Archive pour juillet 2012



« Au-delà du street art « , une grande expo de l’Adresse Musée de La Poste consacrée cet automne à l’art contemporain urbain

L’évolution de l’art urbain : c’est ce que proposera de découvrir l’exposition Au-delà du street art lancée cet automne par l’Adresse Musée de La Poste. Un accrochage qui réunira des œuvres de 13 artistes aujourd’hui reconnus dans le monde entier.

 Le parcours des artistes de rue ne diffère pas de celui de leurs confrères adeptes eux aussi de disciplines nouvelles ou récentes. A l’instar des chanteurs de rap, musiciens de rock, auteurs de bandes dessinées ou peintres contemporains, quand le succès commence à poindre, quand la notoriété s’installe, ils n’échappent pas à une forme d’institutionnalisation. Avec la reconnaissance de leur travail, les rebelles investissent alors – et le plus souvent sans état d’âme – les galeries d’art avec la même envie que les murs des villes. Et aussi les musées.

C’est ainsi que 13 artistes de rue internationalement appréciés (venus des Etats-Unis, d’Angleterre, du Portugal, de France… ) exposeront cet automne à l’Adresse Musée de La Poste. Les 70 œuvres présentées – dont près d’une dizaine spécialement réalisée à cette occasion – permettront aux visiteurs de mieux appréhender ce qui est aujourd’hui devenu l’art contemporain urbain. Au-delà des œuvres, l’exposition rappellera aussi l’histoire d’un mouvement né aux Etats-Unis au début des années 1960 et qui s’est développé en France après 1968. Des vidéos montrant ces artistes au travail seront également diffusées et des vitrines présenteront le matériel utilisé par certains d’entre eux. Rendez-vous en novembre pour une expo qui promet d’être exceptionnelle… (RP)

Exposition « Au-delà du street art » (Banksy, C215, Crash, Dran, Invader, JonOne, L’Atlas, Ludo, Miss. Tic, Rero, Shepard Fairey, Swoon et Vhils), du 28 novembre 2012 au 30 mars 2013, galerie du Messager, l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème

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Acquisition : un facteur de la Petite poste qui ne manque pas d’air

L’Adresse Musée de La Poste vient de faire l’acquisition d’un très bel éventail datant du milieu du XVIIIe siècle. Baptisé « Poste de la ville de Paris », il fait notamment apparaître deux couples échangeant des lettres et un facteur manipulant son claquoir. Description.

C’est une rareté : la décoration de l’éventail que vient d’acquérir l’Adresse Musée de La Poste est constituée de scènes galantes autour du thème du courrier amoureux. Deux couples d’aristocrates et de bourgeois en habits caractéristiques du milieu du XVIIIe siècle figurent dans la composition. Ainsi qu’un facteur de la Petite poste de Paris (le premier service de distribution de courrier organisé en France) agitant un « claquoir », instrument à l’aide duquel il avertisssait de son passage. Onze petits médaillons, l’un portant le titre de l’éventail, les autres indiquant les heures de levées du courrier, complètent l’ensemble. Toutes les scènes et les éléments de décoration ont été peints à la gouache sur une feuille simple tendue sur une résille. Et la monture, en ivoire sculpté, est ornée de cartouches et de guirlandes de fleurs. Une rareté… (RP)

L’éventail « Poste de la ville de Paris », auteur anonyme, date probable de création 1760, 48 cm de largeur, 28 cm de hauteur (Inv. : 2009.190.2). 

Un don signé Société des Amis du Musée de La Poste

Les collections de l’Adresse Musée de La Poste se voient enrichies d’un ensemble fort intéressant et rare d’archives. Des parts d’agents distributeurs, des feuilles d’expéditions des chargements, un dossier de contrôle d’acheminements (1979) ou encore, parmi les plus anciens, la réponse de l’Agence nationale des messageries à la doléance d’un maître de Poste (1796), un manuel de franchises annoté de juillet 1833, et bien d’autres documents, dons de la Société des Amis du Musée de La Poste (SAMP), font ainsi partie des fonds et peuvent être consultés par les chercheurs sur simple demande. Ces documents viennent compléter la collection des documents déjà conservés au musée sur le thème de la poste aux chevaux ou des messageries. (MN)

Le dernier document donné au musée par la SAMP est une carte dépêche-réponse du Siège de Paris (photo). Ces cartes, vendues 5 centimes par l’administration des Postes en novembre 1870 devaient être jointes aux lettres envoyées par ballon pendant le Siège de Paris. L’expéditeur pouvait poser 4 questions auxquelles le destinataire répondait par Oui ou par Non (O ou N) sur la carte. Ces cartes (affranchies à 1 F) étaient expédiées à Clermont-Ferrand qui centralisait les réponses puis envoyées à Bordeaux pour confectionner des microphotographies. Ces dernières étaient acheminées à Paris par les pigeons voyageurs. Ces cartes-réponses ayant circulé sont d’une grande rareté. 

 

 

 

 

Brest, ses bateaux, ses enclos… et ses timbres

La 6ème édition des Tonnerres de Brest bat son plein. Démarré sous la pluie vendredi dernier, l’événement profite depuis des belles éclaircies qui ont fini par s’installer sur la pointe Bretagne. Une occasion pour parler de bateaux, d’enclos… et aussi des timbres qui les accompagnent.

Pour leur 20ème anniversaire (ils se déroulent tous les 4 ans depuis 1992), les Tonnerres de Brest connaissent toujours le même succès : les quais des différents ports de Brest qui accueillent  la manifestation (commerce, militaire et plaisance) ne désemplissent pas. Pas plus que les centaines de bateaux – vieux gréements de toutes tailles, navires-écoles, bâtiments militaires, esquifs traditionnels… – venus du monde entier pour participer à cette grande fête de la mer. Et La Poste accompagne l’événement : présence de plusieurs implantations sur le site, vente de produits philatéliques (dont un collector de 10 timbres illustrés notamment de voiliers et du tout nouveau tramway de Brest).

Les Tonnerres de Brest en témoignent aussi, les XVIIe et XVIIIe siècles ont vu l’essor de la marine marchande bretonne (au point que la langue bretonne était dans les relations commerciales aussi répandue que l’anglaise). Un âge d’or qui n’a pas été sans conséquences, y compris à l’intérieur des terres du pays breton. Pour fabriquer des voiles, des cordages ou encore les vêtements des matelots, le chanvre et le lin étaient alors indispensables. Et à quelques dizaines de km de Brest, au bord de la rivière Elorn et aux pieds des monts d’Arrée, de nombreux villages produisaient ces deux plantes. Et ce commerce les a enrichis.

Au point de pouvoir rivaliser pour édifier les enclos paroissiaux – constitués d’une église, un cimetière, un ossuaire, une porte monumentale et un calvaire fermés par une enceinte de pierres – qui fleurissaient à l’époque. Plus d’une vingtaine de villages situés à la croisée du Léon et de la Cornouaille (Saint-Thégonnec, Guimiliau, La Roche-Maurice… ) conservent ces joyaux d’architecture et d’histoire. Un timbre émis en 1997 (photo) évoque cette période. Il est illustré du calvaire – riche de plus de 200 personnages sculptés – de l’enclos paroissial de Guimiliau, un édifice bâti entre 1533 et 1680. Les Tonnerres de Brest affaleront leurs voiles jeudi. Il est encore temps d’y mettre le cap. Et de passer avant ou après par ces enclos, qui racontent eux-aussi – côté terre – de remarquables histoires. (RP)

Les « Tonnerres de Brest », jusqu’à jeudi. Pour en savoir plus : http://lestonnerresdebrest2012.fr/

Le panorama des timbres-poste français, salle 11, L’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

Il y a cent ans … les premiers pas de l’aviation postale …


Le 28 juillet prochain, La Poste émettra un timbre-poste commémoratif de la première liaison postale aérienne entre Nancy et Lunéville. Ce timbre en taille-douce, est dessiné par Jame’s Prunier, peintre de l’air et gravé par Marie-Noëlle Goffin.

Souvenez-vous, en 1911, le Français Henri Péquet transporte pour la première fois du courrier d’Allahàbad à Naini Junction (Inde) sur un avion « Sommer ». L’épopée de l’aviation postale commence…

Un an plus tard, le 31 juillet 1912, sur le territoire français le premier vol postal officiel est réalisé ! Ce jour-là, le lieutenant Nicaud reçoit la mission de transporter sur un biplan Farman trois sacs de dépêches d’un poids de 50 kilos sur une distance de 27 km. L’avion décolle à 7h16 de l’aérodrome de Jarville, près de Nancy, et, arrive 17 minutes plus tard, sur le terrain du Champs-de-Mars à Lunéville. Le vol s’exécute sans difficulté et le courrier est remis, dès l’atterrissage, aux autorités de La Poste locale.

Pour l’occasion, le sous-secrétaire d’Etat au PTT d’alors, Charles Chaumet, autorise la création d’une vignette spéciale afin de mettre en œuvre ce projet. Elle est créée par le peintre lorrain Emile Friand et apposée sur le courrier transporté par le Farman.

Pour fêter l’événement, l’Adresse Musée de La Poste, expose dans son cabinet des trésors, cinq pièces marquantes, à venir découvrir en salle 11.

Carte postale de la première liaison aéropostale Nancy-Lunéville avec vignette d’Emile Friant © Coll. L’Adresse Musée de La Poste, Paris / La Poste (Inv 2005.31.1).

« Relais » poursuit sa route

L’édition d’été de Relais, la publication toujours très documentée de la Société des amis du musée de La Poste, est sortie depuis quelques jours. Aperçu du sommaire.

Le numéro 118 de Relais, la publication de la Société des amis du musée de La Poste (SAMP), est désormais disponible. L’Amérique y est notamment présente à travers deux sujets : l’un raconte l’aventure du transport de courrier via le Pony Express (1860-1861), et l’autre évoque les « Lettres d’Amérique », un carnet de voyage d’Albert Tissandier (1886). Un article très documenté sur le repostage est également proposé (illustré d’infographies et de visuels de lettres repostées). Et la revue revient aussi sur les trésors philatéliques du musée (Yves Klein), l’exposition Dans les coulisses du film d’animation, les dernières acquisitions (notamment un éventail décoré de scène de la Petite poste de Paris)… (RP)

Tout le sommaire de Relais sur http://samp.unblog.fr

Produits de l’été : une offre en lettres capitales

Des souvenirs de Paris à travers l’univers de l’écrit… C’est ce que propose notamment la boutique de l’Adresse Musée de La Poste pendant toute la période estivale. Détail de l’offre.

La tour Eiffel figure en bonne place parmi les objets « souvenirs de Paris » disponibles durant l’été à la boutique du musée. En particulier sur un certain nombre de ceux liés à l’univers de l’écrit. On retrouve ainsi la dame de fer sur la couverture de cahiers, de carnets et de blocs-notes plus originaux et kitsch les uns que les autres. Elle est également présente sur les différents modèles de trousses dont les faces reproduisent des plans de Paris. Et elle fait aussi l’objet d’un tampon encreur avec, au sein d’un même kit, l’arc de Triomphe et une représentation de Paris.

Ecrit toujours, avec des coffrets, eux-aussi aux couleurs de la capitale (mais sans la tour Eiffel), réunissant de petites enveloppes et des cartes pour lancer des invitations, faire parvenir des messages. Et aussi des stylos, à la fois multicolores et élégants, toutes sortes de marque-pages. Ainsi qu’un grand nombre de cartes postales reprenant les sites parisiens les plus réputés (la tour Eiffel, encore et toujours, le Sacré-Cœur, Notre-Dame, la colonne Vendôme… ). (RP)

Tous ces produits sont disponibles à la boutique de l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.  


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