Archive pour mars 2015



Vernissage ce soir de l’exposition « Mémoires Gravées » proposée par le musée Leclerc-Jean Moulin et le musée de La Poste

IMG_2950L’exposition Mémoires Gravées ouvre ses portes au public ce jeudi. Une production commune au musée Leclerc-Jean Moulin et au musée de La Poste qui intéressera autant les amateurs d’histoire que d’art et de philatélie.

De l’histoire, de la philatélie, de l’art… Pas moins… C’est sur ce IMG_2954triptyque ambitieux que repose l’exposition Mémoires Gravées que proposent conjointement jusqu’en novembre le musée du général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris-musée Jean Moulin et le musée de La Poste. Les nombreuses personnes présentes ce soir au vernissage l’ont d’ailleurs constaté le plus souvent avec intérêt et même enthousiasme.

TDB_9370Abritée par le musée Leclerc-Jean Moulin, l’exposition raconte ainsi la guerre 39-45 à travers les timbres émis pendant et à l’issue du conflit. Et est largement illustrée d’œuvres originales des artistes sollicités, Decaris, Lemagny, Serres, Jumelet, Béquet, Andreotto, Plantu… Elle est aussi l’occasion de montrer à nouveau aux visiteurs le panorama des timbres français, qui n’avait plus été présenté depuis la fermeture pour rénovation du musée de La Poste.

Marthe Bobik a sélectionné les pièces philatélique, musée de La Poste, Jean-Claude Salliou scénographe, musée de La Poste, Séverine Maréchal, commissaire d'exposition, musée Leclerc-Jean Moulin.

M. Bobik, sélection des pièces philatélique, musée de La Poste, J.-Cl. Salliou scénographe, musée de La Poste, S. Maréchal, commissaire d’exposition, musée Leclerc-Jean Moulin.

Les impressions des premiers visiteurs (« C’est une belle expo », « Je ne m’attendais pas à autant d’informations », « Il y a beaucoup de pièces remarquables », « Mêler art et histoire, c’est une bonne idée », « C’est un présentation réussie et pédagogique »… ) sont prometteurs pour l’intérêt que devrait susciter l’accrochage.

Rodolphe Pays

 

arton2312-resp600« Mémoires Gravées », jusqu’au 8 novembre, Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris-Musée Jean Moulin, 23 allée de la 2ème DB, Paris 15ème (tél. 01 40 64 39 44).

 

En savoir plus sur le musée Leclerc-Jean Moulin : http://www.museeleclercmoulin.paris.fr

En savoir plus sur le musée de La Poste : http://www.ladressemuseedelaposte.fr/

 

Ils ont dit :

« Avec cette exposition réalisée en partenariat, on comprend bien que le musée de La Poste est aussi un musée de beaux-arts », Christine Levisse-Touzé, directrice du musée Leclerc-Jean Moulin.

« Cette exposition, inscrite dans un cycle de présence hors-les-murs du musée de La Poste durant sa rénovation, est exemplaire des synergies culturelles qui peuvent être développées », Mauricette Feuillas, directrice du musée de La Poste.

« L’association des collections de nos deux musées a permis de réaliser une présentation forte, qui montre notamment le timbre comme reflet de la société, mais aussi comme image que se fait la société », Séverine Maréchal, commissaire de l’exposition, musée Leclerc-Jean Moulin.

« La matière était riche, il a fallu faire une sélection des pièces présentées, j’ai eu une grande liberté dans ce choix, et au final il a été possible de montrer des œuvres aux esthétiques différentes, des artistes connus et moins connus, des approches et des regards divers », Marthe Bobik, chargée de conservation des collections philatéliques, musée de La Poste.

« L’exposition a été montée avec les équipes des ateliers de la Ville de Paris, qui ont répondu à toutes les attentes et suggéré des propositions toujours pertinentes. On a travaillé en osmose et véritable compagnonnage », Jean-Claude Salliou, scénographe, musée de La Poste.

« Ce qui m’a particulièrement frappé, ce sont tous les remarquables projets qui ont été proposés par les artistes sur la déportation », Alain Gilbert, président de la Fédération des associations de personnel de La Poste et de France-Télécom pour la recherche historique.

Photos Thierry Debonnaire et Rodolphe Pays.

 

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Soutenu par la Fondation La Poste et Francis Cabrel, Bastien Lanza sort son premier album

04Bastien Lanza est un jeune artiste passé par les résidences artistiques – que soutient la Fondation La Poste – organisées par Francis Cabrel. Il vient de sortir son premier album et sera en concert à Paris dans quelques jours.

Ecouter les maquettes d’un inconnu, faire passer une audition, prodiguer quelques conseils… : tous les artistes déjà installés ne mettent pas forcément un peu de leur expérience au service de ceux qui aspirent à les rejoindre sur le devant de la scène. Hésitation face la concurrence, goût modéré pour l’entraide, manque de temps… ? Et lorsqu’ils le font, cela ne donne de toute façon guère d’indication au public sur les qualités supposées du postulant chanteur ou musicien.

Francis Cabrel a fait un duo sur le premier album de Fabien Lanza.

Francis Cabrel a fait un duo sur le premier album de Fabien Lanza.

En revanche, lorsque ces mêmes têtes d’affiche sollicitent un jeune confrère pour assurer la première partie de leur spectacle, cela en dit long sur les qualités de l’apprenti vedette. Alors quand Francis Cabrel (qui lui n’a pas été avare de son appui), Michel Fugain, Jeanne Cherhal, Grand Corps malade, Renan Luce ou encore Irma invitent Bastien Lanza à ouvrir leur concert, on a toutes les raisons de penser du bien de ce – presque – nouveau venu de la chanson française.

Il faut dire aussi qu’à 27 ans, Bastien Lanza n’est plus tout à fait un débutant. Il a commencé à jouer de la guitare et écrire des textes dès le plus jeune âge. Sans pour autant renoncer à de sérieuses études (il est ingénieur en psychologie). Mais celles-ci terminées, il a enregistré en quelques semaines une série de chansons qu’il a postées au site participatif My Major Company.

BLanza_Jaquette_DEFDeux mois plus tard, il avait recueilli 100 000 € émanant de 1300 internautes et signait sur ce label. Son début de carrière était lancé. Il s’est poursuivi avec le soutien de Francis Cabrel. Celui-ci l’a notamment invité à participer aux résidences d’artistes qu’il organise chaque année dans son fief du sud-ouest (et auxquelles la Fondation La Poste s’associe depuis plusieurs éditions). Résultat des efforts ainsi accomplis : des scènes qui s’accumulent… et un album de 12 titres (dont un duo avec Cabrel) sorti en début d’année.

Entre chanson française et folk, Bastien Lanza mêle avec bonheur romantisme, humour et nostalgie. Il se produira au Café de la Danse à Paris dans quelques jours. Mais cette fois, plus en première partie…

Rodolphe Pays

Bastien Lanza, au Café de la Danse, 5 passage Louis-Philippe, dans le 11ème, mercredi 18 mars à 20 h.

Album « 2 h du mat », à commander chez Cultura, la FNAC…

Fondation La Poste : http://www.fondationlaposte.org/

 

Samedi 7 mars : la boutique du Musée de La Poste ouvrira ses portes et tiendra un stand lors du vide-grenier du quartier Maine-Montparnasse

IMG_2928Plus de 150 étals seront disposés samedi 7 mars le long de l’avenue du Maine et du boulevard du Montparnasse. Dont celui tenu par une équipe du Musée de La Poste. Le musée ouvrira sa boutique et tiendra en effet un stand lors du vide-grenier organisé ce début de week-end à deux pas de la tour Montparnasse.

Béatrice, Bruno, Corinne, Vonick, Yves… C’est une équipe de choc, et plutôt chic, qui sera sur le pont ce samedi à la boutique du Musée de La Poste. Et même devant. Le musée s’associe en effet à la deuxième édition – il était déjà de la première en septembre dernier – du vide-grenier organisé au début du week-end dans le quartier Maine-Montparnasse.

IMG_2930Plus de 150 stands alignés le long de l’avenue du Maine et du boulevard du Montparnasse devraient ainsi attirer chineurs, curieux, badauds et touristes toute la journée de samedi. Et aussi visiteurs et contacts du Musée de La Poste et de sa boutique. « Nous avons fait parvenir un mailing informant nos clients de notre présence à cette manifestation conviviale, explique Bruno Pattou, le directeur commercial du musée, nous espérons qu’ils seront nombreux à participer à l’événement. »

Aux côtés des familles, brocanteurs et antiquaires venus proposer meubles et livres anciens, disques vinyle, vaisselles de toutes les époques, bougeoirs abandonnés, caméras Super 8 délaissées, jouets oubliés, le musée sera lui-aussi au diapason. « Sur le trottoir, devant la boutique, nous allons installer un stand semblable à ceux des participants, indique Bruno Pattou, avec toutes sortes d’articles à prix bradés. »

IMG_2939Les visiteurs et promeneurs auront aussi tout le loisir de rentrer dans la boutique et d’y faire des emplettes complémentaires. Le choix ne manque pas : maroquinerie, kits d’écriture, objets dérivés des collections postales, livres d’art et d’histoire, bandes dessinées… Avec Béatrice, Bruno, Corinne, Vonick et Yves pour les conseiller.…

Rodolphe Pays

Olivier Le Moal - Fotolia.com

Olivier Le Moal – Fotolia.com

Vide-grenier du quartier Maine-Montparnasse, samedi 7 mars, de 8 h à 18 h.

Boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (tél. : 01 53 71 98 49).

 

 

 

 

 

L’illustrateur et dessinateur de timbres Marc Taraskoff est décédé lundi

Figure-douverture-Marc-Taraskoff-à-sa-table-de-travail-1024x768L’illustrateur Marc Taraskoff est décédé lundi.

Les gens qui le connaissaient le décrivent comme un homme particulièrement chaleureux, simple et d’une grande culture. Dessinateur de très nombreuses couvertures de livres, il avait aussi conçu une cinquantaine de timbres.

displayIl avait une gueule. Une vraie. Un peu à la Vassiliu, Raoul de Godeswarvelde ou encore Fred. Des rondeurs semblables, les yeux qui sourient. Les mêmes moustaches aussi… Marc Taraskoff est mort lundi. Les hommages sur les réseaux sociaux ne trompent pas. Ils sont nombreux, unanimes : le dessinateur était apprécié de beaucoup de gens.

Ceux qui le connaissaient le décrivent comme un homme « d’une grande gentillesse », « simple », avec une immense culture « graphique, littéraire, musicale ». Gastronomique aussi. Il aimait les livres et la peinture. Alors, il avait choisi l’illustration pour associer les deux.

Héros-de-romans-policiersIl avait ainsi réalisé les couvertures de plus de 1000 ouvrages. Et créé des timbres. Une cinquantaine. Les premiers, c’était en 1996, pour un carnet de 6 timbres consacré aux héros français du roman policier. Le plus récent, il l’avait dessiné il y a trois ans, en mémoire du « Camp des Mille ».

Marc Taraskoff avait aussi participé – sans succès, mais il n’en avait pas pris ombrage – à plusieurs concours « Marianne ». En s’inspirant notamment de l’actrice et chanteuse Claire Keim et d’Ingrid Bétancourt. « La Marianne, disait-t-il, renvoie à des constantes avec des variantes : un portrait de femme, qui soit le plus émouvant, le plus riche possible d’expressions diverses qui doivent incarner l’idée que l’on peut avoir de la République. »

Le dessinateur vivait en en Belgique depuis sept ans. Chez lui, c’était comme « une auberge, un lieu de rencontres, de concerts. »

Marc Taraskoff était né à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, de parents parisiens d’origine russe. Il avait eu 59 ans le 25 décembre dernier.

Rodolphe Pays

Lire aussi le papier de Pierre Jullien dans Philatélie au quotidien : http://mondephilatelique.blog.lemonde.fr/2015/03/04/disparition-de-marc-taraskoff/

 

 

 

Mars 1815 : les Cents-Jours de Napoléon… et d’Antoine de Lavalette, son Directeur Général des Postes

Un timbre en hommage à Antoine de Lavalette a été émis en 1954 à l'occasion de la Journée du Timbre.

Un timbre en hommage à Antoine de Lavalette a été émis en 1954 à l’occasion de la Journée du Timbre.

Il y a tout juste deux siècles, le 1er mars 1815, Napoléon débarque en Provence. C’est le début des Cent-Jours. Cent jours aussi pour celui qui fut de 1804 à 1814 son Directeur Général des Postes, Antoine de Lavalette.

Un timbre avait honoré en 1954 la mémoire de ce fidèle de l’empereur. Un autre aurait tout aussi bien pu être émis pour rendre hommage à son héroïque épouse…

Paris, 21 novembre 1815. Antoine Marie Chamans de Lavalette vient d’être condamné à mort. En se retirant, il salue les nombreux employés de la Poste « appelés » à témoigner contre lui.

Lavalette avait été leur patron quelques mois auparavant : depuis qu’apprenant le débarquement de Napoléon en Provence et le début de ce qui deviendra les Cent-Jours, il s’était présenté le 20 mars 1815 à l’Administration des Postes pour y retrouver la fonction qu’il y avait occupée de 1804 à 1814, celle de Directeur Général des Postes. Son prédécesseur, le comte Ferrand, pressé de s’enfuir, demande même alors à Lavalette de signer son passeport…

260px-LavalettePrisonBreakLa défaite de Waterloo le 18 juin 1815 viendra interrompre ce second mandat. Arrêté un mois plus tard, il est conduit à la Conciergerie. Accusé de conspiration contre l’Etat et d’usurpation de fonctions, et après un procès agité, il est condamné à la peine capitale.

Mais la veille de son exécution, son épouse, Emilie de Lavalette (la nièce de Joséphine de Beauharnais) organise son évasion. Lui rendant visite avec leur fille dans sa geôle, elle lui donne ses vêtements, et Lavalette se faisant passer pour sa femme trompe la vigilance des gardiens et parvient à s’enfuir.

Buste d'Emilie de Lavalette, par Carpeaux.

Buste d’Emilie de Lavalette, par Carpeaux.

Découvrant la supercherie, et redoutant les conséquences de sa bévue, le concierge eut ces mots à l’adresse d’Emilie de Lavalette : « Ah, Madame, vous m’avez perdu ! » Avec la complicité d’officiers anglais, Lavalette gagnera alors ensuite la Belgique, puis la Bavière, où il résidera plusieurs années avec l’aide de la famille de Beauharnais.

Gracié en 1822, Antoine de Lavalette rentrera à Paris où il retrouvera son épouse. Celle-ci, après sa détention pour avoir aidé son mari à s’évader, puis le décès de sa fille, et semble-t-il l’infidélité de son mari durant son exil, avait perdu la raison.

Bas-relief sur la tombe des époux Lavalette représentant l'évasion d'Antoine de Lavalette.

Bas-relief de la tombe des époux Lavalette représentant l’évasion d’Antoine de Lavalette.

Lavalette meurt le 15 février 1830. Emilie le 18 juin 1855. Ils reposent au cimetière du Père-Lachaise.

Rodolphe Pays

 

 


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