Archive pour mars 2017



Les vide-greniers refont le plein : le Musée de La Poste présent samedi à celui du quartier Maine-Montparnasse

La boutique du Musée de La Poste participe ce samedi au vide-grenier organisé par l’association des commerçants du quartier Maine-Montparnasse.

C’est un des signes annonciateurs du retour des beaux jours : les  vide-greniers commencent à réinvestir les trottoirs.

La boutique du Musée de La Poste participe à celui organisé ce samedi à Paris par l’association des commerçants du sud du quartier Maine-Montparnasse.

A vos étals…

Il a lieu deux fois par an sous l’égide de l’association locale des commerçants : le vide-grenier de (presque) printemps du quartier Maine-Montparnasse se tiendra ce samedi toute la journée.

Une manifestation qui se déroule dans le 15ème arrondissement de la capitale et aux lisières de ceux des 6ème, 7ème et14ème.

Aux côtés des commerçants et particuliers – à chaque édition présents en très grand nombre – qui seront installés sur les trottoirs de l’avenue du Maine et du boulevard du Montparnasse, le Musée de La Poste posera lui-aussi son étal.

Devant la boutique du musée, l’équipe commerciale, à nouveau mobilisée pour la circonstance, proposera un grand nombre d’articles à quasiment moitié prix.

Les chineurs – habitants du secteur, promeneurs, touristes… – pourront ainsi profiter d’offres particulièrement intéressantes sur une gamme de produits en lin (sacs, pochettes, albums photo… ), d’objets liés à l’écrit (coffrets d’écriture, porte-courriers, cahiers… ), d’accessoires de table originaux issus de l’exposition du musée L’art fait ventre (couverts, salières, poivrières, ustensiles décoratifs… ), de vanity en cuir Laurige…

La boutique sera également ouverte. Y seront disponibles toutes les autres références (produits dérivés des collections du Musée de La Poste, livres, cartes… ) ainsi que toute l’offre philatélique…

Bonnes affaires du côté de Maine- Montparnasse…

Rodolphe Pays

Brocante/vide grenier du quartier Sud-Maine-Montparnasse, samedi 11 mars de 10 h à 18 h.

La boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (Tél. : 01 53 71 98 49).

 

 

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Télégraphe Chappe : la « station » de Saverne toujours debout

La « station » du télégraphe Chappe de Saverne (67).

Le Musée de La Poste l’évoquera à nouveau à sa réouverture : le télégraphe aérien a été inventé et mis au point par Claude Chappe à la fin du XVIIIe siècle.

Plusieurs « stations » de ce premier réseau de télécommunications continuent d’être ouvertes au public. Dont celle de Saverne, dans le Bas-Rhin.

Visite guidée et commentée.

C’est à la communication spirituelle que semblait se destiner Claude Chappe. Après ses études au collège royal de La Flèche, il devient en effet prêtre. Le jeune ecclésiastique n’aura cependant guère à transmettre de « bonnes paroles » : nommé abbé commendataire (sans obligations religieuses), il jouit ainsi de « bénéfices » qui lui permettent d’ouvrir… un cabinet de physique à Paris.

La Révolution mettra un terme à cette confortable situation. Chappe retourne alors dans la Sarthe et y poursuit ses recherches scientifiques et techniques. Et s’intéresse en particulier à la communication, terrestre cette fois.

Il met ainsi au point un dispositif de transmission de données. Le télégraphe Chappe, premier réseau de télécommunications au monde, était né.

Copié un peu partout en Europe et ailleurs, il s’avérera le plus efficace jusqu’à l’avènement quelques dizaines d’années plus tard de la Fée électricité.

Son principe s’apparente finalement à celui des relais de poste : un peu à la manière des courriers acheminés – à cheval ou en malle-poste – d’un point à un autre via une succession de relais, les messages que prend en charge le télégraphe aérien de Chappe sont délivrés après avoir été reproduits par une série de « stations ».

Sur le toit de ces stations (en général de petites tours) éloignées les unes des autres de 10 à 15 km – toutes bâties sur une hauteur afin d’être en vue de la précédente comme de la suivante – sont fixés un grand et deux petits bras articulés.

Verticales, horizontales, diagonales : au total une centaine de positions différentes peut être utilisée. Et identifiée d’une station l’autre à la longue-vue.

Gilbert Rhim actionne les « bras » de la station (au fond à gauche le tableau des positions de transmission de message).

« Ce n’est pas un alphabet dont il s’agit, à chacune de ces positions ne correspond pas une lettre mais un mot ou un groupe de mots, explique Gilbert Rhim, bénévole de l’association qui entretient et fait visiter l’ancienne station Chappe de Saverne, dans le Bas-Rhin, le système étant exclusivement réservé aux messages officiels politiques ou militaires, on transmettait ainsi une suite d’expressions telles que « Décret à placarder », « Banqueroute », « Prendre toutes les précautions » ou encore « Besoin de munitions de tel type », ces éléments mis bout à bout et reconstitués à l’arrivée étaient autant d’informations et de directives le plus souvent urgentes émanant des autorités de l’époque. »

Chaque station est équipée de deux longues-vues, l’une tournée vers la station précédente pour observer les signaux transmis, l’autre vers la suivante pour vérifier l’exactitude de ceux relayés.

En quelques positions, on pouvait de la sorte faire passer des ordres ou des communiqués courts ainsi que des textes même relativement longs.

Plusieurs lignes de télégraphe sont créées au milieu des années 1790. Entre Paris et les ports militaires – Brest, Cherbourg… -, les villes situés aux frontières – Lille, Strasbourg, Perpignan…

« De la capitale à Strasbourg, on comptait une cinquantaine de stations, indique Gilbert Rhim, au départ deux opérateurs étaient à la manœuvre dans chacune d’elle, souvent d’anciens militaires, un qui regardait à la longue vue les signaux transmis et l’autre qui les reproduisait à l’aide d’un système de poulies actionnant les bras, mais au bout d’un moment, économie oblige, un seul d’entre eux a été maintenu. »

Gilbert Rhim et les autres membres de l’association du télégraphe Chappe de Saverne effectuent des démonstrations à l’intention des visiteurs.

Pour les autorités qui usent de ce service, le gain de temps est considérable : alors qu’une malle-poste achemine un courrier de Paris à Strasbourg en 4 à 5 jours, un texte relayé par le télégraphe aérien ne met lui que 4 à 5 heures pour parvenir à son destinataire. Et en toute sécurité.

Le contenu des messages n’est en effet pas identifié par les opérateurs. Leur compétence se limite simplement à la manœuvre. Seuls les directeurs de lignes, à l’arrivée et au départ, connaissent la teneur des informations transmises.

Le télégraphe de Claude Chappe (à la réalisation et la promotion duquel plusieurs de ses frères ont également contribué) sera opérant jusqu’au milieu du XIXe siècle. Le télégraphe électrique lui succédera ensuite.

Attenant à la tour du télégraphe, un petit musée permet d’en savoir plus sur l’inventeur du système, l’histoire du réseau et son fonctionnement.

Reste de ce réseau pionnier quelques vestiges. Une vingtaine de stations entretenue par des passionnés demeure en état et peut être visitée.

C’est le cas de celle de Saverne (rénovée au milieu des années 1960), dont s’occupe une association que Gilbert Rhim a rejointe il y a une dizaine d’années. Un peu par hasard.

Ingénieur en retraite domicilié à Saverne, c’est au cours d’une balade en forêt qu’il l’a découverte. « Quelque temps plus tard, j’ai lu une annonce dans une publication locale indiquant que l’association était à la recherche de bénévoles, raconte Gilbert, ça m’a intéressé, je me suis dit que je pouvais sûrement apprendre des choses et être utile. »

Le tableau des différentes lignes du télégraphe indique les lieux desservis, essentiellement des ports militaires et des villes frontières.

Depuis, avec plusieurs autres membres, il participe régulièrement à la vie de l’association et de la station.

En effectuant de la maintenance en hiver – réparation, entretien, nettoyage… – et en assurant des permanences de guides aux beaux jours (la station est ouverte au public de mai à septembre). Une tâche qu’il apprécie beaucoup.

« Le télégraphe est à immédiate proximité du château du Haut-Barr et sur le passage d’un sentier de randonnée, explique-t-il, forcément ça attire du monde, nous avons à chaque saison plusieurs milliers de visiteurs, des gens venus en famille ou en groupe, et pas si rarement même de l’étranger, comme ces touristes qu’un Tour opérateur finlandais amène sur place tous les ans. »

Ces visiteurs venus de pays européens et même parfois plus lointains ne troublent pas Gilbert. Quand il ne parlent pas le français, il les accueille et fait ses commentaires soit en anglais, soit en allemand.

« J’essaie de proposer une visite interactive, avec des questions, des échanges, documentée, souriante aussi, détaille-t-il, que ce soit dans la station elle-même comme dans le petit musée attenant où une quinzaine de vitrines permet d’en savoir plus, sur Chappe, l’implantation des lignes… »

Une manière de communiquer que n’aurait pas désavoué Claude Chappe…

Rodolphe Pays

Tour de l’ancien télégraphe Chappe, Le Haut-Barr, SAVERNE (Bas-Rhin).

Ouvert de la mi-mai à la mi-septembre (jusqu’aux Journées du patrimoine). Tél. : +33/0 3 88 52 98 99 – Fax : +33/0 3 88 52 18 11.

 

Musée de La Poste : travaux au sud, expo au nord

Le Musée de La Poste ne connaît pas de pause.

img_6419affiche_expo-resp300L’effervescence est partout : d’abord sur son chantier de rénovation, où les travaux sont permanents et spectaculaires, et aussi dans l’exposition consacrée au peintre Rancillac, où de nombreuses visites guidées sont notamment programmées.

img_6427Bientôt deux ans que la rénovation du Musée de La Poste a été lancée…

Pour permettre une accessibilité totale à tous les publics et une réelle modernisation, de très importantes transformations étaient ainsi nécessaires.

img_6438Un chantier aussi considérable demande du temps. Beaucoup a déjà été fait (démolition intérieure/reconstruction), et la perspective de réouverture commence à se profiler.

Dans dix-huit mois, l’essentiel des interventions devrait être en voie d’achèvement.

A l’extérieur du bâtiment (photo-ci-contre), les équipes du chantier travaillent également d’arrache-pied sur la terrasse de la grande galerie d’exposition du musée.

Prémices à de futurs accrochages…

_tdb3504_tdb3207En attendant, l’exposition consacrée au peintre Bernard Rancillac, que le Musée de La Poste propose depuis quelques jours à l’espace Niemeyer (Paris 19ème), continue d’attirer de nombreux visiteurs.

Bernard Rancillac, lors du vernissage de l'exposition.

Bernard Rancillac, lors du vernissage de l’exposition.

Plusieurs animations sont organisées autour d’elle. Concert et table ronde seront ainsi proposés en avril et en mai (le blog y reviendra).

Et des visites guidées sont également programmées.

Une manière de mieux pénétrer le parcours et les différents univers de l’artiste.

Bonne visite…

Rodolphe Pays

(Photos T. Debonnaire/R. Pays)

« Rancillac / Rétrospective », jusqu’au 7 juin, une exposition du Musée de La Poste proposée à l’espace Niemeyer, 2 place du Colonel Fabien, Paris 19e.

Ouvert du lundi au vendredi de 11 h à 18 h 30 et les samedi et dimanche de 13 h à 18 h (fermé les jours fériés). Entrée libre.

 

affiche_expo-resp300Des visites guidées

D’une durée d’1 h 30, les visites guidées de l’exposition « Rancillac/Rétrospective » sont gratuites (dans la limite des places disponibles).

Réservation nécessaire sur place, au 01 42 79 24 24 ou via l’adresse courriel « reservation.dnmp@laposte.fr ».

_tdb3404Les dates (les visites sont proposées à 15 h) : dimanche 12 mars ; samedi 25 mars ; dimanche 9 avril ; samedi 22 avril ; samedi 6 mai ; dimanche 21 mai ; samedi 3 juin.

 

 

 


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