Archive pour avril 2013



Philatélie : à l’est, du nouveau…

Le Haut-Rhin et les Ardennes sont à l’honneur des nouvelles émissions philatéliques. Avec deux timbres qui évoquent la naissance d’une tradition et celle d’une ville… Cap à l’est.

La commune de Rixheim, à la périphérie de Mulhouse, dans le Haut-Rhin, possède une singularité peu répandue : elle abrite un musée dédié à l’histoire du papier peint. Ouvert en 1983 au sein d’une ancienne commanderie de l’Ordre Teutonique, ce musée raconte en particulier une tradition et un savoir-faire locaux qui datent de la fin du XVIIIe siècle. Il comporte notamment 100 000 documents de la collection Zuber,  un entrepreneur spécialisé dans la décoration d’intérieur qui s’était installé dans le bâtiment en 1797 (la manufacture Zuber en occupe aujourd’hui encore l’aile ouest).

Un timbre panoramique de la série touristique mis en vente le 3 mai rappelle cette tradition. Une partie de l’édifice de la commanderie y apparaît sur la gauche, tandis qu’un détail du papier peint « l’Hindoustan », créé en 1807 pour la manufacture Zuber, figureRixheim sur la droite. La commanderie est devenue l’hôtel de ville de Rixheim depuis 1986. (RP)

Timbre « Haut-Rhin/Rixheim », auteur P. A. Mongin pour Zuber, mise en page Sylvie Patte et Tanguy Besset, impression mixte offset-taille douce.

C’est à Charles de Gonzague que la cité de Charleville, dans les Ardennes, doit son nom. La commune a en effet été édifiée au début du XVIIe siècle à son initiative. Niché dans une boucle de la Meuse, face à la citadelle de Mézières, le lieu choisi par Charles de Gonzague était situé sur son duché de Rethel (il possédait aussi celui de Nevers), ville sise à moins d’une cinquantaine de kilomètres. Le timbre émis le 6 mai – une double date anniversaire, Gonzague est né le 6 mai 1580 et aurait décidé des travaux le 6 mai 1606 – rend ainsi hommage au fondateur de Charleville. Il est illustré de la statue de ce dernier érigée sur la place Ducale, au cœur de Charleville. Une place construite dans l’esprit de celle des Vosges, à Paris, avec sa succession d’arches et de splendides pavillons symétriques.

gonzagueC’est en 1966 que les deux villes voisines, Charleville et Mézières, ont fusionné. Elles forment aujourd’hui un des importants pôles économiques et touristiques de la région Champagne-Ardenne. (RP)

Timbre « Charles de Gonzague/1580-1637 », création et gravure Louis Boursier, impression taille-douce.

 Ces deux timbres seront disponibles début mai à l’espace Timbres du musée de La Poste.

Publicités

Expo Chaissac-Dubuffet : J – 5… semaines

Elle est déjà très attendue par tous les amateurs d’art. Et pas seulement d’art brut… Proposée par le musée de La Poste, l’exposition Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau ouvrira ses portes dans tout juste cinq semaines. Encore un peu de patience…

Près de 160 tableaux, sculptures et objets de Gaston Chaissac et Jean Dubuffet seront présentés à compter du 27 mai dans la nouvelle grande exposition du musée de La Poste. Ainsi qu’une partie de l’abondante correspondance que les deux artistes ont entretenue durant une vingtaine d’chaissacdubannées. Des lettres qui témoignent des liens indéfectibles qui les rapprochaient. Et dont l’écriture révèle aussi leurs personnalités. Classique, pleine d’humour et de culture pour Dubuffet. Déstructurée, passant d’une idée à l’autre, peu préoccupée de syntaxe pour Chaissac. Deux plasticiens… et écrivains. C’est dans un mois au musée de La Poste… (RP)

Exposition « Chaissac-Dubuffet, entre plume et pinceau », du 27 mai au 28 septembre, galerie du Messager, L’Adresse Musée de La Poste, 34 bd de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Ca se dessine vite et bien : Antoine Chereau bientôt au musée de La Poste

Le dessinateur de presse Antoine Chereau sera bientôt exposé au musée de La Poste. C’est dans quelques semaines. Et ce sera vraiment drôle… Et toujours bien vu.

chereauAntoine Chereau associe avec bonheur deux dispositions pas nécessairement compatibles. D’abord, il est prolifique. Il dessine pour la presse nationale, professionnelle, pour des publications d’entreprise internes et externes, pour des agences, des studios… Il pratique et affectionne également l’exercice périlleux du direct, en intervenant sur grand écran – dans le dos d’intervenants qui se sentent alors un peu seuls sur scène… – lors de séminaires, conventions et autres remises de trophées… Il apprécie itou les tâches plus apaisées de l’affiche et de la carte de vœux. Et celles de l’édition. Et un temps la télé aussi. Et la pub…

Mais aussi – et surtout -, il est toujours drôle, caustique, acerbe même parfois… Pas trop tendre… Chez Chereau, la quantité ne nuit jamais à la qualité. L’homme ne perd jamais une miette de quoi que ce soit, l’œil n’est pas malicieux pour rien, il a toujours un temps d’avance… On en prend vite pour son grade. Au propre et au figuré…

La Poste pouvait difficilement passer à côté de lui. Ou l’inverse. Pour elle, il dessine régulièrement. Dans des journaux internes, sur le site intranet… L’histoire ne dit pas si tout est publié…

Une sélection de ses dessins réalisés pour La Poste sera présentée au musée de juin à septembre. Et d’autres œuvres publiées par ailleurs pourront également être consultées au sein de l’accrochage… Ca promet… Rendez-vous est pris pour dans quelques semaines. (RP)

L’Adresse Musée de la Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24 .

Pour en savoir plus sur Antoine Chereau : http://www.antoinechereau.fr/

Napoléon : des timbres et une belle expo en ce moment à Paris

exponapoBeaucoup de timbres ont été consacrés à Napoléon. Dont celui reprenant le tableau Bonaparte, premier consul, franchissant le col du Grand-Saint-Bernard peint par David. Une œuvre qui figure au sein d’une exposition actuellement présentée au musée de l’Armée à Paris.

En 2008, La Poste émettait un carnet consacré à des chefs-d’œuvre de la peinture. Aux côtés des timbres illustrés de La Joconde de Vinci et de la Jeune fille à la perle de Vermeer notamment, apparaissait aussi celui reprenant le tableau Bonaparte, premier consul, franchissant le col du Grand-Saint-Bernard peint en 1802 par Jacques-Louis David. Une œuvre initialement commandée par le roi Charles IV d’Espagne, alors allié de la France, dont David – à la demande de Napoléon – réalisera trois autres versions.

C’est l’une d’elle qui figure au sein de l’exposition « Napoléon et l’Europe » actuellement proposée au musée de l’Armée à Paris (et qui fait également l’objet de la couverture du catalogue édité chez Somogy-Editions d’art). Cette présentation remarquable est la première grande exposition consacrée à Napoléon depuis celle qui s’est tenue en 1969 à l’occasion du bicentenaire de la naissance de l’empereur. Elle réunit près de 300 objets  – tableaux, caricatures, documents, livres, uniformes… – émanant d’une cinquantaine d’institutions culturelles et historiques européennes. Et permet de revisiter toute l’épopée napoléonienne bien au-delà de sa seule dimension militaire.

L’exposition témoigne ainsi de l’ambition européenne de Bonaparte puis de Napoléon 1er entre 1793 et 1815. En croisant notamment les regards de ses contemporains sur la guerre, la politique, l’administration, la monnaie, la propagande, les arts… Parmi les très nombreuses pièces intéressantes que recèle l’exposition : des exemplaires d’époque du code « Napoléon », des estampes présentant les forces navales en présence lors la bataille de Trafalgar, des caricatures anglaises sans retenue, les carnets autographes de la Symphonie héroïque de Beethoven et, quelques années plus tard, la partition écrite par le musicien du « Chœur en l’honneur des princes alliés »…

Bien d’autres timbres que celui illustré par le tableau de David ont été émis par La Poste. En 1951, Napoléon figurait sur une série dédiée aux grands hommes du début du XIXe siècle. En 2004, en même temps qu’un timbre Napoléon 1er, un autre rappelait la création tout juste deux siècles plus tôt du code civil, le  code « Napoléon ». En 2005, celui évoquant Austerlitz. Tous ces timbres sont visibles au musée de La Poste, dans le panorama philatélique. (RP)

Panorama philatélique, salle 11 des collections permanentes du musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24 .

Exposition « Napoléon et l’Europe », jusqu’au 14 juillet, musée de l’Armée-Hôtel des Invalides, 129 rue de Grenelle, Paris 7 ème.

Animations pendant les vacances scolaires : les jeux de Pâques du musée de La Poste

Photo M. Fischer

Photo M. Fischer

Les vacances de printemps approchent. Comme à chaque période de congés scolaires, le musée de La Poste propose des animations – visites, ateliers… – destinées aux écoliers et collégiens. Quelques dates à retenir…

Visite guidée des collections « en costumes ». Le guide revêt une tenue de messager du roi, de facteur du 18e siècle, de pilote de l’Aéropostale. Et ça change tout : on n’est plus dans un musée, on est dans une malle-poste, un avion chargé de courrier… Une visite originale qui enchante autant les enfants que leurs accompagnateurs.

. Vendredi 3 et lundi 6 mai, à 15 h. Public : parents et enfants. Tarif : 6,5 € (billet d’entrée inclus).

 Atelier Paris complètement timbré. Les enfants visitent d’abord Paris – ses rues, ses monuments, son histoire… – via les timbres. Et ils illustrent ensuite leur vision de la ville à l’aide de collages, de dessins… Un joyeux moment d’apprentissage et de créativité.

. Mardi 30 avril et vendredi 10 mai, à 15 h. Public : parents et enfants. Tarif : 6,5 € (billet d’entrée inclus).

Renseignements et réservation au 01 42 79 24 24. L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. (RP)

Illettrisme : avec son musée et sa fondation, La Poste s’engage

Photo Olivier Berg/DPA/AFP

Photo Olivier Berg/DPA/AFP

La lutte contre l’illettrisme a reçu le label « Grande cause nationale 2013 ». La Poste est partie prenante de la démarche, notamment à travers les actions menées par son musée et sa fondation.

Le musée s’engage… Depuis le début de l’année, le musée s’investit davantage encore – avec le soutien de l’Agence nationale de la lutte contre l’illettrisme (ANLCI) – auprès des acteurs sociaux de la lutte contre l’illettrisme, démarche à laquelle le gouvernement a attribué le label Grande cause nationale 2013. Afin d’accueillir au mieux les acteurs mobilisés dans ce domaine, lesquels favorisent les liens avec les publics les plus éloignés de la culture, le musée met gratuitement ses ressources à leur disposition : visites guidées, ateliers… Plusieurs associations (Savoirs Pour Réussir Paris !, Essivam… ) se sont déjà rapprochées du musée. Et d’autres rencontres sont prévues. Le musée propose également aux acteurs sociaux de monter des partenariats pour élaborer avec eux des ateliers, des aides à la visite… Renseignements : http://www.laposte.fr/adressemusee/informations-pratiques/relais-sociaux

… et la fondation aussi. Fidèle aux valeurs de l’entreprise, la fondation La Poste s’engage elle aussi pour lutter contre l’illettrisme. Elle soutient ainsi un grand nombre d’initiatives menées afin de venir en aide aux exclus de la pratique, de la maîtrise et du plaisir de l’écriture. Partout en France, la fondation apporte en permanence son appui à des projets initiés par des collectivités territoriales, des associations, des troupes d’artistes… Avec la volonté d’appuyer des actions déployées en faveur de toutes les générations, enfants, adolescents comme adultes. FloriLettres, la publication éditée par la fondation, évoque régulièrement les partenariats ainsi noués : accès à la culture pour les publics éloignés à Roanne, insertion par le sport avec le programme L’Apprenti Bus, expression  de personnes âgées en lien avec la fondation nationale de gérontologie, atelier d’écriture avec le Secours populaire de Marseille… Renseignements : http://www.fondationlaposte.org/index.php (RP)

 Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, 75731 PARIS CEDEX 15.

Fondation d’entreprise La Poste, 
44 boulevard de Vaugirard, 
CP F603, 75757 PARIS CEDEX 15.

Disparition de Zao Wou-Ki : un timbre de 1995 rappelle aussi sa mémoire

Photo François Guillot (AFP).

Photo François Guillot (AFP).

Une de ses aquarelles avait illustré un timbre émis en 1995. Le peintre français d’origine chinoise Zao Wou-Ki s’est éteint hier en Suisse à l’âge de 93 ans.

Associé au mouvement de l’abstraction lyrique – dont il ne s’est jamais vraiment réclamé -, Zao Wou-Ki était pour l’écrivain et journaliste Claude Roy « un grand peintre qui poursuit dans son œuvre une dizaine au moins de grands siècles de l’art chinois et qui est un des meilleurs peintres modernes de l’Occident. »

Artiste né, il avait étudié très jeune à Pékin, sa ville natale, la calligraphie. Puis avait intégré six années durant l’école des beaux-arts d’Hangzhou. Sa famille éprise de toutes les cultures (descendante de la dynastie Song, qui a régné en Chine du Xe au XIIIe siècle), les enseignants européens de son école, sa soif de voyage et de découverte…, Zao Wou-Ki rejoint la France en 1948. « Je connaissais le mot Montparnasse, je voulais y habiter, déclarait-il, parce qu’on m’avait dit que c’était là où vivaient beaucoup d’artistes ». Il s’installe alors dans un atelier du quartier, rue du Moulin Vert, et rencontre d’autres jeunes artistes, Soulages, Riopelle… Et expose dès 1949.

Dans les années 1950, il se détache des influences de Klee et de la calligraphie chinoise, ses formats grandissent, ses couleurs gagnent en éclat. « Juxtaposer des formes, les assembler, définissait-il son travail, pour que l’on y retrouve le souffle de l’air sur le calme de l’eau. » Les années 1980 consacreront sa notoriété internationale. Maître de la lumière, de la splendeur du monde qu’il captait et renvoyait dans ses grands tableaux, Zao Wou-Ki avait aussi réalisé il y a quelques années une série de 14 vitraux pour le prieuré Saint-Cosme, près de Tours. Lors de leur inauguration, en septembre 2010, plusieurs œuvres de l’artiste avaient également été exposées ainsi que la maquette, l’aquarelle et les différentes pièces – poinçon, épreuve d’artiste… – du timbre émis en son honneur. (RP)

Panorama des timbres-poste français, salle 11 des collections de l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24 .

Zao Wou-Ki, maquette du timbre-poste « Zao Wou-Ki », aquarelle sur papier, 1995, L’Adresse Musée de La Poste. 


Entrer votre courriel pour vous inscrire à ce blog et recevoir gratuitement les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 166 autres abonnés

Nos/vos photos sur Flickr

Notre compte Twitter

Les archives

Des chiffres

  • 316 817 visites
Publicités