Archive pour novembre 2014



Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains : « La découverte des œuvres de ces créateurs m’a véritablement enchanté ».

EVs - 2 min[1]L’exposition Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains, proposée par le Musée de La Poste jusqu’au début janvier, connaît un joli succès. Rencontre avec un de ses visiteurs.

« Je m’intéresse depuis longtemps aux ex-voto anciens, ces demandes ou remerciements adressés sous de multiples formes à des saints ou des divinités, et c’est surtout ce que j’étais venu voir ici, raconte Pierre-Yves, un visiteur de l’exposition Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains, mais la découverte des œuvres de ces créateurs sur le thème de la culture votive, souvent surprenantes, m’a véritablement enchanté ».

IMG_2181Si l’accrochage proposé par le Musée de La Poste s’ouvre en effet d’abord par la présentation d’une quarantaine d’ex-voto classiques – des peintures mexicaines et italiennes du XIXe siècle notamment -, c’est avant tout le regard porté aujourd’hui sur cette tradition par des peintres, des sculpteurs et des photographes qui est privilégié.

Copyright Xawery Wolski

Copyright Xawery Wolski

Des regards qui sont parfois des hommages (le « panthéon » de Coco Fronsac, l’installation photographique de Gabriela Morawetz … ), qui sont aussi des relectures humoristiques et esthétiques des ex-voto traditionnels (les terres cuites de Wolski, les huiles d’Hervé Di Rosa… ). Des regards qui fusent, parfois brutaux, sans concession (comme ceux de Sarkis ou de Patrick Bailly-Maître-Grand).

« Tous ces artistes interrogent eux-aussi à leur manière l’intime, la vie qui vacille, qui renaît ou qui disparaît, poursuit Pierre-Yves, et il y en a de nombreuses qui sont des réalisations remarquables. »

Rodolphe Pays

« Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains », jusqu’au 3 janvier 2015, une exposition du Musée de La Poste en résidence au Musée du Montparnasse, 21 av. du Maine, Paris 15ème. Ouvert tous les jours (sauf le dimanche) de 13 h à 18 h, entrée libre.

Le catalogue de l’exposition Faites vos vœux ! Ex-voto d’artistes contemporains (chez Snoeck), 16 €, la LISA, le Timbre à date et l’affiche, 1 €, sont disponibles à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème. Tél. : 01 53 71 98 49.

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Le 17ème Prix Wepler-Fondation La Poste revient à Jean-Hubert Gailliot et Sophie Divry

De g. à dr. : Marie-Rose Guarniéri, créatrice du Prix Wepler-Fondation La Poste, Dominique Blanchecotte, Déléguée générale de la Fondation La POste, Sophie Divry, qui a obtenu la Mention spéciale du jury, Jean-Hubert Gailliot, prix Wepler 2014, et Brigitte Renault-Lefranc, postière membre du jury (en tailleur mauve).

De g. à dr. : Marie-Rose Guarniéri, créatrice du Prix Wepler-Fondation La Poste, Dominique Blanchecotte, Déléguée générale de la Fondation La Poste, Sophie Divry, qui a obtenu la Mention spéciale du jury, Jean-Hubert Gailliot, prix Wepler 2014, et Brigitte Renault-Lefranc, postière membre du jury (en tailleur mauve).

C’est devenu au fil des années un des événements à part entière de l’automne littéraire : le 17ème Prix Wepler-Fondation La Poste a été décerné lundi soir. En présence de centaines de participants, deux ouvrages ont été récompensés, Le Soleil, de Jean-Hubert Gailliot, et La condition pavillonnaire, de Sophie Divry.

Clin d’oeil au Moulin Rouge, autre lieu culturel mythique du quartier de la place de Clichy à Paris, la brasserie Wepler a ouvert la cérémonie de remise du prix littéraire qui porte son nom – auquel s’ajoute également celui de la Fondation La Poste – par une démonstration de French Cancan. Une entrée en matière plutôt pertinente pour accompagner les ouvrages volontiers décoiffant récompensés chaque année.

98312_couverture_Hres_0Et une fois de plus, l’édition 2014 ne devrait pas décevoir tous ceux qui attendent du prix Wepler-Fondation La Poste l’indépendance d’esprit, la distance vis-à-vis des modes et du marketing et l’audace, autant d’exigences majeures qui en font sa singularité. Les deux livres retenus par le jury ne manquent en effet ni de personnalité, ni de liberté ou encore de qualités littéraires innovantes. C’est Jean-Hubert Gailliot, pour Le soleil, paru aux éditions de l’Olivier, qui remporte ainsi le Prix 2014.

« J’ai écrit d’autres romans, j’ai déjà concouru à deux reprises pour ce prix, mais c’est la première fois que j’ai été submergé, dominé par un livre, a déclaré l’écrivain, et moi qui admire tant Modiano, Volodine et Salvayre, c’est une chance d’être à leur côté cet automne, comme dans un petit coin du tableau. » Le livre raconte la quête imaginaire d’un homme à la recherche d’un manuscrit volé par des enfants en 1961 sur l’île grecque de Mikonos. Un vrai et grand roman d’aventures qui emmène le lecteur à Formentera, à Palerme, dans le sillage de Man Ray, d’Ezra Pound…

9782882503473-14e18Le prix de la Mention spéciale du jury revient à Sophie Divry, pour La condition pavillonnaire, publié chez Noir sur Blanc-Notabilia. Dans ce roman – son troisième -, la jeune auteure ironise sur l’existence féminine dans la classe moyenne. Et s’interroge sur l’absurdité de la vie à travers le parcours d’une Emma Bovary contemporaine. « Il y a beaucoup de démons chez les écrivains, pour moi ce sont notamment les descriptions, la déférence, a-t-elle expliqué, écrire un texte, c’est un combat avec ses propres démons, il s’agit de les maîtriser, peut-être y suis-je un peu parvenu. »

Brigitte Renault-Lefranc et Dominique Blanchecotte évoquent les ouvrages récompensés.

Brigitte Renault-Lefranc et Dominique Blanchecotte évoquent les ouvrages récompensés.

Brigitte Renault-Lefranc n’en doute pas un seul instant. Collaboratrice de La Banque Postale à Strasbourg, elle figurait cette année parmi les membres du jury (composé traditionnellement de professionnels mais aussi de non-professionnels passionnés de littérature). « Je peux le dire maintenant, la décision collective de récompenser ces deux ouvrages me satisfait pleinement… elle correspond exactement à mon propre choix, indique-t-elle, et puis cette expérience d’avoir été intégrée à ce jury est magnifique, je regrette même un peu qu’elle soit déjà terminée. »

Lectrice assidue depuis toujours – de romans, d’essais, de poésie… -, Brigitte a dû pour mener à bien sa tâche lire près de 80 livres en moins de trois mois. Et puis échanger régulièrement avec les autres membres, écouter les arguments, débattre, convaincre… « Ce soir, c’est l’aboutissement heureux de beaucoup de travail, conclut-elle, et c’est un joyeux moment de détente. » Comme en écho, la troupe de French Cancan se lance dans une danse endiablée sur l’air d’Orphée aux enfers d’Offenbach…

Rodolphe Pays

Ils ont dit :

  • Michel Bessières, patron de la brasserie Le Wepler, hôte chaque année de l’événement : « Avec ce prix, nous continuons d’être fidèles à l’esprit du quartier, où l’art nouveau a vu le jour et où tant d’artistes se sont retrouvés. »
  • Marie-Rose Guarniéri, directrice de la librairie des Abbesses à Paris, créatrice du Prix Wepler-Fondation La Poste : « Le prix a 17 ans cette année, et c’est toujours un adolescent impétueux. Merci au jury, qui comme à l’accoutumée a introduit un moment de printemps au cœur de l’automne. »
  • Dominique Blanchecotte, Déléguée générale de la Fondation La Poste : « L’innovation, l’audace, l’indépendance, la confiance, ce sont des valeurs que La Poste et le Prix Wepler-Fondation La Poste ont en commun. Et le palmarès de l’édition 2014 en apporte une nouvelle fois la preuve. »

En savoir plus sur la Fondation La Poste : http://www.fondationlaposte.org/

Le timbre « Le bleuet de France » dévoilé par Kader Arif et Philippe Wahl

Jean-Charles de Castelbajac, Philippe Wahl et Kader Arif lors du dévoilement du timbre "Le bleuet de France" jeudi 6 novembre à La Poste du Louvre.

Jean-Charles de Castelbajac, Philippe Wahl et Kader Arif lors du dévoilement du timbre « Le bleuet de France » jeudi 6 novembre à La Poste du Louvre.

Kader Arif, Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire, et Philippe Wahl, Président de La Poste, ont dévoilé jeudi 6 novembre un timbre commémoratif dédié au Bleuet de France. La cérémonie s’est déroulée à La Poste du Louvre, en présence de Jean-Charles de Castelbajac, le créateur du timbre.

C’est en 1916, après deux années de conflit, qu’est née ce qui allait par la suite devenir la tradition du Bleuet de France. Afin de les occuper pour oublier un peu leurs souffrances, mais également pour leur procurer des ressources, deux infirmières de l’Institut national des Invalides, Charlotte Malleterre et Suzanne Lenhardt, incitent alors les blessés de guerre à confectionner des bleuets en tissu.

TDB_4915Cette fleur est choisie en raison de sa fréquente présence sur les champs de bataille et aussi parce que « bleuet » est le nom donné aux jeunes soldats (dont l’uniforme est à l’époque « bleu horizon »). Plus tard, en 1925, un atelier de confection de bleuets en tissu verra le jour au sein même des Invalides, et le bleuet devient alors le symbole national du souvenir des « Morts pour la France ».

Ensuite, à l’occasion du 11 novembre 1934, il est décidé de vendre pour la première fois sur la voie publique des Bleuets de France fabriqués par des anciens combattants. La tradition est lancée. La vente chaque 11 novembre est même étendue en 1957 au 8 mai. Le timbre qui a été dévoilé jeudi 6 novembre par Kader Arif, Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire, et Philippe Wahl, Président de La Poste, rend hommage à cette tradition.

Jean-Carles de Castebajac en séance de dédicace.

Jean-Charles de Castelbajac en séance de dédicace.

La cérémonie s’est déroulée à La Poste du Louvre en présence de Jean-Charles de Castelbajac, le créateur du timbre. « Le bleuet pour moi, c’est comme un drapeau, c’est un vecteur de mémoire, a expliqué le créateur de mode et designer, et dessiner ce timbre m’a d’autant plus touché que mon histoire familiale, comme celle de beaucoup de français, est aussi intimement liée à la Première Guerre mondiale. »

Notamment à travers l’action menée par Blanche Milan, une de ses grand-mères. Durant le conflit, cette dame a fait transporter par rail à ses propres frais des victuailles pour les soldats. Et en demandant que soient badigeonnés à la chaux les trains ainsi affrétés. La couleur blanche symbolisant la pureté. Comme le bleu du bleuet…

Rodolphe Pays

Timbre « Le bleuet de France » 1934-2014, création Jean-Charles de Castelbajac, metteur en page Bruno Ghiringhelli, impression héliogravure, tirage 1 000 000 d’exemplaires. Disponible à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15ème (Tél. : 01 53 71 98 49).

Photos et recueil d’informations : Thierry Debonnaire

Expos, partenariats… : l’édition d’automne de « Culture Timbres » revient sur toute l’actualité philatélique du Musée de La Poste

CT24 1Le nouveau Culture Timbres, la lettre philatélique du Musée de La Poste, est paru. Au menu notamment, les expositions et les partenariats actuels et à venir proposés par le musée…

lambert« J’avais dans la tête que ma vie serait consacrée à l’art, j’étais vraiment faite pour ça. » Tout est dit, ces quelques mots extraits du billet écrit par Pierrette Lambert pour l’édition d’automne de Culture Timbres, la lettre philatélique du Musée de La Poste, résume l’existence artistique et personnelle de cette artiste créatrice de billets de banque et de… 1300 timbres. Un texte court, mais vraiment à découvrir.

Le nouveau Culture Timbres évoque aussi EVs - 2 minl’exposition consacrée aux ex-voto que le Musée de La Poste, toujours accueilli en résidence au Musée du Montparnasse, propose jusqu’au début janvier. Plusieurs des artistes présents au sein de l’accrochage – Herve Di Rosa, José Abad… – sont d’ailleurs aussi des créateurs de timbres (réels comme « détournés »). Et les visiteurs peuvent repartir (en faisant un saut à la boutique du musée, située à deux pas) avec non seulement le catalogue et l’affiche de l’expo mais également la LISA et le timbre à date créés pour l’occasion.

Autres sujets abordés dans la publication : les deux expositions montées en partenariat que le musée proposera en début et milieu d’année prochaine. L’une, au Musée Jean Moulin de Paris, évoquera en s’appuyant sur la gravure et la philatélie différents aspects de la deuxième guerre mondiale. Et l’autre, à la Cité de l’architecture, toujours à Paris, associera édifices historiques et timbres qui leur sont dédiés.

expôCulture Timbres revient également sur les nombreuses présentations itinérantes – plus d’une vingtaine – réalisées par le musée. Plusieurs d’entre elles s’adossent à la philatélie ou en abordent certains aspects. « Nous disposons de l’ensemble des timbres français émis, c’est une matière précieuse pour nous, explique dans cet article Catherine Chauvière, en charge au sein du musée de la conception de ces expositions, cela nous permet d’accompagner une grande diversité de sujets et d’exploiter des angles originaux. »

Et aussi des brèves, des photos… Toute l’actualité philatélique du Musée de La Poste est dans Culture Timbres.

Rodolphe Pays

Diffusé en ligne, « Culture Timbres » est aussi disponible sur le site internet du Musée de La Poste (http://www.ladressemuseedelaposte.fr/, rubrique « Focus ») ainsi qu’en version papier à la boutique du musée, 21 avenue du Maine, Paris 15ème.

 

 

C’est parti pour la 68ème édition du Salon philatélique d’automne

12670Le 68ème Salon philatélique d’automne ouvre ses portes ce jeudi pour quatre jours. Comme chaque année, l’espace Champerret accueillera tous les passionnés de timbres, professionnels, collectionneurs, artistes, institutionnels… Et à l’occasion de cette édition 2014, les organisateurs ont une nouvelle fois concocté un programme complet, diversifié et ludique.

Cap à l’ouest… parisien. Comme tous les ans à la même époque, les philatélistes convergent vers la porte de Champerret pour un rendez-vous incontournable : le Salon philatélique d’automne. Si le monde des philatélistes se retrouve naturellement dans la place, les néophytes ou simples curieux sont aussi les bienvenus et auront de quoi satisfaire leur intérêt et leur soif de découverte.

Avec 7 émissions « Premier jour », 2 vignettes LISA, des souvenirs philatéliques originaux, des collectors, des oblitérations spéciales, des signatures d’artistes, des rencontres et toujours sa multitude de stands et d’animations, l’édition 2014 du Salon – dont le pays invité d’honneur est cette année la Slovaquie – promet à nouveau d’être un bel événement.

Le Musée de La Poste y sera une fois encore présent, en faisant notamment découvrir aux visiteurs une de ses récentes expositions itinérantes, Les postes dans la Grande Guerre, et en diffusant des informations sur ses activités et ses projets.

Rodolphe Pays

68ème Salon philatélique d’automne, du 6 au 9 novembre, Espace Champerret, rue Jean Ostreicher, Paris 17ème (ouvert de 10 h à 18 h, entrée libre).

 

Le nouveau livre de Pierre Jullien et Jean-Claude Rouy raconte la petite et la grande histoire des timbres-poste

starship - copieEn un siècle et demi, la Poste a émis près de 5000 timbres. Une saga que retrace 160 ans de timbres-poste, un ouvrage écrit par deux vrais passionnés de la culture philatélique.

L’histoire des timbres, la petite comme la grande, depuis leur création en 1849 jusqu’à aujourd’hui. C’est le propos de 160 ans de timbres-poste, le nouvel opus de Pierre Jullien et Jean-Claude Rouy – ils avaient déjà signé ensemble en 2006 La philatélie en 366 questions -, journalistes au Monde et tous deux spécialistes de philatélie (Pierre Jullien est aussi de longue date un fidèle du Musée de La Poste).

Un ouvrage, de l’aveu même de ses auteurs, qui s’adresse autant aux collectionneurs chevronnés qu’aux néophytes ou encore aux amateurs d’histoire. Riche d’informations et d’anecdotes, il se lit à l’envi, d’une traite, chronologiquement, ou par « picorages » successifs.

starship - copie 2« C’est un livre qui permet de partager tout ce qui constitue le plaisir que Jean-Claude et moi avons à parler ou à lire philatélie, c’est pourquoi nous l’avons voulu ludique, indique Pierre Jullien, et pédagogique aussi, au-delà des histoires qu’il contient, il peut peut-être ainsi contribuer à expliquer aux proches des collectionneurs les richesses de leur passion. »

Démarche qu’illustre parfaitement la couverture – un chat joyeux, avec en main un livre/album dont s’échappe une multitude de timbres -, conçue par Nicolas Vial, dessinateur de nombreux timbres et artiste récemment exposé au musée. A noter : le livre sera présenté aux visiteurs du Salon philatélique d’automne (où le musée tiendra un stand), qui ouvre ses portes jeudi à Paris.

Rodolphe Pays

« 160 ans de timbres-poste », par Pierre Jullien et Jean-Claude Rouy, aux Editions Timbropresse. Ouvrage à commander directement chez l’éditeur, 6 rue du Sentier, 75080 PARIS CEDEX 02 (24, 45 € port payé, règlement par chèque). Ou en ligne : http://www.timbro.fr/fr/27-editions-timbropresse.

pjullienLe blog de Pierre Jullien : http://mondephilatelique.blog.lemonde.fr/

 

 

 

Les timbres, la télé et les 30 ans de Canal+

120px-Canal+_HD_France.svgC’est son anniversaire. Il y a trente ans naissait Canal+, une nouvelle chaîne de télé à la fois généraliste, nationale, privée et à péage. Le sport et le cinéma continuent d’y faire bon ménage. Les infos et les « Guignols » aussi…

Pionniers_television_BF_2013Certains d’entre eux apparaissent déjà comme des figures historiques de la télévision, rejoignant ainsi la cohorte des pionniers du petit écran, les Desgraupes, Sabbagh, Langeais, de Caunes père, Glaser, Darget, Nohain, Tchernia… D’autres s’apprêtent naturellement à le devenir, tandis que certains de leurs collègues de la même génération jouent des prolongations parfois interminables. Et d’aucuns mènent encore – à l’occasion avec bonheur – de nouvelles expériences cathodiques ou plutôt désormais LCDiques…

Déjà trente ans que l’aventure a démarré. C’était le 4 novembre 1984, la naissance de Canal. Une première en France, une nouvelle chaîne de télé à la fois généraliste, nationale, privée et à péage. Avec aux commandes André Rousselet, Pierre Lescure, Alain De Greef…

111px-LogoCanal4.svgEt puis autour d’eux, Gildas, Denisot, Biétry, de Caunes fils… La chaîne aurait pu s’appeler Canal4 (c’était chronologiquement la quatrième chaîne française), mais l’impression approximative d’un document a masqué le 4 et suggéré un +. Canal+, c’était mieux finalement, moins administratif, plus innovant, plus prometteur, les patrons de la chaîne ont gardé…

Et au fil des ans ils ont recruté des collaborateurs et des présentateurs qui ont fait la légende de Canal : Toesca, Les Nuls, Coluche, Boiseau, Gaccio, Delarue, Bonaldi…

La chaîne cryptée avait ouvert la voie de la libération des images (après celle des ondes décrétée à l’aube des années 1980), dès l’année suivante La Cinq faisait irruption dans le paysage audiovisuel, en 1986 c’était TV6. Au fond, rien qu’un début, au regard des centaines de programmes aujourd’hui disponibles…

Television_1955La philatélie a toujours accompagné le développement de la télévision. Depuis les années 1950 jusqu’à aujourd’hui. Et la télévision accompagne aussi la philatélie. Pour preuve la série Histoires de Timbres (programme court de 2 minutes racontant « un timbre, une histoire ») créée par le Musée de La Poste et diffusée notamment sur la chaîne LCP.

Bandeau_Histoires_de_timbres-5083bUne présence encore insuffisante cependant. Depuis l’arrêt des émissions – il y a trente ans… – de Jacqueline Caurat (Télé-Philatélie, Philatélie-Club… ), aucune autre ne s’est aventurée à évoquer les univers infinis relayés par le timbre. C’est oublier un peu vite que ces petites vignettes dentelées sont des vecteurs de culture et de connaissance exceptionnels.

Avec de nouvelles formes, de l’audace, de l’envie, il y aurait pourtant de quoi faire. Peut-être que du côté de Canal, on aurait des idées…

Rodolphe Pays

Histoires de timbres : http://www.lcp.fr/emissions/histoires-de-timbres


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