Archive pour décembre 2016



Expo « Temps suspendu » : derniers jours…

img_6169L’exposition Temps suspendu, qui rassemble 75 photos d’exploration urbaine, prend fin dans quelques jours.

A voir ou revoir sans tarder…

Des châteaux envahis de végétation, leurs meubles disloqués, leur décoration décomposée… Des piscines défraîchies vidées de leur eau… Des montagnes russes que l’on dirait amaigries, fragilisées, en équilibre instable… Des théâtres comme rongés de l’intérieur, fauteuils au velours râpé, tentures mitées, boiseries vermoulues… Des usines démembrées, murs fissurés, machines rouillées, vitres brisées…

img_5665Autant de lieux abandonnés, désertés, oubliés. Mais autant de lieux auxquels les artistes de l’exploration urbaine redonnent vie, témoignant de leur beauté qui subsiste, de leur splendeur pas encore tout à fait passée, racontant aussi les hommes et les femmes qui y séjournaient.

Ces endroits délaissés, les photographes Sylvain Margaine, Romain Veillon et Henk Van Rensbergen les recherchent depuis des années. A l’initiative du Musée de La Poste, l’espace Niemeyer, à Paris, accueille près de 80 de leurs clichés. Un accrochage qui dure encore toute cette semaine. A découvrir désormais sans tarder…

Rodolphe Pays

affiche_expo_temps_suspendu-3-resp300« Temps suspendu – Exploration urbaine », une exposition du Musée de La Poste qui réunit des photos réalisées par Sylvain Margaine, Romain Veillon et Henk Van Rensbergen, proposée jusqu’au 18 décembre à l’Espace Niemeyer, 2 place du Colonel Fabien, Paris 19ème.

Dans le hall d’accueil de l’exposition, « Rêver le chantier », une présentation de 15 photos sur la rénovation du Musée de La Poste.

De 11 h à 18 h 30 du lundi au vendredi, de 13 h à 18 h les samedi et dimanche. Entrée libre.

 

 

 

 

Les jeunes et la philatélie : entretien avec Florence Fraboulet, directrice de l’Association pour le développement de la philatélie

Florance Fraboulet

Florence Fraboulet est depuis janvier 2013 la directrice de l’Association pour le développement de la philatélie (Adphile), dont la mission est de rendre accessible le loisir philatélique et d’accompagner le jeune public dans la découverte des timbres.

Etat des lieux, enjeux, actions menées et à venir…

Florence Fraboulet, la directrice de l’Adphile, évoque en détail comment  l’association se mobilise en permanence pour promouvoir la philatélie auprès des jeunes.

La perte d’intérêt des jeunes pour la philatélie est devenue une sorte de lieu commun, évoquée parfois comme une fatalité. Cette désaffection est-elle aussi avérée, quel rapport les nouvelles générations entretiennent-elles avec l’univers du timbre ?

adphileLa mission de notre association est notamment de promouvoir la philatélie auprès des 7/12 ans.

Dans ce cadre, que ce soit au sein des écoles où partout en France nous sommes présents via nos supports pédagogiques, ou bien lors de manifestations comme Kidexpo, nous sommes en contact permanent avec les jeunes, leurs enseignants, leurs familles.

Ce que nous constatons, et qui au fond n’a pas changé depuis des années, c’est que les enfants collectionnent souvent un peu tout, y compris les timbres. Au moins 50 % de la classe d’âge qui nous occupe en collectionne.

Le rôle des parents, des grands-parents, est à cet égard très important, ce sont souvent eux qui transmettent l’intérêt qu’ils ont ou ont eu pour la philatélie. Avec tous les partenaires qui œuvrent au sein de l’Adphile, nous avons à cœur de favoriser cette attractivité du timbre chez les jeunes.

Pour Florence Fraboulet, "La philatélie est porteuse de valeurs, affective, patrimoniale, culturelle, historique, artistique... "

Pour Florence Fraboulet, « la philatélie est porteuse de valeurs, affective, patrimoniale, culturelle, historique, artistique… « 

C’est après que les choses se compliquent…

Avec l’arrivée au collège, les emplois du temps qui s’alourdissent, les enjeux deviennent différents.

Les jeunes entrent alors dans l’adolescence, leurs centres d’intérêt changent, beaucoup s’éloignent de leurs activités d’enfance. Et la philatélie n’est pas épargnée. Mais, ce n’est pas une surprise, cela a été vrai de tout temps.

Viennent ensuite les études, le début dans la vie active, la naissance des enfants… S’intéresser à nouveau aux timbres ou découvrir leur richesse n’est pas si simple à ces moments de la vie. C’est difficile de toucher les 20/50 ans, mais c’est aussi un de nos défis, s’adresser au grand public adulte.

Après, les choses évoluent, avec la maturité les gens reviennent plus volontiers à la philatélie. Quoi qu’il en soit, pour l’Adphile, il n’y a ni optimisme, ni pessimisme, on est simplement dans l’action… Et nous veillons à créer des activités qui puissent parler à ces publics.

LOGO_ADPHILE_CMJNComment se traduit cette action, où et sous quelles formes l’Adphile intervient-elle ?

La philatélie est porteuse de valeurs, affective, patrimoniale, culturelle, historique, artistique… C’est ce que nous essayons de faire passer à travers nos initiatives. En particulier celles que nous menons en direction des milieux scolaires. Et que nous nous efforçons de renouveler régulièrement.

Nous mettons ainsi à leur disposition depuis 2015 – via les mairies – une mallette de 14 activités spécialement conçues pour le périscolaire ou les centres de loisirs illustrées par les timbres. Avec par exemple des jeux de domino, un tour du monde en 80 timbres, un jeu de questions sur de nombreux sujets de culture générale avec réponse sur les timbres.

Du mail art aussi. L’année dernière, près de 200 000 enfants ont pu apprendre, s’amuser et se familiariser de cette manière avec l’univers du timbre.

A la rentrée de septembre, nous avons également lancé un autre outil pédagogique, destiné lui plus spécifiquement aux élèves de CM1, CM2 et sixième. Il s’agit d’un kit de 10 activités, 9 sur les sciences – biodiversité, phases de la lune, calendriers… -, et un sur l’Histoire, conçu en phase avec le programme scolaire. Accompagné d’un guide très documenté fourni à l’enseignant.

Cet outil vient compléter les manuels disponibles en classe et permet de conforter les acquis par une approche différente. Pas moins de 3000 de ces kits – ils sont gratuits – ont été diffusés depuis septembre. Et les premiers retours des enseignants sur leur utilisation sont très positifs.

Florance FrabouletCes outils sont-ils demandés partout ?

Petites et grandes villes ont répondu de manière égale, et tous les établissements sont concernés. Nous avons à cet égard la confiance des enseignants, notamment parce que ces outils ont été testés auprès d’eux. Et aussi parce que notre structure est agréée par le ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche comme association complémentaire de l’enseignement public..

50 % des 7/12 ans collectionnent des timbres.

50 % des 7/12 ans collectionnent des timbres.

D’autres outils pour les jeunes sont également disponibles sur le site de l’Adphile…

Les jeunes peuvent en effet trouver sur notre site internet des dossiers pédagogiques à télécharger, qui par exemple peuvent être utilisés en support d’exposés. Ces dossiers s’adressent aux enseignants comme au grand public. Là encore, culture et timbre sont étroitement associés. Et tous les thèmes abordés : Charlemagne, l’Egypte, la chanson, la BD…

Ils peuvent également y puiser des conseils pour collectionner, des histoires racontées via les timbres, des suggestions pour s’amuser avec eux…

florence-fraboulet-288x300La philatélie et les jeunes, l’histoire n’est pas terminée…

Il faut arrêter de croire que la collection n’intéresse plus. Les jeunes, nous les rencontrons à Kidexpo, où notre stand ne désemplit pas. 10 % des 175 000 visiteurs du salon y sont passés lors de la dernière édition il y a quelques semaines. Avec plus de place, nous aurions même sûrement pu en accueillir davantage. L’an prochain, nous avons déjà prévu d’y montrer, en partenariat avec l’Association du Timbre Gravé, le travail de jeunes graveurs.

On échange aussi avec eux dans bien d’autres salons, comme par exemple celui de la Presse et du Livre de Montreuil. Et également à travers des initiatives prises conjointement avec des musées et des sites culturels, la Cité de l’architecture et du patrimoine, le Musée de La Poste…

C’est vrai que nos moyens sont encadrés, mais grâce au maillage que nous parvenons à réaliser avec tous les passionnés, notamment les clubs philatéliques, lors des salons philatéliques et de la Fête du Timbre, en travaillant aussi avec de nombreux partenaires, nous obtenons des résultats. L’histoire est loin d’être terminée…

Propos recueillis par Rodolphe Pays

 

LOGO_ADPHILE_CMJNUne association agréée par l’Education nationale

L’Adphile est née en 1986 à l’initiative des acteurs du monde de la philatélie. Dès sa création, l’association s’est donnée pour mission de promouvoir le loisir philatélique, en particulier auprès des jeunes.

Elle mène également des actions en direction du grand public et renforce son action en direction des enseignants et des institutions (mairies, musées… ).

adphileL’Adphile est agréée depuis 2015 par le Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche comme association éducative complémentaire de l’enseignement public.

Ses membres sont : La Poste, la Fédération Française des Associations Philatéliques (FFAP), la Chambre syndicale des Négociants et Experts en Philatélie (CNEP), le Cercle de la Presse Philatélique (CPP) et la Croix-Rouge française.

En savoir plus : http://www.decouvrirletimbre

Un timbre marque les trois siècles et demi de l’Académie de France à Rome

1610240910930Une émission commune France-Italie marque le 350ème anniversaire de la création de l’Académie de France à Rome.

Le timbre a été dévoilé il y a quelques jours à l’Institut culturel italien de Paris.

L’Académie de France à Rome fête cette année son trois-cent cinquantième anniversaire. Trois siècles et demi d’initiation à la beauté et de soutien à la créativité.

La Villa Médicis, à Rome (photo J. P. Dalbera).

La Villa Médicis, à Rome (photo J. P. Dalbera).

La vocation de cette institution, fondée par Colbert en 1666, est en effet toujours demeurée la même : accueillir de jeunes artistes en résidence dans une ville symbolisant l’art et la richesse culturelle.

L’Académie reste plus connue du grand public sous l’appellation Villa Médicis, du nom du palais renaissance romain qui l’abrite. Elle n’y a cependant pas toujours résidé. D’autres lieux l’ont longtemps hébergée, les palais Caffarelli, Capranica, Mancini…

Jérôme Delaplanche, commissaire de l'exposition "350 ans de l'Académie de France à Rome", présente l'oeuvre de Charles Errard représentant la Villa Médicis.

Jérôme Delaplanche, commissaire de l’exposition « 350 ans de l’Académie de France à Rome », présente l’oeuvre de Charles Errard reproduisant la Villa Médicis.

Pour marquer cet anniversaire, une exposition se tient jusqu’au 15 janvier à la Villa Médicis.

Une centaine d’œuvres réalisées depuis la naissance de l’Académie par des artistes en résidence y est présentée.

Autre initiative liée à la commémoration : l’émission commune par la France et l’Italie d’un timbre illustré d’un dessin représentant la Villa Médicis.

Valérie Besser en dédicaces.

Valérie Besser en dédicaces.

Celui-ci n’a pas été choisi au hasard. Il est l’œuvre du premier directeur de l’Académie de France à Rome, le peintre et architecte Charles Errard (1606-1689).

Un travail quasi prémonitoire : il avait dessiné le bâtiment alors que celui-ci n’était pas encore le siège de l’Académie (il ne le deviendra que beaucoup plus tard, en 1803).

De g. à dr. : Gilles

De g. à dr. : Gilles Livchitz, Muriel Mayette-Holtz, Giandomenico Magliano, Fabio Gambaro, directeur de l’Institut culturel italien et Loïc Hennekinne, ancien ambassadeur de France à Rome.

C’est la graphiste Valérie Besser qui a mis en page le timbre. Elle l’a dédicacé lors d’un « Premier jour » organisé le 30 novembre dernier à l’Institut culturel Italien de Paris.

Une manifestation qui s’est déroulée en présence notamment de Giandomenico Magliano, l’ambassadeur d’Italie en France, de Muriel Mayette-Holtz, la directrice de l’Académie de France à Rome et de Gilles Livchitz, le directeur de Phil@poste.

Rodolphe Pays

1610240910930Timbre « 350 ans de l’Académie de France à Rome- Villa Medici », dessin de Charles Errard, mis en page par Valérie Besser, impression héliogravure, tirage 700 000 exemplaires.

Timbre disponible à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (tél. : 01 53 71 98 49). Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h.

 

Deux événements autour de l’expo « Temps suspendu » : dédicaces et lecture théâtralisée

affiche_expo_temps_suspendu-3-resp300Deux événements cette fin de semaine et au début de la suivante autour de l’exposition Temps suspendu : une séance de dédicaces par deux des trois photographes et une lecture théâtralisée de l’accrochage.

L’exposition Temps suspendu se poursuit jusqu’au 18 décembre à l’espace Niemeyer. Encore deux semaines pour voir les photos d’exploration urbaine de Sylvain Margaine, Romain Veillon et Henk Van Rensbergen.

Près de 80 clichés grand format qui racontent des lieux abandonnés : usines, équipements sportifs, parcs d’attraction, églises, châteaux…

Sylvain Margaine (Photo Thierry Debonnaire).

Sylvain Margaine
(photo T. Debonnaire).

Romain Veillon (photo T. Debonnaire).

Romain Veillon (photo T. Debonnaire).

En parallèle à l’accrochage, deux événements vont se dérouler sur place.

Sylvain Margaine et Romain Veillon dédicaceront demain samedi le catalogue de l’exposition et échangeront sur leur travail avec les visiteurs.

Et mardi, la compagnie Les Dramaticules proposera une lecture théâtralisée de l’exposition. Le spectacle – créé pour cette soirée et qui sera repris ensuite à Paris et en province – fait écho aux photos présentées.

logoJérémie Le Louët, qui l’a conçu et en est le conteur, a trouvé dans ces photos une adéquation très forte avec trois contes du répertoire fantastique du XXe siècle. Au programme : Lovecraft, Apollinaire et Bradbury.

À travers un récital fascinant autour de l’oeuvre de ces auteurs, et accompagné de Simon Denis, créateur son de la compagnie, il nous fait partager son goût pour l’étrange. Et porte au plus intense le souffle de ces poètes, en redonnant leurs places aux rythmes, aux sons et aux différentes utilisations de la voix.

Des dédicaces, une belle soirée… Rendez-vous place du Colonel Fabien…

Rodolphe Pays

img_5686« Temps suspendu – Exploration urbaine », une exposition du Musée de La Poste qui réunit des photos réalisées par Sylvain Margaine, Romain Veillon et Henk Van Rensbergen, proposée jusqu’au 18 décembre à l’Espace Niemeyer, 2 place du Colonel Fabien, Paris 19ème.

Dans le hall d’accueil de l’exposition, « Rêver le chantier », une présentation de 15 photos sur la rénovation du Musée de La Poste.

De 11 h à 18 h 30 du lundi au vendredi, de 13 h à 18 h les samedi et dimanche. Entrée libre.

Dédicace des photographes : samedi 3 décembre de 14 h à 16 h.

Lecture théâtralisée de l’exposition « Temps suspendu » par la Compagnie Les Dramaticules : mardi 6 décembre à 19 h. Réservation obligatoire dans la limite des places disponibles au 01 42 79 24 24  ou via reservation.dnmp@laposte.fr

 

 

 


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