Archive pour février 2013



Ludo, un des artistes de l’exposition « Au-delà du street art » : l’acte, peut-être même plus que l’image…

ludo2Ludo figure parmi les onze artistes présents au sein de l’exposition Au-delà du Street art. Portrait.  

Comme beaucoup de ses « collègues » street artistes, Ludo a commencé son parcours artistique par le tag. Le gamin, nourri au skate et aux magazines des années 1980, de préférence en noir et blanc ou à une seule couleur, et aussi aux vieux flyers rock et punk, a ensuite fait socio (jusqu’en licence). Et puis une école de design et de communication. En Italie. « Pour s’éloigner un peu », raconte-t-il. Une influence que l’on retrouve dans le côté « techno » de ses dessins. Pour trouver les bonnes perspectives, Ludo s’appuie en effet volontiers sur les apprentissages de sa formation transalpine.

L’univers qu’il a créé – des espèces originales de fleurs, d’insectes… -, dominé par le vert (« j’aime le vert, et en même temps je le trouve désagréable, la palette d’une couleur permet tant de choses, c’est suffisant »), c’est la nature combinée avec le chaos, la mécanique, la robotique… Pas étonnant que l’artiste apprécie grandement les films de David Cronenberg. Ludo n’est pas « écolo » au sens strict pour autant. Son idée, c’est d’abord que l’on n’est pas grand-chose par rapport à la nature. Ses créatures hybrides, mêlant univers minéral et végétal, interrogent sur la place de l’homme dans l’environnement. Ainsi pour lui, placer une abeille verte de dix mètres de haut dans la rue, « ça remet les choses en place ».

Une autre facette du travail de Ludo porte sur le détournement publicitaire. « Coller des tableaux sur les panneaux des annonceurs, ce n’est pas forcément anti-pub, explique-t-il, c’est aussi utiliser des espaces disponibles, parfois avec de belles lumières, comme dans les abribus ». La rue, Ludo ne semble pas près de la quitter. Il considère même que c’est le repérage, la préparation et au final l’acte qui importe. « Peut-être même plus que l’image… » (RP)  

Ludo est dans l’exposition « Au-delà du Street art », jusqu’au 30 mars, galerie du Messager, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

 

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Nouvelle expo au musée de La Poste : une logique de l’escargot qui avance à grands pas

acalas1La logique de l’escargot, la nouvelle « petite » exposition du musée de La Poste, est en plein montage. Ouverture des portes, lundi prochain…

Dans une semaine, la logique de l’escargot prévaudra au musée de La Poste. Non pas que celui-ci ait désormais décidé d’adopter un train de sénateur ou encore de se reposer sur les lauriers – toujours quotidiennement recueillis en grand nombre – de l’exposition Au-delà du Street art. Mais c’est tout simplement que le nouvel accrochage des « petites salles » du musée s’intitule La logique de l’escargot. Un titre qui est d’abord celui du livre écrit par Anne Calas après 3 ans d’échanges épistolaires. Avec une vingtaine de correspondants et au départ des 20 arrondissements de Paris et d’autant de villes de France et d’Europe. Et un titre qui est donc aussi celui de l’exposition que le musée va consacrer à la longue et lente expérience qui a nourri l’écriture de cet ouvrage original.

Beaucoup des lettres échangées, des objets qui souvent les accompagnaient, des photos prises au cours des quarante étapes du périple… : le contenu de cette exposition raconte à la fois une aventure écrite intime et les ouvertures sur les autres que favorisent les voyages. Une aventure à suivre dans huit jours tout juste. Les équipes du musée s’emploient à ce que tout soit prêt à temps. Et là, il n’est guère question d’escargot… (RP)  

« La logique de l’escargot », du 25 février au 18 mai, dernières salles des collections permanentes, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Street art et Plonk et Replonk : l’art de rue et l’art de rire font bon ménage au musée de La Poste

Il n’y a pas que le street art dans la vie du musée, il y a le musée aussi. Et les objets décalés de Plonk & Replonk déposés au fil des collections. Rappel d’une présence toujours aussi réjouissante…

C’est vrai que les street artistes attirent en ce moment beaucoup de regards au musée de La Poste. Depuis plus de deux mois désormais, l’exposition Au-delà du Street art connaît ainsi une fréquentation réellement sans précédent. Un succès d’autant plus appréciable qu’il n’est guère pondéré par des critiques. Les seuls regrets exprimés par quelques visiteurs relèvent plus de la « frustration » de ne pas voir davantage d’œuvres encore. Des récriminations somme toute supportables…

Malgré cette incontestable réussite, les collections du musée ne sont pas pour autant désertées. Loin s’en faut. Et les œuvres de Plonk & Replonk qu’elle recèlent continuent elles aussi leur joli bonhomme de chemin. D’ailleurs, les visiteurs d’Au-delà du Street art – souvent jeunes – ne dédaignent pas d’emprunter le parcours historique du musée au sortir de l’exposition. Et de tomber sur les objets décalés des deux humoristes suisses.

"Lettre blindée", utilisée par l'armée française en 1870 pour le passage sécurisé des lettres sur le front. Copyright Plonk et Replonk.

« Lettre blindée », utilisée par l’armée française en 1870 pour le passage sécurisé des lettres sur le front. Copyright Plonk et Replonk.

Plonk & Replonk, Hubert et Jacques Froidevaux dans le civil, sont au musée jusqu’en octobre. Il y a donc encore du temps pour profiter de leur univers burlesque et gentiment caustique.  Et un catalogue de leur présence rafraîchissante va sortir prochainement. On peut également retrouver les deux compères à la boutique du musée où leurs ouvrages, cartes postales et autres stickers sont proposés. Bonne nouvelle pour les inconditionnels des deux helvètes, ils préparent actuellement une grand exposition sur leur terre natale, du côté de Genève. De sympathiques week-end en Suisse en perspective… (RP)   

Plonk & Replonk, dans les salles des collections jusqu’en octobre, L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Les Peynet de coeur de la Saint-Valentin

peynet3La Saint-Valentin et le dessinateur Raymond Peynet sont indéfectiblement liés. Les célèbres « amoureux » de l’artiste ont notamment fait l’objet de deux timbres…

S’il est un artiste dont l’œuvre pourrait à elle seule illustrer le thème de la Saint-Valentin, c’est bien Raymond Peynet. Sa vie durant, le dessinateur n’a en effet eu de cesse de croquer des amoureux. Des vrais. Dans leur bulle, les bras chargés de fleurs, entourés de cœurs… Et pas forcément toujours très sages… Formé à l’école Germain Pilon, future école des arts appliqués de Paris (aujourd’hui communément appelée Olivier de Serres), Raymond Peynet a d’abord été illustrateur pour la presse et les catalogues des grands magasins. Ses célèbres amoureux – le poète et sa compagne -, il les a créés un peu plus tard, à Valence, dans la Drôme. C’est un kiosque à musique de la ville qui lui a inspiré ces personnages et l’ambiance dans laquelle ils évoluent. Et qui ont aussi amené Georges Brassens quelques années après à écrire ses « amoureux des bancs publics ».

Les amoureux de Peynet ont été déclinés en toutes sortes de produits. De luxe, comme des épingles à cravate, des boutons de manchette ou des montres. Des bijoux aujourd’hui collectionnés et recherchés. D’autres objets à l’effigie de ce couple mythique, plus « grand public », ont également été réalisés. Poupées en latex, en porcelaine, porte-clés…

Des timbres dessinés par Peynet ont aussi été édités. En particulier, le bien nommé La Saint-Valentin, émis en février 1985. Tiré à 12,5 millions d’exemplaires, la vignette avait alors reçu le grand prix de l’art philatélique. L’Adresse Musée de La Poste est depuis en possession des différentes esquisses proposées à l’époque par l’artiste (photo). Un autre timbre  – Le kiosque des amoureux – conçu par Peynet (et gravé par René Quillivic) sera lui émis en novembre 2000, en hommage au dessinateur disparu l’année précédente. Des timbres visibles par tous les amoureux dans le panorama philatélique du musée… (RP)     

L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

L’une d’elles sera désignée en juillet : mais que les Marianne sont jolies…

projetsmarianneLa nouvelle Marianne sera dévoilée le 14 juillet prochain. Elle sera jeune. Et choisie par des jeunes.  Quinze projets sont désormais en compétition…

Elle ne sera disponible à l’espace Timbres du musée de La Poste qu’en juillet. Et ne rejoindra le panorama philatélique qu’au début de l’année prochaine. La nouvelle Marianne sait se faire désirer. On peut cependant déjà la voir. Ou plutôt l’entrevoir, parmi toutes celles qui prétendent aujourd’hui au titre de figure symbolique de la République. Elles sont au nombre de 15 (photo). Et sont toutes issues d’une présélection effectuée par un jury d’experts au sein de 43 dossiers parvenus.

Et ce sont désormais à des lycéens – pas moins de 30 classes -, représentant toutes les académies de France, de procéder à la sélection finale. A charge pour eux en effet de choisir 3 créations parmi les 15 retenues initialement. Et, ultime étape, ce sera ensuite au Président de la République, comme c’est la coutume, de désigner entre les 3 projets préférés des lycéens celui qui fera l’objet de la nouvelle Marianne.

Les 15 maquettes en compétition affichent toutes le visage de la jeunesse. Une volonté que François Hollande a aussi traduite en souhaitant que le choix du timbre dédié à l’affranchissement du courrier courant à destination de la France, de l’Europe et du reste du monde revienne pour une large part à des jeunes gens. Alors, quelle nouvelle Marianne en juillet ? A vous de jouer… (RP)

Toutes les « Marianne » sont dans le panorama philatélique, salle 11, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

 

L’Atlas tient salon au musée de La Poste

latlasalonDans l’exposition Au-delà du Street art, l’espace réservé à L’Atlas est un peu différent de ceux occupés par la dizaine d’autres artistes dont des travaux sont également présentés. Description du lieu, des oeuvres… et mini portrait de l’artiste.

Les autres ont investi des espaces plus ouverts. L’Atlas, lui, occupe un endroit presque clos, une pièce aveugle aux cloisons et plafond blancs. Comme  un salon chic, élégant, à la froideur délibérée, à l’ascétisme calculé… Aux murs, quatre grands panneaux verticaux déclinent chacun une série de motifs répétés, ajustés, entrelacés. Dans les tons chers à l’artiste, noirs, gris et blanc. Des coulures savantes par endroits, des dégradés aussi, apportent ce qu’il faut de chaleur. Un cinquième panneau, au format plus carré, reprend ces mêmes motifs en un éclaté solaire. L’ensemble, réalisé en 2011, s’intitule Punitions. Des « remontrances » que les visiteurs goûtent quotidiennement avec délectation.

Le sol du « salon » a lui aussi été conçu par L’Atlas. Spécialement pour l’expo. C’est un « tapis » octogonal aux traits noirs, un labyrinthe comme il les affectionne. Sur un des murs, un écran de télévision montre ce dernier en plein travail, dans son atelier, dans la rue… Ne manque plus qu’une table basse, et on s’installerait pour la soirée…

Né dans une famille de professionnels du cinéma, L’Atlas a d’abord hérité de l’amour de l’image. « Jeune, j’ai travaillé dans le montage, explique-t-il, coller ensemble des images qui font sens m’a beaucoup influencé. » Passionné par le travail du trait et de l’écriture, il a étudié la calligraphie arabe traditionnelle au Maroc, en Egypte et en Syrie. Il s’intéresse tout particulièrement au « koufi », écriture géométrique (originaire semble-t-il de Koufa, en Irak) dont il transpose les codes dans l’alphabet latin, créant ainsi sa propre typographie. Pour L’Atlas, toute lettre est une forme. Et toute forme une lettre. On pourra encore le constater jusqu’au 30 mars dans son salon du musée de La Poste. (RP)

« Au-delà du Street art », jusqu’au 30 mars, galerie du Messager, L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Le musée de La Poste et les associations s’engagent contre l’illettrisme

illettrismeUne belle rencontre s’est déroulée aujourd’hui au musée de La Poste. Celle de plus d’une vingtaine de représentants d’associations engagées dans la lutte contre l’illettrisme et de responsables du musée sensibilisés à cette même cause. Des actions communes sont d’ores et déjà envisagées…

C’est une première. Les responsables de la politique des publics du musée ont reçu aujourd’hui plus d’une vingtaine d’acteurs de la lutte contre l’illettrisme, un fléau qui touche aujourd’hui en France plus de 3 millions de personnes. Objectifs poursuivis : échanger, confronter les expériences et envisager des actions afin de favoriser l’accès à la culture de ces publics dits “éloignés” ou “empêchés. Une journée qui réaffirme la volonté du musée d’oeuvrer davantage encore en faveur de l’accessibilité et de la diversification. “Pour s’ouvrir à ces publics qui fréquentent peu les lieux de culture, il est nécessaire de travailler avec les associations présentes sur le terrain, explique Noémie Boudet, en charge de l’organisation de la rencontre, elles ont en effet vocation à être les relais de ces visiteurs potentiels. Et les collections du musée, au coeur des questions liées à l’écrit et à la communication, sont des supports légitimes pour aller dans ce sens.”

Après une série d’interventions, de questions/réponses et d’évocation de partenariats futurs, les participants ont visité les salles de collection du musée et participé à un atelier de mail art (photo). Ils se sont ensuite retrouvés pour faire le bilan de la journée et programmer de prochaines rencontres plénières et bilatérales. Une belle journée… (RP)

L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.


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