournissant un grand nombre de photos égrenant les différentes étapes de cette épopée des services financiers.

Postier et collectionneur acharné – il possède à lui tout seul un véritable petit musée postal – Jean-Claude Labbé (photographié ici lors d’une précédente présentation de ses collections personnelles) a prêté pour la circonstance une série en excellent état de carnets de compte chèques postaux originaux.

Autre participation à cet hommage aux CCP, celle de Jean-Claude Labbé, adhérent de Philapostel, une association de postiers amateurs de timbres, de cartes postales et de numismatique.

Ce collectionneur acharné – il possède à lui tout seul un véritable petit musée postal – a prêté pour la circonstance une série en excellent état de carnets de compte chèques postaux originaux. Un trésor qui se révèle être une véritable source patrimoniale.

Digne sans aucun doute d’un musée de La Poste…

Rodolphe Pays

 

 

 

 

 

Hôpital Necker : le récital « La Poste à travers chants » prend soin de tous ses spectateurs

Pour cette « première » dans un hôpital, le récital « La Poste à travers chants » a été donné par la chanteuse et accordéoniste Crystel Galli.

Le récital La Poste à travers chants a été lancé par le Musée de La Poste il y a quatre ans.

Succès dans les maisons de retraite et les résidences seniors. Mais succès aussi ailleurs…

The La Poste recital through songs was launched by the La Poste Museum four years ago.

Success in retirement homes and senior residences. But success also elsewhere…

« La bicyclette » et « Emmenez-moi » ont été plébiscités…

Au début de la séance, la douzaine de spectateurs ne manifestait pas beaucoup d’enthousiasme. La salle demeurait calme. Seuls, les quelques accompagnateurs également présents semblaient attendre le spectacle avec curiosité sinon impatience.

Mais très vite, l’ambiance s’est réchauffée, l’assistance dodelinait de la tête, des mains accompagnaient le rythme des chansons. En tapant sur les draps, les rebords de lit, les tables de chevet.

Ce n’était pas l’Olympia, mais la joie sur les visages n’était pas moindre que lors de concerts traditionnels. Les chansons entonnées par Crystel Galli se sont ainsi enchaînées plus d’une heure durant. « La bicyclette » a été particulièrement appréciée, « Emmenez-moi » aussi, et d’autres encore.

Le spectacle « La Poste à travers chants » est mené en alternance par Crystel Galli et François Francart.

Ce n’était pas l’Olympia, c’était une salle d’hémodialyse de l’hôpital Necker, à Paris. Ce n’était pas la foule, c’étaient 12 malades allongés sur leur lit de soins auxquels s’étaient joints quelques infirmiers. Et c’était bien.

« C’est la première fois que nous organisons notre animation La Poste à travers chants dans un hôpital, nous ne savions pas si ce récital que nous proposons habituellement dans les maisons de retraites ou les résidences senior allait fonctionner, raconte Hakima Benabderrahmane, la responsable de la politique des publics du Musée de La Poste, mais on est vraiment contents, le résultat va au-delà de nos espérances, ça s’est vraiment bien passé. »

Il faut dire que le spectacle, lancé il y a quelques années déjà à l’initiative du musée, est bien rôdé. Là, c’était Crystel et son accordéon qui officiait. D’autres fois, c’est François et sa guitare qui assurent le spectacle.

L’un comme l’autre reprennent des chansons liées à l’univers des lettres, des cartes postales, des voyages… Et ça marche à tous les coups. Les malades de l’hôpital Necker peuvent en témoigner.

Rodolphe Pays

Pour en savoir plus sur l’animation La Poste à travers chants, appeler Anaïs Zabala au 01 42 79 23 86.

 

« Enfants conférenciers » : avec le Musée de La Poste, du Caire à Los Angeles en passant par Paris

Encourager les élèves à visiter les  musées autrement, former de jeunes guides… : c’est la vocation du dispositif Enfants conférenciers auquel participe le Musée de La Poste.

Encourage students to visit museums differently, train young guides… : this is the vocation of the Children speakers system, in which the Musée de La Poste participates.

Le dispositif « Enfants conférenciers » a été initié il y a 5 ans par L’Académie de Paris.

Proposer aux élèves une approche des musées, de l’art, de l’histoire moins traditionnelle, moins magistrale.

Faire en sorte qu’écoliers et collégiens soient très autonomes dans leurs visites des lieux culturels, dans leur relation à la création, à la connaissance, qu’ils s’approprient les œuvres, se prennent en charge pour les comprendre et les apprécier, partagent aussi leurs découvertes avec leurs camarades…C’est tout l’objet du dispositif Enfants conférenciers initié il y a cinq ans par deux conseillers pédagogiques de l’Académie de Paris, Agnès Bourbonnais et Christophe Blanc.

Après avoir eux-mêmes étudié certains objets des collections d’un musée, les enfants conférenciers jouent les guides pour d’autres élèves venus à leur tour en visite.

Une démarche vite adoptée par plus d’une dizaine de musées d’Ile-de-France (Arts et Métiers, Rodin, Maison Victor Hugo, Cité de l’architecture et du patrimoine… ) et à laquelle le Musée de La Poste a adhéré lui-aussi il y a deux ans.

Le principe : une classe se rend dans un musée, les élèves identifient un certain nombre d’objets, recueillent toutes sortes informations complémentaires, et par la suite trois d’entre eux – les enfants conférenciers – joueront les guides pour d’autres classes venues visiter le musée.

« Nous avons adapté le mode opératoire en agissant hors les murs en association avec les enseignants. » Hakima Benabderrahmane, responsable de la politique des publics du Musée de La Poste.

« En raison de l’actuelle fermeture pour travaux, nous avons adapté le mode opératoire en agissant hors les murs en association avec les enseignants, indique Hakima Benabderrahmane, la responsable de la politique des publics du Musée de La Poste, nous fournissons aux élèves des timbres, ils travaillent alors sur différents domaines en lien avec la philatélie, la lettre ou l’histoire de la Poste – la gravure, le mail art, l’Aéropostale… -, réalisent des fresques historiques, des projets de timbres, de gravure… »

Une quinzaine de classes participe déjà au projet. Issues d’établissements parisiens, de province et même d’écoles françaises à l’étranger (Le Caire, Los Angeles, Phnom Penh, Vienne… ).

« Des échanges par courrier et visioconférences se font entre ces jeunes, explique Hakima Benabderrahmane, là-encore les conférenciers en herbe jouent tout leur rôle. »

Désormais bien rodée et portant ses fruits, cette pratique hors les murs pourrait même perdurer à la réouverture du musée.

Rodolphe Pays

En savoir plus :http://www.ladressemuseedelaposte.fr/Scolaires#article2989


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