Archive for the 'L'Adresse Musée de La Poste' Category

Olivier Masmonteil accroche ses papillons au restaurant Ledoyen

Deux toiles d’Olivier Masmonteil sont désormais apposées au plafond de l’escalier central du restaurant Ledoyen.

Quand cuisine et peinture se rencontrent…

Des tableaux d’Olivier Masmonteil (peintre exposé par le Musée de La Poste en 2014) viennent d’être accrochés au sein du restaurant Ledoyen, un des lieux phares de la gastronomie parisienne.

Il est des proximités, des parallèles auxquelles on ne songe pas spontanément. Par exemple, distants en apparence, l’art culinaire et l’art pictural auraient-ils ainsi des accointances, des choses en commun ?

Pour Olivier Masmonteil, les deux disciplines ne sont pas étrangères l’une à l’autre, pas si éloignées.

Olivier Masmonteil. (photo Pierre Douaire)

« Dans les ateliers de la Renaissance, des spécialistes des visages, des fleurs, des meubles, des draperies contribuaient aux œuvres conçues par les grands maîtres, la méthode n’a d’ailleurs pas disparu aujourd’hui, rappelle le peintre, de la même manière, dans les cuisines des restaurants de haute gastronomie, depuis des lustres les chefs s’entourent d’experts en sauce, en pâtisserie, de sommeliers, d’écaillers… »

Les tableaux ont été dévoilés jeudi 21 septembre par Yannick Alléno et Olivier Masmonteil, en présence de Jeanne d’Hauteserre, maire du 8ème arrondissement de Paris (à droite sur la photo).

Amateur et collectionneur d’art, Yannick Alléno, le chef triplement étoilé du Pavillon Ledoyen, restaurant « historique » du bas des Champs-Elysées, partage ce sentiment.

Aussi, quand il s’est agi de marquer les 225 ans de l’existence de l’établissement, c’est presque naturellement qu’il a pensé faire appel à un plasticien. Et spécialement à Olivier Masmonteil, dont il connaissait et appréciait le travail.

« On m’a demandé de créer des œuvres destinées à recouvrir les plafonds de l’escalier central du bâtiment, raconte l’artiste, j’avais carte blanche pour ce projet que j’ai finalisé sur place durant le mois d’août. »

Paysagiste, affectionnant de travailler sur de grandes surfaces (il a aussi eu sa période « petits formats »), le peintre a choisi de créer des voûtes de nuages sur lesquelles il a disposé des nuées de papillons.

« Ce thème permettait une grande liberté dans le traitement et le jeu des couleurs, et à travers lui, c’est l’idée de l’éphémère que j’ai voulu mettre en avant, explique-t-il, l’éphémère de la beauté – son renouvellement également -, celui des papillons, des œuvres d’art, et aussi dans ce lieu celui de la gastronomie. »

En 2014, dans le cadre de l’exposition « La tête dans les nuages », proposée par le Musée de La Poste, Olivier Masmonteil avait présenté une série de petits formats paysagers intitulée « Quelle que soit la minute du jour ».

Concevoir une œuvre apposée à l’horizontal au-dessus des convives-visiteurs s’est révélé un exercice singulier.

Le peintre a dû adapter son travail aux différents angles de vue possibles pour regarder les tableaux : du rez-de-chaussée, de l’escalier, de la coursive à l’étage…

« J’ai aussi tenu compte de la lumière particulière du lieu, avec ses zones sombres, ses éclairages artificiels domestiques, ses quelques passages de lumières du jour, précise-t-il, il a fallu positionner les tableaux à plusieurs reprises et procéder à des réajustements de couleurs, de contrastes. »

Dévoilés officiellement hier en présence de l’artiste, les tableaux sont désormais exposés aux clients du restaurant parisien. En approche apéritive ou/et en congé digestif.

Rodolphe Pays

Depuis 1792

L’actuel restaurant Ledoyen a d’abord été une modeste auberge ouverte en 1779 par un nommé Desmazure.

Située à proximité de la place Louis XV – place de la Concorde aujourd’hui -, l’établissement a ensuite été loué à Antoine-Nicolas Doyen (dit aussi Ledoyen) qui l’aménage et l’ouvre en 1792.

Le restaurant reçoit alors fréquemment les membres de la Convention (qui siégeaient tout près, au Jeu de paume du jardin des Tuileries).

Il n’a depuis jamais cessé d’être un lieu prisé. Doté de trois étoiles au Guide Michelin, il est depuis 2014 dirigé par Yannick Alléno, un des chefs les plus réputés de la cuisine Française.

 

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Les 10 étapes de la réalisation d’un timbre (volet 2)

Timbre « Journée du timbre 1966 », dessiné et gravé par Pierre Béquet.

Une cinquantaine de timbres en moyenne voit le jour chaque année.

Après le choix officiel des émissions, viennent les étapes de réalisation – au nombre de dix – qui se succèdent jusqu’à ce que le timbre soit collé sur une enveloppe ou glissé dans un album…

Suite – et fin – de la revue de détail de chacune d’elles, illustrée sans retenue par le dessinateur Antoine Chereau.

 

Étape 6 : Les aspects administratifs et juridiques

Afin d’accompagner les artistes appelés a réaliser un timbre, les services de Phil@ poste réunissent des documents qui leur permettent de s’imprégner du thème abordé (les créateurs ont aussi toute latitude pour s’informer du sujet auprès de bibliothèques, sur internet… ).

Autre mission, menée par le service juridique de Phil@poste, établir les contrats avec les artistes, obtenir les accords des ayants droit…

 

L’imprimerie de Phil@poste est installée depuis 1970 à Boulazac, en Dordogne.

Étape 7 : L’impression

L’ensemble des émissions philatéliques françaises est traité à l’imprimerie du groupe La Poste, un site de Phil@poste situé à Boulazac, près de Périgueux (Dordogne).

Une unité de production performante et très complète pouvant prendre en charge tous les types d’impression : taille-douce, offset, héliogravure, mixte et numérique.

L’imprimerie réalise également des documents officiels pour l’État français et diverses entreprises. Elle conçoit aussi des timbres et des produits sécurisés pour plus d’une vingtaine de pays.

 

Étape 8 : Les opérations « Premier jour »

Les manifestations « Premier jour » ou de vente anticipée marquent la date officielle de lancement d’un timbre. Elles sont organisées à Paris et dans des villes de province en lien avec son thème.

Les associations philatéliques à l’origine de la demande d’une émission ou qui l’ont soutenue sont associées à ces opérations.

En ces occasions, les artistes qui ont gravé et/ou dessiné les timbres se prêtent régulièrement à des séances de dédicaces.

 

Étape 9 : La diffusion

La diffusion générale de chaque timbre émis intervient au lendemain des opérations « Premier jour ».

Elle se déroule dans les bureaux de poste, à la boutique Le Carré d’Encre, à celle du Musée de La Poste, sur le www.laposte.fr/ boutique.

Et également par correspondance, auprès du service client de Phil@poste.

 

 Étape 10 : La conservation

Après l’émission d’un timbre, les pièces « artistiques » liées à sa réalisation (poinçons de gravure, dessins, essais de couleur, bons à tirer… ) sont versées par Phil@ poste au Musée de La Poste.

Classées, inventoriées et numérisées, elles sont conservées par le musée pour le compte de l’État et peuvent être présentées dans les collections lors d’expositions temporaires.

Rodolphe Pays

 

Phil@poste, en France et au-delà

Direction opérationnelle à compétence nationale du groupe La Poste rattachée à la branche Services-Courrier-Colis, Phil@poste est en charge de la mise en œuvre des programmes philatéliques et de la réalisation et la promotion des émissions de timbres français.

Phil@poste mène aussi une politique active de développement à l’international. En renforçant notamment son offre de création et de fabrication de timbres auprès des postes étrangères et de produits sécurisés pour diverses entreprises.

Et en développant la vente de timbres français hors des frontières, via un réseau d’agents et sur le site dédié aux philatélistes du monde entier, wopa-stamps.com.

 

Une programmation fixée par arrêté ministériel

L’État a confié à La Poste un droit exclusif d’émission des timbres-poste (ainsi que de toutes les valeurs fiduciaires postales) dans le cadre de l’article 16 de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990.

C’est le ministre de tutelle de La Poste qui fixe par arrêté la programmation philatélique.

 

Les 5 premières étapes de la réalisation d’un timbre (volet 1), c’est ici : https://ladresseip.wordpress.com/2017/09/19/les-10-etapes-de-la-realisation-dun-timbre-volet-1/

Les 10 étapes de la réalisation d’un timbre (volet 1)

Timbre « Journée du timbre 1966 », dessiné et gravé par Pierre Béquet.

Une cinquantaine de timbres en moyenne voit le jour chaque année.

Après le choix officiel des émissions, viennent les étapes de réalisation – au nombre de dix – qui se succèdent jusqu’à ce que le timbre soit collé sur une enveloppe ou glissé dans un album…

Revue de détail de chacune d’elles, illustrée sans retenue par le dessinateur Antoine Chereau.

 

Etape 1 : Les demandes

Les demandes d’émission de timbre sont chaque année nombreuses (près de 1 000 recensées en 2016). Elles émanent de sources très diverses : associations, élus, représentants officiels d’institutions, de syndicats d’initiative, artistes, familles d’artiste, particuliers…

Les thèmes proposés sont aussi variés : célébrer un personnage, commémorer un événement, marquer un anniversaire, valoriser un savoir-faire, une région, une culture…

Ces demandes sont par principe adressées au ministre de tutelle de La Poste (ministre de l’Économie et des Finances), elles sont ensuite transmises au PDG de La Poste.

C’est Phil@poste, direction à compétence nationale rattachée à la branche Services-Courrier-Colis de l’entreprise publique, qui a en charge l’organisation de la sélection des timbres ainsi que leur conception, fabrication et diffusion.

 

Etape 2 : Recevables ou non ?

Toutes les demandes d’émission de timbre ne sont pas examinées par la commission des programmes philatéliques, dont la mission est de proposer deux fois par an la liste des timbres du programme philatélique français.

Pour être prises en compte, les propositions doivent respecter plusieurs critères : universalité du thème ou du personnage évoqué, lien avec la France, pas de personnalité vivante (il existe quelques exceptions liées à l’histoire – Napoléon III, Philippe Pétain – ou à des choix du public – Jean-Claude Killy, Carl Lewis, Simone Signoret… ), pas de dimension commerciale…

 

Etape 3 : Le choix officiel

C’est la commission des programmes philatéliques qui propose – deux ans à l’avance – les futures émissions parmi les demandes retenues. Elle est composée d’une vingtaine de membres : postiers, collectionneurs, négociants en timbres, responsables d’instances et d’associations philatéliques, personnalités du ministère de la Culture, de la société civile…

Chaque année à deux reprises, en juin et décembre, un arrêté ministériel de l’autorité de tutelle de La Poste (le ministère de l’Économie et des Finances) entérine les propositions de la commission. En moyenne, une cinquantaine de timbres est émise tous les ans.

 

Etape 4 : Illustration, technique d’impression…

Maquette du timbre : création originale, dessin, tableau, détail de tableau, mise en page… ? Technique d’impression : taille-douce, héliogravure, offset, numérique ou mixte… ?

En fonction du thème, les équipes de Phil@ poste décident des types d’illustration et d’impression. Pour reproduire un portrait ou un château « Renaissance », la finesse de la gravure en taille-douce sera souvent privilégiée. Et pour obtenir un rendu de couleurs plus vif, l’option de l’héliogravure sera retenue…

Via son service de veille technologique, Phil@poste peut aussi choisir l’innovation. Comme récemment avec les timbres lenticulaires, en « braille », avec hologramme, odeur de gazon, goût de chocolat…

 

Etape 5 : Quel artiste ?

Pour les timbres en taille-douce, Phil@poste travaille avec une douzaine de graveurs (deux font partie des effectifs de l’imprimerie du groupe La Poste, les autres sont des artistes indépendants).

Le choix s’établit en fonction de l’expérience de chacun, des qualités qu’ils ont démontrées pour réaliser des portraits, des paysages, des bâtiments architecturaux… et des plannings de réalisation.

Lorsqu’un artiste est sollicité (parfois suite à un concours) pour concevoir un dessin ou une mise en page, il propose plusieurs épreuves. Le choix final revient à Phil@poste, qui peut occasionnellement demander des modifications (par exemple l’ajout d’un élément apportant une précision historique).

Autre cas de figure, les œuvres d’art existantes reproduites sur les timbres. Les auteurs – en particulier ceux qui bénéficient de la plus grande notoriété – comme les ayants droit peuvent donner leur avis sur le traitement de l’œuvre retenue, et notamment son impression.

(A suivre).

 Rodolphe Pays

Chereau : jamais méchant, toujours sarcastique

Dessinateur de presse pour de nombreuses publications, Antoine Chereau a aussi mis son talent au service de La Poste. Il y a longtemps assuré des prestations en direct lors de très sérieuses réunions.

Et également produit des dessins pour le site intranet de l’entreprise (dont une sélection avait été exposée en 2013 au Musée de La Poste).

Quels que soient les thèmes abordés – les relations de travail, affectives, les questions de santé, d’éthique, les nouvelles technologies… -, le dessinateur fait mouche à tous les coups.

Jamais méchant, toujours sarcastique. Rien ne lui échappe, ni les travers, ni les dérives de l’air du temps.

La lecture des albums qu’il a publiés déclenche ainsi une hilarité quasi thérapeutique. Celui sur la santé était à mourir de rire. Celui sur le travail incite à remettre cent fois l’ouvrage sur le métier. Celui sur l’égalité ne manquait pas de liberté. Et le petit dernier, sur l’amour, est une partie de plaisirs…

Les quelques dessins que Chereau a réalisés pour ce sujet forment peut-être les prémices d’un futur ouvrage consacré aux timbres et à ses serviteurs…

En savoir plus : http://www.facebook.com/antoinechereau.dessinateurdepresse/

 

Christine Suc-Rouxel, membre du jury du Prix Wepler-Fondation La Poste : « J’ai découvert l’exigence et l’originalité de ces auteurs qui créent des univers, des styles. »

L’affiche des vingt ans du Prix Wepler-Fondation La Poste a été réalisée par le couturier Christian Lacroix.

Le Prix Wepler-Fondation La Poste sera dévoilé le 13 novembre prochain.

Parmi les membres du jury, une collaboratrice du Musée de La Poste…

Voilà vingt ans qu’il fait entendre sa voix.

Un peu étouffée au début par les clameurs des ténors de la place – les Goncourt, Renaudot, Femina… -, mais vibrant d’un timbre déjà bien déterminé, celle-ci s’est rapidement imposée dans le chœur automnal de la saison littéraire.

Aujourd’hui, après deux décennies d’exercice, désormais reconnu par ses pairs et des fidèles toujours plus nombreux, le Prix Wepler-Fondation La Poste manifeste à chaque édition haut et fort sa présence. Et sa différence.

Directrice de la librairie des Abbesses, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, Marie-Rose Guarniéri a créé en 1997 le Prix Wepler-Fondation La Poste.

Le « petit » dernier des prix littéraires ne s’est en effet jamais écarté du cap singulier fixé par Marie-Rose Guarniéri.

Lorsqu’elle l’a créé en 1997, la directrice de la librairie des Abbesses, à Paris, poursuivait un double objectif : récompenser une œuvre romanesque innovante – par l’originalité du thème abordé et/ou l’audace de la forme choisie – et mettre en valeur un jeune talent ou un auteur plus expérimenté n’ayant pas encore obtenu la reconnaissance qu’il mérite. Vingt ans après, l’ambition demeure, intacte…

C’est aussi l’esprit d’indépendance qui caractérise le Wepler-Fondation La Poste. Le jury ne comporte ainsi aucun écrivain, aucun éditeur. On n’est pas dans l’entre soi. Non pas que les gens du « métier » n’aient aucune légitimité à porter un regard sur une création littéraire.

Lectrice boulimique et éclectique, Christine Suc-Rouxel, collaboratrice du Musée de La Poste, est l’un des 12 membres du jury 2017.

Mais la composition de ce jury – renouvelé entièrement chaque année, autre gage d’indépendance – le met à l’abri des pressions qui peuvent toujours s’exercer, des arrangements susceptibles d’intervenir, des inimitiés pas si rares entre « professionnels »…

Avec ses libraires, ses professeurs de Français, ses critiques littéraires, ce sont simplement des passionnés, des connaisseurs, tous lecteurs avisés, libres de leurs points de vue, de leurs coups de cœur qui décident.

Y figure également chaque année, une femme détenue pour une longue peine. Une démarche de réinsertion à laquelle tenait beaucoup Marie-Rose Guarniéri. Et un postier ou une postière féru(e) de littérature.

Les années passées, on a ainsi vu des guichetiers, des chefs d’équipe courrier, des agents de La Banque Postale tenir le rôle. Pour la vingtième édition du Prix, c’est Christine Suc-Rouxel, une collaboratrice du Musée de La Poste, qui a été retenue. Lectrice boulimique et éclectique depuis toujours, elle avait longtemps hésité avant de se porter candidate.

Christine Suc-Rouxel :  » Chaque réunion du jury se déroule de manière identique, on fait un tour de table, on dit pourquoi on a aimé tel livre, pourquoi on le rejette, ce qui nous gêne, ce qui nous plaît, on s’interrompt, on questionne, on contredit aussi, mais en général toujours avec bienveillance. »

« Participer au choix de ce prix, cela me tentait quand même beaucoup, alors je me suis finalement décidée, raconte-t-elle, j’ai envoyé en début d’année une lettre de motivation et des fiches sur mes récentes lectures, et en mai j’ai été appelée par Elisabeth Sanchez-Joël, la secrétaire du Wepler-Fondation La Poste, qui m’a informée que je faisais partie du jury 2017. »

L’aventure commençait. Sur les chapeaux de roues. Une réunion initiale de l’ensemble du jury – 12 membres – est programmée mi-juin (cinq autres suivront jusqu’à la décision finale). Entretemps Christine a déjà reçu par courrier plusieurs ouvrages.

Beaucoup d’autres suivront. Au total, ce n’est pas moins d’une centaine de livres qu’elle et ses « collègues » ont pour mission de lire avant la fin août. Un vrai marathon littéraire…

Dès la première rencontre du jury, un certain nombre d’ouvrages est écarté. Ceux à l’écriture jugée trop académique, trop « classique », ne correspondant pas à l’esprit du Wepler-Fondation La Poste.

En 2016, le Prix 2016 a été attribué à Stéphane Audeguy pour son roman « Histoire du lion Personne » (Seuil).
Et la « Mention » est revenue à Ali Zalir pour « Anguille sous roche » (Le Tripode).

« Chacune de nos réunions se déroule de manière identique, on fait un tour de table, on dit pourquoi on a aimé tel livre, pourquoi on le rejette, ce qui nous gêne, ce qui nous plaît, explique Christine, on s’interrompt, on questionne, on contredit aussi, mais en général toujours avec bienveillance. Et passion. »

A l’issue de ces échanges, des livres sont abandonnés. Et d’autres relancés. Les arguments des uns les font apparaître aux autres sous un jour nouveau. On les relit alors avec un autre œil. Et on change d’avis. Ou pas.

« J’ai été surprise par la qualité des livres qui nous ont été soumis, tous au départ sélectionnés par les éditeurs selon les critères du prix, poursuit Christine, j’ai découvert l’exigence et l’originalité de ces auteurs qui créent des univers, des styles. Dans mes réflexions, j’ai d’abord attaché beaucoup d’importance à la forme, à   la construction, l’articulation du livre, avant de m’interroger sur le sujet lui-même. »

C’est désormais la dernière ligne droite : la liste des 13 livres restant en compétition a été divulguée il y a quelques jours. Et les ultimes réunions sont programmées en vue de choisir l’ouvrage qui sera au final récompensé.

L’événement – particulièrement attendu à l’occasion de cette édition anniversaire – se déroulera le 13 novembre. Comme toujours à la brasserie parisienne le Wepler, l’autre partenaire historique du Prix.

La brasserie parisienne le Wepler accueille chaque année la cérémonie de remise du Prix.

« Si on est moins dans l’intensité des trois mois qui viennent de s’écouler, on reste très mobilisés et très attentifs à la décision qui se profile, conclut Christine Suc-Rouxel, l’aventure se termine, je l’ai vécue comme un cadeau, elle restera pour moi inoubliable. »

Rodolphe Pays

Le vingtième Prix Wepler-Fondation La Poste sera dévoilé le lundi 13 novembre. A l’occasion de cet anniversaire, c’est au couturier Christian Lacroix qu’a été confié le soin de réaliser l’affiche de l’événement.

« Marie-Rose Guarniéri, la fondatrice du Prix Wepler-Fondation La Poste, aime la sincérité, l’exigence, elle veut que soient récompensés des auteurs habités par l’écriture. Cette exigence peut aller jusqu’à vouloir primer un livre qui pourrait ne pas connaître de succès en librairie, et le cas échéant de se détourner d’un autre qui lui pourrait rencontrer davantage de public. » Christine Suc-Rouxel

 

Les 13 auteurs et ouvrages encore en course pour le Prix

  • Michèle Audin, Comme une rivière bleue, Paris 1871, L’arbalète / Gallimard
  • Joël Baqué, La fonte des glaces, P.O.L
  • Lutz Bassmann, Black Village, Verdier
  • Jean-François Billeter, Une rencontre à Pékin/Une autre Aurélia, Allia
  • Yves Flank, Transport , L’antilope
  • Anne Godard, Une chance folle, Minuit
  • Yannick Haenel, Tiens ferme ta couronne, L’Infini / Gallimard
  • Jimmy Lévy, Petites reines, Le Cherche Midi
  • Julie Mazzieri, La Bosco, Éditions Corti
  • Ariane Monnier, Le presbytère, JC Lattès
  • Gaël Octavia, La fin de Mame Baby, Continents noirs / Gallimard
  • Guillaume Poix, Les fils conducteurs, Verticales
  • Thomas Vinau, Le camp des autres, Alma éditeur

 

Dix tableaux du Musée de La Poste restaurés

Aurélie Allavoine a restauré dix tableaux des XIXe et XXe siècles.

Les œuvres qui seront présentées au public à la réouverture du Musée de La Poste auront pour la plupart été restaurées.

Dernières en date traitées, des toiles des XIXe et début du XXe siècles.

Les campagnes de restauration des œuvres et pièces qui seront exposées à la réouverture du Musée de La Poste vont bon train.

Après les documents d’art graphique, un pigeon voyageur de 1870, les maquettes de bateaux, d’avions, de véhicules, de wagons postaux, les enseignes lumineuses et l’automate 1900 de distribution de timbres – traités successivement depuis l’an dernier -, c’est une dizaine de tableaux qui vient ainsi de subir une cure de rajeunissement.

Une tâche qu’Agnès Mirambet-Paris, la conservatrice en chef du patrimoine en charge des collections, a confié à Aurélie Allavoine, une restauratrice spécialisée.

La restauratrice prépare le réencadrement des toiles qu’elle a traitées.

« Ces huiles sur toile de petit format, pour la plupart du XIXe et du début du XXe siècles, étaient dans un assez bon état global, indique Aurélie Allavoine, certaines avaient cependant subi des dommages, on y observait des lacunes, des écaillages ainsi qu’une oxydation des vernis. »

La première opération effectuée a consisté, à l’aide de solvants à base d’eau, en un nettoyage en règle de chacun des tableaux. Est venue ensuite l’intervention sur les vernis (après des tests pour choisir le solvant le plus adapté).

Les toiles restaurées seront présentées au public à la réouverture du musée.

« J’ai pu conserver ceux de trois toiles et simplement repasser une couche de vernis, explique la restauratrice, mais pour les autres – à travers eux les blancs transparaissaient jaunes, les bleus verts – il a fallu dévernir puis revernir complètement pour retrouver l’état originel. »

Restaient les surfaces où la peinture avait disparu ou était détériorée. « C’étaient des pertes de matière plus ou moins étendues, conséquence de chocs ou de fixations anciennes mal placées, détaille Aurélie Allavoine, il faut alors d’abord préparer la zone touchée et retrouver les bonnes teintes… en anticipant aussi les évolutions des couleurs avec le séchage, les lumières auxquelles elles seront exposées… »

D’autres restaurations sont déjà programmées, celles d’objets en cuir et de textiles notamment…

Rodolphe Pays    

Des détails traités finement

Scènes de relais de poste (postillon en pause, maréchal-ferrant au travail… ), portraits de facteurs… : c’est l’activité postale des siècles derniers qui est racontée à travers la dizaine de tableaux qu’Aurélie Allavoine a restaurée.

« J’ai appris beaucoup de choses sur l’histoire de la Poste, ces toiles sont riches de détails traités finement, raconte la restauratrice, et puis il y avait aussi un tableau amusant décrivant une course de diligences et un autre montrant le départ d’une malle-poste dont le verso est peint d’une représentation nocturne de gitans. »

 

Samedi 9 septembre : la boutique du Musée de La Poste participe à la brocante de l’avenue du Maine

A l’occasion de la brocante qui se tient samedi 9 septembre avenue du Maine, la boutique du Musée de La Poste sera ouverte de 10 h à 18 h.

La brocante de l’avenue du Maine, à Paris, se tient ce samedi.

La boutique du Musée de La Poste s’associe une nouvelle fois à cette manifestation organisée deux fois l’an par les commerçants du quartier Montparnasse.

Fréquentation, affaires, trouvailles, convivialité… A chacune de ses éditions, la brocante de l’avenue du Maine (et même un peu au-delà) connaît un franc succès.

Organisée deux fois l’an par l’association des commerçants de l’ouest du quartier de Montparnasse – en mars et septembre -, cette « foire à tout » ravit les habitants du secteur et des alentours par le nombre de ses participants (plusieurs centaines de professionnels et de particuliers y tiennent stand à chaque fois) et la richesse et la diversité de ce qu’ils proposent.

Située au beau milieu de l’avenue du Maine, la boutique du Musée de La Poste s’associe comme toujours pleinement à l’événement. En restant ouverte et en installant elle-aussi des étals sur le trottoir.

« Parce qu’en semaine, comme beaucoup de gens, la plupart des résidents du quartier partent travailler tôt et rentrent tard, ils ne sont pas en mesure de profiter de notre offre, explique Bruno Patou, le responsable commercial du musée, à l’occasion de cette journée, ils pourront le faire et bénéficier de prix bradés sur beaucoup de nos articles. »

Objets liés à l’univers de l’écriture, de décoration… Une large sélection de références à prix « brocante » sera disponible. « Et nous anticipons déjà les fêtes de fin d’année en mettant en vente des produits de Noël, poursuit Bruno Patou, ainsi que bien sûr toute une série de beaux timbres. »

De quoi contribuer au franc succès de cette nouvelle brocante de l’avenue du Maine…

Rodolphe Pays

Brocante de l’avenue du Maine, samedi 9 septembre.

La boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine (Paris 15e), sera ouverte pour l’occasion de 10 h à 18 h (tél. : 01 53 7198 49).

 

 

 

 

Fondation La Poste : le Prix « Envoyé par La Poste » revient à Jean-Baptiste Andrea

Depuis trois ans, le Prix Envoyé par La Poste ouvre la saison des trophées littéraires.

Cette récompense, initiée en 2015 par la Fondation La Poste, revient cette année à Jean-Baptiste Andrea pour son roman Ma reine.

« L’idée d’une histoire dominée par l’enfance a germé dans mon esprit pendant quatre ans. Un jour, en balade à la campagne, les éléments du récit se sont agencés. J’ai rédigé le premier chapitre et je n’ai plus cessé d’écrire jusqu’au point final. En deux mois, j’avais achevé mon roman. »

Son titre : Ma reine. Mais restait à le faire paraître. C’est par La Poste que Jean-Baptiste Andrea choisit alors de faire parvenir son manuscrit aux éditeurs. Bien lui en prend : les éditions de L’Iconoclaste manifestent tout de suite un coup de cœur pour ce premier ouvrage de l’auteur, et se proposent de le publier.

Jean-Baptiste Andrea, photographié par Vinciane Lebrun-Verguethen.

Restait à espérer l’intérêt des lecteurs. Et pourquoi pas une récompense qui permettrait au livre de trouver davantage encore son public.

C’est chose faite également : Jean-Baptiste Andrea s’est vu attribuer il y a quelques jours le Prix Envoyé par La Poste que la Fondation La Poste a initié il y a trois ans.

« Aux côtés d’autres actions et initiatives, ce prix s’inscrit dans une logique de soutien à la création littéraire menée depuis vingt ans, indique-t-on à la Fondation La Poste, il valorise un manuscrit adressé par courrier et sans recommandation particulière à des éditeurs dont les comités de lecture décèlent le talent. »

C’est Philippe Bajou, secrétaire général du Groupe La Poste et directeur général adjoint, qui a remis le prix au lauréat lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au Centre national du livre, à Paris.

Un événement qui a rassemblé de nombreuses personnalités, dont plusieurs membres du jury, parmi lesquels figurent notamment les écrivains Olivier Poivre d’Arvor, Serge Joncour et Christophe Ono-dit-Biot.

L’auteur et Dominique Blanchecotte, déléguée générale de la Fondation La Poste. (ph. T. Debonnaire)

Réalisateur et scénariste pour le cinéma depuis une vingtaine d’années, Jean-Baptiste Andrea a particulièrement goûté la liberté qu’apporte l’écriture romanesque.

« En écrivant ce livre, j’ai retrouvé la latitude qui commençait à me manquer au cinéma, confie-t-il, avec la littérature j’ai appréhendé de nouveau la fraîcheur que j’avais en débutant dans ce métier. »

Rodolphe Pays

Ma reine, Éditions L’Iconoclaste. 240 pages (paru le 30 août). Un conte initiatique où tout est vrai, tout est rêve, tout est roman…

 Jean-Baptiste Andrea est né en 1971. Diplômé de Sciences-Po Paris et d’une école de commerce, il travaille comme traducteur avant de bifurquer vers le cinéma où il est réalisateur et scénariste. Il a signé Dead End et La Confrérie des larmes. Ma reine est son premier roman.

L’interview de Jean-Baptiste Andrea par Nathalie Jungerman : http://www.fondationlaposte.org/projet/prix-envoye-par-la-poste-jean-baptiste-andrea/

 


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