Les beaux plans des ambulants s’acheminent vers les Archives nationales


Le Musée de La Poste s’apprête à transférer aux Archives nationales plusieurs milliers de plans de wagons postaux.

Le Musée de La Poste et le service des archives de l’entreprise préparent le transfert aux Archives nationales de plusieurs milliers de plans « ambulants ».

Un travail collaboratif initié par le musée, mené avec des bénévoles et en partenariat avec des services de la SNCF et du ministère de la Culture.

Ils ont accompagné plus d’un demi-siècle durant l’activité des ambulants, les fameux « seigneurs » de la Poste. De 1920 aux années 1970.

les plans « ambulants » fournis à La Poste par la SNCF ont permis d’assurer la maintenance des wagons postaux.

Pas moins de 20 000 plans, où figure chaque détail d’une quinzaine de types de wagons exploités lors de cette période et de l’intégralité de leurs dispositifs techniques et aménagements intérieurs.

Tous indispensables aux services postaux chargés d’assurer la maintenance de ces voitures.

Fournis par la SNCF avec le matériel ferroviaire mis à la disposition de la Poste pour l’acheminement par rail du courrier, ces documents n’ont plus eu d’utilité à l’arrêt – il y a un peu plus d’une vingtaine d’années – des services ambulants.

Pour Agnès Mirambet-Paris, la conservatrice du Musée de La Poste, « ces archives, à l’intérêt patrimonial considérable, ont vocation à être portées à la connaissance de chercheurs, d’étudiants, de passionnés… »

La compagnie nationale de chemin de fer n’ayant pas souhaité les reprendre, la Poste en a alors gardé une partie importante.

« Sur la totalité de ces plans, 7 000 ont au final été récupérés et mis à l’abri dans nos réserves, mais sans pour autant intégrer les collections, indique Agnès Mirambet-Paris, la conservatrice du Musée de La Poste, il s’agit là d’archives dont l’intérêt patrimonial est considérable, et qui ont de ce fait vocation à être portées à la connaissance de chercheurs, d’étudiants, de passionnés… »

Avant leur transfert, les documents doivent faire l’objet d’un inventaire très précis.

C’est dans cette perspective que le Musée et La Poste préparent actuellement leur transfert aux Archives nationales (entité qui dépend du ministère de la Culture).

Pas si simple cependant. Pour être ainsi transmis, les documents doivent d’abord faire l’objet d’un inventaire très précis. Une tâche déjà entamée dès la fin des années 1990 par Jean-Philippe Thernisien, cheminot à la retraite passionné de matériel ferroviaire et ami du Musée de La Poste.

Chacun des plans a dû faire l’objet d’un diagnostic « amiante ».

« Ce travail effectué bénévolement pendant des années a bien préparé le terrain, relève Chantal Paitreau, chargée de conservation et pilote du projet, 5 000 de ces plans avaient en effet été étudiés, identifiés et photographiés par ses soins. »

De l’automne à janvier derniers, un chantier de traitement des plans, mené notamment en collaboration avec le Service archives et documentation (SARDO) de la SNCF, a permis de finaliser l’opération.

 Les plans font apparaître avec force détails et indications tous les dispositifs techniques ainsi que les aménagements intérieurs des wagons postaux.

« Toutes les pièces jugées intéressantes par les experts, environ 70 % de l’ensemble des documents disponibles, ont été traitées, poursuit Chantal Paireau, et celles qui n’ont pas été estimées exploitables ont fait l’objet d’un procès-verbal de destruction validé par les Archives de France, une entité spécialisée dépendant du ministère de la Culture. »

Autre condition au transfert : le diagnostic « amiante ». Pratiqué récemment, il n’a rien révélé de douteux, les documents en étaient tous exempts.

Fin janvier, ce sont ainsi près de 3 000 de ces plans « ambulants » qui ont rejoint la Direction des archives du groupe La Poste (DIRAG). A ce service désormais d’en dresser un inventaire définitif. Puis de les verser aux Archives nationales.

De 1920 aux années 1970, les plans prochainement transférés auront accompagné l’activité des ambulants, les fameux « seigneurs » de la Poste.

Ceux-ci devraient ensuite être entreposés, sous la responsabilité de Nadine Gastaldi, conservatrice des cartes et plans, dans des locaux situés à Pierrefitte-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis.

Et ouverts à la consultation aux personnes désirant obtenir des informations sur le service des ambulants postaux.

« Cette collaboration, ces échanges avec le ministère de la Culture et différents services d’archives ont généré une dynamique, de la confiance aussi, conclut Agnès-Mirambet-Paris, c’est pourquoi nous pensons qu’il demeurera possible d’utiliser ces plans, pour des expositions, des colloques, pourquoi pas aussi des prêts à des musées des ambulants postaux, comme ceux de Toulouse ou d’Oignies. »

Le quotidien des « seigneurs » de la Poste est peut-être archivé, mais pas achevé, et il n’est ainsi pas prêt d’être oublié.

Rodolphe Pays

Force détails et indications

Documents d’assez grande taille (en moyenne 120 cm x 90 cm), les plans « ambulants » entreposés depuis la fin des années 1990 au Musée de La Poste étaient réalisés sur des supports de papier calque ou de toile, plus rarement sur simple papier.

Conçus par des dessinateurs de la SNCF, certains d’entre eux reproduisent avec la plus grande précision la configuration d’une quinzaine de wagons postaux différents.

Et nombre d’autres font apparaître avec force détails et indications tous les dispositifs techniques ainsi que les aménagements intérieurs : ressorts de traction, lames, visserie, casiers de tri, sièges, éclairage, toilettes… Une mine de renseignements pour tous les passionnés.

 

Archives courantes ou archives patrimoniales

La Poste conserve un certain nombre de ses archives dites « contemporaines ». Des documents liés à son fonctionnement, son quotidien, à la gestion courante de ses activités et de ses relations.

Les plans « ambulants » rejoindront prochainement un bâtiment des Archives nationales situé à Pierrefitte-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis.

Lorsque ces documents revêtent une dimension patrimoniale (organisation, réforme, accord important, partenariat majeur, évolution de technique… ), leur vocation est alors de rejoindre les Archives nationales.

C’est le cas des plans « ambulants » transmis à La Poste par la SNCF des années 1920 aux années 1970.

 

 

Extract

The La Poste Museum and the Archives Department of the Company are preparing the transfer to the National Archives of several thousand « itinerant » plans.

Collaborative work initiated by the museum, conducted with volunteers and in partnership whith the services of the French National Railway (SNCF) and the Ministry of Culture.


 

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