Archive pour novembre 2012



Expo « Au-delà du Street art » : Banksy, Shepard Fairey, Miss. Tic et les autres à l’assaut des murs du musée de La Poste

Au-delà du Street art, la nouvelle grande exposition de l’Adresse Musée de La Poste, ouvre ses portes dans 8 jours. Son montage est en bonne voie…

Les escabeaux sont de sortie, les perceuses mugissent, les niveaux se positionnent, les adhésifs double face se déroulent… Ca sent la colle et la peinture fraîches… Au sol encore quelques tableaux et les biographies de leurs auteurs, des cartels aussi… L’exposition Au delà du Street art se monte… Elle ouvrira ses portes dans tout juste huit jours.

Les portraits – grands et petits – de C 215 sont déjà accrochés (photo). Leurs grands yeux attendent de voir les visiteurs. Les silhouettes de Banksy également. Ainsi que ses faux timbres, ses faux billets de banque… Et celles de Miss. Tic. Plus loin ce sont les affiches en rouge et noir de Shepard Fairey qui sont apposées. Et en face, les œuvres de Dran, candides et mordantes à la fois. Dans un espace presque clos,  une sorte de salon sans meuble imaginé par L’Atlas, tableaux au murs, revêtement au sol,  une froide élégance… Rero, Swoon et les autres seront en place dans les jours, les heures qui viennent. Ainsi que quelques oeuvres et photos de pionniers du Street art – Ernest Pignon-Ernest, Gérard  Zlotykamien, Jef Aérosol, Jérôme Mesnager et Blek le rat – disposées à l’entrée de l’exposition.

« Chacun de ces artistes verra ses œuvres présentées dans un espace et un univers propre, indique Jean-Claude Salliou, le scénographe de l’exposition, et nous avons également particulièrement soigné leur éclairage. » J-8, rendez-vous mercredi 28 novembre… (RP)

« Au-delà du Street art », du 28 novembre au 30 mars, galerie du Messager, l’Adresse Musée de La Poste, 34 boulevard de Vaugirard, Paris 15ème. Pour en savoir plus : ladressemuseedelaposte.fr

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Le musée de La Poste enchaîne les chantiers de collection

Le chantier de collection des « petits objets » du musée de La Poste s’achève. Un travail mené dans l’ombre qui a duré plusieurs mois. Explications.

 Pas loin d’une heure. C’est le temps qu’il faut en moyenne pour « traiter » un objet dans le cadre d’un chantier de collection entrepris par un musée. Une tâche rapidement titanesque lorsque ces objets se comptent par milliers. C’est le cas du chantier qui s’achève actuellement au musée de La Poste. Lancé en juin dernier après celui consacré au printemps aux poinçons de timbres, il a concerné près de 2600 « petits objets » (plaques de poste, encriers, jouets et textiles de communication… ) entreposés dans les réserves du musée.

Un chantier de collection, c’est une sorte de check-up complet d’une partie du patrimoine d’un musée. On le mène par famille d’objets, par format ou par matériaux. Pas un musée n’y échappe. Un travail de l’ombre sans lequel les visiteurs ne pourraient profiter pleinement de collections entretenues, préservées, prêtes à tout moment à être exposées.

La première opération réalisée lors d’un chantier de collection, c’est le prélèvement de l’objet et l’indication de son identité sur une feuille de « localisation ». Ensuite, c’est sa toilette, avec en particulier un dépoussiérage effectué à l’aide d’aspirateurs adaptés. Etape suivante : entrer sur ordinateur une trentaine de données (dimensions, singularités, état… ) qui décrivent l’objet par le menu. Puis on passe au « marquage » (photo). Il s’agit ainsi de faire apparaître le numéro d’inventaire sur l’objet lui-même. Une opération délicate qui s’effectue avec des vernis spéciaux destinés à protéger la pièce de toute altération. Vient alors la photo, qui complètera les données informatiques. Ne reste plus qu’à conditionner l’objet dans des caisses de conservation et de le remiser à nouveau dans les réserves. 

Un chantier peut en cacher un autre : après les poinçons au printemps, les petits objets l’été dernier et cet automne, le musée de La Poste s’apprête à lancer un nouveau chantier de collection. Il s’agira là de traiter les objets issus des collections du musée d’Amboise dont l’Adresse Musée de La Poste est désormais le gestionnaire. (RP)

 L’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.  

Bourges : son histoire, ses timbres… et sa 6ème biennale d’art contemporain

Bourges, son architecture, son histoire, ses manifestations culturelles… Ses timbres aussi. Et sa biennale d’art contemporain qui se tient jusqu’à dimanche.

Il y a des villes à l’identité profonde, marquée par une activité qui les caractérise depuis des siècles. Des villes de pêcheurs, de marchands, des villes industrielles… Des villes de culture aussi. Bourges est de celles-là. Depuis l’Antiquité, elle n’a jamais cessé d’être une cité où les édifices somptueux ont toujours occupé une place essentielle. Enceinte gallo-romaine, archevêché, cathédrales, palais, maisons à pans de bois… Sans oublier la poste (une petite merveille néo-gothique). Bourges regorge aussi de musées : Jacques Cœur, du Berry, d’histoire naturelle, Maurice-Estève… Plusieurs timbres émis par La Poste rendent compte de cette richesse (photos médaillon). Ceux consacrés à Jacques Cœur, en 1941, à la cathédrale, en 1965 puis 2011… La cité fût aussi l’une des premières – c’était en 1963 – à créer une maison de la culture. Et ses rendez-vous – musicaux, visuels… – ne sont plus à présenter : le « Printemps de Bourges », lancé il y a 35 ans, les « Nuits Lumière », parcours nocturnes de la ville organisés de mai à septembre…

Et la biennale d’art contemporain. Inaugurée hier, la 6ème édition de la manifestation se déroule partout – et pour tous – dans différents lieux et quartiers de la capitale du Berry. De la Transpalette, une friche industrielle, au Palais Jacques Cœur, en passant par le muséum d’histoire naturelle, le château d’eau, la médiathèque… « Sur tous ces sites, nous accueillons cette année seize artistes européens dont la notoriété s’affirme sur la scène de l’art, indique Dominique Abensour, la commissaire d’exposition chargée de la coordination de la biennale, et une trentaine de créateurs émergents exposent par ailleurs au Pavillon d’Auron. »

Jusqu’à dimanche, les visiteurs pourront ainsi librement apprécier les travaux de ces artistes, parfois présentés aux côtés d’œuvres historiques. Comme les installations de Laurent Pernot – robes posées au sol animées de vidéos, voiles figurant des fenêtres… – au Palais Jacques Cœur. Ou les photos de Paola de Pietri – images de nature façonnée de tranchées et de casemates de la première guerre mondiale – au musée du Berry. Ils verront aussi les presse-citron géants d’Hervé Bezet, dessinés par Philippe Starck, juchés sur des piédestaux dans la cour de l’ancien couvent des Augustins (photo). Comme les vélos et la sculpture monumentale à laquelle on les a verrouillés de Davide Cascio, plantés square Louis XI – natif de Bourges -, face au bureau de poste (photo médaillon). Et les photos d’intérieur de corps, à partir de radiographies, d’Isabelle Giovacchini au musée Estève, celles issues de captation au microscope électronique d’Yves Trémorin…

Beaucoup d’idées et de talents aussi du côté des trente artistes émergents réunis  au pavillon d’Auron. Les photos émouvantes des grands-parents de Marion Pedenon, les albums (« The parade of horribles ») d’Eléonore Joulin, les miroirs acoustiques de Félix Pinquier, les installations inspirées du test de Rorschach de Guillaume Viaud…

C’est toujours inspiré, beau, malin, surprenant, souvent très ingénieux, drôle aussi… C’est jusqu’à dimanche et c’est ouvert gratuitement à tous. Bonnes visites. (RP)

Les timbres de Bourges, disponibles à l’espace Timbres de l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

Biennale d’art contemporain de Bourges, jusqu’à dimanche 18 novembre. Pour en savoir plus : https://biennale-bourges.fr

Une nouvelle série philatélique intitulée « Les grandes heures de l’histoire de France »

Une nouvelle série commémorative du programme philatélique vient de voir le jour. Intitulée « Les grandes heures de l’histoire de France », elle s’ouvre par la sortie d’un bloc-feuillet de timbres consacrés à Clovis et Sainte Geneviève.

On dit parfois les français fâchés… Ou au moins en délicatesse avec certains domaines. Les langues, les chiffres… Et les dates. Sur ce dernier point en particulier, La Poste vient de prendre une initiative de nature à absorber quelques-unes de ces regrettables lacunes. En créant une nouvelle série philatélique intitulée « Les grandes heures de l’histoire de France ». Objectif affiché : mettre en exergue des dates clés de l’histoire du pays, des personnages et des moments majeurs de son évolution et de son développement. Pédagogue jusqu’au bout, les concepteurs de cette nouvelle série sont allés jusqu’à imaginer des visuels de timbres reproduisant en partie les images des « bons points » de l’enfance… des plus « expérimentés » d’entre nous.

Les deux premiers timbres de cette série – dédiés à Clovis et à Sainte Geneviève – sont insérés dans un bloc-feuillet, dont le fond reprend une thématique historique : une carte publiée en 1705 représentant « Lutèce conquise par les François sur les Romains ».

Le visuel du timbre consacré à Clovis montre le roi franc lors de la bataille victorieuse de Vouillé (507), près de Poitiers, face aux Wisigoths. Et celui de Sainte Geneviève (née à Nanterre en 423 et élevée par sa tante à Lutèce) s’inspire du panneau de lave émaillée de 1875, œuvre de Paul Baze qui constitue une partie du décor d’un devant d’autel de l’église Notre-Dame de la Croix de Ménilmontant. (RP)

Bloc créé et gravé par Louis Boursier. Impression en taille-douce. Tirage : 1 200 000 exemplaires. En vente depuis le 12 novembre à l’espace Timbres de l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème. Tél : 01 42 79 24 24.

Le 15ème prix Wepler-Fondation La Poste attribué à Leslie Kaplan

Jakuta Alikavazovic, Leslie Kaplan et Jean-Paul Bailly lors de la remise lundi du prix Wepler-Fondation La Poste.

La 15ème édition du prix Wepler-Fondation La Poste a récompensé lundi deux auteures, Leslie Kaplan et Jakuta Alikavazovic. Leurs ouvrages seront prochainement disponibles à la boutique de l’Adresse Musée de La Poste.

Le prix Wepler-Fondation La Poste fêtait hier soir ses 15 automnes. A la brasserie éponyme de la place de Clichy, comme il se doit, et entouré de tous ses amis, au premier rang desquels Bertrand Delanoë, le maire de Paris ou encore Daniel Vaillant, celui de l’arrondissement – le 18ème – hôte de l’événement. L’ancien ministre Jack Ralite  était aussi de la partie, tout comme le comédien français Pierre Louis-Calixte, de précédents lauréats, des journalistes, des lecteurs… L’adolescent Wepler s’est montré rayonnant toute la soirée et continue d’afficher une nécessaire opiniâtreté face à ses pères et aux « olivregarchies » traditionnelles. Décerné par Marie-Rose Guarniéri, sa fondatrice, Michel Bessière, patron de la brasserie Wepler et Jean-Paul Bailly, président du groupe La Poste, le prix revient cette année à Leslie Kaplan pour son livre Millefeuille (P.O.L). Et c’est Jakuta Alikavazovic, avec La Blonde et le bunker (Editions de l’Olivier) qui remporte la « Mention spéciale » du jury.

Tout comme l’an dernier, les deux ouvrages récompensés devraient être disponibles très prochainement à la boutique de l’Adresse Musée de La Poste. Et une séance de dédicaces par les deux auteures pourrait également être organisée dans les semaines à venir. Le blog y reviendra. (RP – photo D. Raynal)

« Millefeuille », de Leslie Kaplan, aux éditions P.O.L

« La Blonde et le bunker », de Jakuta Alikavazovic, aux éditions de l’Olivier.

L’Adresse Musée de La Poste prête quatre boîtes aux lettres au musée du Temps de Besançon

Le musée du Temps de Besançon propose du 29 novembre au 31 mars une exposition consacrée aux cartes postales anciennes conservées dans les collections municipales. L’Adresse Musée de La Poste apporte son concours à l’accrochage en prêtant plusieurs boîtes aux lettres.

Parcourir via des cartes postales d’époque le Besançon du début du XXe siècle – ses monuments, ses usines, ses magasins, le centre-ville, les quartiers périphériques… -, c’est ce à quoi invite la nouvelle exposition proposée par le musée du Temps de la capitale franc-comtoise. Des affiches, des Unes de journaux et des plaques émaillées complètent l’accrochage. Ainsi que des boîtes aux lettres prêtées par l’Adresse Musée La Poste. Celui-ci a en effet a été sollicité par le musée du Temps pour intégrer à l’exposition quatre boîtes aux lettres anciennes des années 1900 à 1930 : deux boîtes fabriquées par la maison Delachanal en 1900 et 1918 et deux boîtes de la maison Foulon de 1930. (M-E B-D/RP)

Légende : Boîte aux lettres Delachanal, tôle, 1918 (Inv 22464). © L’Adresse Musée de La Poste, Paris/ Tous droits réservés

 Pour plus d’informations : http://www.ville-besançon.fr

Deuxième rencontre des « Amis de Louis Yvert » au Tapis Rouge

Le deuxième rendez-vous des « Amis de Louis Yvert » eut lieu ce jeudi 8 novembre, au Tapis Rouge, dans le 10e arrondissement de Paris. L’Adresse Musée de La Poste a participé à l’événement qui, lancé par les descendants, dirigeants de l’entreprise Yvert et Tellier, Benoît Gervais et Christophe Yvert l’an dernier, célébrait la mise en ligne de la première bibliothèque philatélique. Mais ce qui fut accessible l’an passé via internet sur nos ordinateurs, l’est aujourd’hui sur tablette tactile du type Ipad. Après une présentation du club Louis Yvert et de la nouvelle application « Phila’plus » pour Ipad, liée aux bases de données des timbres-poste et de la revue éditée par Yvert et Tellier : « L’Echo de la Timbrologie », une cérémonie de remise des trophées « Louis Yvert » eut lieu, récompensant, entre autres, l’artiste Valérie Besser, auteur de la couverture de la dernière édition du catalogue Yvert et Tellier. (MN)

Sur la photo (à droite), Christophe Yvert et Benoît Gervais (dirigeants de l’entreprise Yvert et Tellier). © Photo L’Adresse Musée de La Poste, Paris / DR.


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