Archive pour juin 2012



« Plonk et Replonk » enchantent les collections comme les visiteurs

Déjà six mois que les œuvres burlesques et décalées de Plonk & Replonk ont investi les collections de l’Adresse Musée de La Poste. Disséminées partout dans les vitrines ou aux murs des 11 salles du parcours historique, elles surprennent et ravissent les visiteurs.

Photos, tableaux, objets, vêtements, panneaux, écrits… : les dépôts insolites des deux humoristes suisses Plonk & Replonk revisitent sur un mode gentiment moqueur l’aventure postale. Et des films des deux compères – moins « postaux » et plus « militaires » -, commentés par Antoine de Caunes, sont également projetés. Cette exposition parallèle malicieuse (et quelquefois un peu – beaucoup – féroce) est présentée jusqu’à la fin de l’année.

Plusieurs produits philatéliques et dérivés accompagnent par ailleurs la présence de Plonk & Replonk. A commencer par un collector de 10 timbres dont les visuels reprennent quelques-unes des photos et gravures présentées dans les salles du musée. Un must. Plus drôles les unes que les autres, des centaines de cartes postales – en noir et blanc, couleur ou sépia – sont également disponibles, avec leurs militaires, leurs chasseurs, leurs animaux… Et aussi des ouvrages, des autocollants, des objets, des calendriers… Tous ces produits griffés Plonk & Replonk sont en vente à la boutique du musée. (RP)

« Plonk & Replonk », jusqu’à la fin de l’année dans les collections de l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème..

 
Publicités

Auprès de Gleizes et Metzinger, la « Section d’Or » à l’Adresse Musée de La Poste

« Pointes sèches » de Louis Marcoussis, gravure sur bois de Léopold Survage, encres sur papier de Frantisek Kupka, crayon sur papier d’Auguste Herbin… Près d’une vingtaine  d’oeuvres de peintres de la Section d’Or (ou groupe de Puteaux) figure au sein l »exposition Gleizes-Metzinger. Du cubisme et après actuellement proposée à l’Adresse Musée de La Poste.

Marcoussis, Kupka, Survage, le Fauconnier, La Fresnaye, Lhote… Avec Gleizes et Metzinger, tous ces peintres se sont retrouvés dans les années 1912/1914 à Puteaux – dans la bien nommée rue Lemaître -, près de Paris, dans l’atelier des frères Villon. Pour y travailler, échanger leurs points de vue, préparer des expositions. Adeptes d’un cubisme « orphique » – lié au nombre d’or de la Renaissance -, ils souhaitaient aussi affirmer leur différence par rapport à la vision du cubisme affichée par Picasso et Braque (qui travaillaient alors à Montmartre). Baptisé la Section d’Or (ou groupe de Puteaux), cet ensemble d’artistes a notamment exposé en 1912 à la galerie de la Boëtie (deux autres grandes expositions suivront). Près d’une vingtaine d’oeuvres de ces artistes figure aux côtés de celles d’Albert Gleizes et de Jean Metzinger dans l’expositon consacrée à ces derniers qui se tient actuellement à l’Adresse Musée de La Poste.

Gleizes-Metzinger. Du cubisme et après, jusqu’au 22 septembre, galerie du Messager, l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

Géricault en timbre et en expo

La philatélie et l’art ont toujours plutôt fait bon ménage. La peinture se prêtant naturellement à l’exercice, nombre d’œuvres de maîtres français comme étrangers s’exposent ainsi depuis des lustres en petit format au recto supérieur d’enveloppes ou sous les feuilles transparentes d’albums de collectionneurs. C’est le cas de Théodore Géricault, dont un timbre créé il y a tout juste 50 ans reproduit son tableau Officier des chasseurs de la garde. Parallèlement à cet anniversaire, une exposition au musée d’art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand présente actuellement les études préparatoires réalisées par le peintre pour son célèbre Radeau de la Méduse.

Plusieurs des tableaux les plus célèbres exposés au musée du Louvre ont fait l’objet de timbres. La Joconde de Vinci, la Liberté guidant le peuple de Delacroix, la Dentellière de Vermeer… Et d’autres encore… En bonne place dans les collections du musée, le Radeau de la Méduse, toile illustre s’il en est, connue et reconnue bien au-delà des seuls cercles d’amateurs d’art, n’est elle jamais apparue sur aucune vignette dentelée. Géricault a bien eu en 1962 – il y a exactement 50 ans – les honneurs d’une émission, mais c’était pour son Officier des chasseurs de la garde (cf. photo médaillon), une œuvre plus consensuelle que le Radeau, moins susceptible de rappeler les passions que ce dernier a fait naître, qu’il s’agisse du thème abordé, de son style ou de la façon dont il a été réalisé.

En effet, non seulement le drame qu’évoque le tableau est épouvantable en soi (souffrance, abandon, violence, cannibalisme… ), mais Géricault a aussi fait de son œuvre un manifeste politique (qui interroge sur la colonisation, l’incurie de l’administration… ) que n’ont guère goûté à l’époque bien des dignitaires de la Restauration. La façon dont Géricault l’a préparé, en particulier en peignant des restes humains recueillis dans des hôpitaux – qui n’apparaissent pas dans le tableau -, a aussi contribué à la légende de l’œuvre « maudite ». Mais l’artiste a aussi exécuté de nombreux autres travaux de recherche (tableaux, dessins, sculptures… ) avant d’accomplir son chef-d’œuvre.

Le musée d’art Roger-Quilliot (Marq) de Clermont-Ferrand consacre actuellement une très belle exposition à ces études préparatoires. Il en possédait d’ailleurs une depuis 1861 (léguée par le comte – et futur – duc de Morny, demi-frère de Napoléon III) : un portrait d’un modèle nommé Gerfant devant figurer un naufragé sur la composition finale. Cette huile sur toile avait été successivement authentifiée comme étant de la main de Géricault, puis désattribuée et réattribuée à plusieurs reprises. C’est récemment que l’historien de l’art et expert géricaldien Bruno Chenique a certifié la paternité de l’œuvre. Paternité confirmée depuis par la société Lumière-Technology, grâce à un procédé exclusif d’imagerie multispectrale. Cette authentification est alors devenue le point de départ de l’exposition. Le musée a ainsi réuni des dizaines de dessins, de peintures et de sculptures prêtées par les plus grands musées français et étrangers et par des collectionneurs privés. Et invite aujourd’hui à explorer le processus de création du Radeau de la Méduse. Parmi toutes les oeuvres présentées (huiles, crayonnés, aquarelles, encres… ) figurent notamment de magnifiques portraits, dont beaucoup pourraient enrichir la déjà vaste galerie de timbres consacrée aux peintres… A suivre, peut-être. Et en attendant, à voir au musée d’art de Clermont-Ferrand. (RP)

Panorama des timbres français, salle 11 des collections de l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

« Géricault. Etudes pour le Radeau de la Méduse »,  jusqu’au 2 septembre, musée d’art Roger-Quilliot, place Louis Deteix, Clermont-Ferrand.

C’est la fête dimanche : un père passe… et gagne

La fête des pères, c’est dimanche. La boutique de l’Adresse Musée de La Poste est prête à accueillir tous ceux qui veulent faire plaisir aux papas. Avec un grand choix de cadeaux  spécialement sélectionnés pour la circonstance.

Après la fête des mères… celle des pères. Une succession chronologique qui fait écho à la création officielle des deux événements (mais dans les deux cas, la tradition est religieuse et remonte au Moyen-Age) : la fête des mères a en effet été officialisée en 1928, alors que celle des pères n’a été lancée qu’en 1950. C’est Marcel Quercia, l’inventeur du briquet à gaz, qui a initié l’opération. Patron de la marque Flaminaire, il a en effet eu l’idée de fêter les pères en incitant leurs proches à leur acheter un briquet à cette occasion. Un décret de 1952 a a ensuite fixé la date de l’événement au 3ème dimanche de juin.

L’Adresse Musée de La Poste contribue à la tradition en proposant toute une série d’objets destinés aux papas de tous âges. La boutique du musée a ainsi sélectionné des idées de cadeaux. Pour la détente : mini billard/baby foot, jeux d’échecs, de dominos… Ou plus « utile » : réveils, porte-cartes, trousses de voyage de poche, petites lampe de lecture, sets de bureau… Et bien d’autres surprises à découvrir sur place… (RP)

La boutique de l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

Georges Mathieu, peintre, dessinateur, graphiste… et auteur de timbres

Le grand public le connaissait souvent à travers la pièce de 10 francs, dont il avait dessiné le visuel en 1974, et le logo de la chaîne de télévision Antenne 2, qu’il avait réalisé l’année suivante. C’était lui aussi qui avait conçu en 1985 le trophée des 7 d’or, les « César » du petit écran. Il était également l’auteur de deux timbres. Georges Mathieu était un artiste aux multiples talents et dont la renommée dépasse largement les frontières. Il s’est éteint hier à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) à l’âge de 91 ans.

Artiste complet et prolifique, Georges Mathieu est considéré comme l’un des pères de l’abstraction lyrique. Après des études de droit, de lettres et de philosophie, il décide se se tourner vers les arts plastiques  et réalise ses premières peintures à l’huile. Il expose en 1946 au Salon des moins de trente ans. Et dès 1950, aux Etats-Unis et au Japon. En 1963, une grande rétrospective au musée d’art moderne de Paris assure définitivement sa consécration.

Poursuivant son rêve de donner du style à toute chose, il a aussi dessiné des meubles, des cartons de tapisserie, des bijoux… et des timbres. Le premier, dessiné par Pierre Forget, est émis en 1974 d’après une tapisserie qu’il a conçue pour les Gobelins. Georges Mathieu a dessiné le second en 1980 (photo), un hommage à Charles de Gaulle à l’occasion du quarantième anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 et du dixième anniversaire de sa disparition. (RP)

Panorama des timbres français, salle 11 des collections de l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème 

Les philatélistes se fédèrent…

Quatre vingt dix ans se sont écoulés depuis la création de la Fédération française des associations philatéliques qui, en dehors de sa mission de fédérer toutes les associations philatéliques, se veut aujourd’hui la première source d’information face au collectionneur, qu’elle défend. Elle organise des concours et a également le rôle de médiateur entre les philatélistes, la Poste et les négociants et experts.

C’est lors du Congrès philatélique de Paris du 3 juin 1922, que se tient l’assemblée générale constitutive de la « Fédération de sociétés philatéliques françaises » (FSPF). Maurice Langlois est élu président de cette association regroupant au moment de sa création 37 sociétés philatéliques. Mais la FSPF a véritablement son origine dans la Société française de timbrologie (SFT) fondée en 1874. En 1899, une première Fédération française de philatélie voit le jour, mais, faute de moyens, n’a qu’une existence éphémère.

La Fédération des sociétés philatéliques françaises s’organise dans les années 1930 autour d’une revue La Philatélie Française (1931), d’un règlement pour ses expositions puis, dès 1938 d’une « Journée du Timbre ». Cette dernière bénéficie, à partir de 1944, d’une émission philatélique annuelle. Elle est officiellement instituée par l’administration des Postes en 1946. Le 1er janvier 1995, la FSPF devient, « Fédération française des associations philatéliques » (FFAP). (MN)

Journée du timbre, timbre-poste dessiné par R. Louis, gravé en taille-douce par H. Cortot, 1944. © L’Adresse Musée de La Poste, Paris / La Poste, DR.

Street art : une expo qui va casser des briques

Ce sera un des événements de l’automne à l’Adresse Musée de La Poste : 14 artistes de rue exposeront leurs oeuvres, dont bon nombre inédites, dans la grande galerie du musée.

L’artiste portugais Vhils est l’un des 14 créateurs qui présenteront leurs travaux lors de l’exposition. Il réalise notamment des portraits spectaculaires qu’il obtient en retirant de la matière à des murs. Une des oeuvres qu’il va montrer sera ainsi conçue spécialement à cette occasion. Pour préparer le travail de Vhils, les équipes techniques du musée s’attellent actuellement à édifier un mur de briques de deux mètres de hauteur et d’un mètre et demi de largeur. « Nous allons recouvrir ce mur de mortier puis de plâtre, expliquent Arnaud, Daniel et Nicolas (photo), les trois « bâtisseurs » du musée, à la demande de Vhils et afin qu’il puisse ensuite gratter, piquer et percer pour faire aboutir son projet. » Au-delà de la forme recherchée, la brique, le mortier et le plâtre permettent aussi de faire apparaître des couleurs et des nuances diverses. Plus d’info prochainement… (RP)

L’expo « Steet art, en toute urbanité », à partir du 28 novembre, galerie du Messager, l’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.  


Entrer votre courriel pour vous inscrire à ce blog et recevoir gratuitement les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 166 autres abonnés

Nos/vos photos sur Flickr

Notre compte Twitter

Les archives

Des chiffres

  • 316 816 visites
Publicités