Archive pour février 2016



Les lettres d’Emile Zola à son épouse Alexandrine couronnées par le Prix Sévigné

Le Prix Sévigné 2015 revient à "Emile Zola, Lettres à Alexandrine, 1876-1907" (publié aux éditions Gallimard).

Le Prix Sévigné 2015 revient à Emile Zola, Lettres à Alexandrine, 1876-1901 (publié aux éditions Gallimard).

Le Prix Sévigné, auquel la Fondation d’entreprise La Poste apporte son soutien, revient cette année à un ouvrage réunissant la correspondance envoyée par Emile Zola à son épouse Alexandrine.

La cérémonie de remise du prix s’est déroulée le 3 février à la Bibliothèque nationale de France.

C’était également un anniversaire. Vingt ans en effet qu’Anne de Lacretelle a créé le Prix Sévigné. Vingt ans que ce prix, lancé à l’occasion du tricentenaire de la disparition de la Marquise de Sévigné, récompense la publication d’une correspondance inédite ou d’une réédition enrichie.

Et 10 ans aussi que la Fondation d’entreprise La Poste, qui encourage notamment l’écriture épistolaire, soutient l’événement.

Brigitte Emile-Zola

Brigitte Emile-Zola

Alain Pagès

Alain Pagès

Après celui reprenant les échanges épistolaires entre Franz Liszt et Richard Wagner en 2014, c’est l’ouvrage Emile Zola, Lettres à Alexandrine 1876-1901 (publié chez Gallimard), présenté et annoté par Brigitte Emile-Zola, arrière petite-fille de l’écrivain, et Alain Pagès, professeur à l’université de la Sorbonne nouvelle et éminent spécialiste d’Emile Zola, qui remporte la palme 2015.

Commande BNF _01A édition particulière, cérémonie et lieu particuliers : le prix a été remis mercredi 3 février au belvédère de la Bibliothèque nationale de France François Mitterrand. En présence de très nombreuses personnalités, dont Bruno Racine, Président de la BnF, Philippe Bajou, Directeur général adjoint du Groupe La Poste, Ménéhould de Bazelaire, Directrice du patrimoine culturel Hermès International (entreprise qui aux côtés de la Fondation la Poste soutient également le Prix Sévigné)…

A l’issue de la cérémonie, Jean-Marc Châtelain, Directeur de la réserve des livres rares de la BnF, a guidé les invités à travers l’exposition Trois siècles d’édition de lettres à la Bibliothèque nationale de France, des débuts de l’imprimerie à Madame de Sévigné. Une conclusion idéale à la remise du Prix Sévigné…

Rodolphe Pays

 

Visuel_Prix_Se_vigne_20_ansUn prix soutenu par la Fondation d’entreprise La Poste et la maison Hermès

Le Prix Sévigné est destiné à récompenser un chercheur ou un ensemble de chercheurs ayant participé à la publication d’une correspondance inédite ou d’une réédition augmentée d’inédits (correspondance de langue française ou traduite en français d’une langue étrangère).

Décerné chaque année en février, le prix est doté de 1 500 euros par la Fondation d’entreprise La Poste (et accompagné par La maison Hermès, qui remet au lauréat un cahier prestige avec une couverture en cuir).

Le Prix Sévigné est également relayé par le Festival de la Correspondance de Grignan (soutenu par la Fondation La Poste). Le lauréat participe ainsi à un cycle de conférences et certaines correspondances font l’objet de spectacles.

 

En savoir plus sur la Fondation d’entreprise La Poste : http://www.fondationlaposte.org/

 

 

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La Maison des métallos : une histoire industrielle, politique, syndicale, culturelle

maison-metallosLa Maison des métallos, un lieu culturel parisien chargé d’histoire industrielle, syndicale, politique, culturelle…

Les équipes du Musée de La Poste s’y sont arrêtées pour une journée « Qualité ». L’occasion d’en savoir plus sur le lieu qui les accueillait.

deutschepost-flat-transpCe pourrait être le logo d’un opérateur postal européen. Il est en effet en beaucoup de points semblable à ceux qui accompagnent traditionnellement les documents administratifs et de communication de postes telles que belgian-post-intl-LOGOcelles d’Allemagne, de Belgique ou encore du Danemark.

Des visuels qui représentent les fameux 99137818cors de postillon, symboles des postes aux lettres et aux chevaux qui ont acheminé le courrier depuis la fin du Moyen-Âge jusqu’au milieu du XIXe siècle…

logo-couesnonMais ce logo, c’est celui de PGM Couesnon, une fabrique d’instruments de musique, notamment des cuivres. Aujourd’hui localisée dans l’Aisne (c’est aussi dans ce département qu‘elle a été fondée), l’entreprise a, près d’un siècle durant, réalisé une grande partie de sa production au cœur de Paris.

fondateurs-pgm-couesnonCréée en 1827 par Auguste Guichard, la société s’est en effet installée en 1881 au 94 rue d’Angoulême (rebaptisée Jean-Pierre Timbaud en décembre 1944), dans le 11ème arrondissement de la capitale. C’est l’année suivante qu’elle prendra le nom de Couesnon, patronyme d’un de ses dirigeants d’alors. L’entreprise est prospère – elle a même été un temps la plus importante société mondiale de fabrication d’instruments de musique -, particulièrement grâce au marché florissant que représentent les musiciens de jazz américains.

IMG_4454Jusqu’au krach boursier de 1929. L’activité de Couesnon se réduit alors au point que l’entreprise doit céder certains de ses actifs immobiliers. Dont le bâtiment de la rue d’Angoulême, vendu en 1936 à l’Union Fraternelle de la Métallurgie de la Confédération Générale du Travail (UFM-CGT), dont les effectifs – et en conséquence les moyens -, à la faveur de la mobilisation liée au Front populaire, étaient passés de 10 000 à 250 000 adhérents. La « Maison des métallos » était née.

Elle deviendra un haut lieu du syndicalisme, le siège d’actions politiques, comme l’organisation de l’aide à l’Espagne républicaine, l’entrée dans la Résistance, la lute contre les conflits en Algérie, au Vietnam… On y dispensera aussi des cours d’accouchement sans douleurs…

IMG_4456Mais à l’instar de Couesnon quelques dizaines d’années plus tôt, l’UFM-CGT connaît dans les années 1990 des difficultés financières. Et en 1997, il faut se résoudre à vendre. En raison de la mobilisation des habitants du quartier, on évite alors les solutions rasantes puis bétonnantes des promoteurs, et c’est la mairie de Paris qui au final se rend acquéreur du lieu.

Après des travaux de restructuration réalisés sous la houlette de l’architecte Vincent Broussy, la Maison des métallos revit alors sous forme d’établissement public culturel.

La Maison des métallos propose jusqu'au 28 février une exposition sur le clown "Chocolat".

La Maison des métallos propose jusqu’au 28 février une exposition sur le clown « Chocolat ».

Une salle de spectacle est créée, des expos régulièrement proposées, des espaces de réunions sont mis à disposition (les équipes du Musée de La Poste viennent d’y tenir une Journée « Qualité »), des studios audio et vidéo aussi, un café est ouvert…

Le tout dans une démarche de progrès social et d’ouverture culturelle fidèle aux idéaux des syndicalistes ayant auparavant occupé l’endroit…

Sans-titreEt Couesnon ? Ginette Planson, une ouvrière de la société, a racheté en 1979 une partie des machines d’une unité de production située dans l’Aisne. Et avec des proches, vingt ans plus tard, l’entreprise, alors en liquidation judiciaire.

Aujourd’hui Couesnon vend toujours des instruments de la famille des cuivres : trompette, clairon, trompe de chasse, corne d’appel… Mais pas encore de cor de postillon.

Rodolphe Pays

 

En savoir plus :

http://www.maisondesmetallos.org/prehome

http://www.pgm-couesnon.fr/

 

 

 


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