Archive for the 'L'Adresse Musée de La Poste' Category

Demain déjà la rentrée… et juste après celle du Musée de La Poste

La rénovation du Musée de La Poste est presque arrivée à son terme.

Ouverture franchement en vue…  

(photo Thierry Debonnaire)

Il ne s’agit désormais plus de dernière ligne droite, mais bien plutôt des ultimes dizaines de mètres avant la ligne d’arrivée.

La réouverture du Musée de La Poste approche ainsi à grandes foulées.

Pas tout à fait encore à la rentrée, c’est vrai déjà quasi imminente, mais guère plus tard. En fin d’automne. Demain donc…

Sans rien dévoiler de ce que les visiteurs découvriront – il est des « secrets » qui se doivent d’être gardés… -, on peut cependant dire qu’ils ne devraient pas être déçus.

Clarté, espace, ouverture, transparence… Quelques mots qui traduisent la nouvelle configuration du musée .

Et aussi, accessibilité, interactivité, services…

Le blog du Musée de La Poste reviendra très vite pour en dire plus.

Après une trêve de quelques semaines.

Bonne fin d’été. Et à la rentrée pour poursuivre l’aventure…

Rodolphe Pays  

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Fondation et Musée de La Poste : un jour à Epône avec « Bibliothèques Sans Frontières »

A Epône, à une petite cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Paris, le cœur opérationnel de l’ONG Bibliothèques Sans Frontières.

L’ONG Bibliothèques Sans Frontières œuvre depuis des années en faveur des populations françaises et étrangères privées de livres.

Une mission que soutient notamment la Fondation La Poste.

Le Musée de La Poste a lui aussi récemment apporté sa contribution en faisant don de quelques centaines d’ouvrages à l’association.

Des livres partout. Toutes sortes de livres. Romans, essais, biographies, ouvrages de vulgarisation… Neufs, édités il y a quelques années, parfois anciens, reliés…

Des BD aussi, en grand nombre. Contemporaines, classiques, pour les grands, les petits… Là aussi, récentes comme plus « vintage »…

Un million deux cent mille livres sont entreposés avant d’être triés et expédiés…

Les uns comme les autres, innombrables, disposés sur des étagères géantes, le long des murs et sur des palettes déposées au sol d’un entrepôt tout en longueur.

Une vraie bibliothèque industrielle. Une caverne, un antre des mots et des images… Tout près de Mantes-la-Jolie, à Epône, à une petite cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Paris. Le cœur opérationnel de l’ONG Bibliothèques Sans Frontières.

« Il y a approximativement un million deux cent mille livres ici, indique Jean-Marc Jolivet, le gestionnaire des flux et responsable des collectes de l’association, et notre travail, c’est de recevoir les ouvrages, de les trier et de les remettre dans différents circuits culturels et éducatifs à travers des dons ou des ventes à caractère social. »

« Notre travail, c’est de recevoir les ouvrages, de les trier et de les remettre dans différents circuits culturels et éducatifs à travers des dons ou des ventes à caractère social ». Jean-Marc Jolivet, gestionnaire des flux et responsable des collectes de l’association.

Une tâche plutôt considérable qui concrétise au quotidien l’objectif initial profondément altruiste du fondateur de Bibliothèques Sans Frontières.

En créant en 2007 l’association, l’historien Patrick Weil n’avait en effet qu’une idée en tête : contribuer à apporter de la culture en France et dans le monde partout où elle est absente ou n’est pas suffisamment présente.

Pour mener à bien leur mission, les équipes d’Epône – composées de quelques permanents, de jeunes en service civique et de bénévoles – œuvrent sans relâche. Organisation rigoureuse et polyvalence des activités à l’appui.

Le tri des ouvrages…

Ce qui n’empêche pas la bonne humeur. « Cela va faire deux ans que je viens donner un coup de main ici, raconte Sabine, jeune retraitée d’une enseigne bancaire, le travail se fait dans une très bonne ambiance, c’est vraiment sympa, et puis c’est pour la bonne cause. »

Première des opérations, récupérer les livres. Via des dons amenés directement sur place ou par l’intermédiaire de points de collectes (la FNAC apporte aussi sa contribution en livrant des ouvrages lors de la semaine du développement durable).

Vente en ligne : le chantier « expéditions aux particuliers ».

« Plus de 600 000 ouvrages en moyenne nous parviennent chaque année, en majorité émanant de particuliers, poursuit Jean-Marc Jolivet, en fonction de leur contenu et de leur état ils sont ensuite triés et aiguillés vers différentes destinations. »

Beaucoup d’entre eux sont alors reversés à des bibliothèques nouvellement crées en France et à l’étranger (notamment en Afrique francophone et au Moyen-Orient), à des écoles, des centres culturels et associatifs, dans plusieurs dizaine de lieux d’hébergement des services du SAMU…

Des ouvrages sont aussi revendus à des prix très réduits lors d’une braderie solidaire organisée à l’entrepôt d’Epône tous les premiers samedis du mois.

Bibliothèques Sans Frontières s’appuie aussi depuis quelques années sur les IdeasBox pour venir en aide aux populations vulnérables.

« Avec l’argent récupéré à l’occasion de ces ventes, et aussi avec celui que nous rapportent les livres inexploitables que nous rétrocédons pour faire de la pâte à papier, continue Jean-Marc Jolivet, nous achetons des livres qui nous semblent correspondre au mieux aux attentes et aux besoins des populations que nous soutenons. »

Autre chantier, opérationnel celui-là seulement depuis le début de l’année : la vente en ligne. Toujours à des prix particulièrement attractifs. Grâce à leurs code-barres, les ouvrages sont catalogués et les acheteurs peuvent ainsi disposer sur internet de toutes les informations utiles. Entre 30 et 50 commandes sont honorées de cette manière chaque jour.

Bibliothèques Sans Frontières s’appuie aussi depuis quelques années sur les nouvelles technologies pour venir en aide aux populations vulnérables (comme au Bangladesh, en Colombie, à Haïti, St-Martin… ).

En faisant parvenir des IdeasBox – créées en 2013 par l’association et le créateur et designer Philippe Starck, avec le soutien de l’Agence des nations unies pour les réfugiés -, véritables médiathèques en kit.

Des équipements contenant des serveurs, des liseuses, des tablettes, des ordinateurs ou encore des télévisions… De quoi aider les personnes fragilisées par un conflit ou un séisme à se reconstruire.

De papier ou sur écran, des livres partout, pour tous…

Rodolphe Pays

En savoir plus : www.bibliosansfrontieres.org

Dans plus d’une trentaine de pays

Née en 2007 à l’initiative de l’historien Patrick Weil et de Jérémy Lachal, qui assure aujourd’hui la direction générale de l’association, Bibliothèques Sans Frontières est une ONG dont la vocation est de rapprocher de la culture ceux qui en sont le plus éloignés.

Son siège est installé à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, et sa base logistique est située à Epône, dans les Yvelines. Elle a également des bureaux régionaux à Marseille, Bordeaux, Lille et Nancy.

Bibliothèques Sans Frontières mène des actions sur tous les continents dans plus d’une trentaine de pays, où elle travaille en relation avec des représentations, des antennes et des correspondants locaux.

Elle compte parmi ses soutiens des personnalités telles que les journalistes Bernard Pivot et Augustin Trappenard.

 

« Au-delà des opérations techniques et logistiques, ce qui est le plus difficile, c’est la mise en adéquation entre tout ce que l’on reçoit et ce que les gens attendent, ce dont ils ont besoin. » Corentin Poirret, directeur du site Bibliothèques Sans Frontières d’Epône.

 

 

 

Street art : l’ECOWORLD de SP 38 exposé en Normandie lors d’un festival dédié à la transition écologique

Dédié à la transition écologique, le festival Les pluies de juillet s’est tenu le week-end dernier à Villedieu-les-Poêles, dans le département de la Manche.

Le street artiste et affichiste SP 38 a créé une œuvre à l’occasion du festival Les pluies de juillet qui s’est tenu ce week-end en Normandie.

Oui, il arrive qu’il pleuve en Normandie… Même en juillet.

Mais il n’y tombe pas que des averses. De fortes ondées de culture, de musique et de gastronomie mêlées s’y abattent aussi. Et pas moins rafraîchissantes.

Pour Les pluies de juillet, SP 38 a créé une œuvre opportunément intitulée « Ecoworld ».

Les initiateurs du festival Les pluies de juillet, dont la deuxième édition s’est tenue cette fin de semaine à Villedieu-les-Poêles, dans le pas toujours suffisamment connu département de la Manche, viennent une nouvelle fois d’en apporter la preuve.

Au programme de cette manifestation placée sous le signe de la transition écologique : concerts, projections de films, débats, conférences, rencontres, gastronomie… Et expositions.

SP 38 avait notamment contribué en 2016 au projet Ralentir Street art, série de fresques réalisées successivement par une dizaine de street artistes sur la palissade du chantier de rénovation du musée.

Parmi les plasticiens invités, SP38, affichiste internationalement reconnu dont le Musée de La Poste suit le travail depuis plusieurs années. Il avait notamment contribué en 2016 au projet Ralentir Street art, la série de fresques réalisées successivement par une dizaine de street artistes sur la palissade du chantier de rénovation du musée.

Pour Les pluies de juillet, SP 38 a créé une œuvre opportunément intitulée « Ecoworld ». Fidèle à sa pratique éprouvée depuis maintenant de longues années – en particulier à Berlin où il réside et travaille depuis 1995 -, il a aligné des caractères rouges, longilignes et entrelacés. Une esthétique qui oblige à l’attention pour mieux faire passer le message.

Jérôme Mesnager a glissé quelques-uns de ses « hommes blancs » dans l’œuvre de SP 38.

Aux côtés des lettres, des chevrons arc-en-ciel symbolisent aussi l’universalité.

La fresque est également le fruit d’une collaboration : le street artiste Jérôme Mesnager (présent l’an dernier lors de la première édition du festival), y a glissé quelques-uns de ses célèbres « hommes blancs », silhouettes évoquant la lumière, la force et la paix.

Oui, il arrive qu’il pleuve en Normandie. Et on en redemande…

Rodolphe Pays

En savoir plus sur SP 38 : http://sp38.com/

Et sur le festival Les pluies de juillet : https://www.lespluiesdejuillet.org/

 

Mont-Saint-Michel : La Poste et l’Office de tourisme cohabitent à merveille

Première destination touristique en France après Paris, le Mont-Saint-Michel reçoit chaque année plus de 3 millions de visiteurs.
Son bureau de poste, entièrement repensé, accueille depuis quelques semaines l’Office de tourisme du site.

Situé au pied de la Merveille du Mont-Saint-Michel – l’ensemble des édifices exceptionnels bâtis au début du XIIIème siècle -, le bureau de poste du site, entièrement repensé, accueille désormais l’Office de tourisme.

Une première à laquelle s’est associé le Musée de La Poste.

Des évolutions, des aménagements, des dispositions et dispositifs innovants pour ses bureaux, La Poste en a déjà connus, mis en place. Et elle continue, d’adapter son offre, de l’enrichir… D’ajuster sa présence aussi.

Mais là, pour un nouveau concept, c’est un nouveau concept. Celui d’un espace partagé. Et pas n’importe où, pas par hasard, au Mont-Saint-Michel, un des lieux culturels les plus visités de France.

L’idée de réunir La Poste et l’Office de tourisme du Mont-Saint-Michel a été lancée l’été 2018.

Partagé, parce que depuis quelques semaines, la Poste de ce site incomparable par sa situation, sa beauté et son histoire accueille en son sein l’Office de tourisme local.

Une première, jamais auparavant La Poste ne s’était associée dans ses locaux avec d’autres entreprises ou services.

« Installée depuis des décennies à l’entrée du Mont, La Poste voyait depuis quelques années son trafic baisser, et l’Office de tourisme était quant à lui cantonné à proximité dans une implantation exiguë, explique Véronique Lescuyer, la directrice de projets « nouveaux concepts » à la direction du Réseau de La Poste, l’idée, lancée l’été 2018, a été de juxtaposer les prestations, de tendre vers une mutualisation des flux et de mettre nettement plus de place à la disposition de l’Office de tourisme. »

Une première, jamais auparavant La Poste ne s’était associée dans ses locaux avec d’autres entreprises ou services.

Le tout au cœur d’un établissement entièrement rénové, connecté et agencé ergonomiquement.

Esthétique aussi, avec en particulier aux murs des photos du Mont-Saint-Michel réalisées par André Gloux, un artiste de la région dont des œuvres figurent sur un collector de timbres vendu sur place.

Et quand même aux couleurs permettant d’identifier les espaces dédiés des deux partenaires – on ne peut pas tout partager… -, jaune pour La Poste et blanc pour l’Office de tourisme.

A peine plus d’un mois depuis que ce bureau « nouvelle formule » a ouvert ses portes, et les résultats ne se sont pas fait attendre.

Très largement positifs selon Pascal Lusley, le responsable du secteur des espaces commerciaux de La Poste.

« Depuis le lancement le 12 juin dernier de cette cohabitation naissante, la fréquentation et le chiffre d’affaires de La Poste – généré par les timbres, les collectors, les Prêt-à-Poster, les emballages, les accessoires de téléphonie, les objets souvenir… – ont bondi de plus de moitié, indique-t-il, et il faut ajouter à cette satisfaction la vente nouvelle de produits du Musée de La Poste, sacoches et besaces de facteurs en toile, véhicules postaux miniatures, boîtes aux lettres/tirelire… »

Les produits du Musée de La Poste – sacoches, besaces de facteurs en toile, véhicules postaux miniatures, boîtes aux lettres/tirelire… – figurent en bonne place dans l’espace postal du tout nouveau bureau. »

Ces produits symboliques de l’histoire et de la culture postales avaient déjà fait leurs preuves.

Outre leur vente à la boutique du musée, ils sont aussi proposés dans plusieurs implantations postales, comme celles des aéroports de Roissy et Orly, au bureau de la place Bellecour à Lyon ou encore à la boutique du Palais Idéal du facteur Cheval…

Côté Office de tourisme, les premiers retours se révèlent également très encourageants.

« Cela a du sens que l’on travaille ensemble, notre objectif est fondamentalement commun, rendre le meilleur service possible aux visiteurs, affirme Emmanuel Villain, le responsable de l’Office, on a plus de place, les gens qui viennent pour nous passent aussi souvent par La Poste, et inversement. »

Emmanuel Villain, le responsable de l’Office de tourisme, aux côtés de son équipe.

La synergie se traduit aussi par une entraide opérationnelle. Les horaires d’ouverture des deux entités étant un peu décalés, notamment en fin de journée, c’est par exemple l’Office de tourisme qui prend le relais de 18 h à 19 h pour assurer la vente des produits postaux.

Mais la mutualisation n’est pas que celle du « front office » et des mètres carrés, c’est aussi celle des réserves. Lesquelles suscitent cependant quelques menues… réserves.

« Il y a encore des choses à caler, fiabiliser la gestion des stocks, utiliser au mieux les volumes dont nous disposons à l’arrière, admet Pascal Lusley, mais ce sont des ajustements auxquels on va pouvoir procéder assez vite, ça n’empêche pas de bien travailler entre nous et de partager au mieux notre lieu d’activité. »

La cheminée où sont présentés des produits postaux est celle qu’utilisait jadis la célèbre « Mère Poulard » pour cuisiner ses fameuses omelettes…

Un partage qui passe aussi par la tenue. Les chargées de clientèle de La Poste – Marie-Christine, Emma et Claire – comme les membres de l’équipe de l’Office portent tous la même marinière, une production des Tricots Saint-James, entreprise de la région réputée à l’international pour l’élégance et la qualité de ses vêtements.

« L’objectif poursuivi à travers cette première expérience, c’est d’accueillir autrement, d’aller vers le client, d’être plus ouvert, plus convivial, souligne Véronique Lescuyer, ça montre que La Poste sait se réinventer, et l’idée bien sûr c’est de développer plus encore des projets de ce type. »

La perspective d’autres partages pourrait ainsi s’étendre à court terme. Affaire à suivre…

Rodolphe Pays

(photos Bruno Pattou/Rodolphe Pays)

« On avait déjà une bonne entente avec l’Office de tourisme, mais ça s’est renforcé depuis que l’on travaille véritablement ensemble. Ce concept, c’est super, c’est une bonne idée. » Marie-Christine Maurouard, chargée de clientèle.

« Avec les gens de l’Office, on se rend des services, mais on mange aussi entre nous, on prend un café, on discute, on prend la navette qui amène au Mont ensemble, il y a une bonne ambiance. » Claire et Emma, étudiantes, chargées de clientèle saisonnières.

 

« Les sacoches du Musée de La Poste, elles font un tabac, notamment auprès des clientèles asiatiques. Les modèles réduits de véhicules postaux miniature marchent bien aussi, et ce n’est pas rare que des postiers en vacances en achètent. 

Bien sûr aussi les collectors de timbres, les gens se prennent souvent en photo au moment où l’on appose le cachet du bureau. » Pascal Lusley, responsable des espaces commerciaux de La Poste pour le secteur d’Avranches.

« La présence des objets de la boutique du musée dans le bureau du Mont-Saint-Michel est particulièrement enthousiasmante.

En puisant dans nos ressources historiques et culturelles, nous avons l’ambition d’adapter et de développer cette offre de produits à destination des nouveaux concepts de bureaux.

La souplesse de notre organisation nous permet d’être au plus près des spécificités de chacun, et d’envisager de personnaliser notre offre en fonction des sites. » Bruno Pattou, responsable commercial du Musée de La Poste.

On ne peut pas tout partager : ambiance « jaune » pour La Poste, « blanche » pour l’Office de tourisme. Sur la gauche, les photos du Mont-Saint-Michel réalisées par André Gloux.

Emma, chargée de clientèle, et Nathalie, la factrice du Mont-Saint-Michel.

Les équipes de La Poste et de l’Office de tourisme du Mont-Saint-Michel sont habillées de marinières fabriquées à quelques kilomètres par les Tricots Saint-James.

 

 

 

Exit le chantier, place au musée

(photo Thierry Debonnaire)

On n’en est plus à parler de travaux, mais désormais d’aménagements, d’installations et de finitions.

Et on y est : le Musée de La Poste se pare de ses premiers atours.

L’échéance approche : à l’automne, les visiteurs viendront à nouveau défiler dans les salles des collections, toutes habillées de pied en cap…

Il y avait un bâtiment en complète rénovation, et c’est aujourd’hui un musée qui renaît.

Des salles des collections, les visiteurs auront aussi une vue sur la Tour Eiffel. (photo Thierry Debonnaire)

C’est un signe qui ne trompe pas, une des œuvres symboliques (parmi celles qui dans l’ancien musée ouvraient le parcours historique) vient d’être mise en place au sein d’un des trois plateaux de la nouvelle configuration du Musée de La Poste.

Une objet rare qui devrait continuer de ravir le public.

D’autres pièces intègrent actuellement les collections…

Peinture à l’huile sur toile « Retour du postillon », Anonyme, vers 1840
© Musée de La Poste (photo Thierry Debonnaire)

A sa réouverture au début du mois de novembre, le musée dévoilera ainsi un tout nouveau concept à la fois muséographique et architectural.

Avec une scénographie totalement repensée.

Et une nouvelle distribution de ses espaces : galerie d’accueil et son « Totem » traversant les trois niveaux d’exposition permanente, espaces dédiés aux ateliers, galerie d’exposition temporaire, boutique, auditorium et espaces privatisables.

Rodolphe Pays

Une ambition culturelle et patrimoniale

(photo Thierry Debonnaire)

À la fois musée d’entreprise, musée de société, musée de quartier, le Musée de La Poste labellisé « Musée de France » a pour vocation de présenter, conserver et diffuser le patrimoine postal.

Accessible à tous dans des conditions optimales de visite, le musée rénové mettra en lumière ses collections pour un voyage au cœur de l’histoire de la Poste, de l’art postal et de la philatélie, d’hier à demain.

Réaffirmant ainsi son ambition culturelle et patrimoniale dans le paysage muséal français.

 

Une association de postiers de la région nantaise conserve la mémoire des ambulants, les célèbres « seigneurs » de La Poste

Ambulant lui-même vingt ans durant, de son entrée à La Poste en 1966 à 1986, Jean-Yves Pelon a fondé en 1995, avec son collègue André Gilot, l’association des ambulants postaux de la région nantaise.

Plusieurs associations d’anciens postiers ayant exercé leur activité au sein des ambulants ferroviaires continuent de conserver la mémoire des « seigneurs » de La Poste.

Parmi elles, celle des ambulants de la région nantaise…

« En 1995, quand on a compris que c’était la fin des ambulants postaux ferroviaires, avec mon collègue André Gilot, lui-aussi un ancien du métier, on s’est dit que les wagons, c’était sacré, qu’il fallait garder la mémoire, se souvient Jean-Yves Pelon, alors on a décidé de monter une asso qui raconte un peu nos parcours, le tri du courrier la nuit dans les trains, le travail en équipe, l’ambiance… »

De 1966 à 1973, Jean-Yves Pelon a été affecté sur la ligne des ambulants de Paris à La Rochelle (« c’était près de chez moi, et ce n’était pas trop demandé »).
Et de 1973 à 1986, sur le Nantes à Lyon (St-Germain-des-Fossés).

L’association d’ambulants postaux de la région nantaise était née. Très vite forte de pas mal de postiers originaires de l’ouest de la France qui avaient pour la plupart exercé leur activité sur les lignes de chemin de fer desservant les grosses agglomérations de la région.

Depuis une petite dizaine d’années, Jean-Yves n’était plus ambulant – après deux décennies de bons et loyaux services, il avait raccroché en 1986 pour reprendre une vie de famille plus conventionnelle – mais avait conservé de solides contacts avec ses ex-collègues.

Ainsi qu’avec un certain nombre d’agents de la SNCF qu’il avait eu à l’époque l’occasion de côtoyer.

Des relations intactes qui vont permettre à l’association de se doter de wagons postaux.

« Beaucoup de ces véhicules devenus inutiles étaient alors parqués à Villeneuve-Saint-Georges, dans le sud de la région parisienne, raconte-t-il, on a pu en obtenir deux et les ramener au centre de tri de Nantes, où subsistaient encore les rails et le quai postal. »

Depuis que ses deux wagons postaux ont été vandalisés, c’est par des panneaux que l’association présente désormais l’histoire des « seigneurs » de La Poste.

On est en juin 1996. Et l’arrivée de ces matériels roulants ouvre de belles perspectives.

Les deux fondateurs de l’association – l’un et l’autre toujours postiers, Jean-Yves ne prendra sa retraite qu’en 2002 – continuent de lancer des appels au peuple, d’approcher tous les anciens ambulants de leur connaissance.

Ainsi que d’autres postiers intéressés eux-aussi par le projet.

Beaucoup d’entre eux rejoignent l’association. Et la première assemblée générale se tient en septembre au sein même d’un des deux wagons.

Un panneau présente aussi quelques-uns des wagons postaux utilisés au XIXème siècle.

« C’était vraiment un moment émouvant, le départ d’une belle aventure, se rappelle Jean-Yves Pelon, on a même vu des gars verser quelques larmes à l’ouverture des portes des wagons. »

Panneaux d’informations, objets, documents, outils sont petit à petit installés, formant une exposition permanente. Des visites sont organisées, pour des écoles, des clubs de retraités, des associations de postiers…

Les wagons ouvrent aussi leurs portes lors des journées du patrimoine.

Le conseil général de Loire-Atlantique apporte son soutien, la direction des activités sociales de La Poste aussi…

Au-delà des panneaux, l’association expose également des objets. Ici, un « bureau de travail » de l’ambulant courrier convoyeur (affecté sur les lignes transverses), avec à l’intérieur, cachets, tampons…

Mais au bout de quelques années, les choses se compliquent. La SNCF prévient : les rails accédant au centre de tri devant être retirés, les wagons seront alors condamnés à rester sur place. Et en cas de déplacement du centre de tri, pas d’autre solution que leur destruction.

« On a rebondi à Vertou, au sud-est de Nantes, tout près de la gare, précise Jean-Yves Pelon, on y a acheminé les wagons et on a pu poursuivre nos visites, nos animations. »

L’embellie ne durera que trois ans. Avec la construction des infrastructures du busway de Nantes, il a fallu à nouveau déménager. Toujours à Vertou, mais cette fois dans un lieu un peu à l’écart.

« Ca a marché un temps, mais c’est devenu vite assez compliqué, à cause de dégradations successives et de plus en plus importantes, déplore Jean-Yves, et puis tout a fini par être saccagé, alors on a décidé d’abandonner les wagons – ils ont été ferraillés – et de poursuivre uniquement à travers des expos itinérantes et des présences à diverses manifestations. »

Un déchirement sans doute, mais Jean-Yves n’est pas homme à renoncer. C’est ainsi que lui et ses collègues participent désormais par exemple aux « Quatre Jeudis », une foire aux métiers organisée à Challans, en Vendée, qui se tient à deux reprises durant l’été.

Ils y exposent notamment une série de panneaux qui racontent bien sûr les ambulants, mais aussi La Poste à travers les siècles, les différents moyens de transports utilisés… Et reçoivent à chaque fois un accueil enthousiaste de la part des visiteurs.

« On fait aussi des expos à Nantes, dans différents lieux, à la demande aussi, poursuit Jean-Yves, on est également sur le portal malin, le site culturel de La Poste, et puis on est aidés par la FNARH, la fédération pour la recherche historique de La Poste et de France-Télécom. On continue ainsi d’œuvrer à maintenir la mémoire de ce métier qui a tant compté pour nous. »

Rodolphe Pays

 

Jean-Yves Pelon : « Tout le monde faisait tout »

« Un ambulant, c’est quelqu’un d’assez particulier, d’indépendant, mais qui a l’esprit d’équipe, pour qui la camaraderie n’est pas un vain mot.

Entre ambulants, il n’y avait pas de grade, il y avait de l’entraide, tout le monde faisait tout.

Pour autant, ce n’était pas toujours facile de s’intégrer dans les équipes en place quand on débarquait comme jeune ambulant. Il fallait montrer qu’on adhérait à la communauté.

Le bout de ligne, avant le retour le lendemain, c’était bien aussi. Parfois, on avait des vélos sur place, on allait se balader. On faisait des repas entre nous, avec les gars de la SNCF aussi.

Il arrivait même que l’on voyage dans la cabine du conducteur du train. »

Contact : jean-yves.pelon@orange.fr

 

 

 

 

 

Edition 2019 du prix « Envoyé par La Poste : les six ouvrages en lice dévoilés

Via sa Fondation, La Poste a créé en 2015 le prix « Envoyé par La Poste ». Avec pour objectifs de soutenir des projets littéraires talentueux, écrits en langue française et adressés au comité de lecture des éditeurs par voie postale.

La liste des ouvrages sélectionnés pour l’édition 2019 du prix « Envoyé par La Poste » a été dévoilée il y a quelques jours lors du Marathon des mots de Toulouse.

Premier attribué de la rentrée littéraire, le prix sera annoncé le 26 août.

Des manuscrits à destination d’éditeurs qui transitent par La Poste, ça ne date pas d’hier.

Et ils ne font pas forcément poste restante, ne demeurent pas tous lettre morte parmi les cohortes d’ouvrages candidats à la publication parvenus plus officiellement. Ou plus « amicalement ».

S’ils sont il est vrai peu nombreux au final à être retenus, des exemples récents confirment qu’il peut s’agir d’œuvres littéraires importantes, voire majeures.

Acheminés et distribués par le facteur, le Truismes de Marie Darrieussecq, le Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part d’Anna Gavalda ou encore L’art français de la guerre d’Alexis Jenni – Goncourt 2011 – en apportent des preuves pour le moins éclatantes.

La Fondation La Poste favorise le développement humain et la proximité à travers l’écriture, pour tous, sur tout le territoire et sous toutes ses formes.

La Poste ne s’y est pas trompée.

En créant via sa Fondation en 2015 le prix « Envoyé par La Poste », elle souhaitait soutenir des projets littéraires divers et talentueux, écrits en langue française et adressés au comité de lecture des éditeurs par voie postale.

Une manière de fidélité à sa vocation : être au service de tous, partout, tout le temps…

Lauréate de l’édition 2018, Pauline Delabroy-Allard a été distinguée pour son roman « Ca raconte Sarah », diffusé à 43 000 exemplaires et traduit dans une dizaine de langues.

Le prix récompense ainsi depuis cinq ans un ouvrage découvert par un éditeur sans qu’aucune recommandation, pression ou moindre copinage ne soient intervenus.

Et la qualité a toujours été au rendez-vous.

On se souvient par exemple de la lauréate 2018, Pauline Delabroy-Allard, distinguée pour son roman Ca raconte Sarah.

L’ouvrage, assez largement plébiscité par la presse, avait très vite rencontré son public (diffusé à 43 000 exemplaires et traduit dans une dizaine de langues).

Présidé par Olivier Poivre d’Arvor, le jury rendra son verdict le 26 août. En attendant, on peut déjà tout l’été se faire sa propre idée…

Rodolphe Pays

 

Les six livres sélectionnés…

  • Adrien Blouët, L’absence de ciel, éditions Noir sur Blanc / Notabilia
  • Olivier Dorchamps, Ceux que je suis, éditions Finitude
  • Mathilde Forget, À la demande d’un tiers, éditions Grasset
  • Victoria Mas, Le Bal des folles, éditions Albin Michel
  • Anne Pauly, Avant que j’oublie, éditions Verdier
  • Beata Umubyeyi Mairesse, Tous tes enfants dispersés, éditions Autrement

 

 

 

et leurs auteurs

Adrien Blouët, Olivier Dorchamps, Mathilde Forget, Victoria Mas, Anne Pauly et Beata Umubyeyi Mairesse. (Photos Marc Melki / Sandrine Cellard / Jean-François Paga / Astrid Di Crollalanza / DR VERDIER / Rodolphe Escher)

 

Les membres du jury 

Olivier Poivre d’Arvor, écrivain, ambassadeur de France en Tunisie, président du jury

Pauline Delabroy-Allard, professeur-documentaliste et écrivaine (lauréate du 4ème Prix « Envoyé par La Poste »)

Dominique Blanchecotte, présidente de Paris Sciences et Lettres Alumni

Marie-Laure Delorme, journaliste

Serge Joncour, écrivain

Marie Llobères, déléguée générale de la Fondation d’entreprise La Poste

Christophe Ono-dit-Biot, écrivain, directeur adjoint de la rédaction du magazine Le Point

 

Site de la Fondation La Poste : http://www.fondation.laposte.fr/

 

 

 


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