Petite histoire d’un timbre revu et corrigé…


Maquette du timbre-poste « Discours de la méthode 1637 », 1937, dessin d’Henry Cheffer. © L’Adresse Musée de La Poste, Paris / La Poste / ADAGP, Paris 2012.

René Descartes, philosophe, scientifique et mathématicien français du XVIIe siècle est considéré comme le fondateur de la philosophie moderne. En 1937, pour le tricentenaire de la publication de son fameux « Discours de la méthode« , l’Exposition internationale, qui se déroule à Paris de mai à novembre sur le thème « Arts et techniques dans la vie moderne »,  lui rend hommage. Et de son côté, l’administration des P.T.T. décide d’émettre un timbre-poste à son effigie.

Le projet du dessinateur et graveur Henry Cheffer est retenu. Il fait apparaître un portrait de Descartes auprès duquel figurent des références à son oeuvre : une branche de laurier et un encrier avec plume, un livre de géométrie et, surtout, son ouvrage philosophique majeur, « Le discours de la méthode ». Les 19 et 20 mai 1937,  692 000 exemplaires du timbre-poste sont expédiés aux bureaux de poste et un cliché est communiqué à la presse. Mais les journalistes s’aperçoivent que la vignette comporte une faute : la légende y indique « Discours sur la méthode » au lieu de « Discours de la méthode ». Dès le 20 mai, le ministre des P.T.T., Robert Jardillier, ordonne que l’intégralité des vignettes soit renvoyée à l’Agence comptable des timbres-poste et que la faute soit rectifiée.

Bien que la vente du timbre-poste ait été fixée au 24 mai, des dizaines d’exemplaires ont été vendus prématurément dans les départements de l’Indre et du Finistère. L’Indre réussit à récupérer l’ensemble de ces timbres-poste à l’exception d’un. Mais la tâche est plus compliquée dans le Finistère : au bureau de Brest, une centaine de vignettes a été vendue aux marins d’un cuirassé argentin lors d’une escale et ne peut être récupérée. Le concepteur du timbre-poste, Henry Cheffer, corrige son erreur en collant sur la maquette un morceau de papier comportant la mention de à la place de sur. Le ministre des P.T.T., craignant que le timbre-poste erroné ne fasse l’objet de spéculations, décide alors de mettre en vente simultanément le timbre-poste rectifié et le timbre-poste erroné les 10 et 11 juin 1937.

Intéressant peu les philatélistes, la vignette rectifiée se vendit plus mal que la vignette erronée, si bien qu’aujourd’hui cette vignette rectifiée est plus rare. Ces deux timbres-poste sont à voir dans le panorama des timbres-poste de l’Adresse Musée de La Poste. (ASG)

Panorama des timbres-poste, salle 11, L’Adresse Musée de La Poste, 34 Bd de Vaugirard, Paris 15ème.

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