Calder, l’été, des scoubidous… ou comment naît un film d’animation


L’exposition Dans les coulisses du film d’animation, actuellement présentée dans trois salles de l’Adresse  Musée de La Poste, doit en partie son intérêt au fil de scoubidou. Ces petits cordons multicolores et semi-rigides, en vogue au début des années soixante et rendus célèbres par le fameux « Des pommes, des poires… et des scoubidous bidous, aah…  » de Sacha Distel, forment en effet le point de départ du film Nicolas et Guillemette, l’un des deux films d’animation décryptés au sein de l’exposition. Retour sur une création contemporaine.

Tout démarre alors que Virginie Taravel, la réalisatrice du film Nicolas et Guillemette, alors lycéenne, se rend à une exposition  consacrée à Calder au musée d’art moderne de Paris. Parmi les oeuvres du sculpteur et plasticien américain figurent notamment des automates en fil de fer reproduisant des scènes de cirque. La future réalisatrice apprécie le travail de l’artiste. Au point de passer ses vacances d’été à créer des personnages liés au monde du cirque en fil de scoubidou.

Quelques années plus tard, devenue graphiste pour des studios d’animation, Virginie Taravel pense à réaliser son propre film. Et se souvient des personnages en fil de scoubidou qu’elle avait conçus adolescente. Nicolas et Guillemette et tous les autres personnages de son film éponyme naissent alors. D’abord en fil de scoubidou. Puis sous forme numérisée. Viennent ensuite le scénario, la réalisation, la musique (composée par Mami Chan).

Dès sa sortie, Nicolas et Guillemette connaît un grand succès. Primé dans plusieurs festivals de films d’animation partout à travers le monde, il est aujourd’hui présenté à l’Adresse Musée de La Poste dans le cadre de l’exposition Dans les coulisses du film d’animation. Une expo qui raconte aussi l’histoire du dessin animé et la façon dont a été créée un épisode de la série française Oggy et les cafards. Pour rendre hommage à La Poste et aux postiers qui l’accueillent dans leur musée, Virginie Taravel a fabriqué un « Facteur et son vélo » en fil de scoubidou (photo). Un petit personnage qui ressemble beaucoup au Nicolas de son film et qui a désormais rejoint les collections du musée. (RP) 

« Dans les coulisses du film d’animation », jusqu’au 25 août, salles 13, 14 et 15, l’Adrese Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème. 

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1 Response to “Calder, l’été, des scoubidous… ou comment naît un film d’animation”



  1. 1 CASINO Rétrolien sur 23 février 2015 à 00:47

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