Archive pour novembre 2017



Propos entendus dans les allées du 71ème Salon philatélique d’automne

Le Salon philatélique d’automne, dont c’est la 71ème édition, est organisé depuis 30 ans à l’espace Champerret (Paris 17ème).

Toujours organisé à l’espace Champerret à Paris, le 71ème Salon philatélique d’automne a ouvert ses portes aujourd’hui pour quatre jours.

Propos entendus lors de l’inauguration officielle et dans les allées de la manifestation.

Il y avait déjà foule cet après-midi pour le lancement du 71ème Salon Philatélique d’automne. Officiels – dont des membres de l’Ambassade d’Allemagne, pays invité d’honneur de l’événement -, négociants, visiteurs…

Commentaires des uns et des autres sur le salon, le timbre, la philatélie d’aujourd’hui, celle de demain…

François Farcigny, président de la Chambre syndicale des experts et négociants en philatélie, et Philippe Wahl, président du groupe La Poste ont inauguré cet après-midi le 71ème Salon philatélique d’automne.

« J’ai tenu à être présent parce que l’amitié franco-allemande est le fondement, la certitude de la Paix. En matière de philatélie, l’enjeu pour demain, c’est de passer le flambeau du timbre à la jeunesse, en France, en Allemagne, et que cette passion demeure le symbole de notre histoire, de notre culture, de tout ce que nous avons en commun. Et nous devons aussi inventer, parce que les flux de courrier s’amenuisent, un nouveau rôle pour le timbre. » Philippe Wahl, président du groupe La Poste.

« Parmi toutes les émissions nouvelles sorties à l’occasion de ce salon, je voudrais en particulier rappeler celle du bloc qui symbolise la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Je voudrais aussi dire combien nous apprécions que les artistes viennent nombreux ici, et rendre hommage notamment à l’un d’entre eux, Claude Andréotto, qui aurait dû être présent parmi nous, et qui nous a quittés il y a quelques jours. Lui et d’autres comme lui ont contribué à donner un coup de jeune à la philatélie. » François Farcigny, président de la Chambre syndicale des experts et négociants en philatélie (CNEP).

Christian Dahlhaus, premier conseiller à l’ambassade de la république fédérale d’Allemagne.

« Nous sommes reconnaissants envers la France et les organisateurs de ce salon d’accueillir l’Allemagne en tant qu’invité d’honneur. Ainsi que pour l’émission du bloc qui marque le rapprochement entre nos deux pays. Les timbres sont des ambassadeurs, ils disent quelle image nous souhaitons donner au reste du monde. » Christian Dahlhaus, premier Conseiller à l’ambassade de la république fédérale d’Allemagne en France.

« Au sein de notre association philatélique, nous préparons une exposition sur le thème de la femme pour le début de l’année prochaine. La visite au salon d’automne est aussi l’occasion d’échanger des idées, d’établir des contacts dans cette perspective. Et c’est aussi un rendez-vous qui permet de se tenir au courant de l’actualité du timbre. » Pierre Carraz, président du Cercle philatélique et cartophile de Bois-Colombes (92).

« A travers les timbres, c’est la culture de notre pays, la Tunisie, de nos régions, qui est évoquée. Il y a beaucoup de jeunes artistes chez nous, mais aussi au Maroc, ou encore en Lybie par exemple, qui créent de beaux timbres. Et ce que nous apprécions avant tout, ce sont les timbres gravés en taille-douce, là c’est vraiment beau. » Najia, négociante en philatélie du Maghreb.

Bloc « Le poinct de Tulle », conception graphique Patte et Besset, gravure Elsa Catelin.

« On est venus pour obtenir des dédicaces de timbres gravés par Elsa Catelin, nous aimons particulièrement son travail. Il y a aussi d’autres artistes dont nous apprécions les créations, comme Claude Jumelet, par exemple. Nous sommes des fidèles du salon philatélique, à chacune de ses éditions nous essayons de faire le déplacement. » Visiteurs du département de la Somme.

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Du jeudi 9 au dimanche 12 novembre Porte Champerret

Organisé par la Chambre syndicale des négociants et experts en philatélie (CNEP), la 71ème édition du Salon philatélique d’automne se déroule du jeudi 9 au dimanche 12 novembre à l’espace Champerret, hall A, rue Jean Ostreicher, Paris 17ème.

Heures d’ouverture : 10 h à 18 h (sauf dimanche 12, clôture à 16 h). Entrée libre.

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Les pigeons voyageurs de la street artiste Sophie Photographe se sont posés au Musée de La Poste

Des pigeons voyageurs ont pris leurs quartiers d’hiver devant le Musée de La Poste.

A l’initiative de la street artiste Sophie Photographe…

Les street artistes continuent d’investir la palissade du chantier de rénovation du Musée de La Poste.

Aux centaines de timbres grand format illustrés de visages du monde entier de Guaté Mao succèdent depuis quelques jours une douzaine de pigeons voyageurs géants conçus par Sophie Photographe.

Inspirés des pigeons utilisés par la Poste lors du siège de Paris par les Prussiens en 1870, les volatiles de l’artiste posent fièrement, de face, de profil, bien campés sur leur pattes, noirs, blancs, gris, marbrés…

Sophie Photographe colle ses photos d’animaux – lions, éléphants, tigres, corbeaux… – dans la rue depuis presque une dizaine d’années. Une manière d’interpeller le passant, d’introduire de la surprise et de la liberté dans les espaces urbains…

Son interview ici même dans quelques jours. A suivre…

Rodolphe Pays

Le 71ème Salon philatélique d’automne ouvre ses portes dans deux jours

Elle demeure une des plus importantes manifestations consacrées au timbre en Europe : la 71ème édition du Salon philatélique d’automne se déroule cette fin de semaine à Paris.

Il y a 55 ans, le président de la République Française et le chancelier de la République Fédérale d’Allemagne (l’Allemagne de l’ouest d’alors) œuvraient ensemble à la réconciliation effective des deux pays.

Un bloc avec timbre personnalisé consacré à la réconciliation franco-allemande sera disponible lors du salon philatélique.

Les échanges ainsi menés en 1962 entre Charles de Gaulle et Konrad Adenauer allaient aboutir au début de l’année suivante à la signature du traité de l’Elysée.

Paraphé le 22 janvier 1963, cet accord de coopération scellait enfin le rapprochement de peuples qui s’affrontaient depuis plusieurs générations.

C’est notamment pour marquer l’anniversaire de cette concorde nouvelle que l’Allemagne est le pays invité d’honneur du Salon philatélique d’automne qui se tient à Paris cette fin de semaine. Une manifestation à laquelle participeront également une dizaine de postes européennes ainsi que celles des territoires d’outre-mer.

Le timbre « Augustin-Alphonse Marty » est une des 7 émissions Premier Jour du salon (création et gravure André Lavergne/photo Musée de La Poste).

Le programme du salon est, à l’instar de chaque édition, foisonnant.

Et accompagné de sept émissions « Premier jour » présentées par La Poste – en particulier celle consacrée à Augustin-Alphonse Marty, le réorganisateur de la Poste lors de la Première Guerre mondiale -, de deux vignettes libre-service d’affranchissement (LISA), de souvenirs originaux…

Plusieurs collections seront exposées, notamment par la Fédération française des associations philatéliques (FFAP) et le Groupement des associations philatéliques de l’Ile-de-France (Gaphil).

Sur des thèmes d’émissions aussi divers que « La Sabine de Pierre Gandon », « Homme et forêt », « La peinture contemporaine et la Tour Eiffel »…

Une trentaine de séances de dédicaces seront proposées par l’association Art du Timbre Gravé.

L’association Art du Timbre Gravé (« domiciliée » au Musée de La Poste) participe comme toujours à l’événement.

Sur son stand, plus de trente créateurs de timbres, d’oblitérations et d’illustrations se relaieront tout au long des quatre jours du salon pour des séances de dédicaces.

Tous, artistes comme philatélistes, auront une pensée pour Claude Andréotto, disparu il y a quelques jours et qui devait lui-aussi participer à la manifestation.

Aux côtés des nombreux négociants en philatélie et en histoire postale français et étrangers, des experts et des fabricants et détaillants de matériel, les éditeurs de presse philatélique – Timbres magazine, L’Echo de la timbrologie… – seront également fidèles au rendez-vous.

Ouvert à tous, philatélistes confirmés comme collectionneurs en herbe, le Salon philatélique d’automne est une fois encore l’occasion de découvrir des milliers de timbres et de documents postaux, de voyager à travers eux, d’échanger…

Rendez-vous dès jeudi Porte Champerret…

Rodolphe Pays

Du jeudi 9 au dimanche 12 novembre Porte Champerret

Organisé par la Chambre syndicale des négociants et experts en philatélie (CNEP), la 71ème édition du Salon philatélique d’automne se déroule du jeudi 9 au dimanche 12 novembre à l’espace Champerret, hall A, rue Jean Ostreicher, Paris 17ème.

Heures d’ouverture : 10 h à 18 h (sauf dimanche 12, clôture à 16 h). Entrée libre.

Partenaires du salon :

Le dessinateur et graveur de timbres Claude Andréotto s’en est allé

Claude Andréotto (photo « Philatélie au quotidien »).

Claude Andréotto vient de disparaître. Il figurait parmi les créateurs de timbres les plus appréciés des amateurs de philatélie.

Retour sur le parcours d’un artiste aux talents multiples passionné de toutes les techniques graphiques.

Il avait réalisé des centaines de timbres pour la France et de nombreux autres pays, Claude Andréotto est décédé brutalement dimanche 29 octobre.

Un artiste qui pratiquait le dessin, la gravure, l’illustration et la peinture.

Artiste complet formé à l’école Estienne – où il bénéficia notamment de l’enseignement de René Cottet, exceptionnel professeur de gravure en taille-douce -, il était à la fois dessinateur, graveur, illustrateur et peintre.

Il s’intéressait également à toutes les techniques picturales, des plus traditionnelles aux plus récentes.

Au point de redécouvrir les médiums à peindre (les préparations à base de liant et de diluant utilisées pour modifier la consistance d’une peinture) de la Renaissance. Comme de se servir de pinceaux électroniques et de pigments numériques.

« Copernic », le premier timbre dessiné par Claude Andréotto (1974).

Au début des années 1970 – il a alors à peine plus de vingt ans -, Claude Andréotto postule au Beptom, le bureau d’études des Postes et Télécommunications d’Outre-mer.

Cette administration est à l’époque notamment chargée d’aider les anciennes colonies à assurer l’activité postale et philatélique.

C’est le début d’une longue histoire entre l’artiste et les timbres. Le premier qu’il dessinera pour la France sera le « Copernic » émis en 1974 à l’occasion du 500ème anniversaire de la naissance du célèbre astronome.

Et début 2017, il avait dessiné et gravé le timbre « Château du Pailly ».

En plus de quatre décennies, l’admirateur de Léonard de Vinci et d’Albrecht Dürer a ainsi dessiné des centaines de timbres. Pour la France, les départements et territoires d’Outre-mer, les Terres Australes et Antarctiques, Monaco, Andorre, plusieurs pays africains…

Timbre « Découverte du bacille de Koch » (1982).

Son « coup de patte », son trait souvent dépouillé lui vaudront de nombreux prix : celui de l’Art philatélique, du plus beau timbre du monde, deux « Cérès » de la philatélie…

Claude Andréotto était aussi un passeur. Très présent dès sa création, il était un membre actif de l’association Art du Timbre Gravé (ATG), dont le Musée de La Poste abrite le siège.

En 2012, Claude Andréotto avait fait la Une de Del & Sculp, la revue de l’association Art du Timbre Gravé.

Délibérément volontariste, il militait pour que l’association – via des conférences, des animations, des événements… – soit davantage présente auprès de tous les publics.

« Il estimait aussi que l’on n’en faisait pas assez pour la gravure au-delà même du timbre, indique Monika Nowacka, en charge des collections philatéliques du Musée de La Poste et rédactrice en chef de Del & Sculp, la revue de l’ATG, s’il considérait que le timbre était un support remarquable, il regrettait en effet que la gravure, avec ses techniques, ses possibilités, sa richesse, ne soit pas suffisamment mise en avant. »

Claude Andréotto devait participer au prochain Salon philatélique d’automne. La présence de cet artiste attachant – au caractère entier – manquera à tous les amateurs de philatélie.

Rodolphe Pays

Des expositions dans le monde… et au Musée de La Poste

Claude Andréotto a exposé ses œuvres – peintures, gravures, dessins… – un peu partout dans le monde. En France, aux Etats-Unis, au Québec, à Monaco…

Le Musée de La Poste avait accueilli ses travaux à deux reprises. En particulier en 1987, pour l’exposition « Lumières d’encre », où il avait présenté des huiles réalisées après plusieurs mois de recherches menées via une table graphique et un ordinateur.


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