Archive pour juin 2013



A Aubervilliers dimanche, on fait la fête à l’illettrisme…

aubervilliers2Décrétée Grande cause nationale 2013, la lutte contre l’illettrisme s’organise. Comme à Aubervilliers, au nord de Paris, où un plan local pour endiguer ce fléau a été mis en place. Avec des actions concrètes : à l’occasion de la Fête de la ville et des associations dimanche prochain, la commune et le musée de La Poste – également mobilisé – tiendront par exemple un stand commun autour de l’écrit.

Toutes les enquêtes menées depuis maintenant des années indiquent la même tendance, l’illettrisme touche désormais une part importante de la population. Et pas seulement les jeunes garçons et filles des quartiers défavorisés en rupture avec l’école. Parmi les élèves qui ont planché ce matin sur l’épreuve de philosophie du baccalauréat, un certain nombre connaît aussi des difficultés liées à l’écrit. Et beaucoup d’adultes également…

Alors l’illettrisme, il y a ceux qui en parlent, qui s’en émeuvent, qui s’en inquiètent, qui s’en offusquent… Et ceux qui agissent. Face à ce fléau désocialisant et discriminant, la ville d’Aubervilliers, par exemple, ne ménage pas ses efforts. C’est même l’une des communes de France – elles ne sont pas si nombreuses – à avoir bâti un plan local de lutte contre l’illettrisme. Avec des actions concrètes menées régulièrement en direction de toutes les populations concernées.

Dimanche prochain, à l’occasion de la 22ème édition de la Fête de la ville et des associations, la commune et le musée de La Poste – lui-aussi mobilisé contre l’illettrisme – tiendront un stand commun. Des écrivains publics dépêchés par la mairie y proposeront d’écrire des cartes postales (fournies par le musée) sur le thème « Lettres d’Aubervilliers : amour et engagement ». Courriers que les services de La Poste de la ville viendront relever en fin de journée. Et de son côté, le musée animera un atelier de mail art et informera les visiteurs sur ses expositions (notamment celle actuellement consacrée à la correspondance et aux œuvres de Gaston Chaissac et Jean Dubuffet).

Chaque année, pour cette Fête de la ville et des associations, ce sont des milliers d’Albertivillariens et de gens venus des villes voisines qui se retrouvent ainsi au pied de la mairie et de la place du marché. La fête y bat son plein toute la journée : animations, spectacles, concerts, médiathèque/bibliothèque, démonstrations et pratiques de sports,  espaces pour les enfants et les ados, guinguettes, barbecue… C’est en Seine-Saint-Denis, à Aubervilliers, ce dimanche. (RP)

« La fête de la ville et des associations », à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), dimanche 23 juin, de 10 h à 18 h. Pour en savoir plus : http://www.aubervilliers.fr/article1872.html

Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

La Fondation La Poste soutient également des actions en faveur de la lutte contre l’illettrisme. Plus d’infos sur : www.fondationlaposte.org/contact.php3

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Expo « Chaissac-Dubuffet » : suivez le guide samedi matin au musée de La Poste

affchaissPour mieux profiter encore de l’exposition Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau, le musée organise samedi une visite guidée commentée par un conférencier professionnel.

L’exposition Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau, lancée au musée de La Poste il y a près de trois semaines, reçoit un accueil de plus en plus favorable de la part du public. Familles, scolaires, parisiens, visiteurs de passage sont au rendez-vous de ces créateurs attachants. L’originalité de l’accrochage – mettre en regard les oeuvres et la correspondance des deux hommes – semble ainsi recevoir l’approbation du plus grand nombre.

Pour profiter davantage encore de l’exposition, le musée propose demain samedi une visite guidée commentée par un conférencier professionnel. Une animation qui permettra de mieux connaître les démarches artistiques des deux peintres, leurs parcours et leur longue relation épistolaire. Bonne visite… (RP)

Visite guidée de l’exposition « Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau », samedi 15 juin à 11 heures (durée 1 heure). Public : adulte. Tarif : 8 euros. Renseignements et inscriptions au 01 42 79 24 24. L’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

Les figurines d’Hervé Bernard : de petits postiers fidèles aux originaux

figu4Des figurines reproduisant des personnages historiques… et postaux. Créées par un amoureux de l’histoire, elles sont disponibles au musée de La Poste.  

Hervé Bernard est un passionné d’histoire. Des personnages de l’histoire, en particulier. De ceux qui y ont laissé leur nom comme des anonymes. Des puissants, comme des plus humbles. Ce qui l’intéresse tout spécialement, c’est leur esthétique, les tenues, les costumes qu’ils portaient. Les accessoires qu’ils utilisaient aussi. Depuis près de quinze ans, il assouvit cette passion en créant notamment des figurines qui reproduisent des personnalités célèbres ou représentatives de leur époque.

« J’ai réalisé autour de 150 figurines différentes, raconte-t-il, et parmi elles une quinzaine de postiers de toutes les périodes. » Hervé Bernard s’est ainsi attaché à façonner plusieurs personnages symboliques de l’institution postale : postillons sous l’ancien régime, la révolution, l’empire et la restauration, facteur rural, facteur des Alpes, Facteur Cheval… Soucieux de l’authenticité de ses reproductions, il s’est rendu à plusieurs reprises au musée de La Poste pour y consulter des documents. Des démarches qui lui ont permis de s’assurer de la fidélité de ses créations aux modèles originaux.

Cette première étape franchie, Herve Bernard passe alors à la fabrication. « Je fais dans un premier temps des moules en résine, explique-t-il, j’y coule ensuite un alliage à base d’étain et il me reste ensuite à peindre les personnages. » L’artiste compose ainsi de véritables œuvres d’art originales. Les collectionneurs les apprécient tout particulièrement. De même que les fidèles de la poste et des postiers. Les figurines d’Hervé Bernard sont en vente à la boutique du musée de La Poste. Et les originaux – en mannequins, en gravures, en tableaux – dans les collections du musée… (RP)

Les figurines d’Hervé Bernard sont en vente à la boutique de l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 23 27.

Séquence émotion ce soir au musée de La Poste avec la diffusion du film « Je vous regarde écrire »

Belle soirée au musée de La Poste ce mercredi, avec la diffusion d’un film sur Michèle Reverbel, écrivain public. Séquence émotion…

Salle comble ce soir à l’auditorium du musée de La Poste. Près de 160 personnes assistent à la diffusion en avant-première de Je vous regarde écrire, un film du grand reporter et réalisateur Jacques-Alain Raynaud. Un « 52 minutes » qui rend un bel hommage à Michèle Reverbel, écrivain public depuis plus de 35 ans. « Eveilleuse d’écriture », rectifie systématiquement l’intéressée. Le film raconte le parcours étonnant qui a d’abord amené cette jeune mère de famille, à la fin des années 1970, à monter une petite échoppe d’écriture à Uzès, dans le Gard. « Une boutique, ça n’incitait pas les gens en difficulté avec les mots et leur transmission à faire le pas, explique Michèle Reverbel, alors j’ai décidé de proposer mes services sur les marchés. »

C’était la bonne formreverbel3ule. Michèle aide les hommes, les femmes, les jeunes, les vieux à s’exprimer, à vaincre la peur des fautes, des maladresses. « Sans jamais écrire à leur place, précise-t-elle, je conseille, je donne mon avis, je rectifie, je suggère, mais ces lettres, ce sont les leurs. » Entre 1978 et 1983, Michèle écrira ainsi près de 10 000 lettres. D’amour, d’injures, de retrouvailles, d’espoir… Le film évoque cette aventure qui se poursuit ensuite au-delà même d’Uzès et de sa région. Pendant des années, Michèle va en effet sillonner la France. Dans 450 villes et villages, elle va porter la bonne parole où plutôt le bon mot. Dans des hôpitaux psychiatriques (un retour au source pour cette psychanalyste de formation), des médiathèques, des prisons…

Lors d’un de ces nombreux déplacements, elle rencontre un homme d’une quarantaine d’années dans une fête de la poésie. Son nom lui dit quelque chose. « Il était venu me voir à 17 ans, en grande difficulté avec les mots, se souvient Michèle, et ce jour là il m’a dit qu’il écrivait depuis chaque jour pour moi, vous imaginez l’émotion ». De l’émotion, le film en transmet à chaque instant. Projeté il y a quelques jours à Uzès et ce soir au musée de La Poste, il pourrait être très rapidement diffusé à la télévision (et bientôt disponible en DVD). Depuis son tournage Michèle a décidé de reverser au musée de La Poste un certain nombre d’objets liés à l’exercice de son activité : longs échanges de courrier, encriers de collection (elle n’écrit et ne fait écrire qu’à la plume), archives…  Une belle soirée de plus au musée de La Poste. (RP)

L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

 

Un timbre en hommage à Adolphe Pégoud, pionnier du parachutisme et de la voltige

adolphe2Un timbre rappelant le saut en parachute réalisé en 1913 par le français Adolphe Pégoud sera émis jeudi prochain. Retour sur un authentique héros.  

L’histoire ne retient pas le nom de tous ses héros. Qui pourrait citer Adolphe Pégoud parmi les pionniers de la voltige aérienne et du parachutisme ? Seulement quelques spécialistes, un nombre restreint de passionnés… Un timbre émis jeudi prochain à sa mémoire permettra de rendre un peu de lumière méritée à cet homme injustement oublié. C’est le 13 juin 1913 en effet qu’Adolphe Pégoud, jeune pilote d’avion de 24 ans (le vol s’est passé le jour de son anniversaire), effectuera en parachute un saut historique. Il s’agissait en effet du premier saut réalisé à l’aide d’un parachute plié et déposé sur le fuselage de l’avion (un Blériot XI). Un exploit qui s’est déroulé à proximité de l’aérodrome de Chateaufort, près de Versailles. Adolphe Pégoud était lui-même aux commandes de l’avion, lequel avait volontairement été « sacrifié » pour la circonstance. A 250 mètres d’altitude, il s’est extrait de la carlingue pour accomplir et réussir sa prouesse.

Enseignement collatéral de cet exploit : l’avion livré à lui-même exécute alors plusieurs « figures » avant de s’écraser au sol. Adolphe Pégoud a pu les observer et n’aura de cesse de les reproduire, cette fois volontairement. Et en effet, trois mois plus tard, le 11 septembre, il réussira un « tête en bas » dans le sud de Paris, à Juvisy sur Orge. Et le lendemain, une série de loopings au dessus de Buc, à nouveau près de Versailles. Ce sera alors le début d’une grande renommée pour Adolphe Pégoud. Il effectuera des exhibitions aériennes un peu partout en Europe, en Russie… Il disparaîtra lors d’un affrontement aérien lors de la première guerre mondiale, le 31 août 1915. Il avait 26 ans. Le timbre émis par La Poste honore sa mémoire. (RP)

Le timbre « 1913 Centenaire du saut en parachute » (création Jame’s Prunier, gravure Marie-Noëlle Goffin, mise en image Bruno Ghiringhelli, tirage 1.5 million d’exemplaires) sera en vente à partir de vendredi 14 juin à l’espace Timbres du musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

 

Expo de dessins de presse au musée de La Poste : c’est Chereau et ça vaut le déplacement

Il n’y a pas eu de pépin : Antoine Chereau croque La Poste comme prévu depuis ce matin. L’exposition durera tout l’été.

Ca y est ! Le dessinateur Antoine Chereau a investi les deux dernières salles des collections du musée. L’exposition consacrée aux travaux qu’il réalise pour la presse interne de La Poste s’est en effet ouverte ce matin. La première salle réunit une sélection de près de 70 dessins sur les thèmes notamment du développement durable, du rallye des Gazelles et de… Noël.  D’autres oeuvres créées pour la presse traditionnelle et de multiples publications d’entreprisechero3 sont également présentées sur écran.

Dans le second espace de l’exposition, un film diffusé en permanence raconte comment Antoine Chereau travaille au quotidien avec La Poste (photo médaillon à gauche de la photo ci-contre) : ses propositions, le retour des services demandeurs, les éventuelles négociations, la réalisation…

Et pour les visiteurs qui veulent emmener avec eux un peu de la bonne humeur gentiment sarcastique du dessinateur, plusieurs ouvrages et cartes postales qu’il a récemment édités sont disponibles à la boutique du musée. Bonne visite.     (RP)

« Antoine Chereau croque La Poste », jusqu’au 28 septembre, salles 15-1 et 15-2 des collections permanentes, L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Bientôt un « Jour de fête » rajeuni sur les (grands) écrans

jourdefeteUne version restaurée de Jour de fête bientôt sur les écrans. Ce sera dans quelques semaines. Et c’est avec le soutien de La Poste.

La Poste avait soutenu en 1995 la sortie de la version colorisée du film de Jacques Tati Jour de fête. L’entreprise a cette fois prêté son concours à la restauration de la version originale noir et blanc du film. Ainsi rajeuni, débarrassé de toutes les dégradations accumulées depuis des années, il devrait être présenté au public courant juillet.

La Poste via le musée a également apporté son soutien au rafraîchissement technique de L’école des facteurs, le court-métrage réalisé en 1947 par Jacques Tati qui préfigure déjà Jour de fête. Revoir François, le facteur du film, dans les meilleures conditions, c’est pour bientôt… (RP)

L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Distribution salles : CARLOTTA FILMS, pour LES FILMS DE MON ONCLE, SPECTA Films C.E.P.C.


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