Archive pour janvier 2013



Philatélie : ça bouge dans les salles du musée de La Poste

Intégration des timbres 2012 au panorama philatélique, présentation d’une carte postale acheminée en 1913 par la première liaison postale aérienne longue distance, exposition du timbre non émis de Hans Hartung : la philatélie s’active au musée de La Poste… 

Le panorama philatélique du musée s’enrichit des timbres-poste émis en 2012. Ce sont ainsi 176 nouveaux timbres (dont ceux de la poste aérienne) qui s’apprêtent à rejoindre  tous ceux émis en France depuis 1849 et l’apparition de la Cérès. Parmi eux, on retiendra notamment les très beaux carnets « Arts » et « Portraits de femmes dans la peinture » sortis en début d’année. Le bloc commémorant en mai le tricentenaire de la bataille de Denain et le timbre consacré en juin au Camp des Milles sont aussi quelques-uns des marqueurs historiques que la programmation philatélique de 2012 a soulignés. Le panorama des timbres-poste français du musée comptera ainsi désormais plus de 4850 pièces. Le panorama philatélique des timbres-poste français, salle 11.

Trois années marquent l’histoire de l’aviation postale. En 1911, le français Henri Péquet transporte pour la première fois – c’était en Inde et pour le compte de l’Angleterre – du courrier par avion. Sur 10 km et en 27 minutes. L’année suivante, André Nicaud achemine des plis de Nancy à Lunéville, en Lorraine. Sur 27 km et en 17 minutes. Le premier vol sur une longue distance, qui préfigure déjà les lignes ouvertes ensuite par Latécoère, intervient lui en 1913. Emmanuel Ronin, aux commandes d’un avion Morane-Saulnier, relie ainsi Vélizy-Villacoublay, en région parisienne, à Pauillac, dans le Médoc. Presque 600 km en un peu moins de 7 heures (avec une escale pour réparation à Vendôme et une autre prévue dès le départ à Poitiers). A bord, des sacs de courrier à destination des Antilles et de l’Amérique du sud. Parvenus à Pauillac, ces sacs seront ensuite transférés sur le paquebot-poste « Le Pérou ». C’est un de ces courriers – une carte postale à destination de la Martinique – que le musée va exposer dans les jours qui viennent dans une des vitrines de la salle dédiée à la poste aérienne. La poste aérienne, salle 8.

hartung4C’est une curiosité doublée d’une une rareté que le musée présente dans la salle qu’il consacre en ce moment à « L’art et le timbre » : le timbre « non émis » de Hans Hartung. En 1980, La Poste commande à l’artiste une œuvre destinée à faire l’objet d’un timbre. Le peintre accepte et soumet une proposition  – un petit dessin au pastel de 5 cm sur 6 – qu’il signe et date au crayon « Hartung 80 ». L’imprimerie des timbres-poste réalise alors une feuille d’essai non dentelée de 25 timbres. Mais Hans Hartung n’est pas satisfait du résultat (notamment de la mise en page comportant à son gré trop d’inscriptions et de l’encadrement) et refuse l’émission. Il propose en revanche une autre de ses œuvres, peinte dans les années 1950 et intitulée « T 1958-3 ». Cette fois le projet aboutit et la figurine est alors imprimée à 5 500 000 exemplaires. Ce sont la maquette et l’unique feuille d’essai de ce timbre non émis qui sont actuellement exposées au musée. « L’art et le timbre », salle 12

L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

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Philatélie : un bloc émis pour le 850ème anniversaire de la cathédrale Notre-Dame de Paris

notredameLes travaux de construction de la cathédrale Notre-Dame de Paris ont débuté il y a 850 ans. La Poste émet lundi prochain un bloc qui commémore l’événement.

C’est le monument le plus visité de Paris, devant la basilique du Sacré-Cœur, le musée du Louvre, la tour Eiffel… La cathédrale Notre-Dame de Paris a ainsi accueilli en 2011 près de 14 millions de visiteurs. Une fréquentation qui ne s’est jamais démentie. Y compris lors de l’édification du monument, deux siècles durant. C’est en 1163, sous le règne de Louis VII, que les travaux de construction de la cathédrale ont été entamés (ils s’achèveront en 1345). Alors réfugié en France  – en raison du conflit qui l’opposait à « l’anti-pape » Victor IV soutenu par Frédéric Barberousse -, c’est le pape Alexandre III qui a posé la première pierre de l’édifice. Au-delà de la construction du bâtiment, ce gigantesque projet urbain va permettre à Paris d’affirmer sa place prépondérante dans le royaume de France. Cet immense chantier, largement soutenu par le roi Louis VII, verra la participation tant de l’Eglise que des notables et du peuple tout entier.

Pour commémorer l’anniversaire du début des travaux de ce joyau de l’art gothique, La Poste émet lundi 21 janvier un bloc qui rappelle l’événement. Son fond illustre une vue générale de la cathédrale côté Seine et les deux timbres qui le composent mettent en valeur des détails des vitraux situés dans la rosace ouest. Le timbre quadrilobe représente le battage du blé et le timbre rond une Vierge à l’Enfant. (RP)

Bloc « 850ème anniversaire de la cathédrale Notre-Dame de Paris », dessiné et gravé par Claude Andreotto, disponible à partir de lundi 21 janvier à l’espace Timbres de l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème

Pierre Béquet, toute une vie consacrée à la gravure

bequetDessinateur et graveur, Pierre Béquet avait réalisé plus de 700 timbres-poste. Il s’est éteint il y a quelques semaines. Hommage à un grand artiste.

C’est à l’école Estienne, dans l’atelier de René Cottet, que Pierre Béquet a véritablement commencé l’apprentissage de la gravure. Il a alors 16 ans et obtiendra  quatre ans plus tard son CAP de graveur en taille-douce. Mais le jeune homme n’en reste pas là, l’année suivante, en 1953, il intègre les Beaux-arts de Paris et l’atelier de Robert Cami. L’école Estienne lui avait enseigné la maîtrise de l’outil, celle des Beaux-arts lui apportera le perfectionnement et l’enrichissement de ses connaissances.

Sa voie est désormais tracée. Lauréat de la Fondation Laurent Vibert, qui accueille de jeunes artistes en résidence sur le modèle de la Villa Médicis de Rome, il poursuit sa formation et se forge déjà de l’expérience. Son talent et son travail lui valent en 1960 le prix de Rome de la gravure en taille-douce. Et c’est l’année suivante qu’il dessine et grave sa première figurine postale : un timbre-taxe émis par le Congo sur le thème des moyens de transport des courriers. D’autres travaux suivront. Des timbres-poste pour la Côte française des Somalis, le Tchad, Monaco… Et en 1965, ce sera sa première création pour la France : le timbre émis à l’occasion du vingtième anniversaire de la naissance des maisons des jeunes et de la culture.

Pierre Béquet continuera toute sa vie à dessiner et graver. Plus de 700 timbres au total. Dont la Marianne de 1971, celui consacré à la découverte des îles Crozet et Kerguelen… Il réalisera aussi de très nombreux « cuivres » grand format… Les œuvres de ce passionné, généreux, toujours souriant, refléteront sa vie durant ses thèmes de prédilection : la mer, le vent, l’espace, la vitesse, le temps (son obsession)…

Pierre Béquet s’est éteint peu avant Noël, le 21 décembre. Egalement passionné d’écriture, il venait d’achever un ouvrage autobiographique intitulé « Itinéraire d’un artiste graveur en taille-douce ». Avec lui, la gravure a perdu un de ses grands serviteurs… (RP)

Le musée de La Poste raconte 150 ans d’histoire des ambulants

ambulant2Les ambulants, c’était un peu « les seigneurs » de la poste. Ils travaillaient la nuit, en équipe, étaient indépendants, solidaires…  Une salle du musée de La Poste leur rend hommage.

Peu de postiers connaissent son nom, et pourtant François Donat Blumstein est à l’origine d’une des évolutions les plus marquantes de l’activité de leur entreprise. Evolution dont les bénéfices ont profité un siècle et demi durant à toute la population. Alors inspecteur des postes en Alsace, c’est lui qui avant le milieu du 19ème siècle prend en effet l’initiative de transporter du courrier en France via le chemin de fer. Un moyen désormais plus rapide et moins coûteux que la bonne vieille malle-poste. Une idée que l’Angleterre et la Belgique avaient de leur côté déjà commencé à expérimenter quelque temps auparavant. C’est ainsi qu’au mois d’août 1842, le premier transport de dépêches est organisé entre Strasbourg, Mulhouse et la ville suisse frontalière de Bâle. Le directeur des postes de l’époque se montrant un peu sceptique quant à l’opportunité de l’opération, il faudra attendre encore un an avant qu’un service régulier de dépêches ne se mette en place entre Paris et plusieurs villes de l’Eure.

Et c’est à compter de 1845 que les premiers bureaux « ambulants » sont installés. Pour la plupart au départ de la capitale. D’abord vers Rouen, puis ensuite Valenciennes, Tours… Là, il ne s’agit plus seulement d’acheminer le courrier, mais de profiter du temps de transport pour le trier. Après les courriers du roi, les facteurs, une nouvelle communauté de postiers était née, celle des ambulants. Une communauté dynamique – il fallait travailler vite -, solidaire, fière aussi… Elle allait être active jusque dans les années 1980, mais ne survivra pas à l’émergence des trains à grande vitesse (et des nouvelles machines de tri), arrivés à destination si vite qu’il n’était plus question d’y effectuer le tri.

C’est toute l’histoire de ces ambulants qui est racontée dans la salle 6 du musée de La Poste. On peut y découvrir leur quotidien à travers des photos et des images d’archives, les outils qu’ils utilisaient (pinces à plomber, serpettes… ), des documents (cartes professionnelles, feuilles de service… ). Un bel hommage à eux… et à François Donat Blumstein. (RP)

A noter (et à visiter) aussi : le musée des anciens ambulants de Toulouse. Comme son nom l’indique, ce musée a été créé il y a près de 20 ans par des postiers dont la plupart ont fait leur carrière dans les ambulants. Il est installé à Toulouse, à deux pas de la gare Toulouse-Raynal, dans plusieurs anciens wagons postaux. Pour en savoir plus :  http://www.ambulants.fr/ 

Les « ambulants », salle 6 des collections permanentes, L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.

Les soldes du musée de La Poste font dans la demi-mesure : tout à 50 %…

soldes2013-3Les soldes du musée, ouverts depuis quelques jours, se déroulent à l’Adresse Musée de La Poste jusqu’au 12 février. Aperçu de l’offre. 

Tout à 50 %. C’est une « demi-mesure » pour une fois appréciable, la boutique du musée de La Poste divise carrément par deux le prix des articles qu’elle met en solde. Et il y a de quoi contenter ses clients. Plusieurs tarifs de produits d’expos proposées durant l’année 2012 sont ainsi sacrifiés. Des puzzles, des jeux de magie, des boîtes à double fond issus de l’accrochage Sorcières, mythes et réalités, qui a connu un grand succès début 2012. Et aussi des CD liés à Gleizes-Metzinger. Du cubisme et après, autre expo plébiscitée l’an dernier.

Des produits « écriture » sont également soldés : coffres Correspondance (avec papier à lettre, enveloppes, cartes, bloc-note… ), carnets de croquis, range-courrier, post-it géants pour oublieux chroniques…

Et aussi des calendriers et des agendas de tous formats, des mappemondes magnétiques à poser au mur, des mini-fauteuils « club »… C’est à la boutique du musée de La Poste, c’est jusqu’au 12 février, c’est à 50 %…

La boutique du musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 23 27

 

Le nouveau L’Adresse-LeMag fait une large place à l’expo Au-delà du Street art

LeMag14UneL’édition de janvier de L’Adresse-LeMag, la publication grand public du musée de La Poste vient de paraître. Détails du sommaire.

Le nouveau L’Adresse-LeMag fait une large place à l’exposition Au-delà du Street art, lancée fin novembre et qui connaît une fréquentation record. En « Une », un portrait que l’artiste C215 a réalisé l’été dernier pour l’accrochage. Et dans les pages intérieures, une interview de deux spécialistes et collectionneurs de street art. Et également un papier sur les très nombreux ouvrages consacrés aux street artistes disponibles à la boutique du musée. Monographies, « encyclopédies », livres édités par les artistes… Ainsi qu’une « Parole de visiteur » (pas de bois… ) tenue par Ernest Pignon-Ernest, pionnier s’il en est de l’art de la rue…

Egalement au sommaire, un sujet sur La logique de l’escargot, un livre d’Anne Calas qui sera dès février une exposition. Et un papier sur le Panorama des timbres du musée, véritable bande dessinée qui raconte l’histoire et l’évolution de la société française. Et les animations du début d’année, des brèves, infos pratiques… Bonne lecture, et à bientôt au musée. (RP)

« L’Adresse-LeMag » est disponible au musée, diffusée par courrier et téléchargeable sur le site internet de l’Adresse Musée de La Poste (ladressemuseedelaposte.fr, rubrique « Découverte du musée).

Hier soir au musée de La Poste : le dBD Award du meilleur album de bande dessinée décerné à Jacques Tardi

awar10La bande dessinée était à l’honneur hier soir à l’Adresse Musée de La Poste, où s’est déroulée la troisième cérémonie de remise des dBD Awards. En présence de près de 150 personnes, onze prix ont été décernés par Frédéric Bosser, le directeur de la publication de la revue dBD.

Un parterre d’auteurs de bande dessinée, de représentants des éditeurs, de journalistes et d’amoureux de la BD assistait hier soir à la remise des dBD Awards. Une cérémonie amicale qui s’est ouverte par un hommage rendu au dessinateur Jean Giraud, disparu en mars dernier (et qui avait aussi réalisé deux timbres pour La Poste). Onze récompenses ont été attribuées.  La palme du meilleur album est revenue à Jacques Tardi (qui a collaboré avec le musée pour l’exposition Guerre et Poste en 2008) pour Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au stalag II B, publié chez Casterman. Le prix d’honneur a été décerné à Grzegorz Rosinsky, dessinateur notamment de Thorgal

Parmi les autres prix, celui du meilleur album Jeunesse a été donné à Guillaume Bianco, pour Billy Brouillard, publié chez Métamorphose-Soleil, et celui de la Révélation à Judith Vanistendael pour David, les femmes et la mort, aux éditions du Lombard. Plus d’info sur le site http://www.dbdmag.fr/. (RP)

L’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Tél. : 01 42 79 24 24.


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