Archive pour février 2013



La première exposition d’une nouvelle galerie parisienne consacrée à des photos du « Mali d’hier »

mali2Des images du Mali défilent depuis des mois sur les écrans. Des images d’une période troublée : dramatiques, brutales, d’espoir aussi…

Le Mali a connu d’autres heures, plus sereines, plus apaisées. Une belle exposition de photos en témoigne en ce moment à Paris. Des timbres et des dessins au musée de La Poste également.

Proposée dans un espace culturel tout récemment ouvert au cœur du XIVe arrondissement de Paris, une exposition intitulée « Mali d’hier » réunit les travaux de trois photographes chevronnés. D’abord ceux de Malick Sidibé, surnommé « l’œil de Bamako », considéré comme le meilleur photographe contemporain du pays (prix de la Fondation Hasselblad en 2003, Lion d’Or à la biennale de Venise en 2007… ), l’héritier de Seydou Keita, le « pape » de la photo malienne. Des clichés aussi de Philippe Salaün, tireur noir et blanc de renom (pour Doisneau, Boubat… ) et voyageur-photographe infatigable. Et ceux de Pierre Josse (photo), éternel curieux et rédacteur en chef globe-trotter des guides du Routard. Beaucoup de portraits, d’enfants, de jeunes femmes, de vieillards… Quelques paysages, des bâtisses… Le Mali d’il y a 10, 20 ou 30 ans. Le Mali de demain ?

Pierre Josse est un fidèle du musée de La Poste. D’abord un visiteur régulier, intéressé par la plupart des expositions proposées ces dernières années. Il a également présenté ses réalisations de mail art dans un récent accrochage consacré aux carnets de voyage, dans lequel figuraient aussi des dessins du Mali. D’autres images de ce pays de 15 millions d’habitants apparaissent au musée. Notamment au sein du panorama philatélique, en particulier avec le timbre émis en 2010 pour le cinquantième anniversaire des indépendances africaines. (RP)

Exposition « Mali d’hier », à l’Espace Norbert Mattera (avec le soutien de l’association Aux Arts’Mitoyens), 48 rue Didot, Paris 14ème.

L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

 

Expo Au-delà du Street art : les ouvrages que les visiteurs emportent chez eux

top51Emporter avec soi un peu d’Au-delà du Street art, c’est ce que ne manque pas de faire les visiteurs de l’exposition. « Top five » de leur sélection…

Les visiteurs d’Au-delà du Street art, toutes générations confondues, quittent l’exposition les yeux remplis d’images. Parfois déjà connues, souvent découvertes. Pas mal d’entre eux reviennent aussi refaire le plein de ces images. Et presque tous veulent emmener avec eux un peu des œuvres de ces artistes à part entière. La boutique du musée leur offre une sélection d’ouvrages et d’objets propres à les satisfaire. Et c’est d ’abord le catalogue de l’exposition qui remporte le plus de suffrages.

« Nous approchons les 3000 catalogues vendus, ce qui représente un record, indique Bruno Pattou, le responsable commercial du musée, en plus du contenu, photos et textes, les gens apprécient aussi sa couverture, plutôt élégante. » Parmi le « top 5 »  des ouvrages appréciés des visiteurs, on retrouve par ailleurs des livres d’artistes présents dans l’exposition ou associés à celle-ci : A la vie à l’amor de Miss.Tic, Guerre et spray de Banksy, Opus délits de C215, Risque de rêves de Jef Aérosol et Le lieu et la formule d’Ernest Pignon-Ernest. Et parmi les produits dits dérivés, les plus courus restent les mug, magnet, sticket et collector aux couleurs de l’expo. (BP/RP)

« Au-delà du Street art », jusqu’au 30 mars, galerie du Messager, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

 

Ludo, un des artistes de l’exposition « Au-delà du street art » : l’acte, peut-être même plus que l’image…

ludo2Ludo figure parmi les onze artistes présents au sein de l’exposition Au-delà du Street art. Portrait.  

Comme beaucoup de ses « collègues » street artistes, Ludo a commencé son parcours artistique par le tag. Le gamin, nourri au skate et aux magazines des années 1980, de préférence en noir et blanc ou à une seule couleur, et aussi aux vieux flyers rock et punk, a ensuite fait socio (jusqu’en licence). Et puis une école de design et de communication. En Italie. « Pour s’éloigner un peu », raconte-t-il. Une influence que l’on retrouve dans le côté « techno » de ses dessins. Pour trouver les bonnes perspectives, Ludo s’appuie en effet volontiers sur les apprentissages de sa formation transalpine.

L’univers qu’il a créé – des espèces originales de fleurs, d’insectes… -, dominé par le vert (« j’aime le vert, et en même temps je le trouve désagréable, la palette d’une couleur permet tant de choses, c’est suffisant »), c’est la nature combinée avec le chaos, la mécanique, la robotique… Pas étonnant que l’artiste apprécie grandement les films de David Cronenberg. Ludo n’est pas « écolo » au sens strict pour autant. Son idée, c’est d’abord que l’on n’est pas grand-chose par rapport à la nature. Ses créatures hybrides, mêlant univers minéral et végétal, interrogent sur la place de l’homme dans l’environnement. Ainsi pour lui, placer une abeille verte de dix mètres de haut dans la rue, « ça remet les choses en place ».

Une autre facette du travail de Ludo porte sur le détournement publicitaire. « Coller des tableaux sur les panneaux des annonceurs, ce n’est pas forcément anti-pub, explique-t-il, c’est aussi utiliser des espaces disponibles, parfois avec de belles lumières, comme dans les abribus ». La rue, Ludo ne semble pas près de la quitter. Il considère même que c’est le repérage, la préparation et au final l’acte qui importe. « Peut-être même plus que l’image… » (RP)  

Ludo est dans l’exposition « Au-delà du Street art », jusqu’au 30 mars, galerie du Messager, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

 

Nouvelle expo au musée de La Poste : une logique de l’escargot qui avance à grands pas

acalas1La logique de l’escargot, la nouvelle « petite » exposition du musée de La Poste, est en plein montage. Ouverture des portes, lundi prochain…

Dans une semaine, la logique de l’escargot prévaudra au musée de La Poste. Non pas que celui-ci ait désormais décidé d’adopter un train de sénateur ou encore de se reposer sur les lauriers – toujours quotidiennement recueillis en grand nombre – de l’exposition Au-delà du Street art. Mais c’est tout simplement que le nouvel accrochage des « petites salles » du musée s’intitule La logique de l’escargot. Un titre qui est d’abord celui du livre écrit par Anne Calas après 3 ans d’échanges épistolaires. Avec une vingtaine de correspondants et au départ des 20 arrondissements de Paris et d’autant de villes de France et d’Europe. Et un titre qui est donc aussi celui de l’exposition que le musée va consacrer à la longue et lente expérience qui a nourri l’écriture de cet ouvrage original.

Beaucoup des lettres échangées, des objets qui souvent les accompagnaient, des photos prises au cours des quarante étapes du périple… : le contenu de cette exposition raconte à la fois une aventure écrite intime et les ouvertures sur les autres que favorisent les voyages. Une aventure à suivre dans huit jours tout juste. Les équipes du musée s’emploient à ce que tout soit prêt à temps. Et là, il n’est guère question d’escargot… (RP)  

« La logique de l’escargot », du 25 février au 18 mai, dernières salles des collections permanentes, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Street art et Plonk et Replonk : l’art de rue et l’art de rire font bon ménage au musée de La Poste

Il n’y a pas que le street art dans la vie du musée, il y a le musée aussi. Et les objets décalés de Plonk & Replonk déposés au fil des collections. Rappel d’une présence toujours aussi réjouissante…

C’est vrai que les street artistes attirent en ce moment beaucoup de regards au musée de La Poste. Depuis plus de deux mois désormais, l’exposition Au-delà du Street art connaît ainsi une fréquentation réellement sans précédent. Un succès d’autant plus appréciable qu’il n’est guère pondéré par des critiques. Les seuls regrets exprimés par quelques visiteurs relèvent plus de la « frustration » de ne pas voir davantage d’œuvres encore. Des récriminations somme toute supportables…

Malgré cette incontestable réussite, les collections du musée ne sont pas pour autant désertées. Loin s’en faut. Et les œuvres de Plonk & Replonk qu’elle recèlent continuent elles aussi leur joli bonhomme de chemin. D’ailleurs, les visiteurs d’Au-delà du Street art – souvent jeunes – ne dédaignent pas d’emprunter le parcours historique du musée au sortir de l’exposition. Et de tomber sur les objets décalés des deux humoristes suisses.

"Lettre blindée", utilisée par l'armée française en 1870 pour le passage sécurisé des lettres sur le front. Copyright Plonk et Replonk.

« Lettre blindée », utilisée par l’armée française en 1870 pour le passage sécurisé des lettres sur le front. Copyright Plonk et Replonk.

Plonk & Replonk, Hubert et Jacques Froidevaux dans le civil, sont au musée jusqu’en octobre. Il y a donc encore du temps pour profiter de leur univers burlesque et gentiment caustique.  Et un catalogue de leur présence rafraîchissante va sortir prochainement. On peut également retrouver les deux compères à la boutique du musée où leurs ouvrages, cartes postales et autres stickers sont proposés. Bonne nouvelle pour les inconditionnels des deux helvètes, ils préparent actuellement une grand exposition sur leur terre natale, du côté de Genève. De sympathiques week-end en Suisse en perspective… (RP)   

Plonk & Replonk, dans les salles des collections jusqu’en octobre, L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.


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