Archive pour avril 2016



Un, deux, trois… Katre : c’est reparti pour du street art au Musée de La Poste

Katre devant le musée hier après-midi...

Katre devant le musée hier après-midi… (photo Thierry Debonnaire).

Le Musée de La Poste profite de ses travaux de rénovation pour proposer un projet original : des street artistes vont se relayer pendant dix-huit mois pour créer des œuvres sur la palissade protégeant le chantier.

C’est Katre qui lance la série…

Annoncés en début d’année, on les attendait depuis avec un brin d’impatience. Cette fois ça y est, les street artistes sont de retour – ils y avaient séjourné fin 2012 pour une exposition restée dans beaucoup de mémoires – au Musée de La Poste. Et plus exactement devant sa façade.

.... et aujourd'hui en fin de matinée... A suivre.

… aujourd’hui en fin de matinée… (photo Thierry Debonnaire).

C’est en effet sur la palissade protégeant le chantier de rénovation du musée qu’ils vont réaliser leurs œuvres urbaines. Un support spécialement adapté de plusieurs dizaines de mètres carrés qui leur permettra d’exercer leur talent et leur imagination.

La « copie » est bien sûr totalement libre (ce serait autrement sans eux… ), tant sur le fond que sur la forme. Le musée a juste suggéré qu’un clin d’œil à l’univers postal y apparaisse (mais « plus » si affinités… ).

... et en milieu d'après-midi... A suivre.

… et en milieu d’après-midi… A suivre.

 

Et c’est Katre, venu du graffiti, passionné de lieux désaffectés, artiste aujourd’hui internationalement reconnu, qui ouvre le bal. Son travail – il s’y consacre sur place toute cette semaine – sera visible d’avril à juin. Ce sera alors au tour d’un autre artiste – SP 38, lui-aussi figure incontournable du street art – de recouvrir l’œuvre précédente et d’y apposer pour trois mois la sienne.

Et puis à la rentrée de septembre, un autre, et ainsi de suite dix-huit mois durant, jusqu’à l’approche de la réouverture du musée.

Une belle série en vue. On en viendrait presque à espérer un peu de retard dans la livraison des travaux…

Rodolphe Pays

 

Photo : Stéphane Bisseuil

Photo : Stéphane Bisseuil.

Ses lettres se transforment en flammes, en jaillissements

Issu d’une famille d’artistes, Katre s’intéresse depuis sa jeunesse à la BD, la photo, le dessin…

C’est au début des années 1990 qu’il découvre le graffiti. Il y avait notamment été sensibilisé via la ligne 13 du métro parisien – « la plus taguée à l’époque » – qu’il a empruntée un temps quotidiennement. Passionné par cette pratique, il réalise des fresques et anime des ateliers.

La piscine Molitor revisitée par Katre.

La piscine Molitor revisitée par Katre.

Il travaille aussi sur les lieux désaffectés, en intervenant sur des photos noir et blanc de friches industrielles, de bâtiments abandonnés (il a consacré sa maîtrise d’arts plastiques obtenue à la Sorbonne à la célèbre piscine Molitor).

Ses lettres se transforment alors en flammes, en personnages, en jaillissements, cavalcades, nuées… Toujours colorées, toujours contrastées…

Artiste reconnu, Katre intègre des collectifs et participe à des festivals un peu partout dans le monde (Australie, Chili, Chine, Espagne… ). Il œuvre aujourd’hui beaucoup en atelier et réalise régulièrement des installations de façade.

Katre expose à la galerie Wallworks jusqu’au 28 mai (4 rue Martel, Paris 10ème).

 

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Animations du Musée de La Poste dans les écoles maternelles : Nino ne manque pas de souffle

Distrait, malin, attachant.. : Nino, le petit facteur est plébiscité par les enfants des écoles maternelles.

Distrait, malin, attachant.. : Nino, le petit facteur est plébiscité par les enfants des écoles maternelles.

Conçue pour les élèves de maternelle, l’animation Nino le petit facteur a rencontré son public. Explications.

C’est d’abord d’un constat qu’est née l’offre du Musée de La Poste à destination des élèves de maternelle. Celui d’une certaine carence. Très peu de musées proposent en effet des animations pour les tout petits.

Une situation d’autant plus paradoxale que les instituteurs – ils le font savoir régulièrement – sont demandeurs de ce type de prestations.

« Pour ces raisons, nous avons réfléchi à ce qui pourrait intéresser les enfants de chacune des trois sections de maternelle, explique Hakima Benabderrahmane, la responsable de la politique des publics du musée, et nous avons pensé à des contes dont le héros serait un petit facteur, distrait, malin et attachant. »

Afin d’incarner le personnage, une marionnette de postier, animée à la main, a très vite été trouvée. Et aussitôt baptisée Nino (« C’est court, facile à retenir »).

Quatre conteuses de l'association "Les Petits Chats Vont Au Musée" se relaient auprès des élèves de maternelle pour raconter Nino, le petit facteur.

Quatre conteuses de l’association « Les Petits Chats Vont au Musée » se relaient auprès des élèves de maternelle pour raconter Nino, le petit facteur.

Camille Roux, conteuse professionnelle et collaboratrice de Les Petits Chats Vont au Musée (LPCVM), une association avec laquelle le Musée de La Poste travaille depuis des années, est l’auteure de ces histoires. Elle a souhaité qu’à travers elles, les enfants puissent voyager, découvrir, participer aussi.

Et ça a tout de suite marché. Les quatre conteuses qui se relaient dans les écoles – la demande est permanente – rapportent toutes le plaisir que les jeunes écoliers prennent à suivre les aventures de Nino. Ceux de petite section partent avec lui à la recherche d’un doudou égaré entre Paris et Lyon, aidés par toutes sortes d’animaux rencontrés sur leur chemin.

Tandis que les moyens et les grands parcourent le monde également en sa compagnie, mais guidés dans un périple philatélique par une Marianne échappée d’un timbre et changée elle aussi en marionnette.

Image 3Des animations qui sont autant de performances pour les conteuses : habillées en facteurs ruraux du XIXe siècle, elles racontent l’histoire à l’aide d’un grand livre illustré, manipulent la marionnette, dialoguent avec les enfants…

« Chaque séance s’achève par un atelier créatif autour du timbre, poursuit Hakima Banabderrahmane, une œuvre collective est réalisée par les plus jeunes alors que les plus grands conçoivent chacun une Marianne. »

Au vu du succès rencontré par cette nouvelle animation du Musée de La Poste, il est prudent de joindre Nino sans trop tarder…

Rodolphe Pays

Info/réservation : 01 42 79 24 24 ou reservation.dnmp@laposte.fr

 

« Nino » en chiffres

Durée de l’animation :

  • environ 45 mn pour les petits
  • environ 1 h 15 pour les moyens/grands

Coût de la prestation  : 110 euros


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