Archive pour décembre 2014



Un collector, un « Timbre à moi » et un timbre à date pour les 80 ans de l’Hôtel de Ville de Boulogne-Billancourt

Boulogne_1La Poste des Hauts-de-Seine et l’Association Philatélique de la commune participent aux manifestations marquant le 80ème anniversaire de l’inauguration de l’Hôtel de Ville de Boulogne-Billancourt. Un collector, un « Timbre à moi » et un timbre à date créés pour l’occasion seront OTBB-Timbres-a-Date_101428_philaposteainsi disponibles lundi 15 décembre au sein d’un bureau de poste temporaire mis en place pour accompagner l’événement.

Il a beaucoup œuvré pour Lyon, sa ville natale. La Grande Halle des abattoirs de la Mouche, désormais salle de spectacle, le stade Gerland, temple du football, l’hôpital Edouard Herriot et sa multitude de pavillons, c’est lui. Mais l’architecte et urbaniste Tony Garnier (1869-1948) est aussi « monté » à Paris.

Ou plutôt à ses portes. igarnit001p1A Boulogne-Billancourt notamment, où André Morizet, le maire de la commune, lui a confié à la fin des années 1920 le projet de réalisation de l’actuel Hôtel de Ville. Après quatre ans de travaux, le bâtiment était inauguré le 15 décembre 1934 (et y accueillait à cette occasion le XXV ème congrès de l’Association des maires de France).

L’emplacement de cet édifice n’a pas été choisi au hasard. Il se situe au centre d’un nouvel ensemble urbain formé par la fusion officielle en 1926 des communes de Billancourt, au sud, et de Boulogne sur Seine, au nord. Le bâtiment, composé de deux parallélépipèdes monumentaux, évoque l’architecture palatiale (il a été inscrit en 1975 à l’inventaire des Monuments historiques).

TP COLLECTOR 10 NOV 16.09 3423 ID Timbre OT Boulogne V1.5 bd_Page_2A l’occasion des 80 ans de l’Hôtel de Ville, Pierre-Christophe Baguet, le maire de Boulogne-Billancourt, et Daniel Benharoun, le président de l’Office du Tourisme de la commune ont souhaité proposer aux habitants, aux visiteurs et aux philatélistes un collector de quatre timbres ainsi qu’un « Timbre à moi ».

Le timbre anniversaire de l'événement.

Le timbre anniversaire de l’événement.

Dédié à cet anniversaire, ces produits philatéliques seront disponibles dans un bureau temporaire mis en place lundi 15 décembre dans les locaux de l’Hôtel de Ville. Une opération menée en liaison avec les services de La Poste des Hauts-de-Seine et l’Association Philatélique de Boulogne-Billancourt (un timbre à date sera également prévu). Et une exposition philatélique ainsi qu’une exposition sur l’histoire du bâtiment contribueront aussi à animer cette journée anniversaire.

Rodolphe Pays

 

TP COLLECTOR 10 NOV 16.09 3423 ID Timbre OT Boulogne V1.5 bd_Page_1Le collector créé à l’occasion du 80èmeanniversaire de l’inauguration de l’Hôtel de Ville de Boulogne-Billancourt est composé de 4 timbres. Ils représentent TP COLLECTOR 10 NOV 16.09 3423 ID Timbre OT Boulogne V1.5 bd_Page_2une vue extérieure de l’Hôtel de Ville à l’origine, une vue extérieure de l’Hôtel de Ville aujourd’hui, le hall central et l’escalier d’honneur.

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Agnès Mirambet-Paris, nouvelle conservatrice du Musée de La Poste : « L’histoire de la Poste se confond avec celle de la France »

Agnès Mirambet-Paris vient de rejoindre le Musée de La Poste. La nouvelle conservatrice des collections évoque dans un entretien son parcours, son regard sur l’histoire de l’entreprise ainsi que les projets qu’elle souhaite développer.

TDB_1449 - copieVous aviez jusqu’à présent exercé des responsabilités au sein d’institutions culturelles sans rapport avec La Poste. Est-ce un univers que vous découvrez ? Et qu’est-ce qui vous a donné envie de le rejoindre ?

C’est un monde que j’aborde, même si quelques passerelles existaient. D’abord philatéliques. Enfant par exemple, j’aidais mon père, collectionneur passionné, à classer ses timbres. Et il y avait aussi bien sûr à la maison des catalogues Yvert & Tellier dans lesquels il m’arrivait de me plonger. Mais c’est bien plus tard que j’ai pris la mesure de La Poste, lorsque je préparais le concours de conservateur. En vue des épreuves, on se rendait dans tous les musées, notamment les plus riches en patrimoine. Le Musée de La Poste était de ceux-là, et j’avais beaucoup apprécié de le visiter.

Pour moi, ce musée s’inscrit dans la famille des musées de société, ceux que j’aime, qui évoquent la vie quotidienne, les gens, les métiers… J’avais fait des études sur le patrimoine d’entreprise, travaillé longtemps dans ce domaine au Centre historique minier du Nord-Pas-de-Calais. Ce poste me semblait correspondre à mon profil. C’est ce qui m’a incité à poser ma candidature.

 

TDB_1449 - copie 2Quel regard portez-vous sur La Poste, son histoire ?

L’histoire de La Poste depuis des siècles se confond avec celle de la France. La Poste, c’est un peu comme une petite France. Elle est présente partout, dans les grands centres urbains, dans les campagnes, elle est au service de tous, des particuliers, des entreprises. Elle accompagne les Français au quotidien à travers les échanges de courrier bien sûr, mais elle est aussi au cœur de leurs achats avec son activité Colis et aux côtés d’eux dans leurs affaires financières avec La Banque Postale.

Et dans son fonctionnement, de tous temps La Poste a aussi fait siennes les innovations qu’a connues le pays, comme celles concernant par exemple les moyens de transport ou l’industrialisation des outils de production. La proximité de la France et de La Poste a été et reste permanente.

 

Quels sont les nouveaux projets que vous souhaitez impulser ?

Il y a plusieurs perspectives. Ethnologue de formation, je pense en particulier qu’il serait intéressant de développer des projets de captation de la mémoire orale. Autant de sources qui permettraient notamment de documenter les collections. Au sein de ces dernières, la dimension contemporaine de l’entreprise doit aussi davantage être prise en compte. En témoignant du travail des postiers d’aujourd’hui à travers des photos, de l’image. En s’attachant également à poursuivre la collecte d’objets récents : documents, mobiliers, véhicules… Sans renoncer bien sûr à trouver des pépites plus anciennes.

 

TDB_1449 - copie 3Dans le cadre de sa rénovation, le musée a fermé ses collections au public et propose aujourd’hui un certain nombre de présentations patrimoniales itinérantes. Projetez-vous d’intensifier cette politique hors les murs ?

Parce qu’elles sont importantes et remarquables, les collections du musée, y compris dans leur dimension philatélique, méritent d’être présentées le plus largement possible. C’est pourquoi, pendant les travaux de rénovation comme au-delà, elles devront être valorisées. Cela passe en particulier par une politique de prêt – d’ailleurs déjà engagée – menée dans une démarche de qualité. En particulier en direction des musées de France, de bibliothèques institutionnelles et aussi le cas échéant d’établissements culturels étrangers…

Mais les présentations hors les murs de fac-similés déjà mises en place par le musée sont aussi nécessaires. Elles permettent en effet d’être également présent dans des espaces publics, des médiathèques, des collectivités…

 

Dans votre précédent poste, vous étiez à la fois conservateur et commissaire d’exposition. Pensez-vous également proposer des projets d’expositions patrimoniales ?

Les collections du Musée de La Poste ont vocation à être montrées au public à Paris, au sein du musée rénové, et à l’extérieur. Leur richesse s’y prête. Des expositions initiées par le musée, et dont nous assurerions le commissariat avec l’institution accueillante, sont parfaitement envisageables. Ces initiatives devraient ainsi favoriser la notoriété du musée et participer à son rayonnement.

Propos recueillis par Rodolphe Pays.

Photos Thierry Debonnaire.

 

Conservatrice, commissaire d’exposition, enseignante…

Diplômée de l’Ecole du Louvre et de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Agnès Mirambet-Paris a notamment été responsable des collections du Centre historique minier du Nord-Pas-de-Calais puis conservateur et co-commissaire d’exposition au Musée de la Marine à Paris. Elle a également enseigné à l’Université d’Artois et à celle de Lille 3. Et assure aujourd’hui ponctuellement des cours à l’Ecole du Louvre. Agnès Mirambet-Paris a rejoint le Musée de La Poste le 1er décembre en tant que conservatrice des collections. Elle succède à Pascal Rabier, qui a fait valoir ses droits à retraite.

 

« Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains » : plus que quatre petites semaines pour voir l’expo actuellement proposée par le Musée de La Poste

exvotoUne allée délicieuse presque au pied de la gare Montparnasse, une bâtisse qui ne l’est pas moins, une expo originale… Trois raisons valables de laisser un instant ses préoccupations de « fin d’année » et de visiter Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains, l’accrochage du Musée de La Poste accueilli en résidence au Musée du Montparnasse.

Dans moins de quatre semaines, l’exposition Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains fermera ses portes. Autrement dit, avec l’approche des fêtes – ses recherches de bonnes idées, ses emplettes, ses préparatifs… -, on pourrait passer à côté. On aurait tort. L’accrochage que propose le Musée de La Poste, en résidence artistique au Musée du Montparnasse toute cette année 2014, mérite le détour. Un joli cadeau à se faire. Avant, pendant et encore un peu après les festivités.

Copyright Hervé Di Rosa

Copyright Hervé Di Rosa

D’abord, l’exposition elle-même. Treize artistes actuels qui revisitent l’univers des ex-voto, leur vocation première, celles qui lui emboîtèrent le pas, leurs intentions louables, ou intéressées, ou détournées, les légendes qui les accompagnent… Avec talent, humour, originalité… Et aussi beaucoup de profondeur. Peintures, installations, sculptures… Des noms ? José Abad, Patrick Bailly-Maître-Grand, Coco Fronsac, Gabriela Morawetz, Hervé Di Rosa…

Marie Vassilieff, photographiée par Man Ray.

Marie Vassilieff, photographiée par Man Ray.

Et puis le lieu aussi. Mythique. L’ancien atelier de Marie Vassilieff. Où elle travaillait, où elle organisait ses « cantines » à l’intention des artistes démunis du Montparnasse des années 1910, où elle recevait Matisse, Modigliani, Juan Gris, Fernand Léger… Un beau cadeau, non ?

Rodolphe Pays

 

« Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains », jusqu’au 3 janvier 2015, une exposition du Musée de La Poste en résidence au Musée du Montparnasse, 21 av. du Maine, Paris 15ème. Ouvert tous les jours (sauf le dimanche) de 13 h à 18 h, entrée libre.

TAD EV copie (2)Le catalogue de l’exposition « Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains » (chez Snoeck), 16 €, la LISA, le timbre à date et l’affiche, 1 €, sont disponibles à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Tél. : 01 53 71 98 49.

Un livre soutenu par la Fondation La Poste contribue à la renaissance du poète Equatorien Alfredo Gangotena

1397Poète Equatorien ayant beaucoup écrit en France – et en français -, Alfredo Gangotena commence à sortir de l’oubli. Un ouvrage encouragé par la Fondation La Poste rappelle son œuvre et sa notoriété à travers les multiples lettres que lui ont adressées les poètes Français de l’époque.

Un poète de génie… Trop longtemps oublié, parce que ni d’ici, ni de là-bas, chez lui en Equateur. Mais c’est quand même à une sorte de début de réhabilitation à laquelle on assiste aujourd’hui : Alfredo Gangotena (1904-1944) sort enfin un peu de l’oubli. Et l’ouvrage Sous le figuier de Port-Cros, auquel la Fondation La Poste a apporté son soutien, contribue à cette renaissance. Le livre rassemble en effet les innombrables lettres que Gangotena a reçu de poètes Français, de directeurs de revues, de l’intelligentsia parisienne, tous les gens qu’il a côtoyés lors de ses années passées en France…

54768_N_27-10-12-23-16-34Alfredo Gangotena est né à Quito, en Equateur, en 1904. Il arrive en France avec sa famille à l’âge de 16 ans. En 3 ans, il apprendra un français exceptionnel. Et très vite commencera à rédiger des poèmes qui susciteront immédiatement l’enthousiasme et l’admiration de l’ensemble des écrivains Français de l’époque. Jules Supervielle, Max Jacob, Jean Cocteau, Valéry Larbaud, Henri Michaux deviendront ses amis. Beaucoup des courriers qu’ils lui adresseront figurent au sein de l’ouvrage.

A la fin des années 1920, Alfredo Gangotena retournera en Equateur, reviendra en France au moment du Front populaire et s’éteindra dans son pays à l’âge de 40 ans. Lyrisme, attachement à sa terre, spiritualité, fragilité, exubérance, violence intérieure marquent son écriture… à redécouvrir.

Rodolphe Pays

35701_I_sous_le_figuier« Sous le figuier de Port-Cros, lettres à Gangotena » (Henri Michaux, Jules Supervielle, Pierre Morhange, Max Jacob, Marie Lalou… ), édition établie par Mireille de Lassus et Georges Sebbag, aux Nouvelles Editions Jean-Michel Place, 270 pages, 14 €. Un livre soutenu par la Fondation La Poste.

En vente à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (tél. : 01 53 71 98 49).

 

Des voix sans nombre

Echos vieillis des nébuleuses

Echos diaphanes dans les rivières et les torrents

Des voix sans nombre allaient mourir, allaient se pendre

Dans les sables arides d’autrefois.

A. Gangotena

 

« La Poste à travers chants » : la nouvelle animation du Musée de La Poste tourne à pleins tubes

IMG_2548Parmi les nouvelles animations hors les murs du Musée de La Poste, son tour de chant à destination des seniors rencontre un vrai succès. Comme tout récemment, à Fontainebleau…

Applaudissements nourris des 80 spectateurs. Rappel. Guitare à la main, Nicolas – ou plutôt Ernest le facteur, képi de préposé des postes des années 1930 sur le crâne et sacoche de courrier en bandoulière – revient au milieu de la salle et entonne à nouveau le final de La vie en rose, repris en chœur par l’assistance. Et dès que je t’aperçois, alors je sens en moi mon cœur qui bat… Derniers accords, derniers saluts du chanteur musicien, battements de mains en mesure de l’auditoire, bravos qui fusent… Rideau.

Nicolas quitte le vaste espace de convivialité de la maison de retraite de Fontainebleau (Seine-et-Marne) et rejoint la loge que les responsables de l’établissement lui ont aménagée pour la circonstance. Le spectacle aura duré un peu plus d’une heure. Un véritable récital de chansons mythiques, indémodables, entrecoupé de saynètes auxquelles le public – des résidents comme des retraités venus de l’extérieur – est invité à participer.

IMG_2557Au programme, une vingtaine de succès de toujours évoquant le facteur, les lettres d’amour, les cartes postales conviant au voyage : Le facteur, de Georges Moustaki, A bicyclette, de Pierre Barouh, Lettre ouverte à Elise, d’Anne Sylvestre, Nationale 7, de Charles Trenet, Dis, quand reviendras-tu, de Barbara… Créée il y a quelques mois à l’initiative du Musée de La Poste en partenariat avec des professionnels (voir encadré ci-dessous) et destinée aux seniors, cette animation intitulée La Poste à travers chants est désormais bien rodée.

IMG_2558« Ce spectacle, c’est une très bonne idée, confirme un auditeur à la sortie du concert de Fontainebleau, je connaissais les chansons, j’ai apprécié. » Un avis unanimement partagé par l’ensemble des participants. « On ne s’est pas ennuyés, ajoute une élégante vieille dame, ça ravive les souvenirs. » Nicolas lui-aussi est content de la façon dont les choses se sont déroulées. « Les échanges avec la salle via les courriers que je fais lire aux gens et qui introduisent les chansons suivantes ont bien fonctionné, constate-t-il, ce dialogue est important, il participe aussi à la réussite du spectacle. »

La « matinée » se poursuit par un goûter. Gâteaux et boissons pour tout le monde. Nicolas, débarrassé de sa tenue de facteur, retrouve pour quelques minutes encore son public. Remerciements, félicitations… Une dame, sourire aux lèvres, regard au-dessus des têtes, fredonne La vie en rose

Rodolphe Pays

Pour en savoir plus sur l’animation « La Poste à travers chants », contacter Marie Deswarte au 01 42 79 23 91 ou via l’adresse marie.deswarte@laposte.fr.

 

chanson1Chants et guitare ou accordéon

Deux artistes assurent alternativement l’animation La Poste à travers chants (sur la base de la même prestation) : Nicolas Francart, qui s’accompagne à la guitare, et Crystel Galli, qui joue de l’accordéon. En liaison avec l’école de musique ACP la Manufacture Chanson, ils sont également à l’origine de la création du spectacle.

http://www.manufacturechanson.org/

 

Ce qu’ils ont dit du spectacle :

  • « J’aime la musique, j’en ai fait, ce chanteur a une belle voix et le spectacle est très sympa », Claude, résident de la maison de retraite de Fontainebleau.
  • « Ce sont des chansons que la plupart d’entre nous connaissent, c’était très bien », Marie-Hélène, retraitée habitant à Avon.
  • « Ce spectacle, c’est bien fait, joyeux et parfaitement ciblé », Yvelise Abécassis, coordinatrice d’actions en faveur des seniors menées en Seine-et-Marne.

Les CRS ont 70 ans : l’heure de la retraite n’a pas sonné et La Poste émet un timbre qui célèbre l’événement

CRS_70ans_2014Les Compagnies Républicaines de Sécurité fêtent leur 70ème anniversaire… La Poste leur consacre un timbre rappelant la diversité des tâches qui incombent à ce corps de la Police nationale.

Les deux guerres mondiales font depuis des mois l’objet de nombreuses commémorations. Si celles concernant spécifiquement le conflit de 1939-1945 marquent avant tout le débarquement allié, elles rappellent également les derniers mois du régime nazi et de la France de Vichy. La défaite militaire pour les premiers, et l’effondrement ainsi que le démantèlement des institutions de l’Etat Français. Institutions auxquelles on substitue très vite de nouvelles structures, vierges des actions menées durant les années précédentes.

Les images mythiques (ici Daniel Cohn-Bendit photographié par Gilles Caron en mai 1968) se révèlent parfois déformantes : les missions des CRS vont bien au delà du maintien de l'ordre.

Les images mythiques (ici Daniel Cohn-Bendit photographié par Gilles Caron en mai 1968) ne montrent pas forcément la diversité des tâches assurées par les CRS.

C’est ainsi que le 7 décembre 1944, il est procédé à la dissolution des Groupes mobiles de réserve – lancés sous Vichy et développés par René Bousquet -, unités de police actives autant dans le maintien de l’ordre que dans la répression de la Résistance. Dès le lendemain, le 8 décembre 1944, un décret du gouvernement provisoire dirigé par le général de Gaulle crée les Compagnies Républicaines de Sécurité.

Celles que l’on nommera sans tarder les CRS étaient nées. Leur missions : assurer l’ordre et la protection civile. Et une devise, « Servir ». Beaucoup de communistes issus de la Résistance intègrent alors cette nouvelle institution. Mais dès que le parti communiste quittera le Gouvernement en 1947, beaucoup de ces militants seront « remerciés ».

CRS_70ans_2014-1Pour commémorer le 70ème anniversaire des Compagnies Républicaines de Sécurité, La Poste émet le 8 décembre un timbre illustré de ses principales missions, maintien de l’ordre, sécurité routière, surveillance des plages, sauvetage en montagne…

Rodolphe Pays

Timbre « 70ème anniversaire des Compagnies Républicaines de Sécurité », création Stéphane Humbert-Basset (d’après photos CRS et SICoP), impression héliogravure, vente en avant-première lundi 8 décembre, disponible à la boutique du Musée de La Poste dès le mardi 9 décembre, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Tél. : 01 53 71 98 49.

130px-LogocrsLes missions des Compagnies Républicaines de Sécurité : maintien de l’ordre, protection des personnalités, assurer la sécurité lors d’événements sportifs, de rassemblements culturels, surveillance des plages, intervention en haute-montagne, lutte contre les violences urbaines, sécurité routière, actions à destination de la jeunesse (éducation routière, escalade… ).

 


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