Archives de août 2013

Le blog prend congé, pas le musée…

Si le blog passe en mode « Pause » pour les trois semaines à venir, le musée reste  lui invariablement sur « On ». Expos, collections, boutiques… , l’Adresse Musée de La Poste ne prend pas congé de ses visiteurs. vacancesok

Ca n’arrive pas qu’aux autres, jusqu’à la fin août, le blog se met en sommeil. Un assoupissement provisoire que Caroline – stagiaire au musée cet été, étudiante en histoire de l’art et en communication le reste du temps – interrompra peut-être à l’occasion. Histoire tout de même de donner quelques nouvelles. Si le blog passe en mode « Pause », le musée de La Poste lui reste sur « On ». Gaston Chaissac et Jean Dubuffet continuent ainsi d’afficher leurs oeuvres et leurs courriers dans la grande galerie du musée (et une visite guidée par un conférencier est proposée le 24 août).

Tout comme les collections, qui défilent en permanence au sein des 11 salles qui les abritent. Malicieusement agrémentées des œuvres décalées que les compères suisses Plonk & Replonk ont disséminées au fil du parcours historique (photo). Humour toujours, avec le très joyeux accrochage consacré dans deux salles du musée au dessinateur de presse Antoine Chereau. Plus de 70 de ses dessins créés pour le site intranet de La Poste y sont exposés (un film raconte également les étapes de leur réalisation). Et les amateurs de mail art et d’art postal ont aussi de quoi satisfaire leur intérêt et leur curiosité.

Créés pour illustrer des timbres, ce sont plus de vingt tableaux, dessins et sculptures d’artistes renommés (Arman, Buffet, César… ) qui sont exposés au public. Ainsi que de nombreuses pièces de mail art, des objets postaux détournés (boîtes aux lettres, sac de courrier… ), des correspondances « extravagantes » (toutes parvenues à leurs destinataires), des assiettes et des fleurs décorées de timbres… Et pour des cadeaux ou des souvenirs, il y a la boutique. Et pour les philatélistes, l’espace Timbres… Bon mois d’août. Et rendez-vous sur le blog dès la rentrée. (RP)

L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Ca s’est passé un 8 août…

saussure2Au petit jeu des dates anniversaires, on gagne à tous les coups. Evénement, naissance, décès… , à travers les siècles, chaque jour possède son lot de faits marquants. Et leur association est même l’objet d’un autre jeu – hasardeux celui-là – consistant à établir des liens entre des circonstances éloignées dans l’objet et dans le temps. Comme n’importe quel jour, le 8 août ne déroge pas à la règle.

Le 8 août 1523, il y a tout juste 490 ans, le moine et adepte de Luther Jean Vallière périt dans les flammes du bûcher. C’est le premier réformé français à être brûlé vif. Moins de cinq siècles plus tard, le 8 août 1978, un autre Vallière (mais avec un « s ») – futur auteur-compositeur-interprète de talent – voyait le jour du côté de Montréal. Deux-cent cinquante ans plus tard, le 8 août 1786, c’est une grande « première » : deux chamoniards, le guide Jacques Balmat et le médecin Michel Gabriel Paccard atteignaient le sommet du Mont-Blanc.

Un timbre émis en 1986 commémore le bicentenaire de l’événement (photo). Dessiné et gravé par Pierre Albuisson, sur fond du massif du Mont-Blanc, il fait apparaître les deux vainqueurs de l’ascension face à un instrument de type théodolite (utilisé pour mesurer les angles). La présence de cet objet permet aussi de faire le rapprochement avec l’initiateur de l’ascension, Horace de Saussure. Naturaliste et géologue suisse considéré comme le père de l’alpinisme, il avait promis une récompense à ceux qui parviendraient à se hisser sur le toit des Alpes. Un an plus tard, notamment accompagné de Balmat, Saussure parvenait lui-aussi au sommet du Mont-Blanc. Et y effectuait plusieurs mesures, dont celle de l’altitude.

Quelques décennies passent, et c’est encore un 8 août, 1815 cette fois, que l’ex-empereur Napoléon part en exil à Sainte-Hélène à bord du Northumberland. Cette date fut aussi celle de la condamnation, en 1873 à Bruxelles, de Paul Verlaine à deux ans de prison. Aux motifs du coup de feu tiré sur Rimbaud (n’occasionnant qu’une blessure superficielle) et d’homosexualité. Plus près de nous, le 8 août 1963 se déroulait la célèbre attaque du train postal Glasgow-Londres. L’équivalent de 65 millions d’euros était alors dérobé. Parmi les malfaiteurs,  Ronnie Biggs. Né à Londres… le 8 août 1929. (RP)

Le panorama des timbres français, salle 11 des collections de l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Musée de La Poste : la rentrée se profile… et s’anime

rentreeDans à peine plus de trois semaines, c’est la rentrée. L’occasion pour le musée de La Poste de proposer toute une série d’événements et d’animations.

Les rayons des supermarchés et des papeteries, débordants de fournitures – de bureau, scolaires… -, accueillent déjà les chargés de logistique des entreprises et les parents prévoyants. Mais la rentrée est aussi culturelle, avec pour bientôt de nouveaux films et pièces de théâtre à l’affiche, des livres candidats aux prix littéraires de l’automne… Elle est aussi philatélique, le blog évoquait ces jours derniers la belle série d’émissions programmée pour septembre.

Et muséale. Notamment avec la reprise sur un rythme soutenu des animations et événements habituellement un peu en sommeil en juillet et août. Le musée de La Poste  propose ainsi dès ces prochaines semaines un certain nombre d’offres et d’initiatives susceptibles d’intéresser les passionnés d’histoire et d’art. A commencer par la visite guidée le 24 août – une manière de pré-rentrée – de l’exposition Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau (pour ceux qui ne seraient pas de retour si tôt à Paris, d’autres visites guidées sont organisées les 18 et 21 septembre).

Une visite en langue des signes est également prévue quelques jours plus tard, le 7 septembre. Toujours dans le cadre de cet accrochage à ne pas manquer, une lecture déambulatoire de la correspondance de Chaissac et Dubuffet se déroulera le 5 septembre. Mise en scène par Denis Guénoun, cette animation remarquable complète et enrichit idéalement la visite de l’exposition.

Les Journées européennes du patrimoine – les 14 et 15 septembre -, auxquelles s’associe chaque année le musée de La Poste, sont également l’occasion de proposer de nombreuses animations autour des collections et de l’écrit : atelier de mail art, visites théâtralisées en costumes, atelier de gravure, projections de films sur la philatélie, concert… Vivement la rentrée, non ? (RP)

L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Infos et réservations au 01 42 79 24 24.

Chaissac et Dubuffet en visite au Palais Idéal du Facteur Cheval

Chaissac et Dubuffet sont au musée de La Poste jusqu’au 28 septembre. Et ils étaient au Palais Idéal du Facteur Cheval vendredi dernier dans le cadre d’un spectacle théâtral proposé par Denis Guénoun. Une belle soirée qui a réuni plus de 300 personnes.

De g. à d. : Denis Guénoun, Wissam Arbache, Koffi Kwahulé et Marie-Josée Georges.

De g. à d. : Denis Guénoun, Wissam Arbache, Koffi Kwahulé et Marie-Josée Georges.

C’était un peu de Ferdinand Cheval qui s’exprimait vendredi dernier au pied de son célèbre Palais Idéal. Le spectacle proposé ce soir-là – Vive l’art quand il ignore son nom – semblait en effet par moment faire revivre le créateur des lieux. Organisée dans le cadre de l’exposition du musée de La Poste Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau, cette création théâtrale de Denis Guénoun met en scène une partie de la longue correspondance – celle des premières années de leur relation épistolaire – qu’on entretenue les deux artistes.

Les lettres de Chaissac en témoignent : marginal, parfois emporté, rebelle à toute autorité, farouchement indépendant, peu soucieux de plaire, bien des aspects de sa personnalité se retrouvent dans celle du facteur/bâtisseur d’Hauterives. Sur scène, Wissam Arbache campe un Chaissac sans concession, ironique jusqu’à parfois être désobligeant vis-à-vis de son interlocuteur. Jean Dubuffet, joué par Koffi Kwahulé, reste toujours dans la mesure, l’empathie. Il sollicite Chaissac, le supplie aussi à l’occasion d’accepter ses invitations, ses propositions. Les deux hommes s’expriment chacun leur tour, quittent la scène, s’y retrouvent. Derrière eux, le Palais Idéal forme un décor fantastique qui les extrait du temps.

Chaissac apparaît à son sommet, harangue le monde et Dubuffet, lequel poursuit sa quête, continuant de chercher chez l’autre son double différent. Après les concerts de juin et juillet (Higelin, Benjamin Biolay, Jean-Luc Ponty, Elliott Murphy… ), encore une belle soirée au Palais Idéal proposée par Marie-Josée Georges, la directrice des lieux (et avec le soutien de la Fondation La Poste). Et rendez-vous le 28 septembre au Studio Raspail à Paris pour une lecture de lettres de Chaissac et Dubuffet. Avec le même metteur en scène et les mêmes acteurs. Et peut-être l’âme de Ferdinand Cheval… (RP).

L’exposition « Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau », jusqu’au 28 septembre, galerie du Messager, L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

La nouvelle « Marianne » à la Une de Culture Timbres

uneCT19L’édition d’été de Culture Timbres est parue. Au sommaire, le nouveau timbre Marianne et toute l’actualité philatélique du musée de La Poste.

Le numéro d’été de Culture Timbres, la publication qui traite les aspects philatéliques de l’actualité du musée de La Poste, est largement consacré à la nouvelle Marianne. La publication revient en particulier sur les différentes étapes de la conception du timbre et le rôle qu’y a joué le musée. Elle donne également la parole à Olivier Ciappa (« J’ai fait la Marianne que j’aurais voulu acheter »), son dessinateur, et Elsa Catelin (« Une Marianne, ça marque une carrière »), sa graveuse.

Culture Timbres évoque également les émissions de l’été (« Pierre-Georges Latécoère », « Gaston Doumergue »… ) et celles – nombreuses et prometteuses – de la rentrée : « Mécénat », « La France comme j’aime », « L’art gothique », « Traversée de la Méditerranée par Roland Garros », « 36 quai des Orfèvres »… Ainsi que les événements autour de la philatélie qui se profilent, comme les Journées européennes du Patrimoine, les 14 et 15 septembre prochains, auxquelles le musée de La Poste participera activement. Bonne lecture…

Diffusé en ligne aux réseaux philatéliques, journalistes et passionnés d’art, « Culture Timbres » est également disponible en version papier au musée et téléchargeable sur son site internet (ladressemuseedelaposte.fr, rubrique « Découverte du musée »). L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Un timbre honore aujourd’hui la mémoire de Gaston Doumergue

La notoriété de Gaston Doumergue est désormais gastondoumerguelimitée à un cercle d’historiens et de passionnés de politique. Pourtant l’action menée cinquante ans durant par cette figure majeure de la troisième République mériterait d’être mieux reconnue. Un timbre émis aujourd’hui y contribue.

S’il est un homme de la troisième République, c’est bien Gaston Doumergue. Son action publique démarre en effet en 1893, soit à peine plus de 20 ans après l’établissement de ce régime politique (le plus long qu’a connu la France depuis la Révolution). Et elle ne s’achèvera qu’en 1934, peu de temps avant la seconde guerre mondiale et l’instauration de l’Etat Français en 1940. Ses convictions laïques et républicaines font aussi de ce radical une figure emblématique de la troisième République. En plus d’un demi-siècle de présence sur la scène politique, Gaston Doumergue aura occupé un nombre de mandats considérable et exercé des responsabilités au plus haut niveau de l’Etat.

Il est pourtant désormais un peu oublié. Qui peut encore citer précisément quelques-unes de ses fonctions, évoquer son parcours, situer son action ? Quelles communes pensent à lui pour attribuer son nom à une voie de lotissement nouveau, à un établissement scolaire, un centre culturel ? A l’occasion du 150ème anniversaire de sa naissance – le 1er août à Aigues-Vives, un village situé au sud-ouest de Nîmes -, La Poste a choisi de rendre hommage à cette figure importante de l’histoire récente de la France. Un timbre dessiné et gravé par Claude Andreotto est ainsi émis aujourd’hui pour honorer sa mémoire. Et rappeler le rôle qu’il a joué au cœur des institutions de son pays.

Fils de vigneron du Gard, Gaston Doumergue fait des études de droit à Paris et s’inscrit ensuite en 1885 au barreau de Nîmes avant de rejoindre assez vite la magistrature. Intéressé par la politique – et encouragé par sa mère -, il se présente à une législative partielle dans le Gard en 1893 face au maire de Nîmes Gaston Marvejol. Il est élu. Et c’est le début d’une très longue carrière politique. Il sera réélu député à deux reprises. Et occupera des fonctions ministérielles (Colonies, Commerce et Industrie, Instruction publique et Beaux-arts… ) quasiment sans interruption de 1902 à 1910 (il est vice-président de l’assemblée nationale de 1905 à 1906). En 1910, il sera élu sénateur du Gard (et réélu en 1912 et 1921).

Puis Doumergue devient président du conseil et ministre des affaires étrangères à la demande du Président Poincaré. Et Président de la République de 1924 à 1931. On le rappellera enfin en 1934 après les manifestations violentes du 6 février pour former à nouveau un gouvernement. Ne parvenant pas à réunir autour de lui le cabinet qu’il souhaitait, il démissionnera le 8 novembre.

Affable, bonhomme, Gaston Doumergue était affectueusement surnommé « Gastounet ». C’est le seul chef d’Etat français depuis Clovis à ne pas avoir été de confession catholique. Ce protestant était aussi franc-maçon. Et célibataire endurci (mais loin d’être insensible au charme féminin), il choisira cependant de se marier 13 jours avant la fin de son septennat… Dreyfusard, favorable à une politique coloniale juste (il plaide l’enseignement de l’arabe en Algérie… ), défenseur des petits producteurs agricoles, de l’école laïque, Gaston Doumergue a aussi mis en place un traité de paix avec le tsar Nicolas II, institué les assurances sociales ouvrières… « Gastounet », une figure de la République à ne plus oublier… (RP)

Le timbre « Gaston Doumergue, 1863 – 1937 » est disponible à l’espace Timbres de L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 23 83.


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