Archive pour juillet 2015



Vonick Morel, directrice du développement du Musée de La Poste : « La culture pour tous est le disque dur de la citoyenneté »

Le Musée de La Poste a organisé plusieurs ateliers de mail art en partenariat avec la ville d'Aubervilliers, en  en Seine-Saint-Denis.

Le Musée de La Poste a organisé plusieurs ateliers de mail art en partenariat avec la ville d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis (à droite de la photo « médaillon », Vonick Morel).

Au service de tous, La Poste est naturellement amenée à être présente dans le champ social. Une démarche à laquelle le Musée de La Poste ne pouvait qu’également adhérer. Vonick Morel, directrice du développement du musée, explique comment. Volet 1.

Le Musée de La Poste s’investit notablement dans le champ social. Comment cette présence s’articule-t-elle avec la vocation du musée ?

Théorisé par Pierre Bourdieu, le concept de champ – politique, artistique… – a été repris dans son acception sociale par les institutions culturelles. Le champ social recouvre ainsi « les personnes qui ne s’autorisent pas à fréquenter les lieux de culture en raison de leur situation de vulnérabilité ou d’exclusion ». L’intérêt que La Poste porte à ces populations ne date pas d’hier. Etre accessible à tous, géographiquement, économiquement, socialement a toujours été sa mission.

Il était cohérent que son musée le soit culturellement. Le fait que nos collections soient aussi génétiquement associées au message, à la correspondance – au mail art également, une pratique susceptible de rapprocher de l’écrit des gens qui en sont éloignés – a en particulier conduit au choix d’un engagement de résistance à l’illettrisme.

 

Image de Sébastien Marchal pour le journal L'Humanité.

Image de Sébastien Marchal pour le journal L’Humanité.

Comment ce soutien se traduit-il ?

Par des partenariats avec des villes comme Aubervilliers, Grigny, des présences lors de manifestations qu’elles organisent, des animations, des ateliers… Des actions, souvent sur mesure, menées en liaison avec des acteurs sociaux, associations, missions locales, écoles de la deuxième chance…

Sur le territoire francilien, plus de 1000 personnes ont ainsi pu renouer depuis le début de l’année avec l’écrit. La clef de l’efficacité, c’est de travailler dans la durée, de rejoindre un réseau. Et c’est tout le sens de la récente intégration du musée au comité consultatif de l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme.

 

Et au-delà de l’illettrisme…

L’action du musée s’inscrit dans une politique globale de développement culturel destinée à tous les publics : les scolaires, avec une mallette pédagogique sur la citoyenneté, illustrée par la philatélie ; les seniors, avec des conférences et des concerts ; le grand public, avec des expositions sociétales dans des bibliothèques, des collectivités. Et bien sûr dans la réflexion sur le nouveau musée qui verra le jour à l’horizon 2017, avec la conviction partagée que la culture pour tous est bien le disque dur de la citoyenneté.

Renseignements auprès de Noémie Boudet au 01 42 79 23 05 ou via l’adresse noemie.boudet@laposte.fr

Propos recueillis par Rodolphe Pays

 

logoLe musée intègre le comité consultatif de l’ANLCI

Créée en 2000, l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme (ANLCI) – qui fédère partenaires publics et privés – est le pivot de la mobilisation face à l’illettrisme. L’ANLCI appuie son action sur un comité consultatif qui regroupe de nombreux acteurs du champ social, partenaires sociaux, Fondations… dont désormais le Musée de La Poste.

Pour en savoir plus : http://www.anlci.gouv.fr/

 

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Le plus beau timbre de l’année 2014 a été dessiné par Nicolas Vial

De g. à dr. : Nicolas Vial, Aurélie Barras, qui a mis en page le timbre, et Joëlle Amalfitano et Roselyne Sautour, de Phil@poste.

De g. à dr. : Nicolas Vial, Aurélie Barras, qui a mis en page le timbre, et Joëlle Amalfitano et Roselyne Sautour, de Phil@poste.

Et le vainqueur est… Nicolas Vial. C’est lui en effet qui vient d’être récompensé pour avoir dessiné le « plus beau timbre 2014 ». Une distinction obtenue à l’issue d’une élection à laquelle ont participé plus de 16 000 personnes. Les créateurs des plus beaux bloc, carnet, oblitération et collector de l’an dernier ont également été distingués au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée le 1er juillet au siège de La Poste.

En juin 2014, Nicolas Vial disait « son bonheur d’avoir été sollicité pour faire ce travail » (https://ladresseip.wordpress.com/2014/06/02/nicolas-vial-a-dessine-le-timbre-commemorant-le-70eme-anniversaire-du-debarquement/). Il évoquait alors le timbre qu’il venait de concevoir à l’occasion du 70ème anniversaire du débarquement.

Debarquement_2014Une vignette horizontale saturée d’ocre qui décrivait – telle une vision saisie d’une des centaines de barges engagées dans la bataille – soldats alliés et Français prenant pied sur les côtes normandes. Un an plus tard, ce même timbre continue de faire le bonheur de son auteur. Il a en effet été désigné le 1er juillet « plus beau timbre de l’année 2014 ».

Plus de 16 000 votants – issus d’une centaine de pays – ont participé à cette élection qui a également permis de mettre à l’honneur plusieurs autres artistes : Henri Galeron, pour son oblitération « Grenouille/vacances », Pierre-André Cousin pour son collector « Abeilles », Sophie Beaujard pour son bloc « Benjamin Rabier », la Croix-Rouge pour son Carnet « Fleurs »…

La cérémonie s’est déroulée au siège de La Poste le 1er juillet, en présence d’un grand nombre de personnalités philatéliques.

Rodolphe Pays

election-du-timbre-2014L’élection du plus beau timbre de l’année a été lancée par Phil@poste en 1992. Elle permet notamment aux collectionneurs comme aux amateurs grand public de donner leurs avis sur les timbres. Innovation cette année, les internautes ont eu la possibilité de voter en ligne.

Pierre-Henri Cousin a dessiné le plus beau collector 2014.

Pierre-André Cousin a dessiné le plus beau collector 2014.

Le plus beau bloc 2014 revient à Sophie Beaujard (absente lors de la cérémonie), au centre Pierre Bara, le graveur, entouré de Sylvie Patte et Tanguy Besset, les metteurs en page.

Le plus beau bloc 2014 revient à Sophie Beaujard (absente lors de la cérémonie). Au centre Pierre Bara, le graveur, entouré de Sylvie Patte et Tanguy Besset, les metteurs en page.

La plus belle oblitération 2014 revient à Henri Galeron.

La plus belle oblitération 2014 revient à Henri Galeron.

Transformation du Musée de La Poste : un chantier « vert »

Les opérations de curage - "déshabillage" et nettoyage des parois et des surfaces - se déroulent actuellement. Une phase indispensable avant les grandes interventions à venir.

Les opérations de curage – « déshabillage » et nettoyage des surfaces et parois – se déroulent actuellement. Une phase indispensable avant les grandes interventions à venir.

Le chantier de transformation du Musée de La Poste avance. Toujours avec la volonté de limiter les nuisances occasionnées.

Les travaux lancés ce printemps au Musée de La Poste se poursuivent à un bon rythme. Premier chantier de la transformation en cours, le curage. L’opération consiste à « déshabiller » et nettoyer en profondeur toutes les surfaces et parois afin de préparer les grosses interventions à venir. Une phase indispensable cependant susceptible d’occasionner un certain nombre d’inconvénients, notamment la propagation de poussières à l’intérieur et l’extérieur du bâtiment.

IMG_3761Le musée et Poste Immo, la filiale immobilière du groupe La Poste, s’étaient engagés à ce que l’ensemble des opérations occasionne le moins de gêne possible (elles se déroulent sous la houlette d’un responsable « chantier propre »). Engagement tenu. Exemple : pour limiter la dispersion des poussières, des systèmes d’aspersion d’eau fixés au dessus des bennes de réception limitent considérablement les nuisances lors du déversement des gravats.

Les transferts de bennes sont également assurés en prenant toutes les précautions. L’objectif étant d’éviter autant qu’il est possible aux riverains des désagréments sonores. A suivre…

Rodolphe Pays

« Les Postes dans la Grande Guerre, le cas singulier des Ardennes » : une expo du Musée de La Poste présentée à Charleville-Mézières tout cet été

IMG_3631Charleville-Mézières accueille tout l’été une exposition du Musée de La Poste consacrée au rôle majeur joué par le courrier lors de la Première Guerre mondiale.

Canal Mazarin, nouveau musée Rimbaud… A Charleville-Mézières, les inaugurations se succèdent. Dernière en date, celle de l’exposition du Musée de La Poste accueillie à la Vitrine des Ardennes, l’agence de développement touristique du Conseil départemental. Un accrochage – labellisé Mission du centenaire – consacré au rôle joué par le courrier durant la guerre 14-18.

IMG_3637En une dizaine de panneaux, conçus à partir des archives du musée, il raconte les organisations des Postes civile et militaire mises en place pour acheminer et relever le courrier des soldats. Et aussi la mission des facteurs et vaguemestres, les postières dans la guerre, l’aide postale à la nation…

« Nous souhaitions également évoquer le cas singulier des Ardennes, seul département français occupé durant la guerre, précise Claire Hugerot, la responsable des expositions de La Vitrine des Ardennes, ainsi plusieurs panneaux informent des difficultés parfois insurmontables à recevoir ou expédier du courrier du département. »

L'Amicale philatélique des Ardennes a prêté plus d'une centaine de documents présentée dans des vitrines.

La centaine de documents prêtée par l’Amicale philatélique des Ardennes est exposée dans plusieurs vitrines.

L’Amicale philatélique locale a aussi apporté un concours précieux. En prêtant une centaine de documents/témoignages : cartes-lettres pour messages – censurés – délivrées par les allemands, enveloppes avec timbres et cachets allemands… « Envoyés de France, des plis parvenaient tout de même à rejoindre les Ardennes, indique Jean Coste, membre de l’Amicale philatélique, via le Ministère de l’Intérieur, la Croix-Rouge Suisse puis Allemande, et au final le circuit postal allemand. »

La fresque des élèves de l'Ecole de la 2ème chance (au centre de la photo) est inspirée du film de Laurent Véray "La cicatrice".

La fresque des élèves de l’Ecole de la 2ème chance (au centre de la photo) est inspirée du film de Laurent Véray « La cicatrice ».

Associés à l’exposition, des lycéens et collégiens présentent aussi leurs œuvres – tableaux, BD… -, dont certaines reprennent des extraits poignants de lettres de poilus. Tout aussi émouvante, la fresque inspirée du film de Laurent Véray La cicatrice réalisée par des élèves d’une Ecole de la deuxième chance. « Ces jeunes ont intégré le devoir de mémoire auquel l’exposition invite, apprécie Hugues Mahieu, conseiller départemental et directeur territorial de La Poste à l’initiative du partenariat avec l’Ecole, ce n’est pas la moindre des vertus de ce projet. »

Rodolphe Pays

« Les Postes dans la Grande Guerre, le cas singulier des Ardennes », jusqu’au 13 septembre, Vitrine des Ardennes, 24 place Ducale, Charleville-Mézières (08). Ouvert 7 jours sur 7, entrée libre.

 

Plus de 20 expositions disponibles

Femmes de La Poste, Vélo du Facteur, Timbres et Migrations… Conçues à partir des archives du Musée de La Poste, plus d’une vingtaine d’expositions – sous forme de kakémonos – est à la disposition des établissements postaux, collectivités, entreprises, institutions culturelles… Contact : Christine Blandin (01 42 79 24 56 ou christine.blandin@laposte.fr).

 

Histoire, architecture, philatélie… : c’est avec le Musée de La Poste au Musée Leclerc-Musée Jean Moulin et à la Cité de l’architecture

Une exposition historique et philatélique avec le Musée Leclerc-Musée Jean Moulin et un parcours architectural et philatélique à la Cité de l’architecture et du patrimoine : c’est ce que propose le Musée de La Poste tout cet été…

arton2312-resp600Mémoires Gravées

Des années 1940 aux années 2000, plus de 80 timbres ont été consacrés à la Seconde Guerre mondiale. Commandées à des artistes, des centaines d’œuvres aujourd’hui conservées par le Musée de La Poste ont ainsi été réalisées dans la perspective de ces émissions. Avec l’exposition Mémoires Gravées, c’est une sélection de ces travaux – retenus au final ou non par La Poste – que présentent en commun le Musée Leclerc-Musée Jean Moulin et le Musée de La Poste.

LeMag invite à une visite guidée en images de l'exposition "Mémoires Gravées".

Regroupés par thèmes – la Résistance, la Déportation, la Libération… – et associés à des pièces issues des collections du Musée Leclerc-Musée Jean Moulin, ils racontent le conflit et rendent hommage à quelques-unes de ses figures les plus marquantes. Cartels historiques et biographies des artistes complètent la présentation.

 

archi-timbre_e-2-resp300… et Archi-Timbrée

Mettre en regard des œuvres patrimoniales et les timbres qui les reproduisent. C’est toute l’originalité du parcours qu’ont imaginé ensemble le musée des Monuments français – département de la Cité de l’architecture et du patrimoine – et le Musée de La Poste.

Auprès d’une cinquantaine de moulages, maquettes et peintures murales exposée au fil des trois galeries du musée des Monuments français, les timbres figurent ainsi autant de doubles miniatures.

IMG_3145Et invitent à découvrir d’autres aspects de ces œuvres monumentales. Un guide-livret du parcours est fourni aux visiteurs à l’entrée du musée. Et une loupe mise à disposition à chaque étape leur permet aussi de mieux profiter des timbres.

Rodolphe Pays

 « Mémoires Gravées », jusqu’au 8 novembre, Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris-Musée Jean Moulin, 23 allée de la 2ème DB, Paris 15ème .

 « Archi-Timbrée », jusqu’au 21 septembre, Cité de l’architecture, 1 place du Trocadéro, Paris 16ème.

 

 

Plus de 900 lettres d’écoliers recueillies sur le thème de la Première Guerre mondiale : une aventure soutenue par le Musée de La Poste

Pour mener à bien son projet, Clémence de Villecourt est allée à la rencontre d'élèves de toute la France.

Pour mener à bien son projet, Clémence de Villecourt est allée à la rencontre d’élèves de toute la France.

Tous les deux ou trois ans, Clémence de Villecourt reprend la route. Avec de nombreuses haltes dans les écoles pour contribuer à y promouvoir le goût des mots et de l’écriture. A la clef, des courriers écrits et envoyés en France et un peu partout dans le monde. Elle rentre tout juste de sa dernière aventure. Et une nouvelle fois, le Musée de La Poste s’y était associé.

Un périple de huit mois. A pied, à cheval… et en avion. C’est la nouvelle aventure que vient de boucler Clémence de Villecourt, infatigable bâtisseuse et réalisatrice de projets ambitieux. Avec toujours les mêmes « ingrédients » de base : les mots, l’écrit, les lettres, la transmission, la mémoire… Autant de valeurs et de supports auxquels La Poste est par nature attachée. C’est pourquoi le Musée de La Poste accompagne depuis plusieurs années cette « baroudeuse » à la détermination toujours tranquille… et sans faille.

Le prrojet de Clémence de Villecourt a suscité l'envoi de plus de 900 lettres écrites par des élèves de toutes les régions de France.

Plus de 900 lettres ont été envoyées par les élèves à des destinataires de France et de l’étranger.

L’aventure de la saison 2014/2015 était cette fois consacrée en particulier à l’évocation de la guerre 14-18. Au long d’un parcours en roulotte et à l’occasion en avion – comme cela a été le cas récemment lors du Salon du Bourget – à travers plusieurs régions de France, Clémence de Villecourt est ainsi allée à la rencontre de jeunes élèves. Avec d’abord comme objectif d’échanger sur le sujet. Et ensuite de leur demander d’envoyer à la personne de leur choix un courrier – composé de textes et d’images – lié à la Première Guerre mondiale.

Le musée a facilité l'envoi d'une partie des courriers glanés au cours du périple (derrière Clémence de Villecourt, Bruno Pattou, le responsable commercial).

Le musée a facilité l’envoi d’une partie des courriers glanés au cours du périple (derrière Clémence de Villecourt, Bruno Pattou, le responsable commercial).

Résultat : plus de 900 lettres ont été rédigées et expédiées dans des enveloppes transformées en authentiques œuvres de mail art. Le Musée de La Poste a appuyé l’opération et facilité l’acheminement d’un certain nombre de ces plis. Mais déjà une nouvelle aventure se profile. Suite au prochain épisode…

Rodolphe Pays

En savoir plus sur Clémence de Villecourt, ses projets et son association « Le sabot et la plume » : http://lesabotetlaplume.blogspot.fr/

 

Des lettres... et aussi des "paquets" ont été expédiés par les élèves.

Des lettres… et aussi des « paquets » ont été expédiés par les élèves.

 

 

 

 


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